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vendredi 27 février 2009

jeudi 26 février 2009

LE PRISONNIER : La fuite

On n'a pas besoin de tout comprendre pour apprécier "le prisonnier" mais j'ai quand même cherché sur le net pour essayer d'avoir toutes les réponses à mes questions... Après l'introduction, voici "la fuite" ou comment échapper au système.

Bonne lecture !


I) Echapper au système : la fuite


Traumatisme des régimes totalitaires, cette série incarne non seulement l'homme qui essaye de maîtriser son destin, mais aussi celui qui en est victime : " le drame cinématographique a, pour ainsi dire, un grain plus serré que les drames de la vie réelle, il se passe dans un monde plus exact que le monde réel. "[1] [4] Plongé au cour d'un cauchemar surréaliste, le numéro 6 se complaît dans un univers où il essaye de déjouer les règles tout en les respectant pour mieux les pervertir. Le numéro 6 n'est que l'envers du numéro 1, un double, une sorte de " Horla " qui nous pousse à sortir d'un cocon alors que toute fuite est impossible. " Le village ", aux décors kitsch et ludiques avec les images lénifiantes de la publicité, demeure une métaphore de notre environnement quotidien : " L'objectivité des formes apparentes fait donc rayonner le naturel dans tout l'univers du film de fiction. "[1] [5] Cette société semble fonctionner comme la notre avec en plus une forme de caricature qui la montre sans nuance. Il y a d'une part l'autorité représentée par le numéro 2 sorte de pouvoir exécutif,[1] [6] qui d'ailleurs change à chaque épisode. D'autre part, il y a l'ordre symbolisé par la boule blanche : véritable milice impersonnelle sans numéro à l'image d'un mirador concentrationnaire. Nommée " le rôdeur " une seule fois dans la série, cette sphère demeure la représentation la plus étrange : ni humaine, ni végétale, ni animale, anonyme, elle reste inquiétante. C'est finalement un trope de la bureaucratie étouffante qui laisse sans voix. Sous l'apparence d'un " club méditerranéen " anglo-saxon, à l'architecture éclectique, " le village " reste une cage dorée, un laboratoire d'expériences dans lequel Patrick Mc Goohan subit toutes sortes de tests de personnalité en passant par la manipulation psycho-visuelle.[1] [7] " Le village " devient un cabinet de recrutement façon Blade Runner. A l'image des prisonniers du Cube qui tentent de trouver le fonctionnement de cette machine infernale pour se libérer, le numéro 6 est paradoxalement le condamné et le geôlier de cette prison à la Truman Show. Le costume noir de Patrick Mc Goohan fait écho à son éducation catholique, dès l'âge de dix ans l'acteur voulait être réellement prêtre. Le vêtement représente non seulement une réminiscence des uniformes fascistes mais encore il évoque la fuite d'un homme qui refusa de rentrer dans les Ordres : " comme tout signe de la représentation, le costume est à la fois signifiant (pure matérialité) et signifié (élément intégré à un système de sens). "[1] [8] Le Prisonnier traduit l'émergence d'une " secte sans nom " qui se construit sur cette esthétique techno-psychédélique des années 60-70. Tous les villageois ont des toilettes bigarrées et leurs comportements excentriques, dignes d'une " fête des fous ", masquent à peine la misère affective : univers sans sentiment. En effet, dés la tombée de la nuit le couvre-feu propage sa voix féminine et froide : " Plus que cinq minutes avant l'extinction des lumières. "
Le protagoniste est celui qu'on surveille à l'aide d'un observatoire souterrain truffé de caméras, loft à la 1984 construit sur un complexe " militaro-industriel ". Mais le numéro 6 représente aussi celui qui défie tous les pièges. A la fin, il sera le vainqueur d'un labyrinthe sans nom. Il n'y a pas plus impersonnel que le substantif " village ", sorte de signifiant zéro pour un signifié polysémique vu le nombre d'interrogations et d'interprétations que soulève cet étrange lieu. Nul ne sait où il se trouve, il pourrait être en Lituanie sur la Baltique ou bien sur les côtes marocaines.[1] [9] Le terme " village " ressemble à l'absence de nomination des personnages du nouveau roman. Il existe une volonté de déstructuration de la réalité afin de briser l'individu : " Le village est un petit monde organisé dans ses moindres détails. Rien n'y manque, ni l'épicerie, ni l'hôpital : une forteresse où l'on normalise plus qu'on ne soigne. "[1] [10] Sous le couvert d'une technologie qui se veut pratique et amusante, téléphone sans fil, porte automatique, carte de crédits à l'utilisation enfantine, l'autorité impersonnelle cherche à obtenir des renseignements : pourquoi le numéro 6 a-t-il démissionné de son poste d'agent secret ? Cet abandon est le point d'ancrage de chaque épisode, et ce, dés le générique. " Le village ", aux allures d'une maison de retraite pour personnes qui en savent trop, devient un asile d'aliénés où règne la paranoïa. Ce lieu absurde développe chez le prisonnier cette volonté de puissance reposant paradoxalement sur la lutte, la fuite et l'indépendance. Il s'agit d'une liberté perdue à reconquérir et le symbole de la Lotus Seven dans le générique en reste la manifestation la plus dynamique : la trajectoire de la fuite et de la démission demeure linéaire. Le comportement du numéro 6, à bord de son automobile, est déterminé.

mardi 24 février 2009

ASTERIX AUX J.O.


Pour remporter les Jeux Olympiques et permettre au jeune Alafolix d'épouser la Princesse Irina, Astérix et Obélix devront affronter le machiavélique Brutus, fils de César, au cours d'une Olympiade.


J’avais tellement entendu de mauvaises critiques que je m’étais préparé à regarder un bon navet… mais quelle surprise ! Alors pourquoi autant de mauvaises critiques??? A la base, cet Astérix n'est déjà pas un des meilleurs de la série!!! De plus, passer après la réussite de Chabat ne peut que rendre la tâche difficile ! Au final, on se retrouve avec un film grand spectacle où le duo de héros de la bd se retrouve cantonné à un rôle secondaire. Ils se font voler la vedette par des acteurs qui cabotinent mais qui sont parfaits pour le rôle à jouer. Delon campe un César jubilatoire et Poelvoorde en Brutus est comme à son habitude, génial, je ne l’avais pas vu si bon depuis PODIUM. De plus, de nombreuses apparitions "clin d'oeil" sont savoureuses. Ajoutons à cela un rythme efficace et de nombreux bons mots et anachronismes... Les libertés prises avec la BD sont quelquefois un peu lourdaude notamment pour les reprises des chansons mais ne reprochons pas aux auteurs de tenter de perpétuer l’esprit des auteurs. De quoi passer un bon moment de divertissement sans prise de tête!

lundi 23 février 2009

LE PRISONNIER, Introduction

Je viens de terminer la série Culte "le Prisonnier" il y a quelques jours. Pour dire la vérité, la série est géniale, elle compte désormais parmis mes séries favorites même si j'avoue ne pas avoir tout saisi dans le dernier épisode qui, comme son titre l'indique pourtant ("le dénouement") m'a laissé un peu perplexe...
On n'a pas besoin de tout comprendre pour apprécier "le prisonnier" mais j'ai quand même cherché sur le net pour essayer d'avoir toutes les réponses à mes questions...
Bonne lecture !

Introduction
Le Prisonnier est une série culte dont le tournage démarra en 1966. Interprétée et produite par Patrick Mc Goohan,[1] [1] scénarisée en 17 aventures dont il réalisera cinq épisodes, elle retrace le parcours d'un homme seul. L'histoire : un agent secret démissionne. Alors qu'il boucle ses valises, un gaz s'échappe. Endormi, il se réveille prisonnier du " village ". Il s'agit d'un lieu aux apparences idylliques mais l'envers du décor est le suivant : personne n'a de noms, ce sont tous des numéros. Mélangé avec des prisonniers et des gardiens que rien ne permet de distinguer, à chaque épisode le protagoniste affronte l'impensable interrogatoire comme un procès kafkaïen fondé sur la fameuse réplique : " Nous voulons des renseignements ". Il tentera de s'échapper 17 fois. Seule, la dernière sera la bonne mais avant de réussir cet exercice périlleux, le numéro 6 jouera métaphoriquement une partie d'échec contre l'énigmatique numéro 1 via le numéro 2. Ce n'est pas sans rappeler le chevalier du Septième Sceau qui combat la mort sur l'échiquier de la vie.
Cet agent du gouvernement britannique qui agit habituellement dans l'ombre du quotidien, est cette fois-ci exhibé, testé, torturé dans un univers carcéral, sans barrière apparente. La liberté est illusoire et curieusement, seul, le numéro 6 tente de s'enfuir. Il existe une véritable phénoménologie de la fuite qui repose sur le non-sens faisant écho à : " Je ne suis pas un numéro, je suis un être libre ! " A savoir, il se dégage de cette série une philosophie qui vise à saisir les enjeux d'un système[1] [2] absurde par un retour aux données immédiates de la conscience du spectateur. Celle-ci met en évidence l'essence même de l'être. Ici, il s'agit du numéro 6 un double du numéro 1 (pouvoir absolu), l'ensemble stigmatisé par le numéro 2 (pouvoir temporaire).
Cette machination aux beaux décors, aux gestes et attitudes calculées est une réflexion sur la fuite. Pour le numéro 6, la cause principale de l'angoisse repose sur l'impossibilité d'agir dans ce système absurde. Il faut préciser que cette liberté acquise par la fuite et par la lutte, l'une étant la corrélation de l'autre, est aussi une façon de se gratifier, donc d'échapper à l'angoisse. Même en écarquillant les yeux Patrick Mc Goohan ne voit rien : " Il tâtonne en trébuchant sur la route obscure de la vie, dont il ne sait ni d'où elle vient, ni où elle va. "[1] [3] Cette fuite se produit en trois phases : échapper au système, le transcender pour en sortir libre et victorieux. Enfin, il faut le recréer à la conscience du spectateur : sensibilisation et non-sens du système.

dimanche 22 février 2009

SEUL TWO

DOUBLE ZERO 2 ?

Ca commence bien jusqu'au moment où les deux acteurs principaux se retrouvent seuls. Là, le spectateur se retrouve lui aussi bien seul devant l'absence d'histoire du film. Seuls Two où un flic raté course un voleur dans un Paris totalement vide. Vide comme le scénario. En effet même si l'idée de départ est bonne, le scénario ne décolle jamais tout en multipliant les incohérences, et malgré quelques sourires, on tourne en rond pendant 1h30 avec les mêmes scènes pour arriver à une fin catastrophique. Reste la performance assez impressionnante, il faut le reconnaître, de filmer la ville de Paris vidée de ses habitants mais si c'était pour faire un film aussi mauvais, c'est nul.

samedi 21 février 2009

MAD MAX

Sur les autoroutes désertées d'une Australie méconnaissable, une guerre sans merci oppose motards hors-la-loi et policiers Interceptor, qui tentent de triompher de la vermine au volant de voitures aux moteurs surgonflés.

Censuré à sa sortie il est évident que ce film possède de nombreuses scènes qui peuvent atteindre les âmes sensibles. Le montage dynamique est également l'une des sources principales de l'extraordinaire énergie qui se dégage de l'oeuvre de George Miller. Le metteur en scène se sert également de l'imagination du spectateur afin de rendre certaines séquences plus perturbantes. En éffet, Miller se sert la plupart du temps du pouvoir de suggestion qui se révèle plus efficace que dans les moments d'horreur.


"Mad Max" acquit au file du temps le statut de film culte et ceux pour de nombreuses et bonnes raisons. Ce film faisait partie des films pour adultes "interdits" pour nous ados, comme l'était ROLLERBALL à l'époque.

vendredi 20 février 2009

PRETE MOI TA MAIN d'Eric LARTIGAU


Après « mais qui a tué PAMELA ROSE » et « Un ticket pour l’espace », Eric Lartigau réalise avec Prête-moi ta main une comédie sentimentale très réussie, se reposant sur le couple de choc que forment à l'écran Alain Chabat et Charlotte Gainsbourg.

Retour sur ce film avec une interview "goupillée" par DVDRAMA.



Quelle fut la nature de votre collaboration avec Alain Chabat sachant que l'idée du film venait de lui ?
Au départ il ne comptait pas jouer dans le film ! Il pensait se contenter d'un travail de scénariste et consultant. Et puis lorsqu'on a évoqué les personnages les uns après les autres, il est apparu évident aux yeux de tous que Luis ne pouvait pas être quelqu'un d'autre. Dans la première version du scénario, Luis avait d'ailleurs une trentaine d'années. Mais je voulais lui rajouter dix ans de plus pour qu'on comprenne bien que son célibat était volontaire. On s'est donc retrouvé avec un personnage de 43 ans, qui collait nettement plus aux caractéristiques physiques d'Alain.

Avez-vous eu des divergences sur certains points ?
Plutôt des dialogues constructifs. Par exemple, Alain avait une vision beaucoup plus humoristique du film. Moi, de mon côté j'ai insisté sur l'obligation de développer la romance entre Luis et Emma. Il n'était pas question pour moi de ne réaliser qu'une suite de scènes supposées drôles, je tenais vraiment à cette relation amoureuse en parallèle. En résumé, Alain était plus porté sur l'aspect comédie, et moi sur l'aspect romance. Au final, cela donne, j'espère, un film plutôt équilibré.


Pas moins de cinq scénaristes, en comptant Alain Chabat, ont apporté leur contribution. Pourquoi autant ?
Suite à la première version du scénario, Alain avait besoin d'avis objectifs, afin de l'améliorer. La base était bien présente, et le travail de Laurent Zeitoun, Philippe Mechelen, Laurent Tirard et Grégoire Vigneron a consisté en de petites retouches principalement. Ils ont également apporté leur savoir-faire sur l'écriture de certains passages comiques du film.

D'où vous est venue cette idée du système matriarcal ?
Il s'agit en fait d'une idée d'Alain Chabat. Il était absolument nécessaire que le personnage de Luis ait ce côté dépendant, surprotégé, afin le spectateur comprenne sa réaction lorsqu'on lui demande tout à coup de changer de vie. J'adhérais donc complètement à cette idée, d'autant que j'ai moi-même grandi dans un milieu exclusivement féminin.

Comment êtes-vous parvenu à rendre cette histoire crédible ?
Il est difficile de répondre à cette question... La condition première est d'y croire soi même, d'être intimement convaincu que cette situation est vraisemblable. Ensuite, mon travail a été prioritairement cerner le personnage de Luis. Je devais le décrire de façon à ce que ses agissements paraissent logiques, tout en gardant un oeil extérieur, celui de son meilleur ami en l'occurrence, qui pointe parfois du doigt l'énormité de la situation. Le rôle du meilleur ami de Luis est à la fois un ressort comique et un ancrage dans la réalité et le pragmatisme.

Sans être un film choral, Prête-moi ta main comporte un nombre conséquent de personnages importants. Comment avez vous géré cette donnée ?
Toute la difficulté était en effet de faire exister chaque personnage malgré son temps de parole limité. Ce n'est pas simple, mais il me semble que c'est là l'essentiel de mon métier de réalisateur. Utiliser l'image, les mouvements de caméra, pour transcender les émotions uniquement par l'image. Je n'ai pas de recette à vous donner, c'est une question de sensations, et bien sûr le talent des acteurs compte pour beaucoup dans la crédibilité qu'ils instigueront à leurs personnages.

Avez-vous vu La Science des rêves, d'où l'association Chabat/Gainsbourg ?
Non, j'ai été le premier surpris lorsque j'ai appris qu'ils jouaient tous les deux dans le film de Gondry ! C'est un hasard total, mais troublant il est vrai.

La solitude est-elle l'angoisse de ce siècle ?
Clairement. Et le cinéma, forcément, est à la fois témoin et rapporteur de ce malaise qui ronge notre société. Nous vivons dans un monde qui ne comprend pas comment un être, quel qu'il soit passé un certain âge, demeure célibataire. Les célibataires, et plus généralement les solitaires, sont considérés comme des personnes ayant forcément un problème, un manque, une carence. Notre système de pensée encourage, pour ne pas dire impose la vie à deux. C'est quelque chose d'assez pernicieux.



Propos recueillis par Laurent Tity


source : dvdrama.com

jeudi 19 février 2009

MICKEY STORY


Après quelques petits rôles à la télévision, il fait ses premiers pas au cinéma en apparaissant dans le parodique 1941 (1979) de Steven Spielberg et le troublant Fièvre au corps (1981) de Lawrence Kasdan. En 1983, Rusty James de Francis F. Coppola le révèle véritablement aux côtés de Matt Dillon.

Dans les années 80, sa filmographie s'enrichit de nombreux succès tels que L'Année du dragon (Michael Cimino, 1985), 9 semaines 1/2 (Adrian Lyne, 1986), Angel heart (Alan Parker, 1987) ou encore Barfly (Barbet Schroeder, id.).

L'acteur se crée une réputation de bad guy que ce soit sur les plateaux de tournage ou en dehors. Mais ses choix suivants (Johnny belle gueule, L'Orchidée sauvage, Harley Davidson et l'homme aux santiags), mauvais de surcroît, vont essouffler sa carrière.

S'improvisant scénariste, Mickey Rourke signe en 1988 le script original de Homeboy, l'histoire d'un boxeur minable de Miami, avant de monter sur le ring en 1991 pour finalement en descendre en 1995.

En 1997, l'acteur défiguré par ses combats et des opérations de chirurgie esthétique tente un come-back laborieux avec Love in Paris, une pseudo-suite de 9 semaines 1/2, et Double team, un film d'action de Tsui Hark, où il a pour adversaire Jean-Claude Van Damme.

Francis F. Coppola lui donne un coup de pouce en lui confiant un rôle d'avocat douteux dans L'Idéaliste (1997), mais à l'aube des années 2000, Mickey Rourke ne parvient pas à retrouver le statut de star qui lui avait été concédé dans les années 80, et doit se contenter de camper des personnages secondaires, souvent en forme de clin d'oeil. Surprenant en détenu travesti dans Animal factory (2001) ou en père de famille endeuillé dans The Pledge, il joue des poings contre Sylvester Stallone dans Get Carter et incarne un avocat "marron" dans Man on fire (2004).

En 2005, Robert Rodriguez et Tony Scott tentent de le remettre en selle en lui confiant respectivement les rôles de Marv, la brute épaisse de Sin City, et de Ed Moseby, l'un des coéquipiers de la chasseuse de primes Domino Harvey.

Ce n'est que quatre ans plus tard que l'acteur connaît un véritable succès, puisque son interprétation de catcheur déchu dans The Wrestler est encensée par la critique. Vedette de la 65ème mostra de Venise en 2008, Mickey Rourke est récompensé en janvier 2009 par le Golden Globe du meilleur acteur dans un drame.

mercredi 18 février 2009

ROCKY STORY

Les similitudes sont frappantes entre le personnage de Rocky et son interprète Sylvester Stallone ; comme son personnage, Sylvester Stallone est né dans un milieu défavorisé dans le fameux quartier New-yorkais de Hell's Kitchen et tout comme Rocky, Stallone est un garçon plus que turbulent, cependant, c'est dans un quartier tranquille de la banlieue de Philadelphie qu'il grandit. Dès l'âge de douze ans, il se passionne pour la culture physique. Comme beaucoup d’acteurs de cinéma, il quitte la côte Est pour Hollywood. Il tient ses premiers rôles à la télévision dans des séries comme « Kojak », « Baretta», et entre deux apparitions au cinéma, il consacre son temps à l’écriture. ROCKY (1976)

voici un tres bon article sur la genèse de Rocky :

Dans un quartier pauvre de Philadelphie, Rocky Balboa (Sylvester Stallone) se fait un peu d’argent en étant l’homme de main d’un usurier du coin, Gazzo (Joe Spinell). Il est également amoureux de la très timide Adrian (Talia Shire), vendeuse dans une animalerie qui est aussi la sœur d’un de ses amis Paulie (Burt Young). Boxeur amateur, Rocky fréquente le club de boxe de Mickey (Burgess Meredith) qui a autrefois cru en lui mais le considère aujourd’hui comme un perdant. Cependant, la chance va lui sourire lorsque le champion du monde des poids lourds Appolo Creed (Carl Weathers) décide de donner sa chance à un boxeur amateur à l’occasion du jour du bicentenaire de l’indépendance. Il va choisir Rocky, à cause de son surnom : « l’Etalon italien »…


L’idée du film ROCKY vint à Stallone après avoir assisté à un match en mars 1975 entre Muhammad Ali et un obscur boxeur d’un Club du New Jersey, Chuck Wepner. Wepner, malgré la supériorité de Muhammed Ali, alla presque jusqu’au bout des quinze round avec hargne et courage, ce qui lui permit de devenir l’un des challengers au titre mondial des poids lourds. Un match spectaculaire qui inspira le scénario de ROCKY, la petite histoire veut que Stallone écrivit celui-ci en trois jours. Son scénario sous le bras, il alla démarcher les maisons de production, celles-ci se montrèrent intéressées par l’achat du scénario mais elles voulaient un acteur plus confirmé que Stallone pour tenir le rôle principal.


Ryan O’Neal fut pressenti et les producteurs allèrent jusqu’à proposer de l’argent à Stallone pour laisser le rôle, mais celui-ci refusa et insista. Les producteurs finirent par céder mais le budget du film s’en ressentit. En effet, ROCKY fut réalisé avec un budget ridiculement faible, même pour l’époque, avec à peine plus d’un million de dollars US. Loin d’être découragé, Sylvester Stallone se remit à l’écriture du scénario final et s’occupa lui même de mettre en scène le combat final. C’est John G. Avildsen qui réalisa le film et une belle brochette d’acteurs vint compléter le casting du film ; on y retrouve le très athlétique Carl Weathers (« Predator ») à la carrière cinématographique alors débutante, dans le rôle du champion du monde de boxe Apollo Creed, Burt Young (« Once Upon a Time in America », « The Sopranos ») dans le rôle de l’impayable Paulie, Talia Shire (« The Godfather ») dans le rôle de la très discrète mais indispensable Adrian et Burgess Meredith, acteur de second plan à la filmographie autant impressionnante que diverse (« Grumpy Old Men ») dans le rôle de Mickey, l’entraîneur. Dès sa sortie cinéma, ROCKY rencontra un phénoménal succès publique et critique. Il faut bien avouer que Stallone, à travers le scénario, a su flatter l’ego du public des États-Unis, reprenant à son compte le fameux rêve américain où tout le monde à sa chance ; c’est vraiment une caresse dans le sens du poil à un public tout acquis à ce concept. Mais un film ne tient bien évidemment pas uniquement sur cette idée, Stallone fait dans l’efficacité et pour cela rien de tel que de faire simple, à l’image du scénario uniforme en apparence dépouillé et presque simpliste.


Et c’est bien là que réside une partie de la force du film, une apparente simplicité. Il est à noter que pour un film se déroulant dans le milieu de la boxe, ce sport n’est finalement pas l’intérêt majeur du film. Même si bien entendu, l’inévitable comparaison Rocky Balboa – Rocky Marciano est plus qu’évidente, même prénom, même origine... L’intérêt du film est double : les amateurs de films où les coups pleuvent devront attendre car c’est vraiment une petite partie du film qui repose sur le combat, même s’il est crucial ; la seconde perspective du film est, sans doute, la dimension humaine des personnages, et c’est là que le film trouve toute sa force : au delà des querelles et des discussions de café de commerce autour de ce sujet, le réalisme des personnages et leur crédibilité sont indiscutables. À ce niveau, le film repose sur l’interprétation des quatre personnages principaux, Sylvester Stallone joue ce boxeur un peu voyou, un peu moralisateur et pas très malin, mais très attachant. Ce rôle de benêt un peu lourd va coller à la peau de Sylvester Stallone. Il n’en demeure pas moins que cela donne lieu à de belles scènes d’émotions, comme celle avec son entraîneur Mickey (Burgess Meredith) venu le voir pour lui proposer de l’entraîner, une scène particulièrement forte entre les deux hommes. Des scènes plus légères permettent de développer les personnages, même le rôle d’Adrian qui tout au long du film va se transformer peu à peu.


La jeune fille timide et introvertie, flanquée de monstrueuse lunettes, va peu à peu prendre confiance en elle (la dispute avec son frère Paulie (Burt Young)), Adrian va prendre une place de plus en plus importante... car ROCKY c’est aussi une histoire d’amour. Un personnage incontournable vient compléter cette peinture sociale : celui de Paulie (Burt Young), aussi attachant que repoussant, c’est un vrai perdant qui survit comme il peut de magouilles, finalement comme tout le monde dans ces banlieues pauvres. Reste Mickey, l’entraîneur, le vieux de la vieille, il vient ici apporter un peu de légitimité à tout cela. Personnage important, il représente ce que la boxe a été et l’expérience qui manque au personnage de Rocky Balboa, il voit en lui tout ce qu’il n’est plus. Pour ancrer le film dans la réalité et pour s’accorder les faveurs d’une partie des amateurs de boxe, la production a cru bon de faire venir en invité spécial le champion de boxe Joe Frazier au début du match.


mardi 17 février 2009

HANCOCK


LE FILM DE LA SEMAINE EN DVD
En fait je suis assez mitigé sur ce film ; Les effets spéciaux sont bien réussis... et à part ça ? Après une première partie originale et provocatrice (et des scènes très drôles) , le film retombe malheureusement dans les conventions du film de super-héros, sans oublier les petites incohérences qui plombent le film (peut être la faute au montage de la version cinéma, une version longue existe). Quant à la révélation au sujet du personnage de Charlize Théron et de son vrai rôle dans cette histoire... cela m'a paru être une coïncidence trop énorme et assez artificielle, qui semble avoir été collée pour faire rebondir un scénario écrit sur un ticket de métro. Du coup, j'ai regardé cette seconde partie d'un oeil plutôt distrait. Voici un article pour tout savoir sur la version longue :

Le premier rajout au montage intervient juste après la séquence d'introduction où Hancock capture trois bandits coréens et plante leur voiture en haut d'un building. Dans la version vue au cinéma, nous découvrions dans la scène qui suivait Will Smith dans un bar, se saoulant en regardant les infos où il est dénoncé pour sa destruction de l'autoroute au cours de l'opération. Le montage montrait également une vieille dame assise au bar, tournant la tête régulièrement dans sa direction avec un regard réprobateur. Hancock lui lançait alors un « Je vais visser mon pied dans ton cul ! » bien expéditif. Fin de la scène, nous passions alors directement à l'introduction du personnage de Jason Bateman, essayant de vendre son concept bienfaiteur à une industrie pharmaceutique.

Cette scène de bar a fait l'objet d'un remontage intégral, occultant une sous-intrigue complète, la scène suivante ayant été littéralement supprimée ! Premier détail mais ayant tout de même son importance :
Hancock ne fait pas que se soûler, il dessine sur une serviette en papier. Un petit détail, qui, même sans explication supplémentaire, nous permettra de moins être surpris de le voir orner de dessins tous les murs de sa cellule en prison plus tard (ce qui arrivait un peu comme un cheveu sur la soupe dans le montage cinéma).

Mais venons-en au principal : pendant que
Hancock regarde les infos, arrive une jolie jeune fille accompagnée de ses copines. Celle-ci le reconnait et s'approche de lui pour lui parler. A noter qu'on voit le reflet de la fille dans le miroir derrière Will Smith dans l'avant dernière capture, reflet qui a été numériquement effacé de la version cinéma puisqu'elle n'était plus présente dans le montage : Très comique jusqu'ici, la scène commence à changer de ton, Hancock essayant de s'excuser pour ce qui c'est passé, sur un ton réellement gêné :

La fille partant aux WC complètement abasourdie, voire effrayée,
Hancock continue ses explications en cherchant ses mots et la rejoint derrière la porte des toilettes pour lui proposer une balade romantique dans les airs : Quelques secondes après, il se rend compte qu'il parle dans le vide et qu'elle s'est enfuie par la fenêtre des WC :

Hancock sort et la voit partir en voiture. Il réalise une nouvelle fois que sa différence l'exclu complètement, même des filles les plus superficielles : Et voilà comment une scène vire d'un ton comique à un ton dramatique, intimiste. La suite reprend exactement là où continuait la version cinéma, avec l'introduction du personnage de Jason Bateman :

L'arrivée de
Hancock en prison nous était montrée par un plan sur un car enchaîné avec Will Smith faisant ses premiers pas à l'intérieur même de l'enceinte. Cette fois-ci, le plan sur le car est prolongé, dévoilant les prisonniers attachés les uns aux autres descendre du car, Hancock en tête. En marchant devant eux, il ne sentira tellement pas la résistance des autres qu'il les entraînera dans une chute.Un gag très rapide, vu dans la bande-annonce du film mais absent au cinéma, dont les images sont entrecoupées de quelques plans où l'on voit Hancock se faire tirer le portrait par l'administration pénitentiaire. Outre la réintégration du fameux gag, ces tous petits rajouts donnent un rythme légèrement plus cohérent nous amenant vers les scènes de prison au lieu de nous y propulser directement. Une introduction qui respire mieux !
Dans la version cinéma, Hancock lançait un disque pour couper la main du preneur d'otage dans la banque, laquelle tenait un détonateur qui une fois lâché aurait entraîné l'explosion des 4kgs de C4 attachés à chaque otage. Un démembremant suggéré par le cri du bad guy superposé au plan où Hancock tient la main et la remet au chef de police. Soit une petite ellipse qui faisait son effet comique. Le monteur aura donc rattrapé une coupe en utilisant un ressort comique, mais dans la version d'origine le cri tombait sur un plan de grue à l'extérieur de la banque, descendant sur des policiers se demandant bien ce qui se passe :


Hancock sort alors tranquillement de la banque, suivi par des dizaines d'otages courant vers la police pour être sauvé. La scène devient donc un acte héroïque. Pourquoi avoir coupé ses plans ? La réponse est évidente à la vision du résultat : on voit bien plus longtemps Hancock marcher avec la main décapitée, avec une allure nonchalante conférant à son acte beaucoup plus de froideur. Assurément une coupe et un rajout de ressort comique pour calmer la censure et s'assurer d'une interdiction aux moins de 13 ans au lieu de celle aux moins de 16...

On rentre ici dans le domaine des coupes les plus marquées du film, celles qui nuisaient à la narration générale et qui pourtant dans l'absolu ne font que quelques dizaines de seconde. Curieusement, toutes ces scènes sont liées au personnage de
Charlize Theron, lequel est bien plus développé.

La première scène concernée est celle de la soirée, où autour d'une table les trois personnages principaux (
Hancock, Mary - Charlize Theron, Ray - Jason Bateman) dînent ensemble. Dans la version cinéma, Hancock racontait comment il s'était réveillé 80 ans plus tôt dans un hopital à Miami, complètement amnésique. Il finissait par conclure qu'il devait être un "bel enfoiré" avant son amnésie puisque absolument personne n'est venu le réclamer à l'hopital ou à la police.

La scène s'arrêtait exactement à ce moment là. La version inédite propose une bonne minute supplémentaire, où l'on voit d'abord un plan sur
Mary en train de pleurer (pour nous faire croire qu'elle trouve son histoire triste) et Ray songeur alors qu'il était rigolard jusque là.


Hancock renchérit alors, expliquant que la personne l'accompagnant ce soir là devait depuis être morte. Mary fond en larmes, ce qui attire l'attention de Ray. Un échange de regard avec Hancock après, elle lui dira "Je suis désolée." pour ce qui lui est arrivé... Tout ceux qui ont déjà vu le film comprendront la réelle signification de ces paroles, indécelable il est vrai pour ceux qui le découvrent (une des grandes forces du scénario).


La scène était suivie d'une autre petite, inutile à distinguer du lot, où
Hancock remontait Ray saoûl dans sa chambre, le portant jusque sur son lit. Dans la version inédite, Jason Bateman voit son dialogue prolongé, comparant Hancock à un hot dog. Rien de très important, mais la réintégration de ces plans rend le montage plus cohérent, Ray passant du dessus au dessous de ses draps dans la version cinéma sans aucune explication !
Le montage de cette scène a été horriblement raccourci dans la version cinéma, la rendant totalement expéditive ! On trouve même au sein de cette scène un plan qui avait été retourné pour le montage.

Après avoir bordé Ray dans son lit, Hancock redescend dans la cuisine où Mary fait la vaisselle. La scène commence cette fois-ci par un plan de mary triturant son alliance, à nouveau pour nous faire croire qu'elle commence à avoir des sentiments pour Hancock. Ce qui est une fausse impression que seuls ceux ne connaissant pas le film ressentiront... La tension monte à travers des silences entre Hancock et Mary. Suivaient alors deux plans, le premier auquel le dialogue de la version longue disparaissait :

Dans la version longue, ces deux derniers plans n'y sont pas. A la place, la tension continue de monter puisque les deux mais de
Hancock et Mary se rapprochent : Mary va jusqu'à toucher la main de Hancock, devinant sa blessure (que nous ne verrons jamais !) à travers sa manche : Retour à la version cinéma :

C'est parti pour le baiser ! Expédié en une seconde dans la version cinéma, il prend près de 20 secondes dans la version longue. On commence par un plan où
Hancock se rapproche d'elle, qui de son côté feint de regarder ailleurs : On retrouve enfin la version cinéma : Retour final à la version cinéma, avec le fameux plan où Mary révèle sa vrai identité en envoyant valdinguer Hancock dans la rue, à travers les murs :

Une scène qui gagne donc énormément en tension dans la version inédite, n'expédiant pas un développement primordial du personnage de
Charlize Theron dans l'histoire. De plus, on ne comprenait rien du rebondissement dans la version cinéma, tandis qu'ici il devient beaucoup plus clair ! Une nouvelle preuve qu'un montage aéré, prenant son temps, aide une meilleure narration de l'histoire.
La scène qui suit a encore une fois été entièrement charcutée au montage et proposait même une version alternative dans sa version cinéma, un choix assez incompréhensif. Rien en effet dans les intentions de réduire l'interdiction aux USA ne justifiait ce choix...

Dans la version cinéma,
Hancock donnait rendez-vous à 16h chez lui à Mary pour qu'elle lui explique son identité. Celle-ci débarquait alors par les airs, ne disait rien en arrivant et rentrait directement chez lui :

Surprise ! Dans la version inédite,
Mary n'arrive plus par les airs mais en voiture ! La scène prend beaucoup plus son temps, Mary faisant face à Hancock quelques secondes, lui demandant sèchement de poser ses questions tout de suite. Et de quitter Los Angeles dans la foulée !
Retour à la version cinéma :
Mary rentre dans la caravane pour la suite de la conversation (qui en était donc le début au ciné). Le plus étrange est que l'on se retrouve par la suite devant une aberration de montage dans les deux versions ! Les deux plans très rapides qui suivent sont présents à la fois dans le montage cinéma et l'inédit.

Le premier plan montre
Mary retourner vers sa voiture alors qu'elle est venue par les airs dans le montage cinéma : Et le deuxième, une seconde après, montre Hancock s'enfuir par les airs dans un plan large montrant que la voiture n'est pas là. Dernier rajout du montage inédit et encore une fois il faudra bien se souvenir de la version cinéma pour le distinguer. Il s'agit à nouveau d'une réintégration de plans permettant au montage d'être plus cohérent et à la narration d'être plus fluide.

Après l'affrontement titanesque entre
Hancock et Mary dans les rues de L.A., ils finissent devant le building où Ray réalisait une présentation. Dans la version cinéma on comprenait tout juste qu'il les voyait et comprenait que quelque chose clochait chez sa femme. Dans la version inédite, le rajout de nombreux plans sur Ray et sur Hancock et Mary comprenant qu'il les a vu, permet à la narration d'être beaucoup plus claire. Au passage, le dialogue entreMary et Hancock est prolongé d'une phrase où ce dernier lui affirme qu'elle est la plus belle chose qu'il ait vu de sa vie. La scène se termine par un joli fondu à l'aide de la neige qui tombe et devient une tempête.


Conclusion :
On ne trouve réellement qu'une scène inédite dans ce nouveau montage de Hancock, lequel bénéficie au passage de nombreux rajouts dans le montage assurant une meilleure fluidité de la narration, plus de cohérence et plus de développement du personnage de Charlize Theron (lequel en avait bien besoin).OUI, cette version est meilleure que celle vue au cinéma.NON, elle ne résout pas tous les problèmes du film, certains passages souffrant encore de coupes que l'on soupçonne encore bien présente. De plus la fin du film avait été retournée quelques semaines avant sa sortie au cinéma et elle n'a pas changé d'une miette dans ce nouveau montage. Le DVD et le Blu-Ray étant labellisés "Unrated cut" et non "director's cut", on peut espérer dans les prochaines années que Peter Berg livrera son véritable montage d'origine...

lundi 16 février 2009

KEIRA KNIGHTLEY


QUEL EST LE POINT COMMUN ENTRE
LE ROI ARTHUR, PIRATE DES CARAÏBES,
DOMINO, ORGUEUIL ET PREJUGES
ET COCO CHANEL ?




Un nom :
Keira Knightley


Elle débute sa carrière à la télévision en apparaissant dans de nombreux spots publicitaires. En 1999, elle décroche, à l'âge de seize ans, le rôle de Sabé dans Star wars : épisode 1 - La Menace fantôme. Après ce démarrage fracassant et parallèlement à une carrière télévisuelle (les séries Princess of thieves et Oliver Twist), la jeune femme progresse à son rythme, prenant bien soin de varier les genres.

Ainsi, en 2001, Keira Knightley est l'une des jeunes vedettes du thriller horrifique The Hole. L'année suivante, elle change radicalement de registre en campant une joueuse de football dans la comédie Joue-là comme Beckham (2002). En 2003, elle monte d'un cran en tenant l'un des principaux rôles du film d'aventures Disney Pirates des Caraïbes, la malédiction du Black Pearl aux côtés de Johnny Depp et Geoffrey Rush. Trois ans plus tard, elle enfilera à nouveau la toilette de l'aristocratique Elizabeth Swann pour les deux autres volets Pirates des Caraïbes, le secret du coffre maudit et Pirates des Caraïbes, jusqu'au bout du monde.Sa beauté irradie l'écran comme en témoigne sa prestation dans la comédie romantique Love actually (2003) de Richard Curtis. Hollywood se l'arrache : Keira Knightley prête ainsi ses traits à Guenièvre dans la fresque épique Le Roi Arthur (2004), avant de troquer son arc et ses flèches pour les armes à feu qu'affectionne la chasseuse de primes Domino Harvey. Mais à partir de 2005, la belle se tourne vers un répertoire plus classique, tournant à deux reprises sous la direction du britannique Joe Wright (Orgueil et préjugés.

dimanche 15 février 2009

FREQUENCE INTERDITE

Après s'être fait lar­guer par sa co­pine, John Sul­li­van (Jim Ca­vie­zel) dé­terre une vieille malle ayant ap­par­te­nu à son père, Frank Sul­li­van (Den­nis Quaid), pom­pier mort dans l'exer­cice de ses fonc­tions en 1969. Dans cette an­ti­qui­té, il re­trouve une an­cienne radio que Franck uti­li­sait ré­gu­liè­re­ment. En la met­tant en marche, John va en­trer en contact in­ex­pli­ca­ble­ment avec père 30 ans plus tôt...
Pour­quoi elle est in­ter­dite, la fré­quence ? Hein ? La force des adap­ta­tions fran­çaises reste sou­vent étrange, sans fon­de­ment, comme pour ce Fre­quen­cy qui s'af­fuble en VF d'un beau qua­li­fi­ca­tif qui le fe­rait presque pas­ser pour un film d'es­pion­nage.
Fre­quence In­ter­dite amène une chouette idée sur le thème des pa­ra­doxes tem­po­rels : un moyen de conver­ser à des époques dif­fé­rentes, ici par le biais d'une radio. Bien sûr, si John va vite uti­li­ser ce moyen pour re­cons­ti­tuer sa fa­mille, il va vite ame­ner des ca­tas­trophes, ce qui fera place à une in­trigue po­li­cière à deux vi­tesses : dans le pré­sent et dans le passé.
Et le plus éton­nant est que l'en­quête tient la route, si on ou­blie la fa­ci­li­té dans les pa­ra­doxes tem­po­rels et les quelques in­vrai­sem­blances (en de­hors du fait qu'ils conversent à 30 ans d'in­ter­valle, bien sûr).

Film à voir !=)



samedi 14 février 2009

GHOST

Saint valentin oblige, prenez une belle histoire d'amour + un très bon thriller + une très bonne comédie = GHOST. Ce film est un grand classique du cinéma. Whoopi Glodberg est très drôle...Demi Moore est émouvente et Patrick Swayze est formidable. Ce film soufflera ses 20 bougies l'an prochain, que le temps passe vite !

vendredi 13 février 2009

A TOUTE EPREUVE

Honk Kong, le début des années 90. Tequila est un inspecteur de police expéditif aimant l’action. Il est à la recherche d’un boss du crime à l’origine de la recrudescence du trafic d’arme dans l’île. Il va petit à petit remonter une piste qui va l’amener à un flic infiltré luttant pour rester en vie entre guerre des gangs et exécutions sommaires…


Le cinéma de John Woo, c’est un concentré d’action . Mais au-delà de l’inventivité de la mise en scène martiale, ce film c’est aussi l’apogée de la collaboration entre Woo et Chow-Yun-Fat, son alter ego de l’époque à l’écran.


C’est aussi l’occasion de retrouver quelques têtes très connues du ciné HK. Tout d’abord Tony Leung, connu du grand public via In The mood for love et le récent Infernal Affairs (remaké par Scorcese dans les Infiltrés).

Ce qui fait que ce film est génial, c’est avant tout le carnage général. Que ce soit dans une scène d’intro dans un salon de thé, l’attaque d’un entrepôt ou toute la démesure de la scène finale de l’hôpital, John Woo sacralise les flingues et ceux qui les portent.




Ce film a donné son droit d’asile à John Woo à Hollywood, mais il a également été un repère pour nombre de productions américaines. Beaucoup ont tenté de copier son style (ralentis, un flingue dans chaque main, munitions quasi illimitées, grand nombre de mort à la seconde, omniprésence des oiseaux)… mais aucun n’y est arrivé avec succès. John Woo lui-même n’est arrivé qu’à se parodier en s’y recollant plus tard (voir par exemple le passage des colombes via une porte enflammée dans Mission Impossible 2…)
Pour tout amateur de film d’action, A Toute Epreuve est le film indispensable.



jeudi 12 février 2009

Alan Rickman (die Hard)



Alan Rickman
(PIEGE DE CRISTAL / ROBIN DES BOIS)


Les méchants, les mauvais au cinéma sont souvent les faire-valoir du héros. Parfois incarnés par des second-rôles, parfois par de vraies stars. Ce n'est pas très évident le rôle du méchant car mal interprété, le méchant devient parfois caricatural et n'est plus vraiment crédible. Par contre certains acteurs jouent à merveille ces rôles et sont franchements inquiétants.


Alan Rickman se fait remarquer dès ses débuts au cinéma dans le film d'action Piège de cristal (1988), où il incarne le terrifiant méchant du film. Il enchaîne ensuite plusieurs seconds rôles, avant de percer en 1991 aux côtés de Kevin Costner dans Robin des Bois, prince des voleurs, dans lequel il campe un truculent shériff de Nottingham


Avec la superproduction Harry Potter à l'école des sorciers (2001), où il prête ses traits à l'enigmatique professeur Severus Rogue, il s'essaye même au film fantastique. Il retrouvera le personnage dans Harry Potter et la chambre des secrets (2002), Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban (2004) et Harry Potter et la Coupe de Feu (2005).

mercredi 11 février 2009

LES 30 DERNIERES MINUTES


DATE DE DIFFUSION : Janvier à juillet 1998. 1h00 a.m le samedi.
Cette sitcom met en scène, vus des coulisses, les déboires d'une rédaction d'émission de télévision (invités qui ne viennent pas, dissensions dans l'équipe, exigences d'audience, faiblesse du budget...)


Lors de sa diffusion, cette série était très à part dans le monde des sitcoms françaises. Tournée dans les locaux de Réservoir Prod avec des bouts de ficelle, elle cultivait une certaine qualité cinéma (construction des plans, narration de l'intrigue ou dans la forme, les bandes noires en bas et en haut de l'écran) et refusait certaines conventions. Par exemple, elle refusait les rires enregistrés et s'en moquait même (épisode 8) alors que lors de la rediffusion sur Comédie !, des rires furent ajoutés, cela ne respectant pas la volonté des auteurs.

Le ton de la série est assez typique de l'humour de Kad et Olivier. D'ailleurs la série reprend certains de leurs sketchs (les frères Logan, par exemple). Beaucoup de répliques décalées, de nonsense ou de gags récurrents (Anne Roumanoff comme tête de Turc par exemple). Chaque épisode est fréquemment entrecoupé par des apartés (face caméra, fond noir) d'un ou plusieurs protagoniste(s) de l'émission qui, face caméra, raconte(nt) a posteriori ce qu'il s'est passé à ce moment là.
L'épisode se termine toujours par une scène qui se situe juste avant le début de l'émission proprement dite : l'équipe souhaite bonne chance à Darius qui s'avance dans la lumière du plateau, en faisant un geste (mimique, chorégraphie...) différent à chaque fois.

Diffusée à des horaires très tardifs, la sitcom ne trouva jamais un large public mais bénéficia d'une grande liberté de ton. Elle réussit aussi à attirer un petit nombre de fans très actifs, notamment grâce au forum officiel.

Le dernier épisode de la série présente les coulisses du tournage.


*************

* Kad Merad : Darius Perrini
présentateur de l'émission, ancien camelot sur les marchés. Vaniteux et incompétent.
* Olivier Barroux : Benoît Coudraux
rédacteur en chef de l'émission. Il est celui qui a recruté toute l'équipe.
* Florian Gazan : Florian
journaliste, spécialisé dans les objets bizarres et Internet. Porte toujours des maillots d'équipe de football (un différent par émission)
* Tania de Montaigne : Tania
" croqueuse d'images », elle déniche des images insolites. Courageuse, elle ne se laisse pas marcher sur les pieds.
* Stéphane Troadec : Patrick Mermoz
journaliste grand reporter (et accessoirement fan de Dolly Parton)
* Fanny Paliard : Lisa
programmatrice de l'émission, engagée grâce à ses relations (ancienne dame pipi à la Maison de la Radio, elle a vu bon nombre de stars).

* Florence Maury : Agrippine
secrétaire de rédaction (ou standardiste). Romantique (un peu) aguicheuse voire nymphomane (beaucoup)




* Eric-Laurent Lecouffe (plus tard indiqué sous le nom de Maderic) : Robert Jafar
la seule personne non choisie par Benoît Coudraux, c'est le producteur, le méchant patron. Son bureau est à un autre étage, il intervient rarement (souvent via l'interphone qui le relie à la rédaction).


* Mathieu Lagarrigue : Jean-Marc Vador
Remplaçant de Jafar à partir de l'épisode sept. Moins méchant mais plus... étrange.

* Thomas Baudry : Gamin
stagiaire de la rédaction, corvéable à merci sans aucun avantage (tickets restaurant). Si l'on peut en croire certains objets ou certaines paroles, il serait homosexuel


Liste des épisodes :

1. Ben recrute l’équipe des 30 dernières minutes 2. Prise d’otages à la rédaction 3. Des chiffres et des lettres, le retour 4. Une taupe à la rédaction 5. Darius a une extinction de voix 6. L’Extraterrestre 7. Le Meurtre de Jafar 8. Darius et Lisa séquestrés 9. Ben retombe en enfance 10. Magazine télé 11. Une journée d’enfer 12. Le Journaliste sportif 13. Darius invisible 14. Les Prostituées karaoké 15. Dalaï Florian part au Tibet 16. Les Aventures de Teddy porc fidèle 17. Darius est kidnappé par Rico 18. Clowns sur la ville 19. Cacahuète-man 20. Molambakais 21. Darius Junior 22. Mondes parallèles 23. Brigades d’intervention multispécialistes 24. Le Maniaque capillaire 25. Le Tueur en série 26. Le Jugement dernier

mardi 10 février 2009

INDIANA JONES

Dès le départ, le prolifique duo avait décidé de faire une trilogie (à condition que le premier film marche). Lucas confie le scénario de «Indiana Jones and the temple of death» à ses amis Willard Huyck et Gloria Katz, qui avaient déjà écrit pour lui «American Graffiti» (1973) et participé aux dialogues de «Star Wars» (1977).

Après l’Afrique, Indiana Jones découvre l’Asie. Accompagné d’un jeune Chinois et d’une chanteuse de cabaret, il recherche les pierres magiques d’un village indien et trouve sur son chemin des adorateurs de la déesse Kâli, pratiquant l’esclavage et les sacrifices humains.

«George Lucas souhaitait que le film soit aussi «sombre» que «L’Empire contre-attaque» l’était par rapport à la «Guerre des étoiles», explique Spielberg. Donc, «Le Temple maudit» fut en quelque sorte une aventure au pays de la magie noire, et parfois, le tournage était éprouvant en raison du sujet, inquiétant et maléfique. Des enfants transformés en esclaves et des hommes en zombies, c’était à la fois sinistre et effrayant. Le décor même du Temple nous donnait des frissons dans le dos, aux techniciens et à moi-même ! C’était un peu comme «L’Exorciste» rencontre «Les Aventuriers de l’Arche perdue» ! »

A tel point qu’aux Etats-Unis, «Indiana Jones and the temple of doom» (le titre ayant changé pour ne pas trop effrayer les gens !) est classé «P.G.» (Parental Guidance), interdisant l’accès aux enfants non accompagnés. Il est vrai que certaines séquences comme celle du coeur arraché à mains nues ont de quoi choquer. Cette déviation du film est d’autant plus surprenante pour le public que la scène d’ouverture est très distrayante. Dans un night-club de Shanghaï, Indiana Jones provoque une bagarre pour récupérer un diamant et un antidote. De nombreuses références cinématographiques (aux comédies musicales, à «Goldfinger», à «La Guerre des étoiles»...) émaillent ce morceau d’anthologie haut en couleurs.

Cinq ans plus tard, Spielberg semble regretter d’avoir réalisé le film. «Sur «Le Temple maudit», je n’étais vraiment qu’un réalisateur dont on avait loué les services. Je n’aimais pas l’histoire mais je ne me suis pas battu avec George alors que j’aurais dû. Je n’aimais pas le scénario mais je l’ai accepté sans discuter. J’ai fait mon travail de metteur en scène. Pas plus».

Le film, tourné au Sri Lanka et à Macao, a quand même d’énormes qualités. Les séquences d’action, notamment, sont extrêmement spectaculaires. Le pont suspendu, la poursuite en wagonnets (tournée avec des miniatures) et l’inondation de la mine sont autant de morceaux de bravoure, désormais devenus des classiques.

«Nous avons essayé de maintenir d’un bout à l’autre du film une impression de danger, sans craindre même l’exagération», explique Dennis Muren, le responsable des effets spéciaux. «Par exemple, avant la rupture du pont, on a l’impression que les personnages se trouvent à une soixantaine de mètres au-dessus de l’eau. Après la rupture du pont, lorsqu’Indiana Jones est suspendu contre la falaise, on a l’impression qu’il est à plus de cent cinquante mètres au-dessus de l’eau. (...) Cette menace toujours accrue du danger est l’une des choses que nous avons tenté de ne jamais oublier dans notre travail. Je ne crois pas que le principe avait été suivi aussi consciemment pour le premier film».

Plusieurs films inspirent directement Spielberg et les scénaristes. On retiendra «Gunga Din» de George Stevens (1939) pour la scène de cérémonie dans le temple Thug. Et «Hong Kong» de Lewis R. Foster (1951), où Ronald Reagan (Stetson et blouson de cuir) tente de s’approprier un trésor en compagnie d’une femme et d’un enfant chinois.

Kate Capshaw, qui allait devenir plus tard Madame Spielberg, joue le rôle de Willie Scott, insupportable «artiste» de cabaret vénale et prétentieuse ; Ke Huy Quan est «Demi-Lune» («Short-Round» dans la version originale), un Chinois orphelin recueilli par Indiana Jones. Remarquons aussi l’apparition surprise de Dan Ackroyd («The Blues Brothers», «S.O.S. Fantômes»...) au début du film, à l’aéroport de Shanghaï.

«Indiana Jones et le Temple maudit» est un gigantesque succès, provoquant de multiples sous-produits («Allan Quatermain et les mines du roi Salomon», «Les Aventuriers du Cobra d’or»...). Spielberg et Lucas semblent avoir réinventé le film d’action et d’aventures. Ne lit-on pas sur l’affiche française, «Depuis «Les Aventuriers de l’Arche perdue», l’Aventure a un nom : Indiana Jones» ?

[Texte écrit en 1997 pour un livre consacré à la série des "Aventres du jeune Indiana Jones", prévu pour être publié par les éditions DLM mais jamais édité.]

[Sources : «Première» n°54 et n°114, «Starfix» n°19, «Studio» n°31, «Lucasfilm Fan Club» n°7 et 8, «Lucasfilm Magazine» n°6, «George Lucas, l’homme qui a fait «La guerre des étoiles»» de Dale Pollock (Hachette, 1983)]

http://www.devildead.com/histoiresdetournages

samedi 7 février 2009

LE JEU DE LA MORT 2 ?


LE JEU DE LA MORT II
Objet Filmique Non Identifié !

Je me souviens de cette affiche de....film, dans les vidéo-clubs des années 80, j'avoue je ne pas avoir eu la chance de voir ce film. Mais la question que tout le monde se pose, c’est quoi ce film !!! Déjà que "le jeu de la mort, c'est du rafistolage, alors la suite...! Mais grace à internet, je viens de trouver enfin l’explication !

Billy Lo enquête sur la mort mystérieuse de son maître. Durant l'enterrement de ce-dernier le cercueil est enlevé par des malfrats en hélicoptère. Billy Lo tente de les arrêter mais il est touché par une flèche, tombe et meurt. Son frère, Bobby Lo, étudiant en kung fu dissipé un peu trop porté sur les femmes, reçoit en héritage son manuel de kung-fu. Donc, évidemment...vengeance!!!
Game of Death 2 fut tourné en 1981, soit huit ans après la mort de sa supposée vedette, l'immense Bruce Lee. Ng See Yuen décide pourtant de mettre en chantier cette pseudo-séquelle à Game of Death, déjà complété avec un sosie. C'est dire si nous allons loin dans le n'importe quoi. Il faut ajouter que le cinéaste espérait monter son film à partir des scènes non utilisées pour celui de Robert Clouse. Au lieu de ça il se retrouve avec quelques plans bien connus et une poignée de pellicule issues en fait des chutes d'Opération Dragon. Pas beaucoup pour réaliser un film complet. Ni proposer un scénario cohérent.

Comme l'avoue l'expert Bey Logan "J'ai beau l'avoir vu pas mal de fois je ne comprends toujours pas le sens de ce film". Bon, ben si une sommité comme lui s'avère incapable d'expliquer le scénario je n'essaierai pas. La trame générale est simple mais certaines séquences n'apportent rien, d'autres semblent parachutées au petit bonheur pour atteindre la durée réglementaire et d'autres, enfin, semblent là uniquement pour caser une ou deux minutes d'images de Bruce Lee. Un Bruce Lee doublé par Kim Tai Jung / Tung Lung et Yuen Biao durant les trentes premières minutes de film.

Et ensuite, après sa mort accidentelle lors d'une chute d'hélicoptère (un mannequin partiulièrement visible!), remplacé par ces deux acteurs chargés d'incarner son frère. Mis à part un nom similaire, le personnage ne ressemble d'ailleurs pas vraiment à celui qu'incarne Lee dans Game of Death. Mais on n'est plus à cela près.

Le début du métrage n'est donc vraiment pas fameux, d'autant que les transitions entre Bruce Lee et ses doubles sont très visibles. On rigole aussi lorsque Lee interroge son vieux maître. Une séquence tirée d'Opération Dragon et remontée pour coincider (c'est vite dit!) avec le nouveau...scénario. L'acteur est le même mais huit ans ont passé et ses cheveux ne sont plus de la bonne couleur. De manière similaire lorsque Bruce Lee rédige son fameux manuel martial lors du générique il change plusieurs fois de tenue: blanche, bleue ou carrément torse-nu, des images intercallées grossièrement au cours d'une petite démonstration de Hwang Jang Lee.

Pourtant, après la mort du personnage "joué" par Lee, le métrage prend vraiment la bonne direction. Et c'est celle des combats non stop. Master Yuen Woo Ping, aidé de Corey Yuen et Sammo Hung, excusez du peu, nous gratifie de séquences survoltées qui mélangent le Jeet Kune Do sec et nerveux de Bruce Lee avec un kung-fu beaucoup plus aérien et acrobatique. Sans oublier les kicks bestiaux du roi du Taekwondo, le vilain le plus emblématique du cinéma kung-fu: Hwang Jang Lee.

Dès lors, oubliez tout ce qu'on a pu dire sur ce film, lequel fut massacré pour de mauvaises raisons. C'est évidemment de la Bruceploitation, malhonnête et un peu méprisante, tant pour Lee que pour ses fans.

source ; Asiacineland.net

vendredi 6 février 2009

BLADE RUNNER : LE FINAL CUT

V BLADE RUNNER
Pour tout savoir sur la dernière édition DVD de BLADE RUNNER !
voici un très bon article.... bon courage et bonne lecture !

Pour le 25e anniversaire de Blade Runner, Ridley Scott s'offre un nouveau montage ! Le réalisateur n'en est pas à son coup d'essai puisqu'un Director's Cut avait vu le jour en 1992, soit dix ans après la sortie du film en salles. On se souvient aussi qu'il existait déjà deux montages distincts dès la sortie du film en 1982, un pour le public américain et un pour le reste du monde, des versions comprenant notamment la voix off et le happy-end absents du Director's Cut. Qu'en est-il de l'intérêt de ce Final Cut, s'agit-il seulement du dernier caprice d'un éternel insatisfait ? La réponse est à la fois oui et non. Oui, car le film ne propose rien de nouveau sur le plan scénaristique et se révèle à peine plus long que la version 1992 (1h52mns49" contre 1h51mns48"). Non, car ce Final Cut bénéficie d'effets visuels retravaillés, d'images inédites mais aussi d'une toute nouvelle restauration réalisée à partir du négatif original. Le verdict ? Nous sommes tout simplement face à la version la plus aboutie de l'un des plus grands chefs d'œuvre du cinéma de science fiction.


Tout d'abord, il convient de faire une précision : ce Final Cut ne comporte aucune véritable séquence inédite. Il paraît donc inutile de s'inquiéter pour les versions doublées, la rareté des dialogues ajoutés ne justifiant effectivement pas d'un nouveau doublage. Lorsqu'elles surviennent, les répliques concernées s'intègrent admirablement au son ou au doublage de l'époque. On le constate dans la scène au cours de laquelle Bryant briefe Deckard sur l'affaire au début du film. Au moment où Deckard regarde la vidéo voyant Léon passer le test de Voigt-Kampf, on entend à présent la voix de Bryant apporter quelques précisions sur les capacités physiques du Répliquant. Sur chaque piste, on constate une petite différence de prise de son mais l'effet reste très discret. Dans la même scène, les traducteurs français en profitent pour rectifier une petite erreur de traduction, transformant le "Il y en a un qui a grillé dans un champ électromagnétique" en "Deux d'entre eux ont grillé dans un champ électromagnétique" - effectivement, il devient enfin logique qu'il ne reste plus que quatre Répliquants sur six en cavale !


Les changements se traduisent surtout par l'ajout dans des séquences déjà existantes de quelques plans supplémentaires, à quelques exceptions près puisque la première apparition de Deckard à l'écran se voit légèrement raccourcie. Lorsque le Blade Runner se lance à la recherche de Zhora (Joanna Cassidy), l'exploration du quartier s'étend sur une durée plus longue grâce à l'insertion de quelques images, notamment un plan sur des danseuses masquées. Ces images existaient déjà dans la version Workprint présentée lors des projections test avant la sortie en salles et se voient enfin intégrées au film. Il en est de même pour le rallongement du plan montrant Deckard s'enfoncer dans la foule après avoir interrogé une commerçante asiatique. Sur le papier, l'intérêt de ces ajouts peut paraître limité mais l'impact sur l'atmosphère du film est loin d'être négligeable. Non seulement ces images définissent immédiatement les lieux comme une zone de luxure (les danseuses sexy), mais elles mettent aussi l'accent sur l'atmosphère très cosmopolite du quartier, notamment grâce à une meilleure mise en valeur de la musique orientale.


Une autre séquence a subi quelques changements intéressants : celle de la licorne. L'animal extraordinaire n'apparaissait que sur un seul plan dans le Director's Cut et voit ici sa course s'étaler sur deux plans distincts. On le voit tout d'abord arriver au loin derrière les arbres, une image interrompue par un gros plan sur un Deckard rêveur, suivi du plan sur la licorne vu dans le montage de 1992. A noter que la suite de la séquence diffère elle aussi. Dans la version précédente, la rêverie était suivie d'une rupture de point de vue dans la mise en scène, Deckard apparaissant soudainement de dos, avant de se redresser pour s'intéresser aux photos. Dans la nouvelle version de la scène, on passe directement du cadrage resserré sur son visage à un gros plan sur sa main saisissant la photo, une proximité avec le personnage qui permet d'entretenir un peu plus longtemps la dimension intimiste de la scène. En d'autres termes, on ressent davantage le trouble du personnage.


Dans les scènes d'action, il s'avère particulièrement intéressant de comparer ce Final Cut à toutes les versions précédentes. On se souvient que les deux montages de 1982 différaient par la présence dans la version internationale d'images particulièrement violentes. Ainsi, le meurtre de Tyrell ne se déroulait plus hors champ comme dans la version américaine. On voyait en gros plan la tête du bonhomme se faire écrabouiller et le sang sortir des orbites. Au contraire, dans le montage américain, Ridley Scott continuait de filmer Rutger Hauer et insérait un plan sur le hibou. Dans le Final Cut, les images sanglantes sont enfin réinsérées. Même traitement pour la séquence où Pris (Darryl Hannah) attaque Deckard : comme dans la version internationale de 1982, elle ne se contente plus lui coincer la tête entre ses cuisses et de le frapper mais effectue une prise du nez. L'agonie spectaculaire de Pris s'avère elle aussi prolongée de quelques secondes.


Non content de réintégrer des images jusqu'alors invisibles par les Américains, Ridley Scott profite aussi des technologies modernes pour retravailler la lumière et les effets visuels sur certaines images. Au point que certains plans changent radicalement d'aspect. On pense notamment au gros plan sur le profil de Roy lors de sa rencontre avec Léon : non seulement le décor apparaît enfin, mais la lumière et le cadrage ont été entièrement revus afin de mettre davantage en valeur le visage du comédien. On relèvera vers la fin du métrage des modifications similaires dans la dernière séquence, sur le plan voyant Roy faire monter Deckard sur le toit, le décor se voyant au contraire assombri pour un rendu plus harmonieux. Le miracle du numérique offrant des possibilités inespérées, Ridley Scott se paie aussi le luxe d'intégrer le visage de Joanna Cassidy sur les plans montrant sa doublure passer à travers les vitres, un changement qui a nécessité la participation active de la comédienne. Mais l'image qui fera sans doute le plus parler d'elle est celle de l'envol de la colombe. Exit le plan ensoleillé sur l'immeuble lisse et clair : la scène devient entièrement nocturne et la colombe remonte gracieusement le long d'un bâtiment crasseux, un décor soudainement réaliste par rapport à la séquence qui précède.


En résumé, si ce Final Cut reste identique sur le fond à la version sortie en 1992, il s'en démarque de manière subtile par un travail visuel et sonore encore plus fouillé et par des choix artistiques discrets mais judicieux. On est en droit de rester sceptique devant cette habitude de l'auteur de retoucher éternellement ses films (même traitement pour Alien et Gladiator...), mais on est obligé de lui reconnaître par la même occasion deux grandes qualités en tant qu'artiste : le perfectionnisme, bien sûr, mais aussi la capacité à tirer parti des moyens modernes sans jamais perdre de vue l'intégrité de son œuvre. Ridley Scott a d'autre part su sélectionner le meilleur de chaque montage. Ce Final Cut de Blade Runner est donc bel et bien la version définitive, celle qui pousse l'expérience immersive et l'émotion à son maximum. Alors oui, ce Final Cut s'impose comme la version ultime, la meilleure de toutes.
source : Filmactu.net
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