Toutes les vidéos et images incluses sur ce blogs sont la propriété de leurs ayants-droits respectifs. Elles peuvent être retirées à tout moment par simple demande d'un ayant-droit. Les articles dont la source est mentionnée peuvent aussi être retirés par simple demande de l’auteur.



lundi 31 octobre 2011

MOI Y'EN A VOULOIR DES SOUS


Des centaines d'interprètes de films sortis avant 1985 n'ont rien perçu sur les ventes de cassettes, DVD... La fronde s'organise contre chaînes et producteurs.

Bip ! Bip ! Fini les soirées endiablées à danser sur Y a du soleil et des nanas. L'acteur Michel Creton, qui incarna Boursault, l'animateur des Bronzés en costume blanc, ne rigole plus. Si son personnage meurt piqué par une raie, l'artiste, lui, est piqué au vif. L'objet de sa croisade porte sur un oubli d'importance. Il n'a jamais rien touché sur les ventes de cassettes VHS, DVD, Blu-ray, ni sur la vidéo à la demande de ce film devenu culte. "En 2000, StudioCanal m'a demandé de participer à des bonus pour la réédition du DVD du film, se souvient l'interprète. J'ai répondu favorablement à leur demande. Puis je n'ai plus eu de nouvelles, alors que les ventes dépassaient largement le million d'exemplaires. J'ai donc demandé tout naturellement des comptes... que je n'ai jamais obtenus. Devant un tel mépris, je n'ai eu d'autre choix que de saisir la justice."



La fronde du comédien dure maintenant depuis trois ans. Mais l'affaire va prendre une tout autre dimension. Car son cas n'est pas isolé. Plusieurs centaines d'acteurs français n'ont rien perçu sur des films dans lesquels ils ont joué entre 1960 et 1985. La faute aux contrats. A l'époque, aucune disposition ne prévoyait de rémunération annexe sur le DVD, la cassette ou la vidéo à la demande. Et pour cause : ces modes de diffusion n'existaient pas !



Le 23 septembre, Jean-Paul Belmondo (A bout de souffle, Pierrot le Fou), Alain Delon (La Piscine), Marlène Jobert (Nous ne vieillirons pas ensemble), Anny Duperey (Un éléphant, ça trompe énormément) ou encore Michèle Morgan (Le Quai des Brumes), ainsi que des dizaines d'anonymes, ont rejoint le combat de Michel Creton. A travers l'Adami, une société de gestion collective des droits des artistes, ces célébrités ont adressé une mise en demeure à tous les détenteurs de catalogues : Studio-Canal, TF 1 Droits audiovisuels, SNC (groupe M 6), Pathé, Gaumont, MK 2... Ils leur ont donné jusqu'à la fin du mois d'octobre pour ouvrir des négociations afin de payer leurs dus. Faute de quoi, ils s'exposent à être assignés en justice pour délit de contrefaçon... Comme de vulgaires pirates.



"Nous sommes étonnés de voir les interprètes se réveiller si tard", se défend le représentant d'une des sociétés concernées. De fait, la plupart des comédiens ont longtemps préféré se taire, de crainte d'être mis à l'écart des tournages. Mais, aujourd'hui, la diminution des cachets perçus et l'âge avancé de nombre d'entre eux changent la donne. "Les artistes, quels qu'ils soient, connus ou pas, sont tous frappés un jour par la précarité, souvent causée par une retraite indécente ou simplement par un accident de la vie", explique Philippe Ogouz, président de l'Adami.



Les sommes en jeu ne sont pas minces. Même si elles reposent sur des estimations floues, faute pour les plaignants de connaître l'exact volume des ventes réalisées entre la fin des années 1970 - date des premières VHS - et 2010. Les oeuvres ont souvent été rééditées, remastérisées, voire mises en coffret, comme Les Gendarmes de Saint-Tropez ou la trilogie des Bronzés : la manne potentielle pourrait atteindre au total plusieurs dizaines de millions d'euros. "Je pense surtout à ceux qui sont dans le besoin et manquent de moyens, ce qui n'est pas mon cas", souligne la comédienne Michèle Morgan. "Pour certains artistes, qui touchent à peine de 400 à 600 euros de retraite par mois, ce serait une chance inespérée de sortir la tête de l'eau", confirme Philippe Ogouz.

Ce conflit tombe au plus mal pour les chaînes de télévision et l'industrie du cinéma. Sous leur pression, le gouvernement a créé la Haute Autorité pour la protection des oeuvres sur Internet (Hadopi), destinée à lutter contre le téléchargement illégal de musique et de films. Cette même autorité doit également promouvoir les offres légales et payantes... alors qu'elles ne garantissent pas toujours une juste rétribution des interprètes. Un comble.

Reprendre les contrats : un travail de titan

"Nous sommes ouverts à la discussion avec les acteurs, mais cela doit évidemment se faire dans le cadre d'un accord collectif, explique Franck Mandelsaft, directeur juridique à StudioCanal, détenteur du plus grand nombre de titres à son catalogue en France. En revanche, les demandes qui nous ont été faites ne sont absolument pas réalistes, notamment sur le plan économique." La loi Lang de 1985 pose le principe d'une rémunération par mode d'exploitation, y compris sur les années antérieures. Mais elle ne stipule pas comment calculer la quote-part des comédiens.

Les chaînes et les producteurs ne se lassent pas de souligner que reprendre tous les contrats un à un représente un travail titanesque. Surtout, ils savent que les acteurs ne peuvent les attaquer collectivement devant la justice. Cette procédure, appelée class action aux Etats-Unis, n'existe pas en France. Dès lors, si aucun accord collectif n'est trouvé avec les syndicats et les agents d'artistes, il faudra engager des centaines de procès longs et complexes, au cas par cas. Un chemin de croix que seules des stars peuvent se permettre de suivre (lire l'encadré).


Michel Galabru met M6 à l'amende

Il a sorti le sifflet et la matraque ! L'adjudant Jérôme Gerber, un des gendarmes de Saint-Tropez, a sanctionné SNC, filiale du groupe M 6. L'acteur Michel Galabru, qui apparaît au côté de Louis de Funès dans les six films de la série Les Gendarmes, produits entre 1964 et 1982, a réglé son différend. Seul. Pas moins de 2,5 millions de VHS et de DVD ont été vendus, dont un coffret collector sorti en 2007. Pour récupérer l'argent tiré de l'exploitation de la série, le comédien a intenté un procès en contrefaçon contre SNC, filiale de M 6. L'action en justice a été menée en 2009 et s'est soldée par une médiation, restée confidentielle, entre l'acteur et le groupe de médias. Une somme d'une centaine de milliers d'euros aurait été versée.

"Depuis cet épisode, d'autres interprètes extrêmement célèbres ont décidé de prendre le même chemin", note l'avocat Alain de la Rochère, qui se refuse à confirmer le montant de la transaction. Des démarches que les seconds rôles, souvent moins connus, hésitent à engager seuls. Pour calmer le jeu, certains détenteurs de catalogue se disent prêts à appliquer un barème prévu depuis 1990, en vertu duquel l'ensemble des interprètes d'un même film touchent 2 % des revenus, une fois l'oeuvre cinématographique devenue rentable. Insuffisant aux yeux des principaux intéressés. "Cet accord n'est pas applicable aux films amortis depuis des décennies, rétorque Isabelle Feldman, directrice juridique à l'Adami. Les producteurs ont tout intérêt à s'en prévaloir car ils n'ont déclaré que 160 films amortis depuis 1990 sur un total de 3 000 réalisés. Ils se gardent bien de faire référence à d'autres accords collectifs plus récents et plus rémunérateurs." Ainsi, les interprètes brandissent, eux, l'exemple de l'Institut national de l'audiovisuel, qui leur reverse 10 % du chiffre d'affaires engrangé sur ses ventes de DVD ou encore d'extraits retransmis à la télévision.

Dans cette affaire de gros sous, déterminante pour les reversements futurs sur la vidéo à la demande, les négociations promettent d'être longues. Une chose est sûre. Le temps est venu de régler la note. Comme le répétait Blaze dans La Folie des grandeurs, "il est l'or. L'or de se réveiller".

merci à Jérome de Forgotten Silver pour le lien !
http://www.lexpress.fr/culture/cinema/vhs-dvd-blu-ray-les-acteurs-reclament-leurs-parts_929400.html

DE LA BD AU CINEMA



a été réalisé par Christian-Jaque en 1975. L'acteur américain John Phillip Law interprète Doc Justice. Il est accompagné de Nathalie Delon et de Gert Fröbe (ou Froebe) dans le rôle du méchant Régent.



 le film inspiré de la bd de Jean Giraud







film inspiré de la BD DUCOBU



Fais gaffe à la gaffe ! est un film français sorti en 1981, qui est une adaptation de la bande dessinée d'André Franquin, Gaston.

 
film inspiré de la bd du même nom, 2 films existent.

 Tourné en 1970 en Italie, co-production franco-italienne devenue très rare.
Sortie française: 3 mars 1971.
Robert Hossein joue "Black Jack", Pierre Perret est "Roy Bean".

Lucky Luke disparaît, mais devient "Buck Carson", interprété par Angelo Infanti, un acteur italien assez à la mode à cette époque.

Le scénario de Morris et Gosciny est adapté par Jacques Vilfrid (avec Jean Girault) , un des auteurs de la série la plus populaire du cinéma français "Le Gendarme de Saint-Tropez", déjà mise en scène par Jean Girault (RIP 1982) , qui doit être un des metteurs en scène les plus rentables du box-office français depuis les Frère Lumière.

Les deux hommes sont un tandem à succès (c'est aussi l'époque du "Permis de conduire", avec Louis Velle, un acteur vu dans la série des Winnetou.")

La belle Silvia Monti est une actrice italienne très renommé de l'époque, déjà utilisée par Gérard Oury dans "Le Cerveau".

"Le journal de Tintin" français (édité par Dargaud, dans l'escarcelle duquel est tombé Lucky Luke, Morris déçu du manque d' exploitation internationale de son personnage par Dupuis ) en avait fait une promotion importante.

Diffusé dans le temps à la télévion française, ce film, bénéficiant pourtant d'une belle affiche commerciale, paraît maintenant complètement oublié.




Film inspiré de la bd Lucky Luke, avec Jean Dujardin

une des plus belles réussites au cinéma, film signé Alain Chabat

Vive les femmes ! est un film français réalisé par Claude Confortès en 1983 et sorti l'année suivante. Le scénario, de Reiser, est librement inspiré de son album de bandes dessinées du même titre publié en 1978.


Luc Besson adapte la BD avec beaucoup de classe !


Beau casting pour cette premiere adaptation signée Claude Zidi, mais la déception est grande.









BENOIT PEETERS SPECIALISTE DE TINTIN



Auteur d'«Hergé, fils de Tintin» , Benoît Peeters est l'un des meilleurs spécialistes au monde de Tintin. Pour «Marianne», il a vu le film et en livre une analyse serrée

Marianne : Le film de Spielberg se veut fidèle à l'univers d'Hergé. En quel sens l'est-il ?



Benoît Peeters : Une bande dessinée peut être considérée de deux façons : soit comme un récit aux personnages forts et très caractérisés (ce que l'on fait souvent avec les superhéros), soit comme une oeuvre dont l'enjeu central est la forme, l'image et la manière dont elle raconte l'histoire. Or, Spielberg a montré, dès les Aventuriers de l'Arche perdue, qu'il savait faire un récit d'aventures à la Tintin avant même d'avoir lu Hergé. Il a donc retenu la seconde option. Dans son Tintin, le générique en images animées prépare le passage d'une écriture en deux dimensions à une autre, en 3D. La première scène montre ensuite un portraitiste qui trace le visage de Tintin, avec en arrière-fond une galerie de portraits qui sont les oeuvres même d'Hergé. On comprend que ce dessinateur est l'image d'Hergé. Certains disent aussi que Rackham le Rouge ressemble à Spielberg, ce qui suggère une transposition de leur rivalité, où Spielberg serait comme un pirate s'emparant du trésor d'un autre. Hypothèse ingénieuse !



Pourtant, le procédé de motion capture, qui applique à des personnages animés les mouvements d'acteurs réels, semble aux antipodes du dessin d'Hergé, fait d'à-plats de couleur et d'un trait noir défini comme la «ligne claire».



B.P. : Oui, contrairement aux dessins d'Hergé, l'image de Spielberg montre une abondance de détails et une texture hyperréaliste. Et, pourtant, même si l'image change de nature, le réalisateur se soucie du style d'Hergé. Il a compris que ni le film avec comédiens ni le dessin animé ne pouvaient restituer la grande simplicité graphique et le fort «effet de vérité» propres aux albums. Le monde d'Hergé n'est pas un univers de cartoon : malgré un code simplifié, les navires, les avions, les scènes de marché donnent au lecteur l'impression d'être vrais. Pour rendre la force de ce trait, il ne suffit pas de mettre les cases en mouvement. C'est pourquoi Spielberg a eu le souci de retrouver, dans une image compliquée, des vecteurs de simplicité.



La narration du film croise deux albums - le Crabe aux pinces d'or et le Secret de la Licorne - en empruntant quelques péripéties à d'autres. Cela impose des effets narratifs assez virtuoses...



B.P. : Tout à fait. Pour commencer, Spielberg isole le Secret de la Licorne et le Trésor de Rackham le Rouge, qui sont au centre de l'oeuvre d'Hergé. Ces albums ont été dessinés en 1942-1943, à un moment où les sujets d'actualité étaient interdits à Hergé, de sorte qu'il imagine des récits d'évasion emblématiques. Il m'a d'ailleurs confié, dans un entretien réalisé en 1977, que c'est dans le Secret de la Licorne qu'il avait commencé à construire ses scénarios et à ne plus fonctionner comme un feuilletoniste. C'est un album très élaboré, qu'il ne pouvait pas mener page après page, de surprise en explosion. Il fallait l'organiser. Les trois parchemins qui sont au coeur de l'intrigue sont donc des métaphores pour les trois fils narratifs du récit : l'histoire du pickpocket poursuivi par les Dupond-Dupont, l'histoire de la quête des modèles réduits par Tintin, et celle de l'ancêtre du capitaine Haddock. Ces trois fils devront être reliés - car «c'est de la lumière que viendra la lumière», message crypté qui est presque une définition de la «ligne claire» que suit Hergé dans la narration... Mais Spielberg et ses scénaristes ont choisi une autre voie. Ils empruntent habilement, dans le Crabe aux pinces d'or dessiné par Hergé en 1940 et 1941 autour d'une banale histoire de trafic, le récit d'une amitié improbable entre un vieux marin ravagé par l'alcool (le capitaine Haddock) et le jeune homme pur et intrépide qu'est Tintin. La réussite de ce parti pris est double : d'une part, Spielberg ménage des surprises même à ceux qui connaissent l'histoire ; et, d'autre part, il mêle si bien les emprunts et les innovations qu'on finit par ne plus vouloir les démêler. Spielberg a puisé dans les albums toute une série de petits modules, qu'il combine de manière originale. Comme celle d'Hitchcock, l'imagination d'Hergé procède à coups de petites cellules, éminemment visuelles, et Spielberg en a tiré un bon parti.



Du coup, cet assemblage raconte-t-il une nouvelle histoire ?



B.P. : Spielberg donne une nouvelle dimension à la rencontre entre Tintin et Haddock : le jeune reporter rencontre un personnage avec lequel il va former un duo, et Haddock se retrouve lui-même dans une quête quasi psychanalytique à travers son ancêtre. Une fois guéri des excès de son alcoolisme, le capitaine va pouvoir réendosser l'habit familial souillé. En un seul film, Spielberg parvient à poser le personnage de Tintin, à développer la rencontre avec Haddock et à former le tandem. Et Haddock, une fois transformé, reste un personnage plein d'aspérités, assez loin d'un film familial classique. C'est pourquoi celui-ci va en retour transformer Tintin. L'univers d'Hergé n'est pas aseptisé : il est souvent étrange, nocturne...



Pensez-vous qu'Hergé aurait apprécié le film ?



B.P. : Ce qui est sûr, c'est qu'en s'intéressant à un personnage peu connu aux Etats-Unis Spielberg fait un cadeau à Hergé, dont l'oeuvre est en partie coupée des nouvelles générations. Ce pari-là est très réussi. On peut certes parfois reprocher à Spielberg de confondre l'action et l'agitation : il a besoin de finir sur un feu d'artifice qui en définitive ne raconte pas grand-chose. Mais il y a aussi dans le film un morceau de bravoure connu que tous les lecteurs d'Hergé sauront apprécier. Comment traiter le récit, par le capitaine Haddock, des exploits de son ancêtre ? Ce passage semble concentrer tout l'art de la bande dessinée. Spielberg en fait autre chose : il déplace cette scène d'intérieur dans le désert, parce qu'il faut au film un cadre plus large. Puis le vide du désert va s'animer, se peupler de bateaux... Et la mise en scène de Spielberg montre les affinités entre le mirage et la mémoire. C'est encore une très belle idée.

http://www.marianne2.fr/Benoit-Peeters-specialiste-de-Tintin-Spielberg-fait-un-cadeau-a-Herge_a211798.html

samedi 29 octobre 2011

ROBERT LAMOUREUX 1920-2011

Le chansonnier et auteur Robert Lamoureux est décédé à l'âge de 91 ans. Grand nom du cabaret de l'après-guerre, il est entré dans le cœur de chaque Français grâce au film «Mais où est donc passée la septième compagnie», énorme succès cinématographique des années 1970.



s'il trouvait sa place dans le cabaret avec des monologues cocasses dans les années 50 comme La Chasse au canard, celui-ci tentait parallèlement de se faire un nom en tant qu'acteur de cinéma. Chose faite avec Les aventures d'Arsène Lupin, film dans lequel il joue en 1957. Mais ce n'est qu'à partir des années 70 que le 7e art le lui rend bien avec ce qui deviendra sa porte d'entrée dans la légende du cinéma français : les aventures de la Septième compagnie. Les soldats français, adeptes du système D durant la débâcle de 1940, lui feront ainsi connaître la consécration. Comédien, nommé trois fois aux Molière, il poursuit alors sa trilogie. Le premier volet Mais où est donc passé la septième compagnie ? atteindra à lui seul 4 millions d'entrées en 1973. Parallèlement, le réalisateur poursuivra son talent avec d'autres œuvres cinématographiques telles que Impossible... pas français en 1974 et Opération Lady Marlène en 1975

TINTIN, RETOUR SUR LE FILM DE L'ANNEE



Vu hier soir au cinéma, y'a pas à dire, c'est bluffant !

lu sur le net :
http://www.lexpress.fr/culture/cinema/les-aventures-de-tintin-le-secret-de-la-licorne-steven-spielberg-petre-jackson-sur-le-tournage_1045845.html





Deux des plus grands réalisateurs contemporains associés pour donner vie à un personnage de légende. En janvier 2011, alors que Tintin n'était qu'en montage, Studio Ciné Live pénétrait dans les coulisses de ce qui s'annonçait comme le film le plus attendu de l'année. Rencontre avec Steven Spielberg et Peter Jackson.

Avril 2008 à Los Angeles. Steven Spielberg donnait une interview à Ciné Liveà l'occasion du quatrième épisode d'Indiana Jones. Ce qu'il nous a confié le jour de cette rencontre, c'est qu'il venait de terminer les premières prises de vues de Tintin.

Deux ans et demi plus tard, le film est toujours en postproduction, images de synthèse obligent. Avant d'être à coup sûr l'événement de 2011. "Cela fait plus de vingt ans que j'avais ce projet, nous expliquait à l'époque le réalisateur. J'ai connu l'existence de Tintingrâce à la critique d'un journaliste sur Les aventuriers de l'Arche perduequi comparait Indiana Jones à Tintin. Ni George ni moi ne savions qui c'était. Je me suis renseigné sur ce personnage, j'ai lu la collection. Je suis entré en contact avec Hergé en 1983, nous devions nous rencontrer mais il est mort subitement quelques jours avant. C'était il y a presque trente ans..."

Tintin n'est pourtant pas un inconnu ! Deux cents millions d'albums vendus (soit le double du Seigneur des anneaux), des traductions dans cinquante langues, des tintinophiles comme le dalaï-lama ou Andy Warhol qui ont toujours été fascinés par le style d'Hergé. Et si l'on ajoute à cela que Steven Spielberg va se frotter pour la première fois à de nouveaux jouets (motion capture, 3D), qu'il collabore pour la première fois avec l'un des cinéastes qui se rapproche le plus de lui, Tintinn'est plus vraiment le film d'aventure typique qu'il pourrait presque réaliser les yeux fermés mais bien l'un des plus grands challenges de sa carrière.

Depuis qu'il a signé, il y a presque trente ans, l'achat des droits de Tintinà Hergé (qui le considérait comme le seul metteur en scène capable de pouvoir transposer son personnage au cinéma), Spielberg n'a cessé de travailler sur cette adaptation, multipliant les auteurs (Melissa Mathison, la scénariste de Tintin, aurait même écrit une histoire où Tintin combattait des chasseurs d'ivoire) et les coproducteurs, sans qu'un film puisse jamais voir le jour. "Je n'ai simplement jamais eu le scénario dont Hergé aurait pu être fier", expliquait-il. En 2007, le scénariste de la série Docteur Who, Steven Moffat, est officiellement mandaté pour écrire deux films, dont l'un adapté de l'album Le secret de la Licorne, où Tintin recherche le trésor de Rackham le Rouge. Mais il se retire pour travailler sur sa série et Spielberg se tourne alors vers deux auteurs comiques et fans de Tintin, Edgar Wright et Joe Cornish. Avec pour mission d'adapter le monde si foisonnant d'Hergé. "Peter comme moi voulions travailler avec des auteurs anglais. Ils connaissent le personnage par coeur, ils ont grandi avec !"





L'énigme Tintin

Pourtant, le héros à la houppette demeure une véritable énigme. Hergé ne lui a jamais donné de passé, de nom de famille, ni même d'âge précis et de traits précis de personnalité. Dans le même temps, l'homme est intrépide (On a marché sur la lune lui fera accomplir cet exploit seize ans avant Neil Armstrong !), il est fort, doué et gentil mais simplement humain. Pour faire court, Tintin est la quintessence du personnage des films de Spielberg. "Il a quelque chose d'un boy-scout, continue le réalisateur, lui-même scout dans sa jeunesse. Il est à la fois le lecteur et l'auteur du livre de ses aventures." Pour incarner Tintin, Spielberg a choisi Jamie Bell (découvert dans Billy Elliott), qu'il avait à l'esprit depuis très longtemps pour jouer le rôle. La collaboration entre le jeune acteur et Peter Jackson sur King Kong a fini de convaincre tout le monde. L'autre élément essentiel dans l'esprit des fans de Tintin est de savoir comment Spielberg et Jackson allaient traduire à l'écran la relation complexe que Tintin entretient avec le capitaine Haddock. Si, dans la bande dessinée, leur rencontre se déroule dans l'album Le crabe aux pinces d'or, il a été transposé dans Le secret de la Licorne pour les besoins du scénario (qui s'appuie également sur un troisième album, Le trésor de Rackam le Rouge).

Cette relation amicale entre un jeune boy-scout et un marin râleur et porté sur la bouteille semble venir en droite ligne de la grande tradition des duos mal assortis, source de comédie. Même si, pour Peter Jackson, "Haddock est sûrement la dernière personne avec qui on voudrait partir à l'aventure", Jamie Bell considère que le personnage est plus compliqué qu'il n'y paraît : "Tintin et lui sont deux hommes émotionnellement instables qui vont apprendre l'un de l'autre." Le rôle du marin bougon est revenu à Andy Serkis, devenu en quelque sorte le Laurence Olivier de la performance capture après ses "rôles" de Gollum dans Le seigneur des anneaux et de King Kong. Mais, contrairement à ce que l'on pourrait penser, ce n'est pas Peter Jackson qui a imposé Serkis dans le projet mais bien Spielberg qui a eu cette idée. "Andy a cette capacité de jouer un personnage à travers tous les muscles de son corps, explique-t-il. C'est un acteur brillant qui sait entraîner un personnage dans le burlesque mais sans jamais trop en faire. Il a eu le courage d'emmener le capitaine Haddock aussi loin que nous le souhaitions."

Si Tintin a longtemps été envisagé comme un film traditionnel, c'est Peter Jackson qui a apporté l'idée d'en faire un film de performance capture, levant ainsi tous les verrous qui bloquaient le projet. L'une des raisons principales à l'impossibilité de Spielberg de lancer la production d'un Tintin a toujours été la limite liée au cinéma traditionnel pour rendre à l'image la richesse de l'univers d'Hergé. Voir un acteur en pantalon de golf traverser la planète et défier la gravité aurait sûrement eu un relent d'inachevé, comme l'avait pu être en son temps le Popeye, de Robert Altman. "En prises de vues traditionnelles, nous aurions dû prendre des acteurs jouant à Tintin ou à Haddock, précise Peter Jackson. Des acteurs ressemblant aux personnages mais pas forcément à ce qu'Hergé avait dessiné et imaginé. Les images de synthèse nous permettent de recréer l'univers de Tintin, de conserver les décors et les visages parfois caricaturaux. Bref, garder le dessin original d'Hergé, mais en en faisant un film qui s'approcherait le plus du cinéma traditionnel.

 

Un film à quatre mains

Le déclic (et l'amitié) entre Spielberg et Jackson a réellement commencé le jour où Spielberg, impressionné par ce que les studios Weta avaient fait du personnage de Gollum, est venu demander à Jackson de travailler sur un Milou en images de synthèse pour un film traditionnel. Quand, un jour, Jackson est arrivé dans les bureaux d'Amblin (la société de production de Spielberg) pour lui projeter les premiers tests de Milou, le père de E.T. a finalement compris à quel fan il avait affaire... "Peter avait mis le costume de Haddock et une grande barbe pour jouer devant l'écran avec le Milou animé. Peter est un très bon acteur, c'est pour cela qu'il fait souvent de la figuration dans ses films. Moi, je n'ai aucun talent et je n'aurais pas le courage de le faire. Lui, oui !" Et Jackson de continuer : "J'ai cette étrange prémonition que ces images finiront un jour dans un quelconque bonus sur le DVD du film !"

Depuis longtemps, Steven Spielberg a travaillé aux côtés de grands metteurs en scène. Sa collaboration avec George Lucas est même le ciment du cinéma populaire contemporain. "Avec George, nous avons souvent eu des idées différentes mais nous avons toujours gardé le meilleur de chacun car nous étions amis longtemps avant de commencer à travailler ensemble. Avec Peter, c'est venu immédiatement. Nous avons commencé à travailler, sans même penser un seul instant à l'ego d'un metteur en scène qui en rencontre un autre. Si je sais aujourd'hui quel est l'apport de chacun de nous dans Tintin, je suis incapable de me souvenir qui a réellement fait quoi." Dès que le projet Tintin a été remis sur les rails dans sa forme définitive, Spielberg a proposé que trois films soient faits, l'un par lui-même, le second par Peter Jackson et le troisième par Robert Zemeckis (qui a finalement renoncé après avoir signé un contrat d'exclusivité avec Disney). En tant que coscénariste, Peter Jackson est venu sur la première semaine de tournage en performance capture. Puis ensuite, il nous rejoignait via internet, tôt le matin, pour suggérer quelques modifications dans le scénario. Si je suis le réalisateur du film, je pense qu'en terme d'histoire, d'animation, de décors et, plus généralement en terme de contenu, ce sera un film fait à quatre mains", note Spielberg.

À un peu moins d'un an maintenant de la sortie, les studios Weta sont dans le coeur de l'animation ("Nous devons avoir deux minutes de film terminées", précise Jackson). Si le succès est au rendez-vous en octobre prochain, le second tome sera mis en chantier, avec cette fois Peter Jackson à la réalisation et Spielberg en tant que producteur. Le réalisateur a déjà dégagé cinq ou six semaines dans la production du Hobbit pour tourner ce second épisode. En revanche, il va falloir s'arrêter sur l'histoire qu'il souhaite porter à l'écran. "Les sept boules de cristal est un de mes albums préférés, explique Peter Jackson, donc ce serait logique que nous travaillions là-dessus. Mais j'aime aussi énormément Le sceptre d'Ottokar ou L'affaire Tournesol. Je pense que ce sont les bases d'un excellent thriller baigné par les affres politiques des Balkans et les agents secrets. Les deux albums sur la Lune seraient aussi parfaits, mais davantage pour un troisième ou un quatrième film si nous pouvons aller jusque-là. Pour l'heure, j'ai envie de garder l'atmosphère originelle de Tintin."

Si, pour les Européens d'un certain âge, Tintin est synonyme des meilleurs moments de l'enfance, il ne représente absolument rien pour les Américains. Si, en Europe, quatre foyers francophones sur dix possèdent au moins un album de Tintin, s'il se vend 600 000 exemplaires de Tintin chaque année en Chine, le personnage demeure presque inconnu du public américain. "Beaucoup de gens pensent que le film sera difficile à promouvoir mais je ne vois aucune différence avec le marketing d'un Pixar, note Peter Jackson. Chaque nouveau film de Pixar est une histoire originale, avec des personnages inconnus. Présenter Tintin comme un célèbre personnage de bande dessinée ne nous sera d'aucune aide aux États-Unis. Le marketing devra être à la hauteur. Et le film aussi." "Nous devrons trouver notre public et j'espère que ce sera le cas, renchérit Steven Spielberg. Il est quand même plus excitant de travailler sur quelque chose de jamais vu plutôt que sur un sujet qui vous assure un premier week-end d'exploitation triomphal. C'est sûrement plus dangereux... mais autrement plus jouissif !"


http://www.lexpress.fr/culture/cinema/les-aventures-de-tintin-le-secret-de-la-licorne-steven-spielberg-petre-jackson-sur-le-tournage_1045845.html
























vendredi 28 octobre 2011

AXEL FOLEY PERE & FILS ?


Dans une interview qu'il a accordée à Rolling Stone, Eddie Murphy a finalement déclaré qu'il n'y aurait pas de Flic de Beverly Hills 4, mais l'acteur a d'autres idées en tête :

« Le film ne se fera pas. Aucun des scénarios n'était bon. ils sonnaient tous faux. Ce que j'essaie de faire maintenant, c'est de produire une série TV qui mettra en scène le fils d'Axel Foley, tandis qu'Axel est devenu le chef de la police de Détroit. Je jouerai dans le pilote, et me montrerai une fois de temps en temps à l'écran. »

STEVEN SPIELBERG A PROPOS D' INDY IV


« Je suis très content du film. Je l'ai toujours été... J'ai de l'empathie pour les gens qui n'ont pas aimé le McGuffin, parce que je ne l'ai jamais aimé non plus. George et moi avons eu de grosses disputes à ce sujet. Je ne voulais pas que ces créatures soient des extra-terrestres ou êtres créatures inter-dimensionnels. Mais je suis loyal envers mon meilleur ami. Quand il écrit une histoire en laquelle il croit – même si je n'y crois pas – je filme le film comme George le veut. J'y ajoute ma patte, y apporte mon casting, le met en scène à ma manière, mais je me soumettrai toujours à George comme conteur des Indiana Jones. Je ne le combattrai jamais là-dessus. »

« Ce qui a vraiment rendu les gens dingues, c'est Indy entrant dans un réfrigérateur avant d'être projeté dans le ciel par une explosion atomique. C'est ma faute. Pas celle de George. Cette idée stupide était de moi. Les gens ont arrêté de dire « Jump the shark ! » à présent ils disent « Nuke the fridge ! ». J'en suis fier. Je suis content d'avoir apporté ça à la culture populaire. »

source
ECRAN LARGE

jeudi 27 octobre 2011

JACK NICHOLSON : 12 films, 12 photos

12 photos pour 12 films avec Jack Nicholson. extrait de PREMIERE - Juillet 1991

banlieue rouge


Banlieue 13 était déjà un banal mais sympathique remake de NEW YORK 1997 de Carpenter, mais voilà qu'un remake de B13 pointe son nez...  ( ça se dit Re.remake ??) du côté de l'Amerique ! Tout se recycle mais  peut on espérer quelque chose de ce film ?

L'acteur de Fast and furious jouera dans le remake américain de Banlieue 13 produit par Luc Besson.

Le beau gosse de la saga Fast and Furious, Paul Walker, pourrait jouer dans le remake américain de Banlieue 13, selon Deadline. Si le nom du réalisateur, issu de l'écurie Besson, est pour l'instant tenu secret, quelques éléments ont pourtant été divulgués comme le titre "énigmatique" deBrick Mansions, la présence de David Belle (l'inventeur du sport d'obstacle urbain, le Parkour), déjà héros de la première version de Banlieue 13, et celle de Paul Walker, en négociation pour le rôle de l'associé de Belle.

Dans Brick Mansions, Walker devrait camper un détective privé à la recherche d'une arme de destruction massive au coeur d'un ghetto tombé aux mains d'une bande de dealers. Il devra alors s'adjoindre les services d'un certain Lino (David Belle) pour le moins réfractaire à toute forme d'autorité.

Il est probable que Walker va tentera de faire passer le tournage de Brick Mansions avant de reprendre le volant de Fast and Furious 6.

http://www.lexpress.fr/culture/cinema/paul-walker-luc-besson-david-belle-reunis-dans-brick-mansions-alias-district-13_1045247.html

mercredi 26 octobre 2011

GERARD LANVIN : séance photos (PREMIERE_1983)

voici quelques photos de Gérard Lanvin piochées dans le mag PREMIERE daté de Février 1983.



 

mardi 25 octobre 2011

DIRTY HARRY


Warner se prend pour Disney ? Que faire quand la saga (de Warner) la plus lucrative des 10 dernières années touche à sa fin ? Comment s'en mettre encore plein les "fouilles"?

Je ne suis pas divin, mais je m'attendais déjà à des versions longues inédites (edition ultimate de la mort qui tue !!!)  mais cette info sur le net me laisse dubitatif comme disait Pierre Desproges...

Evanesco ! C’est le sort utilisé par la Warner pour faire disparaître les DVD et blu-ray d’Harry Potter des boutiques, après le 29 décembre.

Retenez bien cette date : à partir du 29 décembre, vous avez intérêt à mettre vos DVD et blu-ray de la saga Harry Potter sous clef, ils risquent de devenir un objet de convoitise. Le site Deadline nous apprend que la Warner prévoit le retrait des DVD et des blu-ray de la saga Harry Potter des boutiques. Le dernier volet, Harry Potter et les reliques de la mort 2è partie, dispo le 16 novembre en France est aussi concerné, tout comme l’intégrale des 8 volets.



Après le 29 décembre vous n’aurez donc plus possibilité d’acheter un DVD ou un blu-ray de la saga Harry Potter. La raison ? Créer le manque. Rien que ca ! Histoire de créer l'hystérie pour les futures remises en avant de la saga. Une méthode qui n’est pas sans rappeler celle de Disney concernant ses classiques comme La belle et la bête ou encore Le roi lion.

La Warner assure que la VOD proposera tout de même en catalogue des films de la saga.


Maintenant, l'apocalypse



Deux ans après l'immense succès d'Apocalypse, la 2e Guerre mondiale (17 millions de téléspectateurs en moyenne), Isabelle Clarke et Daniel Costelle se lancent, toujours sur France 2, dans le récit de la « résis­tible ascension » de Hitler, comme dirait Brecht. Deux films documentaires de 54 minutes (La Menace, suivi du Führer), diffusés ce soir l'un après l'autre, qui s'inscrivent dans la continuité d'Apocalypse, la 2e Guerre mondiale dans les méthodes de travail comme dans le traitement.


 
Douze « recherchistes » internationaux (français, allemands, anglo-saxons, tchèque et italien) ont collecté des images d'époque, dont 30 % d'inédites, des photos et des journaux pendant un an dans une centaine de cinémathèques et de fonds privés du monde entier. Comme pour le premier volet, les réalisateurs ont voulu restituer aux images d'archives leurs couleurs d'origine.

« Le noir et blanc reste une amputation de l'image originelle, estime Daniel Costelle. Nous avons à l'heure actuelle les moyens techniques et scientifiques pour analyser une image noir et blanc et retrouver les couleurs présentes au moment de la prise de vue. » De même les documents ont-ils été resonorisés.

Les nombreuses archives inédites comme les films tournés par la maîtresse de Hitler, Eva Braun, donnent une vision du chef nazi différente ; on découvre - et l'impression est parfois dérangeante - un Hitler plus « humain » que celui que l'on voit habituellement, silhouette lointaine vociférant.



Surtout, on commence l'histoire du monstre bien avant 1934, à sa naissance en 1889 dans la bourgade autrichienne de Braunau am Inn, d'un agent des douanes et de sa jeune cousine. On a un aperçu de ses jeunes années qui forgent son caractère et son ambition politique.

L'idée étant de répondre à la question qui hantait Clarke et Costelle après le premier volet d'Apocalypse : « Comment cet Autrichien venu de nulle part a-t-il réussi à conquérir l'Allemagne ? Sur quel terreau a-t-il semé la haine et la violence ? » Parmi les explications, les auteurs d'Apocalypse retiennent la crise économique qui frappe une Allemagne à genoux et qui, selon eux, n'est pas sans rappeler celle que traverse l'Europe aujourd'hui. Ils mettent aussi en exergue les talents de communicant et de propagandiste de Hitler et de ses sbires.

Étonnantes images que celles de la campagne électorale où l'on voit le futur dictateur, coiffé d'un casque en cuir, sillonner le pays en avion - une première en Europe - à la rencontre de ses électeurs. Effrayantes vues de ces retraites aux flambeaux avec les SS et les SA devant des foules fanatiques.

Tout cela est passionnant, à l'exception des commentaires incessants de Mathieu Kassovitz et du ton parfois inutilement mélodramatique (on sait toute l'horreur de l'époque). D'autres volets d'Apocalypse sont en préparation pour France 2. Isabelle Clarke et Daniel Costelle vont remonter le temps pour raconter la Première Guerre mondiale (diffusion prévue en 2014) et la guerre froide.

TINTIN : IL ETAIT UNE FOIS EN AMERIQUE


extrait du Monde.fr par les auteurs Samuel Blumenfeld et Frédéric Potet



Même s'il foule le sol du Nouveau Monde dès 1931 pour le deuxième volet de ses aventures, Tintin en Amérique, le héros créé par Hergé (1907-1983) cherche encore sa place aux Etats-Unis. L'adaptation au cinéma du Secret de la Licorne par Steven Spielberg, le réalisateur qui a accumulé le plus grand nombre de succès de l'histoire d'Hollywood, vise à asseoir le statut du reporter du Petit Vingtième, dont les aventures restent confidentielles outre-Atlantique.

Le Secret de la Licorne sort entre le 26 et le 28 octobre en Europe, mais il n'apparaîtra sur les écrans américains que le 21 décembre, fait rarissime obéissant à une stratégie. Il s'agit de capitaliser sur le succès prévisible du film sur le Vieux Continent, afin de propager un bouche-à-oreille susceptible de gagner un pays où Spielberg est tout, et Tintin presque rien.



Les albums d'Hergé ont beau avoir été traduits dès 1960 aux Etats-Unis, ils n'y ont rencontré qu'un accueil mitigé. "Sorti du public spécialisé, les Américains ne savent pas qui il est", assure Simon Casterman, chargé de l'univers Tintin chez l'éditeur familial. Les chiffres restent édifiants. Il se vend certes 200 000 albums de Tintin chaque année aux Etats-Unis, mais c'est cinq fois moins qu'en France. Depuis 1929, les ventes cumulées montent à 220 millions d'exemplaires dans le monde, dont 4 millions aux Etats-Unis et... 120 millions en France.



Trouver une place dans un pays où l'industrie graphique est dominée par les comics et ses superhéros n'est pas simple. "Hergé a pourtant inspiré les auteurs américains, s'étonne Joe Cornish, coscénariste du film Le Secret de la Licorne avec Steven Moffat et Edgar Wright. Mais il a écrit ses livres sur une très longue période, ce qui est assez unique. Les comics américains sont axés sur les superhéros, souvent dans un univers idéalisé sans contexte historique. En revanche, Tintin traverse l'histoire du XXe siècle, en particulier celle de l'Europe."



Little, Brown and Company, l'éditeur de Tintin aux Etats-Unis, a tenté de contourner la spécificité d'un personnage européen en proposant, à côté des albums reproduits dans leur apparence traditionnelle, une collection grand public de plus petite taille (A5 : 14,8 × 21 cm), proche des fascicules des comics, et regroupant les histoires de Tintin par trois. Profitant de la sortie du film, le même éditeur vient de lancer une autre formule : la réédition de dix albums des aventures de Tintin, toujours en format A5, mais avec des couvertures qui ne sont pas celles que nous connaissons. Jugées trop sophistiquées, celles-ci ont été remplacées par des vignettes grossies tirées des albums et mettant en scène un Tintin "en action".



Dès la fin des années 1940, Hergé comprend que le seul moyen de pénétrer le marché américain est de passer par Hollywood. Il écrit à Walt Disney dans le but de voir le héros à la houppe poursuivre ses aventures sur grand écran : "Je sais (...) que les aventures de Tintin et de ses compagnons se déroulent sur un plan réaliste, tandis que vos personnages évoluent en général - délicieusement d'ailleurs - dans un monde féerique ou poétique. Je me demande si ce n'est pas précisément à cause de cela qu'il y aurait moyen de tirer parti de ces différences." Hergé glisse sept albums dans son colis, qui lui reviennent par courrier deux mois plus tard...



Le père de Tintin ne se fait d'ailleurs aucune illusion sur le traitement infligé à son héros par les producteurs hollywoodiens. A la fin des années 1950, Hergé et le studio d'animation Belvision, une structure créée au sein des Editions du Lombard afin de donner vie aux personnages maison (Bob et Bobette, Chlorophylle, Dan Cooper...), se tournent vers l'Amérique. Le producteur Larry Harmon, fort du succès de Bozo le clown, est contacté. Avant même que ne soient tournées les premières images, Hergé le met en garde dans une lettre : "Je vous demande, my dear Larry, de ne pas réduire mes personnages à des schémas (...) et ne pas réduire leurs aventures à une suite de gags mécaniques ; elles devraient rester des aventures humaines. Si vous m'écoutez, le tempo de vos films Tintin sera moins heurté, plus paisible, même "lent" pour des Américains."



Michel Greg (qui n'a pas encore créé Achille Talon) est alors chargé par Hergé d'une mission délicate : tempérer les ardeurs des producteurs américains et veiller à ce que les personnages ne soient pas dénaturés. Les éléments de base de l'univers de Tintin s'en trouvent pourtant édulcorés, comme le rappelle le journaliste et écrivain Philippe Lombard dans Tintin, Hergé et le cinéma (Democratic Books, 200 p., 16,95 €) : l'alcoolisme du capitaine Haddock, la surdité de Tournesol, le trafic d'opium du Crabe aux pinces d'or (remplacé par des diamants)... Les scènes d'action et de bagarre, en revanche, sont légion. Tout comme les éclats de rire des personnages à la fin de chaque épisode, tirant le héros d'Hergé vers l'univers du cartoon.



Avec le recul, l'intérêt manifesté dès le début des années 1980 par Spielberg pour Hergé et son personnage apparaît comme un formidable retournement du destin après le dédain affiché par Walt Disney. Hergé admire Spielberg, le considère comme un génie. "L'idée de faire un film avec Spielberg sonne pour lui comme une revanche sur ce rendez-vous raté avec Disney", estime Benoît Peeters, auteur d'Hergé, fils de Tintin (Flammarion, 2002).



Spielberg ne connaît pourtant pas grand-chose du héros en culottes de golf. Il en entend parler pour la première fois en découvrant des critiques européennes qui comparent Les Aventuriers de l'arche perdue (1981) aux exploits du héros de BD. Intrigué, Spielberg se fait expédier d'Europe la collection complète, qu'il dévore avec enthousiasme.



Las, l'aventure tourne court. Hergé meurt le 3 mars 1983, quatre mois après les contacts initiés par Kathleen Kennedy, l'associée du réalisateur. Un contrat est signé en février 1984, un scénario commence même à être écrit par Melissa Mathison, qui a écrit ET, mais le projet meurt à petit feu sous le poids d'un handicap majeur : le public américain ignore Tintin.



Comment la situation a-t-elle pu évoluer aussi favorablement et sceller, trente ans plus tard, l'union Hergé-Spielberg, "ce mariage béni des dieux", selon Steven Moffat ? Alors qu'aucun des différents projets Tintin apparus au fil des décennies - sous la houlette de Roman Polanski, de Jean-Pierre Jeunet, d'Alain Berberian ou de Jaco Van Dormael - n'aboutit, la révolution du numérique passe par là. La 3D et surtout l'apparition de la motion capture, employée entre autres par James Cameron pour Avatar et par Peter Jackson pour Le Seigneur des anneaux, par ailleurs producteur du Secret de la Licorne, changent la donne.



Cette technique, qui permet de capter les mouvements du corps afin de les renvoyer dans un univers virtuel, autorise justement le metteur en scène à combiner les possibilités d'un film d'animation tout en restant dans un univers réaliste. Hergé doit avoir cette idée en tête lorsque, déçu par les différentes transpositions de son personnage à l'écran - soit en prises de vues réelles avec Tintin et le mystère de la Toison d'or (1961) et Tintin et les oranges bleues (1964), soit en animation avec Le Temple du Soleil (1969) et Tintin et le lac aux requins (1972) -, il assure que l'adaptation idéale de ses livres au cinéma consiste à mettre en scène des comédiens portant les masques de ses personnages.



C'est par le serial que se fait le lien entre l'univers d'Hergé et celui de Spielberg. Cette forme cinématographique s'inspire du roman-feuilleton, popularisé en Europe par Fantômas (1913), de Louis Feuillade, et par le Dr Mabuse (1922), de Fritz Lang, avant de s'imposer aux Etats-Unis dans les années 1940. A Hollywood, ces films à petit budget, découpés en épisodes d'une vingtaine de minutes, pouvant atteindre douze heures au total, privilégient l'accumulation et l'extravagance des rebondissements. Les Aventuriers de l'arche perdue, hommage à ce cinéma, reprend en partie, plan par plan, des épisodes des Trois Diables rouges ou de G. Men contre Dragon noir, de William Witney.



Un autre élément joue en faveur d'une adaptation américaine de Tintin. "C'est un personnage sans passé, sans famille. Il n'y a pas d'arrière-plan, l'action se confond alors avec lui, et c'est un atout de taille pour écrire un film grand public", confie Joe Cornish.



Steven Spielberg adapte avec Le Secret de la Licorne l'un des albums d'Hergé qui correspondent le plus à l'univers du serial. Il couple cette adaptation avec celle du Crabe aux pinces d'or, épisode où Tintin rencontre Haddock, "un point de passage obligé pour Spielberg et Peter Jackson", selon Steven Moffat. Le Secret de la Licorne, le film, devient du coup autant une oeuvre de Spielberg que d'Hergé. C'est la logique même, s'agissant d'une adaptation, et Hergé souhaitait ardemment que Spielberg s'empare de son univers à sa guise. Sauf que voilà : les aventures du reporter, y compris dans le diptyque Le Secret de la Licorne/Le Trésor de Rackham le rouge, se trouvent en contradiction avec la grammaire du serial. Pas de rebondissements en cascade chez Hergé ni de "cliffhanger", cet artifice scénaristique visant à maintenir le suspense.



Tintin reste certes journaliste dans le long-métrage, mais il se métamorphose en héros d'action. Si la fidélité à l'univers visuel d'Hergé est incontestable, le film se plie aux principes du serial, multipliant les péripéties, pour faire de Tintin un personnage toujours plus physique. Dans ses moments les plus débridés, le film Le Secret de la Licorne reproduit d'ailleurs des passages entiers des Aventuriers de l'arche perdue et d'Indiana Jones et la dernière croisade, comme cette poursuite en tank ou cette scène montrant Tintin manquant de se faire trancher la tête par l'hélice d'un avion.



Quant à la ville marocaine reconstituée dans la bande dessinée - ville marquée par la colonisation française dont Hergé, en homme de son temps, se fait le chantre -, elle devient ici une cité des Mille et Une Nuits, sans colonisation, très proche de la cité égyptienne où se déroule une partie des Aventuriers de l'arche perdue. L'arrière-plan historique de l'univers d'Hergé passe à la trappe. Tintin se pose en reporter et s'affirme en superhéros. Le prix consenti pour que, de terra incognita, l'Amérique devienne pour lui une terre promise.



Samuel Blumenfeld et Frédéric Potet

lundi 24 octobre 2011

dimanche 23 octobre 2011

GAD THE PARTY

Gad Elmaleh tourne avec Spielberg et donne la réplique à Al Pacino... mais comment est ce possible ? Quel est son secret ? Spielberg l'a t'il vu dans COCO ?

 Dans un précédent post j'avais comparé Gad Elmaleh à David Guetta, il est au cinéma français ce que David est à la musique !

Aujourdhui, je dirai qu'il est un peu comme Peter Sellers dans The Party, on se demande ce qu'il fait là ?

Il n'a rien d'un acteur exceptionnel, je préfère plutôt parler de comédien (tout le monde peut être "comédien"), ses sketchs ne sont pas non plus exceptionnels (juste quelques sourires pas de quoi pleurer de rire) ses films sont + que moyens (la doublure est une déception si on le compare aux précédents films de Francis Veber), Coco est une bouze, Chouchou est un des films les plus sur estimés des 10 dernières années, Alain Chabat ne sauve même pas le film. J'ai juste un coup de coeur pour "Hors de prix", Gad donne parfaitement la réplique à Audrey Tautou, un régal.
 Pour avoir le rôle dans le nouveau  Spielberg et jouer dans le même film qu' AL PACINO, son agent doit être exceptionnel !

OUVEA

La sortie du film de Mathieu Kassovitz "L'Ordre et la Morale" sur les événements d'Ouvéa est suspendue sine die après le désistement du distributeur local, ont annoncé le réalisateur, qui se dit "choqué" et son producteur, Nord-Ouest Films.

"L'unique exploitant de salles de cinéma en Nouvelle Calédonie ne souhaite plus à ce jour diffuser le film, estimant que celui-ci +attise les rancoeurs+ et +affaiblit les forces du consensus+", écrivent-ils dans un communiqué à l'AFP.

Le film devait sortir en salle à Nouméa le 16 novembre, comme partout en France, rappellent-ils.

Ils annoncent par conséquent "la décision de reporter" les avant-premières prévues à Ouvéa le 29 octobre et au centre Jean-Marie Tjiabou à Nouméa le 30 "afin de dédramatiser la situation et de résoudre intelligemment cette problématique".

"Nous ne comprenons pas une telle décision qui remet en cause la diffusion du film au sein de la population calédonienne dans son ensemble" poursuivent-il. "Le film n'a pas été fait dans un objectif polémique, nous nous sommes attachés à ne pas suivre un point de vue partisan mais au contraire à respecter la réalité et la douleur des parties en présence", insistent Mathieu Kassovitz - qui interprète également à l'écran le capitaine Philippe Legorjus, négociateur dépéché par le GIGN - et son producteur Christophe Rossignon.

Mathieu Kassovitz, qui se trouvait jeudi à Nantes pour y présenter son film, s'est déclaré "choqué" par ce rebondissement et a évoqué des "pressions politiques".

"On s'est battu dix ans pour faire ce film, personne n'a réussi à nous empêcher et tout à coup le dernier maillon de cette chaîne cède, c'est impossible... Ce serait très fort s'ils arrivaient à censurer un film au dernier moment", déclare-t-il, visiblement abattu, dans une vidéo en ligne sur le site du quotidien Presse-Océan. Sans préciser qui il vise.

"L'Ordre et la morale" relate les événements d'avril 1988 quand 30 gendarmes sont pris en otages par des indépendantistes kanaks et la médiation avortée du capitaine des gendarmes d'élite.

L'assaut donné par l'armée fera deux morts chez les militaires et 19 parmi les Kanaks, dont cinq au moins sont décédés après l'assaut.

Le scénario est inspiré par le récit du capitaine Legorjus dans "La Morale et l'action".

Son réalisateur et son producteur soulignent que "le film a été montré à de nombreux officiels kanak et caldoches, à de nombreuses personnalités politiques et coutumières locales, à des militaires, des gendarmes, aux familles des victimes", kanak et gendarmes.

"Tous reconnaissent le rôle que le film pourrait au contraire jouer dans le dialogue et le consensus entre les parties vers la réconciliation", assurent-ils: "Nous pensons que ce Film est utile et contribuera au devoir de mémoire", ajoutent-ils

source
morandini.com

vendredi 21 octobre 2011

jeudi 20 octobre 2011

TINTIN TELEPHONE MAISON

Belle affiche de Tintin trouvée sur le net, mais je pense que c'est plus un hommage à Spielberg crée par un "fanédit" qu'une affiche officielle voir un "Teaser" pour le prochain film Peter Jackson qui sort dans quelques jours.  

METROPOLIS, l'histoire d'un film culte



A l'occasion de l'exposition et de la rétrospective Metropolis à la Cinémathèque française, retour sur l'aventure d'un film unique, considéré comme le premier chef d'oeuvre de la science-fiction. http://www.lexpress.fr/

Après le succès de l'exposition Stanley Kubrick -100 000 visiteurs-, la Cinémathèque française consacre une série de rétrospectives et une exposition, depuis le 19 octobre, à ce qui est considéré aujourd'hui comme le premier chef d'oeuvre de la science-fiction. Cinq choses à savoir sur Metropolis de Fritz Lang.

Metropolis est boudé à sa sortie

"On se donne un mal fou avec un tas de gens intelligents pour faire le meilleur film possible et on se fait éreinter par la critique", confie Fritz Lang à L'Express le 6 juillet 1961. Et Metropolis ne fait pas exception. A sa sortie, le public et la critique apprécient, comme Bunuel, "la technique si parfaite" de Fritz Lang mais n'adhèrent pas à l'idéologie "rétrograde" du scénario de Thea von Harbou. "J'ai récemment vu le film le plus stupide", écrit ainsi H.G. Wells, l'auteur de La guerre des mondes, le 17 avril 1927 dans les colonnes du New York Times. Echec critique et commercial en Allemagne et ailleurs.

Avec ce film, Fritz Lang a ruiné le cinéma allemand

36 000 figurants, 310 jours et 60 nuits de tournage, 620 km de pellicule, Metropolis est un film hors norme. Avec cette superproduction, la Ufa, le plus grand consortium cinématographique européen des années 20, comptait rivaliser avec Hollywood. Tandis que le budget de Metropolis explose, les studios de Babelsberg se séparent de plus de 1000 employés, signent un accord avec la Paramount et la MGM, et sont finalement rachetés par le capitaine d'industrie Alfred Hugenberg en 1927. Bien qu'il s'en défende, Fritz Lang conservera, tout au long de sa carrière, la réputation de "l'homme qui a ruiné la Ufa". De quoi suciter la méfiance des producteurs hollywoodiens!

L'incroyable histoire d'une bobine

A la première du film à l'Ufa-Palast am Zoo de Berlin, le 10 janvier 1927, Metropolis durait plus de trois heures. Critiques désastreuses et second montage. Remonté, raccourci, amputé à maintes reprises, en 1984, lorsque Giorgio Moroder le colorise, il ne reste que 80 minutes de film. La Fondation Friedrich Wilhelm Murnau entreprend un long travail de reconstitution. En 2001, il semble acquis qu'une demi-heure du film est définitivement perdue. Rebondissement en 2008, une copie originale de Metropolis est retrouvée en Argentine. La version originale restaurée est présentée au festival de Berlin en 2010.

Le premier film inscrit au registre de l'Unesco

En effet, entretemps, le film a acquis son statut de chef d'oeuvre lors d'une ressortie à la fin de la Seconde guerre mondiale. La Fondation Murnau propose en 2001 que le négatif reconstitué et restauré de Metropolis soit inscrit au registre Mémoire du Monde de l'Unesco. L'Unesco reconnaît que la fiction de Fritz Lang est "devenue le symbole d'un modèle d'architecture cinématographique du futur". Un seul autre film de fiction aura cet honneur, Los Olivados de Luis Buñuel, en 2003.

L'affaire est entendue: Metropolis, inspiré par le futurisme et Aelita, un film de martiens russe, a influencé l'esthétique de la SF au cinéma. Le design de C-3PO dans Star wars, le commissariat de Blade Runner, les ouvriers dans The Wall, les voitures volantes du Cinquième élément, que de références à l'oeuvre de Fritz Lang. Ce que l'on sait moins en revanche, c'est que l'imagination du cinéaste d'origine autrichienne a pesé sur l'apparition d'une nouvelle technologie, le visiophone. Une séquence du film montre en effet une conversation téléphonique par écrans interposés.

Bonus: Des invités célèbres sur le plateau

Alfred Hitchcock part en Allemagne en 1924. Il travaille aux studios Babelsberg comme décorateur et scénariste. Dans ce cadre, le jeune Hitch assiste pour se perfectionner au tournage du Dernier des hommes de Murnau et à celui de Metropolis de Lang. S.M. Eisenstein vient également observer le travail du "Meister" (maitre), Fritz Lang. Curt Siodmak, journaliste au moment du tournage, se fait engager comme figurant pour y assister
source
http://www.lexpress.fr/culture/cinema/cinq-choses-a-savoir-sur-metropolis-de-fritz-lang_1015169.html?xtor=x



Plus de 80 ans après sa sortie, Metropolis, chef d'oeuvre muet du réalisateur Germano-Autrichien Fritz Lang (1890-1976), va enfin pouvoir être visionné dans sa version originale après la découverte d'une copie originale contenant la quasi-totalité des scènes manquantes, soit près de 25 minutes de pellicule.



En dépit de la mauvaise qualité des images retrouvées, il est donc désormais possible de compléter ce long-métrage réalisé en noir et blanc en intégrant les scènes manquantes.



Parmi elles, deux scènes sont particulièrement importantes pour la compréhension et la structure du film. L'une montre un taxi circulant dans la ville futuriste divisée en deux, où Freder Fredersen, le fils du dirigeant de la ville haute de Metropolis, tombe amoureux de Maria, une femme de la ville basse. L'autre présente une dispute entre deux personnages secondaires.


Metropolis (voir des extraits du film 1, 2 et 3) a été présenté pour la première fois en janvier 1927 à Berlin. Boudé à sa sortie par les critiques et le public, les représentants de la production américaine Paramount décident de couper quelques scènes du film allemand le plus cher jamais réalisé à l'époque afin de simplifier l'action. La version originale, projetée à Berlin jusqu'en mai 1927, a ensuite été considérée comme perdue pour toujours.



L'hebdomadaire allemand DieZeit a reconstitué le parcours de cette incroyable résurrection. Tout commence avec Adolfo Z. Wilson, responsable à Buenos Aires de la société de distribution Terra Film. En 1928, il fait l'acquisition de la version longue de Metropolis et l'envoie en Argentine afin de la montrer à l'écran. Peu de temps après, Manuel Peña Rodriguez, un critique de cinéma, met la main sur les bobines, les ajoutent à sa collection personnelle, puis, dans les années 60, les revend au Fond national artistique argentin où - encore aujourd'hui! - personne ne semble vraiment prendre conscience de la valeur de cette pellicule.


En 1992, une copie des bobines rejoint les collections du Musée du cinéma de Buenos Aires. Quand il y a un an, Paula Félix-Didier devient la conservateure de l'institution, son ex-mari, directeur du département cinéma du Musée des arts latino-américains, lui raconte une récente conversation avec le directeur d'un ciné club. L'homme se souvient avoir été surpris par la longueur du Metropolis projeté il y a des années. Une plongée dans les archives et voilà la version quasi-complète de Metropolis retrouvée.



Quasi-complète car il manque encore une courte séquence dans laquelle Freder Fredersen attend Maria dans une cathédrale où un moine prédit l'apocalypse.

source
http://www.lexpress.fr/culture/cinema/l-incroyable-redecouverte-de-metropolis_522756.html

LES PROJETS D'ADAPTATION DE TINTIN AU CINEMA


Depuis un demi-siècle, les projets d'adaptation de Tintin au cinéma n'ont pas manqué, en Europe comme aux États-Unis. Steven Spielberg aura lui-même patienté trois décennies avant de réaliser son rêve.  http://plus.lefigaro.fr/tag/steven-spielberg


Paris, été 1981. Steven Spielberg est en France pour assurer la promotion de son film Les Aventuriers de l'Arche perdue. Dans la bouche des journalistes qui l'interviewent revient à plusieurs reprises un nom qu'il ne connaît pas: Tintin. On lui parle de similitudes frappantes entre l'archéologue Indiana Jones et le reporter de Hergé. Sa curiosité piquée, il envoie son assistant lui acheter l'intégralité des albums de Tintin. Le soir même, dans sa chambre d'hôtel, Spielberg se plonge dans Les 7 Boules de cristal. C'est le coup de foudre. «J'ai dévoré tous les albums dans la foulée, se remémore le cinéaste. Sans lire le texte puisque je ne lis pas le français, mais en comprenant parfaitement l'histoire, ce qui prouve le génie de la narration visuelle que possédait Hergé.» Mais pour l'heure, il doit rentrer aux Etats-Unis préparer le tournage de son film suivant: une histoire d'amitié entre un jeune garçon et un petit extraterrestre à l'index lumineux. Le film est écrit par une amie, Melissa Mathison. Qui lui avoue adorer elle aussi Tintin, dont elle a découvert les albums en faisant du baby-sitting dans une famille française. Au début de l'été 1982, E.T. l'extraterrestre sort sur les écrans américains et devient immédiatement un phénomène du box-office. En Europe aussi.


Fin 1982, à Bruxelles, Alain Baran, le jeune et dynamique secrétaire particulier de Hergé, reçoit un appel des éditions Casterman, qui publient Tintin. Une certaine Kathleen Kennedy, productrice hollywoodienne et collaboratrice de Steven Spielberg, veut savoir si les droits d'adaptation de Tintin sont disponibles. Baran raconte: «Hergé était déjà très affaibli par sa leucémie, mais il a appris la nouvelle avec beaucoup d'enthousiasme. Il m'a dit tout de suite: "Il faut aller les voir." Comme il ne pouvait plus voyager et qu'il m'accordait toute sa confiance, je me suis retrouvé dans l'avion pour Los Angeles.» Baran débarque en janvier 1983 dans le petit préfabriqué qu'occupent Spielberg et ses collaborateurs au sein des studios Universal. Le contact fut particulièrement chaleureux, se souvient le secrétaire de Hergé: «Spielberg comme Kathleen Kennedy étaient très déterminés. Ils rêvaient de produire une trilogie dont Spielberg réaliserait le premier épisode avant de confier les deux suivants à d'autres réalisateurs, dont son ami François Truffaut. À l'issue de l'entretien, ils m'ont demandé de leur établir un document où figureraient les attentes de Hergé.» Retour à Bruxelles. Fin février, Hergé reçoit une lettre d'intention de la part de Spielberg. Un texte long et détaillé, au terme duquel on l'engage à renoncer au droit moral sur son œuvre, comme le veut la coutume hollywoodienne. Alain Baran, quoique conquis par Spielberg, est inquiet: Hergé n'a pas vraiment apprécié les adaptations en dessin animé du studio Belvision ni les deux films produits dans les années 60, Les Oranges bleues et Le Mystère de la Toison d'or. Or, comme le souligne Baran, «cette fois-ci, le danger est démultiplié, car ce n'est plus une production locale mais internationale, qui va notamment s'adresser à un public qui ne connaît pas Tintin».

 
Alain Baran fait part de son inquiétude à Hergé. Qui, contre toute attente, lui répond:«Spielberg est un créateur de génie, et moi-même, en tant que créateur, je ne supporterais pas qu'on vienne surveiller mon travail par-dessus mon épaule. Laissons-le donc faire son film. Il est possible que je ne retrouve pas mes personnages mais ce n'est pas grave, car Spielberg va y ajouter sa personnalité. L'essen tiel, pour moi, c'est d'aider les albums de Tintin à être diffusés encore plus largement.» Hergé choisit donc de faire confiance au talent de Spielberg, dont il admire notamment le premier long-métrage, Duel, qui racontait le périple d'un automobiliste traqué sans relâche par un camion fou. «Ce que Hergé appréciait beaucoup dans les films de Spielberg, se remémore Alain Baran,c'est ce qu'il appelait son "intensification de la narration". Par exemple, la fin de Duel,avec le camion qui n'en finit plus de chuter au ralenti, dans un mugissement de tôles froissées. Je me souviens même qu'il m'avait montré, en guise de comparaison, la chute d'un avion dans l'un des dessins animés Tintin et qu'il m'avait dit: "Regarde, ça dure à peine une seconde, l'effet est complètement raté, il n'y a aucune intensité."»

Hergé et Spielberg finissent par se parler au téléphone et le premier invite le second à Bruxelles pour la fin mars. La rencontre n'aura jamais lieu: le 3 mars 1983, Hergé meurt. Il avait 76 ans. Mais Spielberg, toujours motivé, maintient la date de sa venue en Belgique. Accompagné de Kathleen Kennedy et de la scénariste Melissa Mathison, il est accueilli avec émotion par Fanny Remi, la femme de Hergé, et Alain Baran, qui lui ouvrent les archives de l'artiste. Comme il l'avait dit à Hergé, le cinéaste tient à rassurer les héritiers et leur promet de rester fidèle à l'œuvre originale. Un an plus tard, lorsqu'il retrouvera Fanny Remi et Alain Baran à New York pour la signature des contrats, il leur dira: «Je ferai tout pour que vous soyez fiers de moi.» A cette époque, le projet commence à prendre forme. Filmé en prises de vues réelles, le Tintin de Spielberg doit mettre en scène le jeune acteur de E.T., Henry Thomas, dans le rôle du petit reporter, et Jack Nicholson dans celui du capitaine Haddock. Melissa Mathison, elle, commence à plancher sur son scénario, qui reprend certains éléments de différents albums, mais au sein d'une intrigue complètement nouvelle: Tintin aux prises avec des trafiquants d'ivoire en Afrique. Pendant ce temps, Spielberg tourne La Couleur pourpre. Épuisé par ce tournage éprouvant, il envisage de confier la réalisation de Tintin à son ami Roman Polanski. Puis finit par stopper net le projet. «N'ayant pas reçu un scénario qui me satisfasse totalement, explique le réalisateur, j'ai préféré laisser l'opportunité de concrétiser ce projet à quelqu'un d'autre et j'ai laissé les droits d'adaptation expirer.»


Dans les années 90, après le succès fracassant de Jurassic Park, Spielberg s'éloigne du pur divertissement pour tourner des films plus graves comme La Liste de Schindler ou Il faut sauver le soldat Ryan. Tintin regagne donc tranquillement les rivages européens. Mais les espoirs de le voir prendre vie sur grand écran renaissent.

En 1995, le réalisateur Alain Berbérian, qui vient de connaître le succès avec La Cité de la peur, le premier film des Nuls, s'allie avec le producteur Claude Berri pour mettre sur pied une adaptation du diptyque Les 7 Boules de cristal/Le Temple du soleil. Nanti d'un gros budget (120 millions de francs) et d'un scénario approuvé par les héritiers de Hergé, Berbérian envisage un casting prestigieux: Jean Reno en capitaine Haddock, Darry Cowl en professeur Tournesol, Sami Frey en roi des Incas. Mais le projet patine, faute de Tintin. «Je souhaitais un jeune acteur inconnu entre 17 et 20ans, explique Alain Berbérian, alors que Claude Berri penchait pour une star trentenaire. On a donc cherché en prospectant chacun dans sa direction. Au fond, je pense que si nous avions trouvé le jeune homme de 18ans que je voulais, Claude se serait rangé à mon avis. Hélas, ce ne fut pas le cas et l'enthousiasme pour le projet est retombé avant de disparaître lorsque Claude Berri est parti produire le premier Astérix.»

Au début des années 2000, un nouveau projet Tintin pointe le bout de sa houppette. Cette fois sous la forme d'une adaptation du Lotus bleu et de Tintin au Tibet par le cinéaste belge Jaco Van Dormael (Toto le héros, Le Huitième Jour). Projet complexe, mélangeant images de synthèse et prises de vues réelles, le film se veut une rêverie poétique autour du personnage de Tintin et de son histoire d'amitié avec Tchang. Il mêlerait fiction et réalité (Hergé et le vrai Tchang faisant partie des personnages) et multiplierait les mises en abyme (au détour d'un col de montagne, apparaîtrait par exemple l'orchestre qui joue la musique du film). Bref, un scénario un peu trop fantaisiste pour Nick Rodwell, le mari de Fanny et administrateur de la société Moulinsart, qui gère l'héritage de Hergé. «Le projet s'est arrêté le jour où il devait démarrer, témoigne Jaco Van Dormael.

Au moment de signer le contrat approuvé par toutes les parties, Nick a refermé son stylo et nous a demandé d'attendre parce qu'une production française voulait lui proposer une autre adaptation. Puis ça s'est enlisé. Mais, fondamentalement, je crois qu'ils attendaient autre chose que ce que j'avais écrit. Ce sont des héritiers, pas des auteurs. Ils protègent la mémoire plus que ne le ferait un auteur lui-même. Je crois qu'ils s'attendaient à un film garanti grand public.»

Au même moment, Jean-Pierre Jeunet, auréolé du succès d'Amélie Poulain, envisage un projet tout aussi loufoque, mettant en scène un Tintin réaliste, grande gueule et amateur de femmes qui vivrait des aventures palpitantes dans le monde entier, puis les raconterait à son ami Hergé, qui les transformerait en bandes dessinées ! Ayant appris que le projet de Van Dormael est arrêté, Jeunet rencontre les héritiers de Hergé pour leur expliquer son concept. Au cours du rendez-vous, il prend conscience que Van Dormael n'est même pas au courant de l'arrêt de son propre film ! «Quand j'ai compris cela, se rappelle Jeunet, je leur ai dit qu'on se reverrait quand tout serait clarifié et l'histoire s'est arrêtée là.»

source
http://plus.lefigaro.fr/tag/steven-spielberg
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...