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vendredi 19 décembre 2014

LA LISTE OLD SCHOOL DU PERE NOEL : MERLIN le Jeu Electronique

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Merlin était un  jouet électronique de poche créé par Parker Brothers (Miro Meccano en France) en 1978.
C'était un compagnon de jeu très intelligent et bien sympathique, à la fois jeu de hasard, de stratégie, de mémoire et de logique, on pouvait même apprendre  à jouer de la musique avec lui. Ce qui le rendait particulièrement attrayant, outre ses petites lumières rouges, c'est qu'il était très bavard, il émettait tout un tas de sons différents pour répondre, encourager, féliciter, bougonner ou même se moquer à l'occasion !

Cet ancêtre des jeux électroniques, et même le tout premier en version portable, a été imaginé par Bob Doyle, un inventeur et un scientifique, titulaire d'un doctorat en Prototype Merlinastrophysique à l'Université Harvard, rien que ça ! Avec sa femme, Holly Thomis Doyle, et son beau-frère, Wendl Thomis, il a fabriqué à partir de 1974, 25 prototypes de jeux électroniques, dont 6 d'entre eux sont sortis dans le commerce grâce à Parker Brothers.



Le jeu, constitué d'un boitier rectangulaire en plastique rouge de 25 x 7cm, ressemble à une espèce de gros téléphone cellulaire. Sur la partie supérieure, il y a un haut-parleur et en bas 4 boutons de cMerlin descriptifommande. La partie centrale de l'appareil possède quant à elle 11 touches équipées de leds rouges sur lesquelles il faut appuyer selon une combinaison spécifique propre au jeu sélectionné.

Il émet 20 sons différents et a besoin d'une alimentation de 6 petites piles rondes de 1,5V, un peu gourmand l'animal ! Par contre, c'était assez pratique qu'il utilise ce format de piles car on en trouvait toujours dans la maison, je me rappelle que bon nombre de jeux électroniques de cette époque utilisaient ces satanées piles carrées 9V qu'on n'utilisait peu en dehors de cet usage. Il était vendu au prix de 188 Francs (250 F en 1983), ce qui était assez cher pour l’époque (en comparaison l’arbre magique coûtait 79F et le jeu Docteur Maboul 52F par exemple).

La volonté de Parker Brothers à cette époque était de surfer sur la nouvelle mode des jeux électroniques créés pour la télévision, comme Pong arrivé en 1972 dans les foyers américains (1975 en France), en introduisant eux aussi de l'électronique dans leurs jeux et jouets. Entre 1977 et 1979, le marché du jeu électronique a explosé. La même année, chez le     Couverture Newsweek 1980concurrent  MB (Milton Bradley) le fameux Simon faisait son apparition. En 1979, pour contrer Merlin, MB lancera même le jeu Microvision, précurseur des consoles à cartouches.


Merlin a été le gros succès commercial de noël 1979 en France. La "Toy Manufacturers of America" l'a même nommé Master Merlinmeilleur jeu/jouet aux Etats-Unis en 1980.


Merlin connait un immense succès commercial : distribué en douze langues, il se vend à plusieurs millions d'exemplaires et est le jeu le plus rentable de l'année 1980 toutes catégories confondues.

Merlin se présente sous la forme d'un appareil en plastique rouge évoquant un combiné de téléphone[1] surdimensionné (longueur 24 cm), divisé en trois parties :
  • la partie supérieure abrite un haut-parleur[2],
  • la partie centrale est équipée d'un clavier de onze touches translucides (numérotées de 0 à 10)[2] laissant apparaitre onze diodes électroluminescentes rouges,
  • la partie inférieure comprend quatre touches libellées dans la version anglaise New game, Same game, Hit me et Comp turn.
Dans la version distribuée en France par Miro Meccano, les quatre touches du bas sont marquées respectivement par un disque, un signe égal et par les textes Black jack et Merlin[2].

Merlin est équipé de six jeux[2] :
  • Le morpion. Il s'agit d'un jeu de morpion sur une grille 3 x 3 (touches 1 à 9). Il est possible de jouer contre l'ordinateur ou contre un adversaire humain[2].
  • Composition musicale. Permet la saisie d'une séquence musicale, à chaque touche du clavier étant associée une note de la gamme ou un silence pour la touche 0. La séquence enregistrée peut ensuite être rejouée par l'ordinateur[2].
  • L'écho. L'objectif de ce jeu est de reproduire sur le clavier une séquence sonore générée aléatoirement par l'ordinateur[2].
  • Black jack. Jeu similaire au black jack, mais où l'objectif à ne pas dépasser est treize et non vingt-et-un. Le joueur joue contre l'ordinateur[2].
  • Le carré magique. L'objectif du joueur est de parvenir à afficher un carré formé de huit diodes (diodes 1 à 4 et 6 à 9)[2]. Chaque pression sur une touche du clavier a un effet déterministe que le joueur doit analyser[3].
  • Jeu de code. Il s'agit d'un jeu de type Mastermind. Le joueur doit retrouver une séquence de chiffres générée par l'ordinateur. Après chaque proposition du joueur, l'ordinateur répond en indiquant le nombre de chiffres corrects dans la séquence[2].

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