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mardi 21 octobre 2014

PAS DE PUB SVP pour le dernier Nicolas CAGE



Alors que l'affiche et la bande-annonce ont été dévoilées cette semaine, le réalisateur est monté au créneau en compagnie du producteur Nicolas Winding Refn et de ses acteurs, Nicolas Cage et Anton Yelchin, pour appeler au boycott du long métrage. La raison, Schrader l'explique sur sa page Facebook : "Nous avons perdu la bataille", écrit-il. "Dying of the Light (...) m'a été retiré pour être remonté, mis en musique et mixé sans ma participation." Une déclaration qui intervient quelques semaines après les bruits de couloir selon lesquels le cinéaste avait été mis à la porte par Lionsgate, mécontent du premier montage réalisé, alors que le studio affirmait que le scénariste de Taxi Driver avait mis les voiles de lui-même. 


Paul Schrader qui s'affiche aujourd'hui sur les réseaux sociaux, en compagnie de Refn (qui devait réaliser le film dans un premier temps), Cage et Yelchin.

Les quatre hommes sont vêtus d'un T-Shirt de "non-médisance" sur lequel est inscrit le texte d'une clause qui stipule que les producteurs peuvent les poursuivre en cas de propos négatifs sur le long métrage, et qu'il agrémente d'un "Je tiens donc à être clair : je n'ai aucun commentaire à faire sur ce projet ni sur les gens qu'ils concernent."

Source de l'info


Cette info me fait penser à l'affiche provoc' de Laurent BAFFIE pour son film LES CLES DE BAGNOLES. en clair... N'y allez pas c'est une merde





vendredi 17 octobre 2014

MARCHE A L'OMBRE A 30 ans !



Il y a 30 ans jour pour jour sortait au cinéma le film de Michel BLANC : Marche à l'ombre. Retour sur un des films français les plus cultes des années 80



Marche à l'ombre connut un important succès public avec plus de 6 millions d'entrées. 

Le film a reçut deux nominations aux Césars en 1985 dans les catégories meilleure première oeuvre et meilleur espoir féminin.
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 François est bon musicien, mais il a préféré faire la route en Provence ou en Grèce plutôt que de cachetonner derrière Mireille Mathieu. Son copain, Denis, est un professionnel de l'angoisse : c'est lui qui tient le gobelet lorsqu'ils font la manche.

Un jour, François se rend compte que son talent serait mieux mis en valeur près des studios parisiens : les deux amis se retrouvent donc seuls dans la capitale avec quarante francs en poche. Heureusement, il y a Joseph, un africain qui les conduit dans un "squatt".


Heureusement, il y a Mathilde, avec qui François va vivre une histoire d'amour passionnée. Pour survivre, François accepte un "petit boulot" assez louche qui entraînera toute la bande dans un engrenage dangereux. Une aventure qui conduira les inséparables Denis et François jusqu'aux États-Unis...


 Le tournage a eu lieu en mai 1984 à Marseille (L'Estaque, port autonome de Marseille), Paris (cinéma Mac Mahon, station Porte-des-Lilas), aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle et New York (Queensboro Bridge, Times Square) Avant d'être le titre du premier film de Michel Blanc, Marche à l'ombre est un album et une chanson de Renaud composés en 1980.







Merci Ludo ! 

Le LIVRE de Martine Le LURON sur son frère, interview PARIS MATCH 2013


Dans un livre, pour la première fois sa sœur Martine nomme la maladie qui l’a emporté : le sida. Premières confidences exclusives.
Son aînée de six ans parle enfin. Le fléau porte un nom depuis 1981 seulement. Le silence sur cette «épidémie» était de rigueur, surtout en Europe. Les premières célébrités qui l'annoncèrent provoquèrent un séisme dès 1985. Thierry était sans doute déjà atteint. Martine a attendu vingt-six ans pour dire sa vérité et marquer ses «retrouvailles» avec le frère prodige. La disparition de leur mère Huguette, il y a trois ans, lui a permis d'affronter les souvenirs qui la hantent. Dans «La vie est si courte, après tout» (éd. J.C. Lattès), son témoignage est tendre, pudique, refusant toute polémique. Comme dans un film de famille, avec une caméra amusée, complice, elle nous fait découvrir un enfant haut comme trois pommes et une crêpe, comme on dit à Ploumanac'h, le village de ses aïeux, et qui deviendra immense. Thierry a révolutionné son métier. Martine en est fière. Il brûlait les planches, mais c'est la vie qui l'a consumé. 
 
 Les premiers symptômes d'un «cancer» sont identifiés en décembre 1985. Pendant dix mois, Thierry va dissimuler cette «hyène» qui le ronge, mais qu'il refuse. Plus sa santé devient une obsession pour les médias, plus il affiche un optimisme débordant, et ces photos prises début septembre 1986 dans sa bastide de Saint-Tropez le montrent détendu, bronzé, heureux. Une preuve qui sera démentie deux mois plus tard. Il meurt le jour où il aurait dû remonter sur scène. Pendant toute l'année 1986, il donne le change, affirmant qu'il a pris quelques jours de détente chez Line Renaud à Las Vegas alors qu'il est traité au célèbre hôpital de Bethesda, près de Washington. Parlant parfois de bronchite, de sciatique, de méningite virale. Quand notre reporter lui demande s'il se voit en octogénaire, il sourit: «J'aimerais finir mes jours dans les vignes de Margaux. J'ai déjà tant sacrifié à Bacchus.» Au jeu tragique de la vérité, Thierry imitait Le Luron.  
 
 
 Paris Match. Votre frère Thierry Le Luron vous a dit un jour, un peu en plaisantant: "Tu écriras ma biographie!" C'est ce qui vous a décidée à faire ce livre?
 Martine Simon-Le Luron. Thierry est mort six mois après, le 13 novembre 1986, et sa phrase est restée gravée dans ma mémoire. J'ai mis un an et demi à écrire ce livre que j'ai commencé fin 2010, à ma retraite. Il était hors de question que je le fasse tant que ma mère était vivante.
  
 
 Pourquoi?
 Thierry lui appartenait, en quelque sorte. A sa mort, ma mère a beaucoup souffert. Elle était comme dans le coma, elle a fait des séjours en maison de santé et suivi des cures de sommeil. Dans la famille, c'est sa douleur qui a primé. La présence de ses enfants et petits-enfants n'a rien changé à sa peine, en tout cas au début. Plongée dans sa douleur, maman n'a pas pu partager la mienne. C'était un peu comme si je n'avais pas le droit de souffrir autant qu'elle. J'ai dû faire mon deuil toute seule.
  
 
 Vous écrivez que vous ne vous attendiez pas au décès de votre frère, alors qu'il était à bout de forces. Son médecin, le Pr Léon Schwartzenberg, vous avait même laissé entendre une fin très proche...
 Je n'ai sans doute pas voulu comprendre. Léon Schwartzenberg m'a expliqué que la chimio de Thierry ne marchait pas, qu'elle était trop "légère". Mais Thierry ne voulait pas en subir une plus forte afin de continuer à vivre normalement, à travailler. Surtout, il redoutait de perdre ses cheveux. A la fin, il ne pouvait rien avaler de solide.
  
 
 Quand avez-vous vu votre frère pour la dernière fois?
 Quinze jours avant son décès, à un dîner chez le photographe Luc Fournol, avec Jacques Chazot, Jean-Jacques Debout et Chantal Goya. Il était en pleine forme. Il m'a dit qu'on allait faire une fête d'enfer à Noël, dans sa maison de Saint-Tropez, avec ses neveux. Il tapait sur les journalistes qui l'enterraient déjà. A cette époque, il quittait des dîners en disant dans un rire : "Je file me coucher, ma tombe m'attend !" Ce soir-là, il était impossible de deviner qu'il était très atteint. J'ai su après qu'il avait fait des efforts surhumains devant nous. Les trois dernières semaines, son état s'est vraiment dégradé. Il était installé au Crillon, le temps des travaux de son appartement, rue du Cherche-Midi. La nuit de son décès, j'étais dans une pièce près de sa chambre. Il ne voulait pas que je le voie, je l'ai entendu dire : "Non, non..." C'était très dur pour moi, mais j'ai compris qu'il souhaitait que personne ne voie son corps, celui "d'un enfant malade, amaigri, méconnaissable", m'a dit son médecin. Une infirmière est sortie de la chambre : "Il sait que vous l'aimez", ai-je entendu. J'ai quitté le Crillon au milieu de la nuit. On m'a téléphoné à 6 heures du matin pour m'annoncer que c'était la fin. Thierry avait été transporté à la clinique du Belvédère, à Boulogne, où il est décédé.


Vous décrivez un frère souvent malade, enfant...
 Thierry a eu plusieurs otites au cours de son premier hiver. Puis une bronchite s'est transformée en pneumonie, le début d'une série qui durera toute sa vie, sans parler des sinusites et autres pharyngites. A l'âge de 9 mois, il a failli mourir d'une infection. Il fut sauvé par un antibiotique tout nouveau, la tétracycline. Il était un survivant, doté plus tard d'une force et d'une résistance étonnantes face à la maladie. Même sur scène, parfois "shooté" à mort. Mon frère a pris tant de médicaments qu'il est devenu difficile de le soigner. Les antibiotiques ne lui faisaient plus aucun effet. Il avait en permanence avec lui une mallette de comprimés divers, il en distribuait à tout le monde : "Tiens, prends ça, ça ira mieux !"
  
 
 Enfant, il est aussi timide, il souffre de sa petite taille.
Il entrait dans ma chambre et me demandait s'il allait grandir. Il suçait son pouce et, en plus, il était gaucher ! Mais il a tout de même été ceinture noire de judo. Je me souviens d'un garçon timide, sauvage, observateur, silencieux. Il usait sans cesse de stratagèmes pour attirer l'attention. Un soir, il est arrivé à table les sourcils rasés et les cheveux aplatis. Il voulait qu'on le regarde, qu'on l'écoute, qu'on l'admire. Et il y parvenait par la chanson et les imitations, que ma mère ne prenait d'ailleurs pas pour quelque chose de sérieux.
  
 
 Huguette le Luron pouvait aussi être assez dure...  
Thierry l'a très tôt entendue parler de lui comme d'un "surplus". Elle ne l'avait pas désiré, même si elle a toujours ajouté qu'elle l'avait aimé dès sa venue au monde. Mon frère va même devenir son préféré. Elle va surprotéger ce fils, se sentant peut-être coupable.


Quels on été leurs rapports, ensuite?
Tendres ou tendus, des hauts et des bas, des petites brouilles. Il est arrivé à maman de renvoyer le fleuriste avec les bouquets que Thierry lui envoyait pour se faire pardonner quelque chose ! Il l'invitait aussi à déjeuner, pour se réconcilier, et lui offrait un bijou de la place Vendôme pour la remercier du soutien dont elle ne le priva jamais.
  
 
 Elle l'a même un temps assisté, comme la mère de Claude François...  
Elle était auprès de lui à ses débuts, en 1969. Thierry avait 17 ans. Elle s'est occupée de l'intendance de son premier appartement, rue Saint-Jacques, et elle assurait le secrétariat, la comptabilité. Puis, à 21 ans, Thierry a déménagé boulevard Saint- Germain, dans un endroit où l'on pouvait se perdre. Maman préparait les réceptions, donnait des directives aux cuisines et participait souvent aux dîners.
  
 
 Vous aussi, vous avez travaillé avec votre frère?
 En 1980, Thierry m'a dit : "Tu t'occupes de moi !" J'ai été gérante d'une société de location de matériel pour spectacles, et vaguement son agent, pendant deux-trois ans.




 Comment était l'homme au travail?
 Exigeant, vigilant, parfois coléreux sans être rancunier. Il accordait rarement sa confiance. J'ai connu des ruptures professionnelles éclatantes. En fait, Thierry ne parlait que boulot. Il avait toujours des projets, une idée par seconde, et il fallait suivre, mettre aussitôt cette idée en chantier. "Martine, tu n'as pas encore appelé untel?" Je répondais que je n'étais pas dans sa tête ! Mon frère avait fait son deuil de chanter. "Bon. Je serai le meilleur imitateur, je vais innover !" Il lisait tous les jours une pile de journaux, récrivait ses auteurs. Il trouvait des "trucs" nouveaux, parfois juste avant d'entrer en scène. Son métier l'occupait entièrement. C'était peutêtre un moyen d'éviter la solitude.
  
 
Justement, votre mère estimait qu'il était malheureux.  
Elle voyait un jeune homme sans vie privée, sans vacances, avec, parfois, 250 galas par an. Elle craignait pour sa santé, l'imaginait entouré de piqueassiettes - il y en avait - et poursuivi par le fisc, ce qui n'était pas faux. Thierry était généreux, dépensier. Maman craignait que les problèmes d'argent s'ajoutent à ceux de la part homosexuelle de sa vie, devenue évidente pour elle. "Thierry est malheureux, il ne se sent pas libre, répétait-elle. Il aurait voulu avoir des enfants. Ce milieu du spectacle l'a englouti." L'année de son décès, Thierry lui a écrit une lettre de sept pages très émouvante. Il confiait que seule la scène l'avait rendu heureux, qu'il s'était beaucoup battu pour arriver à ce niveau, qu'il avait très peu d'amis. Cette lettre, je ne l'ai lue qu'une fois et l'ai mise dans le cercueil de ma mère.
  
 
 La scène a rendu votre frère heureux, mais au prix de quelles souffrances !
 A 18 ans, il était rongé par le trac, même avant une répétition. Il devenait impatient, presque odieux. Avant d'entrer en scène, il avait la bouche pâteuse, plus du tout de salive, et se mordillait les lèvres. Après, dans sa loge, il était méconnaissable, décomposé, hagard, livide, amaigri, angoissé, égaré et vide. Il n'aimait pas qu'on soit là, qu'on assiste à ça. Les débriefings étaient parfois sanglants, avec menaces de licenciement. Il a eu dix-sept ans de carrière, il s'est donné à fond, comme si à chaque fois sa vie en dépendait.
  
 
 Votre mère était-elle fière de sa réussite?
 Démesurément fière, mais elle ne l'exprimait pas vraiment. Les billets de satisfaction étaient très rares chez elle. Elle ne débordait pas d'affection, mais nous étions la chair de sa chair. Quelque part, nous lui appartenions. Elle a félicité un jour son fils en lui écrivant : "Le génie de ta mère et la voix de ton père font que ce soir une étoile brille."
  
 
 De l'humour, peut-être...
 Peut-être, mais ça voulait dire aussi : n'oublie pas qui est à l'origine !
  
 
 Votre frère et vous-même n'évoquiez jamais vos vies privées, alors que vous étiez très proches. Comment expliquer cela?
 Nous avons toujours protégé nos territoires. On ne parlait pas de choses sentimentales. Thierry me racontait des anecdotes très drôles sur les gens qu'il fréquentait. Entre nous, c'était léger, agréable.
  
 
 Pensez-vous, comme votre mère, qu'il était homosexuel?
 J'ai su par maman qu'il avait eu une liaison avec un danseur argentin, Jorge Lago. Moi, je le voyais souvent avec des femmes, et je sais qu'il en a aimé deux. Alors peut-être était-il homosexuel, peut-être bi. Thierry n'a pas communiqué sur sa vie privée, je ne vais pas m'y mettre vingt-six ans après sa mort !
  
 
 Tout de même, un jour de 1986, en mars, huit mois avant son décès, il vous confie des choses...
 On rentrait de Bretagne, en voiture. Nous étions allés avec maman superviser les travaux de la maison de Ploumanac'h, offerte par Thierry aux parents. A un moment, il m'a parlé pour la première fois de Jorge, de sa disparition : "Il est mort du sida, j'ai vu sa famille, j'ai pleuré." Il a aussi fait une allusion à cette maladie en parlant pour lui-même d'infection, non pas de virus. Puis il m'a proposé de l'accompagner à un spectacle, et d'aller dîner ensuite. J'ai botté en touche, en invoquant la fatigue du voyage. Peut-être ai-je eu peur, peutêtre voulait-il m'en dire plus, peut-être ne voulais-je pas savoir. Je l'ai beaucoup regretté. C'était presque une réaction infantile de ma part. Si l'on ne dit pas les choses, elles n'existent pas.
  
 
 Vous parlez de Jorge ou du sida?
 De cette maladie. A cette époque, j'ai même fait des recherches sur le sida. Dans la famille, l'idée n'a effleuré personne. Maman s'est posé la question lorsque certains journaux, après le décès de Thierry, y ont fait référence. Mais, à ses yeux, peu importait. Son fils était mort.
  
 
 Et pour vous?
 Son médecin nous a avertis du cancer de Thierry qui s'est généralisé. Je pense aujourd'hui que le sida en est peut-être la cause. Thierry était persuadé qu'il allait s'en sortir. Il a baissé les bras les trois dernières semaines. Il était épuisé de lutter.
  
 
 « La vie est si courte, après tout », de Martine Simon-Le Luron, éd. J.C. Lattès

http://www.parismatch.com/Culture/Livres/Thierry-Le-Luron-La-verite-sur-sa-mort-228552

jeudi 16 octobre 2014

LES AVENTURIERS DE L'UNIVERS PERDU


Film SF oublié des années 80 avec un casting trois étoiles pour l'époque (Kay Lenz et Richard Hatch et Richard Hatch) -
Trois personnes sont téléportées dans une réalité parallèle, mais un tremblement de terre se produit au moment où le transmetteur de matière est en marche. Le trio devra se confronter à l’univers étrange et belliqueux de Vonya, en pleine guerre meurtrière…



http://cosmofiction.unblog.fr/2014/01/04/prisoners-of-the-lost-universe-1983/


MARIE DUBOIS 1937-2014


L'actrice Marie Dubois est décédée mercredi à l'âge de 77 ans près de Pau où elle vivait, a-t-on appris auprès de son agent Artmedia. La comédienne blonde aux yeux bleus qui fut l'une des interprètes du cinéma d'avant-garde des années 70, est morte dans une maison de retraite de la banlieue de Pau où elle vivait depuis 2010, a précisé le maire de Lescar, Christian Laine.


En 2013, elle avait reçu chez elle les insignes de chevalier de la Légion d'Honneur des mains de la ministre de la Culture d'alors, Aurélie Filippetti.

Née Claudine Huzé le 12 janvier 1937 à Paris, Marie Dubois avait été révélée par François Truffaut en serveuse de bar dans Tirez sur le pianiste (1959). Dès cette époque, elle subit les premières atteintes d'une sclérose en plaques qui devait la confiner dans un fauteuil roulant à la fin de sa vie.

Elle avait fait ses débuts à la télévision, notamment dans Les cinq dernières minutes (1959), puis au cinéma avec Eric Rohmer dans Le signe du lion (1959). Marie Dubois retrouvera François Truffaut deux ans plus tard dans Jules et Jim.

De Jean-Luc Godard (Une femme et une femme) à Roger Vadim (La ronde), de Louis Malle (Le Voleur) à Luchino Visconti (L'Innocent), d'Alain Resnais (Mon oncle d'Amérique) à Claude Sautet (Vincent, François, Paul et les autres), elle a joué avec les principaux réalisateurs de la second moitié du XXe siècle. Elle accède réellement à la gloire grâce à son rôle de Juliette dans La Grande Vadrouille de Gérard Oury au côté de Bourvil.

Photo bourvil Marie Dubois et Louis de Funes - lien vers la source


mercredi 15 octobre 2014

VIE SAUVAGE de Cédric KAHN,retour sur l'histoire de Xavier Fortin et ses deux fils

Le nouveau film de Mathieu Kassovitz sortira à la fin du mois. Retour sur cette histoire incroyable d'un père qui part avec ses deux enfants.

Résumé du film
Philippe Fournier, dit Paco, décide de ne pas ramener ses fils de 6 et 7 ans à leur mère qui en avait obtenu la garde. Enfants puis adolescents, Okyesa et Tsali Fournier vont vivre cachés sous différentes identités. Greniers, mas, caravanes, communautés, ils vivent en communion avec la nature et leurs animaux.

Traqués par la police et recherchés sans relâche par leur mère, ils vivent le danger, la peur et le manque mais aussi la solidarité des amis rencontrés sur leur chemin, le bonheur de vivre hors système, nomades et libres.
Une cavale de onze ans à travers la France qui va forger leur identité.

Réalisateur : Cédric Kahn
Acteurs : Mathieu Kassovitz, Céline Sallette, David Gastou, Sofiane Neveu, Romain Depret...
Production Déléguée : Les Films du Lendemain
Genres : Fiction




















L'histoire vraie

En mars 2009, Xavier Fortin est condamné à deux ans de prison, dont vingt-deux mois avec sursis. Onze and plus tôt, il avait récupéré ses deux fils, 6 et 7 ans, chez leur mère. Il ne les ramènera jamais. Vie Sauvage retrace les 11 années de cavale de Xavier, Shahi Yena et Okwari à l’écart de la vie moderne et sociale. Pour son neuvième long-métrage, Cédric Kahn s’est intéressé à l’incroyable fait divers impliquant Xavier Fortin et ses deux fils. Le tournage s’est déroulé dans de nombreux lieux en France, à l’image de la cavale des Fortin. La petite équipe a fait étape en Lozère, dans la montagne noire du Massif Central, dans les Pyrénées-Orientales, à Montpellier ou encore à Carcassonne.   


Xavier Fortin était recherché depuis 1998 pour avoir soustrait ses 2 fils âgés alors de 6 et 7 ans et ½ à leur mère à l’occasion d’un droit de visite parental, les parents avaient vécu en concubinage pendant près de 10 ans jusqu’en 1996, 2 enfants étaient nés de cette union en 1990 et 1992, dénommés respectivement Shahi Yéna et Okwari (noms amérindiens), dans un premier temps la garde des enfants avait été accordée au père puis lui avait été retirée et accordée à la mère qui vivait chez ses parents dans le Var près de Saint Raphaël aux Adrets exactement, c’est à l’occasion des vacances de Noël 1997 que Xavier prit la décision de ne pas rendre les enfants à leur mère et de démarrer une existence de cavale perpétuelle qui s’est terminée ce mois de Janvier 2009 lors de son arrestation dans une ferme isolée en Haute Ariège.






En mars 2009 démarrait le procès de Xavier Fortin. En 1997, à la suite d'un grave conflit conjugal, Xavier décide de quitter sa femme avec ses deux enfants Shani Yéna et Okwari. Pendant onze ans, tous les trois vont vivre une étonnante cavale qui les conduira de la Normandie au Sud-Ouest, du Vaucluse aux Cévennes pour terminer leur pénible vagabondage en Ardèche. Ce livre-témoignage restitue leurs trois voix. Celle du père Xavier ; ses parents sont médecins et, à dix-sept ans, il part vivre sa vie tout en faisant des études de biologie. Avec sa compagne Catherine, ils vivent dans des roulottes, élèvent des chevaux, des chiens, des serpents... Ils voyagent beaucoup avec leurs enfants avant leur séparation brutale. 



Celle de Shani Yéna ; l'aîné qui lit beaucoup et profite de la nature, celle d'Okwari qui apprécie les sciences et rêve de devenir cocher professionnel. Tous trois s'aiment et s'affrontent. Le matin, ce sont les cours donnés par le père, un programme normal. L'après-midi, la lecture prime et ensuite, l'école de la nature, les animaux, les plantes, les insectes... Le soir, les amis, les découvertes et la musique. 
Mais a-t-on le droit de vivre comme cela, complètement hors système, sans comptes à rendre à quiconque si ce n'est à soi-même ? Est-on plus heureux, mieux dans sa peau ou des manques profonds viennent-ils fissurer ce bel équilibre ? 
Les Fortin, avec la plus intense authenticité, nous livrent le fond de leur coeur, leurs doutes, leur fragilité bien sûr, mais surtout leur intime certitude que le chemin de la liberté qu'ils ont pris le risque de suivre est loin d'être le plus mauvais.


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