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lundi 8 novembre 2010

L'EMMERDEUR, remake et re Remake



j'ai déjà parlé de l'inutilité des remakes, surtout quand l'original est culte. Francis Veber qui avait signé le scénario et les dialogues à l'époque a eu la drôle d'idée de refaire le film d'Edouard Molibaro (Un peu comme le jour où il a "remaké" lui même "LES FUGITIFS" (les trois fugitifs avec nick Nolte...) à la fin des années 80.)

Pour l'annecdote, les Americains avaient acheté les droits pour un remake de l'emmerdeur (buddy buddy) au début des années 80 avec Jack Lemmon. Bref, on recycle encore les bonne idées mais à ce point.


Cette "accident industriel" me fait penser à Jean Jacques Annaud avec "sa majesté Minor", gros bide au cinéma lui aussi mais pour d'autres raisons. Dans les deux cas, ce sont deux très grands réalisateurs, et travailler avec eux est sûrement un grand honneur quand on est acteur ; ça ne se refuse pas. C'est rare, mais même les plus grands peuvent se vautrer, comme quoi, la recette du succès n'existe pas !


Retour sur l'emmerdeur 2008, avec ses défauts et quelques atouts non négligeables.



Les points FORTS :

1- le casting :

Berry est toujours au top,

Timsit est bon mais pas exceptionnel dans son rôle de PIGNON, il est quand même plus convaincant que BREL dans l'original (oui, j'aime le film mais j'ai jamais trouvé BREL extraordinaire comme acteur, PIERRE RICHARD à l'époque aurait cartonné).

Les seconds rôles sont toujours un régal chez Veber (PASCAL ELBE)

2 - l'histoire :
Elle reprend celle du film de Molinaro mais avec la "Veber 's Touch" c'est à dire le côté théatral qu'on retrouve dans le dîner de cons. En résumé, ce n'est pas un copier/coller du film avec Ventura et Brel et ça c'est une bonne nouvelle.


3 - les dialogues : rien à dire, c'est du Audiard... euh du VEBER.

pour résumer :
Veber fait mieux que LA DOUBLURE et le PLACARD c'est certain, mais le film est parti avec un gros handicap : le remake d'UNE COMEDIE des années 70. pas facile de faire oublier Ventura & Brel.









Les points FAIBLES :

c'est un remake donc peu d'intérêt pour le spectateur,


un film à voir à la télé.




flashback sur la presse quand le film était à l'affiche :






Sortie dans les salles mercredi, la comédie de Francis Veber avec Richard Berry et Patrick Timsit a été totalement boudée par le public. Décryptage d'un accident industriel avec son producteur délégué, Patrice Ledoux.


ET SI les mésaventures de François Pignon, le héros récurrent de Francis Veber, avaient fini par lasser ? Et si le champion de la comédie populaire avait trop exploité le même filon ? L'échec de « l'Emmerdeur », remake du
film d'Edouard Molinaro (sorti en 1973), avec Richard Berry et Patrick Timsit dans les rôles créés par Lino Ventura et Jacques Brel, s'annonce en tout cas comme l'un des plus gros ratages du cinéma français de ces dix dernières années. Sorti mercredi dernier dans plus de 500 salles, le film de Veber (adapté de la pièce qu'il avait montée avec les mêmes acteurs) n'a attiré que 19 000 spectateurs sur la France pour son premier jour d'exploitation. Et samedi soir, il atteignait péniblement les 17 000 entrées sur Paris/périphérie au bout de quatre jours ! Ce qui le met au mieux, au dire d'un spécialiste du marché, à moins de 200 000 entrées en fin de carrière. Des effets comiques désuets A ce stade, on peut parler d'un naufrage. Jamais, au cours de sa carrière, le scénariste et réalisateur de « la Chèvre » et du « Dîner de cons » n'avait atteint un score aussi faible. Considéré comme un demi-succès commercial, son avant-dernier film, « la Doublure », avec Gad Elmaleh (dans le rôle de François Pignon), avait tout de même dépassé les 3 millions. A l'époque déjà, certains critiques avaient fait la grimace. Avec « l'Emmerdeur », ils ont unanimement déploré des effets comiques désuets. Alors, assiste-t-on, avec cet échec, à l'essoufflement d'une génération de cinéastes ? Le succès phénoménal de « Bienvenue chez les Ch'tis » (plus de 20 millions d'entrées) montre en tout cas que le public est toujours friand de comédies, mais qu'il n'est pas disposé à consommer du réchauffé




autre critique :








Affaire d'acteurs (Lino Ventura et Jacques Brel avaient une présence, un abattage, un timing auprès desquels Richard Berry et Patrick Timsit font pâle figure), et de scénario. On est même étonnés de voir un constructeur d'intrigues tel que Francis Veber se vautrer dans des gags scatologiques (colique et vomissements du témoin transporté dans un car de CRS aspergés par ses débordements), et traiter si laborieusement le quiproquo par lequel le film est censé innover. Cascade d'apparences trompeuses oblige, un garçon d'hôtel très efféminé se persuade que ces deux clients très agités sont des homosexuels effrénés. Aux gestes équivoques s'ajoutent des répliques à double sens, ou tout simplement piteuses ("Si tu veux ton petit haut, il est en bas !". La première version était drôle, pas celle-ci.

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