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mardi 20 octobre 2009

TONNERRE MECANIQUE

L'ingénieur Norman Tuttle travaille pour le gouvernement fédéral sur un projet expérimental top-secret, le "Tonnerre Mécanique", une moto extrêmement sophistiquée pour lutter contre le crime, capable de franchir trente mètres dans les airs ou neutraliser l'ennemi grâce à un système de rayons laser...

Bien que Norman puisse contrôler les fonctions techniques de la moto depuis un ordinateur central, il a néanmoins besoin d'un pilote hors-pair pour diriger cet engin exceptionnel. Jesse Mach, un officier de police passionné de moto, accepte ce nouveau défi. Il va sans dire que Jesse devra garder son identité secrète.

Le Crime a un nouvel ennemi : il s'appelle "Tonnerre Mécanique" !!!

L'HISTOIRE

Jesse Mach était motard dans la police et il aimait énormément son métier. Mais un jour, un camion noir conduit par des bandits l'a blessé au genou et a tué son ami et coéquipier Marty. A cause de sa blessure, Jesse a du abandonner ce travail, ses supérieurs estimant sans doute qu'il était trop dangereux de le laisser de nouveau piloter une moto. Jesse s'est donc reconverti en agent de relations publiques. C'est alors que les services secrets des Etats-Unis ont demandé à l'agent fédéral Norman Tuttle de recruter un pilote pour l'engin top secret qu'il a lui-même conçu : une moto d'une conception révolutionnaire baptisée "Tonnerre Mécanique". C'est en assistant à des compétitions de cascades en moto que Norman avait remarqué le talent exceptionnel de Jesse Mach et qu'il a décidé de lui montrer le centre de commande situé à Los Angeles. Une fois son genou "réparé", Jesse a tout de suite été séduit par l'idée de piloter de nouveau une moto et il s'engage alors à devenir le seul pilote du Tonnerre Mécanique et à garder son identité secrète (il travaille donc toujours au bureau de relations publiques et fait semblant de se demander qui peut bien piloter la super moto qui fait des exploits et que tout le monde voit dans les journaux).

Cette moto a été conçue dans le but d'effectuer des missions top secrètes pour le gouvernement pour réduire le crime. Le Tonnerre Mécanique est donc un engin surpuissant. En effet il peut dépasser les 500km/h en mode turbo (la trajectoire est alors assistée par ordinateur et le pilote n'a rein a faire) et est équipé de nombreuses armes comme un rayon laser à particules, des mitrailleuses et des lance-roquettes latéraux. Il a aussi la possibilité de faire des sauts en hauteur grâce à un ingénieux système d'élévation par projection verticale d'air comprimé. Le casque de Jesse est lui aussi très sophistiqué. Il est en effet équipé d'un système de vision par infra-rouges, d'une sorte de HUD qui s'affiche sur la visière et qui permet de viser puis verrouiller une cible, d'un affichage de la vitesse, d'un zoom réglable… Jesse va se familiariser très vite avec cet équipement et va ainsi effectuer des missions dangereuses mais toujours couronnées de succès. Mais vu que ses missions sont classées top secret, la police ignore tout du Tonnerre Mécanique et les policiers le poursuivront assez souvent. Mais grâce à son superbe engin, Jesse Mach s'échappera toujours, laissant derrière lui des méchants hors d'état de nuire et prêts à être embarqués par la police.

Jesse Mach (Rex Smith) : Jesse est le pilote du Tonnerre Mécanique. Bien qu'il risque sa vie en effectuant des missions pour le gouvernement, il semble aimer ça et il fait parfois quelques extras. En effet, il se sert aussi de la moto pour ses propres initiatives comme d'arrêter des voleurs quand il croise leur chemin ou encore aider un ami en difficulté. Et ces petits "coups de tête" déplaisent souvent à Norman qui est assez stricte et qui suit toujours tout au pied de la lettre. C'est pourquoi il rappelle souvent à l'ordre Jesse pour lui demander de revenir au centre de commande. Bien qu'ils aient un caractère assez différent, Jesse et Norman apprendront à se connaître et ils formeront vite une très bonne équipe.


Norman Tuttle (Joe Regalbuto) : Norman est le constructeur du Tonnerre Mécanique. C'est un à la fois un agent fédéral et un ingénieur de haut niveau. Au cours de la série, il bichonnera sa moto et il lui rajoutera quelques équipements. Mais il ne fait pas que de la maintenance. C'est lui qui dirige toutes les missions de Jesse à partir du centre de commande. Il peut parler avec Jesse et ainsi lui donner des conseils ou l'avertir en cas de danger. Grâce au tableau de commande, il peut activer certaines fonctions que Jesse ne peut pas commander à partir de sa moto comme par exemple le turbo. Le tableau de commande lui sert aussi à ouvrir les portes de la base, à mettre en route la moto… Il peut même fermer la visière du casque de Jesse.


lundi 19 octobre 2009

DVD IS NOT DEAD ?


Alors que le marché du DVD-Vidéo avoisine les 24 000 titres édités, que le Blu-ray Disc frôle le millier, et que le HD DVD est mort et enterré.... Les oiseaux de mauvaise augure ont beau continuer à tracer des cercles dans le ciel, le DVD-Vidéo réalise encore de très belles performances, et n’est pas prêt de s’éteindre au profit de la VOD et du téléchargement légal (trop) compressé.

Quant au support que l’on se plaît à annoncer comme son successeur en version HD, le Blu-ray Disc (BD), après une adolescence ingrate marquée par sa guéguerre fratricide de bas étage avec le défunt HD-DVD, il commence à tailler des croupières au DVD-Vidéo en lui volant plus de 13 % de ses fidèles. Et ce n’est que le début de la pandémie.

Contrairement aux idées reçues, le DVD-Vidéo et le Blu-ray Disc sont en constante évolution technique. De son côté, le DVD-Vidéo peut remercier chaudement la naissance du Blu-ray Disc qui a obligé les éditeurs à soigner de façon quasi-médicale leurs masters audio-vidéo HD (également utilisés afin de concevoir le DVD-Vidéo). Quant au Blu-ray Disc, après une gestation ponctuée d’à-coups, qui lui valurent de décevoir le public, il trouve enfin son rythme de croisière technique en s’accomplissant autour de la fonction BD-Live (recherche de bonus en ligne via la prise Ethernet), de l’interactivité ultra ludique, d’interfaces dignes de jeux vidéo HD et d’une qualité audio/vidéo croissante au fil des mois. Haro sur la compression MPEG-2 de certains débuts, et vive le MPEG-4 AVC bien travaillé, associé à des télécinémas HD dignes de ce nom !

Le Blu-ray Disc unit plusieurs univers sous sa bannière : cinéma en HD, interactivité/jeux/infos en ligne (Profile 2.0) et approche annoncée de la 3D (le nouveau marronnier du tout Hollywood qui lorgne sur le BD en guise de tremplin). Sa voie est royale car il représente le seul et unique support capable de garantir, lorsque tous les éléments sont réunis, une image et un son de haute voltige capables de sublimer un spectacle audio/vidéo domestique. Dernier des Mohicans de son état, il s’agit, en effet du probable dernier support physique lancé par l‘industrie. Une espèce à apprécier, et à protéger donc !

Les éditeurs multiplient leur soutien : opération BD + DVD du même film dans un boîtier unique au prix du BD (Disney/Buena Vista), bonus exclusifs aux éditions BD, opérations commerciales de fond de catalogue intéressantes, promotion au travers de pubs TV et presse, affiliation PS3 mise en exergue, etc.

Les Français restent des collectionneurs, amoureux du 7ème art !

Qu’on se le dise dans les chaumières de France et de Navarre. Oui, le Français est bougon. Oui, il n’aime pas se faire avoir en payant un produit trop cher. Et oui, si il télécharge volontiers des œuvres de façon illicite, tôt ou tard, au gré d’une promo bien vue, façon les 5 Blu-ray Discs pour un prix insolant, il crèvera son bas de laine afin d’acquérir les films qu’il considère comme importants pour sa DVDthèque ou BDthèque. Fort de ce constat historique, les éditeurs se livrent à une surenchère discutable. Le fan du film Dune (de David Lynch, 1984) a ainsi pu avoir la joie de se le voir proposé en VHS, LaserDisc, DVD, DVD Collector, et enfin, ô acte suprême, en Blu-ray Disc dans son édition "Ultime". À la seule différence que le Blu-ray Disc est le seul format qui a exigé que l’on refasse le télécinéma en HD tout en restaurant la pellicule de A à Z ! Cela signifie-t-il, qu’avec le Blu-ray Disc, le public a atteint le sommet de ce qu’il est possible d’obtenir sur un support grand public ? Nous ne sommes pas loin de le penser car même les professionnels de la post-production sont surpris par ses qualités. Ils trouvent même qu’il en fait un peu trop en étant passé maître dans l’art de dénoncer les mauvais raccords de maquillage, les trucages nuls ou les erreurs d’étalonnage.

source : les numeriques.com

jeudi 15 octobre 2009

VOLLEY BALL Les années Lawson Body


Je me souviens des matchs, de l'ambiance, l'équipe avait même fait un tour dans mon lycée (Victor Hugo 88/89). Après la mort de Fred Lawson Body, je n'ai jamais eu le courage de retourner voir un match de volley à Poitiers.
william

Lawson-Body, 20 ans déjà...
VOLLEY-BALL L'emblématique joueur du Stade Poitevin disparaît subitement le 14 octobre 1989. La mémoire du volleyeur est toujours présente dans le coeur des Poitevins.
Le numéro 7 n'existe pas chez les volleyeurs poitevins. Ou plutôt n'existe plus. Le dernier à l'avoir porté est Frédéric Lawson-Body. Depuis sa disparition un triste samedi 14 octobre 1989, le chiffre magique n'est plus floqué sur les maillots Noir et Blanc de l'équipe professionnelle. Pas par superstition, pas pour conjurer un mauvais sort. « C'est en mémoire de Frédéric, tout simplement », commente Jean-Jacques Sallaberry, actuel président du Stade Poitevin Volley-Ball. Vingt ans après, le souvenir de cet athlète complet qui a rayonné de son aura sur le volley poitevin et français reste très vivant dans le coeur des amateurs de ce sport.
Sur les pas de Lawson-Body
Le nom de Lawson-Body évoque avant tout la salle mythique du volley et du basket poitevin professionnel. Mais Lawson-Body, c'est surtout une aventure humaine et sportive ancrée dans la mémoire de la ville de Poitiers. Et à tout jamais dans la celle de Jean Le Torrec. « J'ai fait venir Frédéric à Poitiers, en 1985 alors qu'il était en fin de contrat avec les JSA de Bordeaux », se rappelle l'ancien président du Stade Poitevin en fonction à l'époque. Les deux hommes se rencontrent au tournoi de Vivonne. « C'est là aussi que j'ai vu Jean-Michel Roche (entraîneur du Stade de 1986 à 1990, ndlr) que j'ai engagé l'année suivante. » Le volleyeur est courtisé de toutes parts, Jean Le Torrec trouve l'argument qui fait la différence. « Il cherchait une formation en informatique. Il avait alors 26 ans, il pensait déjà à sa reconversion. On lui a trouvé un temps plein à Poitiers. Enfin, plutôt un mi-temps, son autre mi-temps était consacré aux entraînements et aux matchs. C'était un garçon sérieux, qui la journée était en stage informatique à Angers, et le soir aux entraînements à Poitiers. »

Le profil sportif de Frédéric Lawson-Body ne laisse aucun club indifférent. Le premier club français à avoir fait appel à ses services est Riom. Le club, qui évolue en Nationale 2 B, convoite la Nationale 1B. À la recherche de joueurs, il passe une annonce dans le journal l'Équipe. Frédéric Lawson-Body, vivant à Abidjan (Cote d'Ivoire) postule. Il est engagé. À l'issue de sa première saison en France, l'objectif de Riom est réalisé. Les JSA de Bordeaux repèrent le volleyeur, l'engagent (1984). Lawson-Body est un des artisans de la montée en Nationale 1A des Bordelais.
Une pointure
« Nous n'avions pas d'énormes moyens, mais le Stade Poitevin voulait aller le plus haut possible. J'avais une équipe de jeunes joueurs mais il nous manquait une grosse pointure. Lawson-Body était un attaquant, qui disposait de marges de progrès malgré son âge », poursuit Jean Le Torrec. Le sportif répond aux attentes poitevines. Trois saisons plus tard, Poitiers rejoint l'élite, la N1A, l'équivalent de la Pro A, devenue Ligue A. Même si le Stade n'assure pas son maintien en 88-89, Lawson-Body est sacré « meilleur attaquant du championnat de France » et se voit décerner le « Smash d'Or ». Le volleyeur séduit par son jeu, sa puissance mais surtout par sa personne. « Comme attaquant, il était exceptionnel. C'est la première fois que je voyais un gars avec un tel charisme, aussi gentil. Il entraînait les foules avec lui. Je ne lui connais pas de défaut », avance, encore admiratif, l'ancien président.
Tragédie
Un club qui l'aime, une stabilité sportive, un public conquis, une reconversion professionnelle en cours... La belle histoire vire rapidement au drame. En huit jours. Malgré une condition physique exceptionnelle, le volleyeur est terrassé par une méningite bactérienne quelques heures avant le match Poitiers-Epinal, le 7 octobre 1989. Admis en réanimation au Centre hospitalier régional de Poitiers, il reste dans le coma une semaine. Le vendredi 13 suivant, les médecins s'avèrent optimistes. On pense le pire évité. L'équipe du Stade Poitevin prend le chemin de Martigues, quelque peu réconfortée. Mais le samedi, l'état de Lawson-Body redevient inquiétant. À 18 heures, le 14 octobre 1989, le coeur de Frédéric Lawson-Body s'arrête. Le monde du volley est anéanti. L'entraîneur Jean-Michel Roche attendra la fin du match contre Martigues pour annoncer le décès de Lawson-Body à l'équipe, victorieuse ce jour-là malgré l'esprit tourmenté par l'hospitalisation de leur attaquant. « À la fin de la saison, Poitiers est remonté en Nationale 1A. C'était une revanche sur la vie, ou sur la mort. Chaque victoire était dédiée à Frédéric », dit simplement Jean le Torrec. Vingt ans après, la flamme du souvenir n'est pas prête de s'éteindre.


Curriculum vite fait
Né à Lomé (Togo) en 1958, Frédéric Lawson-Body joue d'abord au football, sport roi en Afrique. Il découvre le volley lors de ses études en internat à Togoville : une barre de fer à trois mètres de hauteur entre deux gros arbres, et le terrain de volley prend forme. À 15 ans, il devient titulaire de l'équipe de volley de son lycée. Son talent s'affirme, à travers des sélections scolaires et universitaires. Bac C en poche, il rejoint Abidjan (Cote d'Ivoire), où il gagne le championnat ivoirien et est finaliste de la Coupe d'Afrique. À l'intersaison 81-82, Frédéric Lawson-Body répond à une petite annonce du club de Riom dans l'Équipe.
« Il entraînait les foules avec lui. » ROCHE-BAYARD Xavier
source : http://pourquoipaspoitiers.over-blog.fr

mercredi 14 octobre 2009

CINEMA FRANCAIS A l'ETRANGER

Très belle affiche dessinée du Prix du danger, utilisée comme ici au Danemark, mais aussi en Espagne. Bizarrement, ce film d’Yves Boisset reste surtout connu aujourd’hui pour avoir été plagié par le Running Man de Paul Michael Glaser. Aucun dvd disponible pour cet excellent film.
source : Forgotten silver

mardi 13 octobre 2009

STALLONE LE BRETON



La rumeur, persistante, était fondée. SylvesterStallone a bien des ancêtres brestois. Sa maman, Jacqueline, 86 ans, était hier à Brest pour retrouver la trace de son grand-père, ancien maire de la ville, affirmait-elle.

On savait déjà que Madonna avait des ancêtres àPloujean (29), Céline Dion à Ploudiry (29), Lady Di à proximité de Brest. Mais Sylvester Stallone, des origines brestoises, personne n'y croyait vraiment. Jusqu'à hier, en fin de matinée. Une dame à fort accent américain, accompagnée d'un ami chirurgien américain, Steve, se présente au quatrième étage de la mairie et demande à rencontrer le premier magistrat de la ville. Son nom: Jacqueline Stallone. Vérification faite, il s'agit bien de la maman de «Sly», l'une des stars d'Hollywood. Elle vient rechercher des traces de sa mère, native de Brest, et de son grand-père qui fut, soutient-elle, maire de la ville. Comme seule piste, un nom, VictorClérec.

Déjà, Nicolas Hulot!

François Cuillandre retrousse ses manches et, malgré un planning ultra-chargé, se met en chasse, avec l'aide de ses responsables de cabinet. Il est rompu à ce genre d'exercice. «Il y a quelques années, on a ainsi retrouvé un ancêtre de NicolasHulot dans la liste des anciens maires». État civil, archives municipales... tous les services sont sollicités. Les premières consultations ne donnent rien. Aucun Clérec dans la liste des anciens magistrats de la ville. Déception. François Cuillandre tempère. «Il y a peut-être confusion sur le nom. C'est peut-être Cloarec. Et il peut s'agir d'un ancien maire de Saint-Pierre, Lambézellec ou Saint-Marc qui étaient des communes indépendantes avant la Seconde Guerre mondiale». En milieu de journée, la quête n'avait rien donné de tangible. «Mais nous allons fouiller les archives des communes. On vous contacte dès qu'il y a du nouveau», a-t-il assuré à Jacqueline, avant qu'elle ne reparte vers la capitale. En fin de journée, le verdict tombe. «On a retrouvé l'état civil de la grand-mère deStallone. Jeanne Clérec est bien née le30juillet1901. Sa famille demeurait au nº67, rue de la mairie, qui n'existe plus aujourd'hui. Son papa, Louis-Victor n'était pas maire, mais commis à la mairie. La confusion vient de là». Jacqueline sera certainement déçue, lorsqu'elle l'apprendra.
«Mais on va lui adresser copie de tous les documents attestant de ses origines brestoises».

En sabots de bois

Jacqueline n'était pas venue à la pointe du Finistère «depuis plus de trente ans». La maman des Stallone - elle a une fille et un autre fils, Frank - n'est pas née à Brest, mais à Washington DC. Elle a oublié les rudiments de français appris avec sa maman, mais garde quelques souvenirs de ses passages précédents à Brest. «On mangeait du poisson au bord de l'eau. Et je me souviens que l'on marchait avec des ?wooden shoes? (des sabots)». Elle se rappelle également que son père, spécialiste du droit international, a rencontré sa maman ici, avant de l'épouser outre-Atlantique. Sylvester, lui, a coupé les ponts avec ses racines, à cause d'une enfance difficile, ce qui explique son silence sur ses origines, notamment bretonnes, dans son autobiographie. Jacqueline demeure aujourd'hui à Santa Monica. Spécialiste de la voyance, elle est aussi adepte de la «croupologie», ou l'art de lire les lignes des fesses. Véridique. Tous prient désormais à la mairie pour que Jacqueline vante les qualités de l'accueil brestois à son célèbre rejeton. Peut-être l'incitera-t-elle à venir tourner «Rambo 6» sur le chantier du Tram ou «Rocky7», salle Marcel-Cerdan!

source : le télégramme.fr

lundi 12 octobre 2009

POUR ELLE

Lisa et Julien sont mariés et mènent une vie heureuse et sans histoire avec leur fils Oscar. Mais leur vie bascule, quand un matin la police vient arrêter Lisa pour meurtre. Elle est condamnée à 20 ans de prison. Persuadé de l'innocence de sa femme, Julien décide de la faire évader. Jusqu'où sera-t-il prêt à aller "pour elle"?

Voila un film impeccable qui nous tient en haleine du début à la fin!

Une histoire percutante qui ne fait qu'évoluer avec ses personnages. Vincent Lindon, prof de Français va s'improviser criminel pour délivrer sa femme avec un plan « aux petits oignons », ce qui constitue un des gros intérêts du film. L'autre gros intérêt est l'immersion d'un homme plutôt honnête dans un monde pourri jusqu'à la moelle.

Le montage est parfait, ce qui contribue à rendre le film vif et réaliste ! Un très bon film policier doublé d'une magnifique histoire d'amour. Rien à dire, c’est Sublime.




dimanche 11 octobre 2009

LES TONTONS EN HD

Les Tontons flingueurs, Les Barbouzes et Ne nous fâchons pas appartiennent à une trilogie créée par le cinéaste Georges Lautner, en compagnie du scénariste Michel Audiard et de son acteur fétiche Lino Ventura. On y retrouve également de grands noms tels que Bernard Blier, Francis Blanche, Jean Lefèbvre ou encore Mireille Darc, qui participent à un, voire deux films de la trilogie. Gaumont Vidéo sortira ces trois films dans des éditions Blu-Ray le 5 novembre 2009.

Les Tontons flingueurs et Les Barbouzes seront proposés dans le format respecté 1.66:1, tandis que Ne nous fâchons pas sera présenté dans son format 2.35:1 d'origine. Les trois films possèderont des pistes françaises en DTS-HD Master Audio 1.0 et des sous-titres français pour sourds et malentendants.

Côté suppléments, le Blu-Ray Les Tontons flingueurs contiendra les documentaires en SD La cuisine des Tontons et Les secrets des Tontons, le documentaire inédit en HD Michel Magne, le fantaisiste pop, une bande-annonce originale, des copies digitales des trois films pour iPhone et iPod touch à télécharger via la liaison WiFi de sa PlayStation 3, et le pilotage du Blu-ray avec une télécommande "customisée", toujours depuis sa PS3.


Les Barbouzes proposera un commentaire audio de Georges Lautner, les featurettes en SD Mireille et les garçons et Les secrets des Barbouzes et une bande-annonce originale en HD.


Enfin, Ne nous fâchons pas sera quant à lui accompagné d'un commentaire audio de Georges Lautner, d'une présentation par le co-scénariste du film Marcel Jullian en SD, et de la bande-annonce originale en HD.

source : dvdrama

samedi 10 octobre 2009

DIE HARD EN BLU-RAY

Ce n'est pas tellement une news finalement car ce coffret blu-ray regroupant les 4 épisodes Die hard est déjà sorti depuis le 30 septembre en France mais plutôt un avis sur celui-ci.

Avant la sortie de ce coffret, on pouvait de façon légitime se poser la question et même déjà en baver d'impatience ... quand un monument du film d'action (Die hard) rencontre un format HD (blu-ray) aux possibilités sonores et visuelles incroyables, que se passe t-il ? ... eh bien on peut vraiment s'attendre à un coffret blu-ray atteignant le summum du contenu ciné et de la technique HD ... un coffret qui détruit tout votre salon, même le caisson de basses traverse votre salon pour aller se refugier et se planquer dans un coin ... un coffret absolument culte !!


Oui mais ... certes Die hard 3 est de bonne qualité et Die hard 4 est de très bonne facture, presque parfait ... mais que dire Die hard 1 et 2 ... une qualité visuelle et une colorimétrie vraiment mauvaise, une piste son moyenne, tout cela fait 2 blu-ray vraiment catastrophiques ... même les dernières éditions dvd étaient de meilleure qualité ! scandaleux !

le dvd de Die hard mieux que le Blu ray !


Le Blu Ray, un peu fade niveau couleurs ?

En voyant ça ce résultat déplorable, on comprend bien l'objectif de la Fox : seul l'aspect financier a été pris en compte en sortant le coffret pour Noel et puis c'est tout ! peu importe la qualité technique ... même le prix faible (35€) va dans ce sens là ...

Et là on peut vraiment se poser quelques questions : est-ce qu'un éditeur peut s'autoriser à sortir un blu-ray (où c'est écrit "Haute définition" on se demande pourquoi ...) à la qualité inférieure à un dvd ? dans ce cas-là, est-ce qu'un éditeur a encore du respect pour ses clients ? on peut vraiment en douter ...


Du contenu ciné cultissime et un support HD de très haut niveau, un tel gachis ne peut donc entrainer qu'une grande frustration cinéphile et une vraie déception ... alors Messieurs de la Fox, vous avez tout pour nous faire un coffret monstrueusement et infiniment culte, faites-nous enfin un coffret qui réjouira les millions de fans français de Die hard ;-)

vendredi 9 octobre 2009

LOTUS ESPRIT


Utilisée la première fois, sur les côtes de la Sardaigne, par Roger Moore dans L'Espion qui m'aimait (1977), la Lotus Esprit S1 a la particularité de pouvoir se transformer en véhicule amphibie et descendre à une profondeur maximum de 13 mètres.

En 1981, dans le film Rien que pour vos yeux, James Bond sera équipé d'une Lotus Esprit Turbo.

Cette voiture, qui coûte approximativement 650 000 FF, a été transformée en six semaines par l'équipe responsable des effets spéciaux, dirigée par Derek Meddings, en étroite collaboration avec les ingénieurs Lotus. L'usine ayant fourni gracieusement cinq carrosseries vides, chacune fut utilisée pour un effet spécial particulier.

Dessiné par Giorgetto Guigiaro, ce modèle est équipé d'un moteur 4 cylindres 16 soupapes de 160 chevaux, la carrosserie en fibre de verre est montée sur un châssis acier. La Lotus Esprit a été produite entre 1975 et 1980 et ce sont 994 voitures qui sont sorties des usines Lotus Cars Ltd.


Longueur : 4,19 m Largeur : 1,87 m

Hauteur : 1,11 m Poids : 899 kg

Moteur : 4 cylindres 1 973 cm3

16 soupapes 160 ch. Boîte de vitesses : manuelle à 5 rapports

Vitesse maxi : 210 km/h 0 à 100 km/h : 8,1 secondes

Une seule coque fut utilisée pour évoluer sous l'eau. La société Perry Oceanographics y fixa quatre moteurs électriques, chacun dotée d'ailettes de direction devant les hélices. Quant aux deux ailerons verticaux placés de part et d'autre de l'arrière de la Lotus, ils étaient bloqués et n'étaient là que pour stabiliser l'ensemble.

Afin d'éviter des problèmes de pressurisation et d'étanchéité, l'Esprit était en réalité un sous-marin bien particulier puisqu'il était rempli d'eau et piloté par deux hommes-grenouilles.


jeudi 8 octobre 2009

LES BARBOUZES

« - Un barbu, c'est un barbu...Trois barbus, c'est des barbouzes ! »

IL ETAIT UNE FOIS... LES BARBOUZES

Un an après la sortie de son film aujourd'hui culte Les Tontons flingueurs, le cinéaste Georges Lautner s'empressa de réunir la fine équipe et d'imaginer de nouvelles aventures. Ainsi, Michel Audiard concocta une histoire encore plus délirante, avec la complicité de son ami Albert Simonin, et prit bien évidemment à sa charge les dialogues. De son côté, Lautner fit appel aux principaux Tontons, à savoir Lino Ventura, Bernard Blier et Francis Blanche. En revanche, exit Jean Lefèbvre, Venantino Venantini... Place à la jeune et fringante Mireille Darc (première égérie du cinéma Lautnérien, bien avant Miou-Miou).

Les Barbouzes appartient donc à une trilogie, celle créée par le cinéaste, en compagnie d'Audiard et de Ventura. S'en suivra deux ans plus tard Ne nous fâchons pas, l'une des plus grandes réussites du genre parodique en France, oeuvre dans laquelle Jean Lefèbvre exécute un numéro tout bonnement sensationnel. Mais suite à la projection du film, Lino Ventura refusera toute nouvelle collaboration avec le réalisateur, regrettant la place donnée à l'humour, selon lui excessif et définitivement trop imposant. Ses futures participations à l'affiche d'une comédie se révèleront en effet plus « soft » (L'emmerdeur, La Gifle, L'aventure c'est l'aventure). Et cela ne l'empêchera pas de travailler à nouveau avec Michel Audiard, mais à l'occasion de films plus sombres (Garde à vue, Espion, lève-toi).

Etrangement, Les Barbouzes demeure aujourd'hui encore le volet le moins célèbre de la saga. A tort.

Un célèbre trafiquant d'armes lègue à sa jeune veuve un château et une importante collection de brevets qui intéresse les services secrets de plusieurs pays. Ainsi, quatre barbouzes sont envoyés pour récupérer les précieux documents mais c'est l'agent français Lagneaux qui, recevant l'ordre de séduire la blonde héritière, accomplira sa mission jusqu'au bout.

A l'instar des Tontons flingueurs, il faudrait consacrer des livres entiers pour vanter tous les mérites d'un film tel que Les Barbouzes, et ce, à sa juste valeur. Une fois de plus, impossible de passer outre les excellents dialogues signés Michel Audiard. Parmi eux, citons pas exemple :

« - Un Chinois vient de tomber de la terrasse, il est mort !

- Du calme mon enfant, un client part, un autre arrive... »

« - Un barbu, c'est un barbu...Trois barbus, c'est des barbouzes ! »

« - J'ai la tête vide. Moi, la trahison, ça me démolit !

- Une question de formation... Moi, ça m'inspire ! »

« - Excusez-moi, mon colonel, mais, vous savez, une brute, ça rit d'un rien, hein, un missile qui passe, un champignon qui monte dans le ciel, le temple d'Angkor qui passe au-dessus de Billancourt... J'me marre de tout, j'ai des goûts simples ! »



Lorsque le cinéaste annonça son intention de mettre en scène ce nouveau long-métrage, il en parla sur un ton presque enfantin : « Je voudrais introduire dans Les Barbouzes tous les poncifs du film d'espionnage. Il y aura donc des micros partout, des couloirs secrets, des personnages qui apparaissent et disparaissent, d'autres qui prennent toutes sortes de déguisements, des attentats, des explosions, des bagarres... » On le sent dès lors tout excité. Et cela se retrouve au coeur du métrage. Il prend un malin plaisir à retrouver ses camarades rencontrés sur le tournage des Tontons. Il sait désormais trouver un juste milieu entre imposer une direction minutieuse à ses acteurs et leur laisser une certaine marge de liberté. Comme à leur habitude, Ventura, Blier et Blanche s'en donnent à coeur joie et livrent au final une performance impeccable. A leurs côtés, la jeune Mireille Darc se réserve une place de tout premier choix, face au grand Lino, et joue tout aussi bien la femme fatale qu'une simple blonde idiote. On pourrait la croire fraîchement débarquée dans le milieu. Il s'agit pourtant de son dixième long-métrage, après avoir participé à Pouic-Pouic (elle était la fille de Louis de Funès), au film Les veinards, Des pissenlits par la racine (déjà réalisé par Georges Lautner), ainsi que Monsieur, avec Jean Gabin. On est donc loin d'avoir affaire à une débutante. Si l'on ajoute à cela la présence de l'excellentissime Noël Roquevert dans le rôle du colonel, et d'une multitude de « seconds couteaux » que l'on prend toujours plaisir à croiser au générique d'un film (parmi eux, Robert Dalban, Hubert Deschamps, Philippe Castelli ou bien encore Jess Hahn), Les Barbouzes demeure encore aujourd'hui une référence, une véritable leçon de cinéma où tout est parfait.

Cette bande de vieux copains s'illustre donc dans l'une des premières parodies du cinéma français. Les Tontons flingueurs avait d'ores et déjà ouvert la brèche. Les Barbouzes l'entretient. Au delà des dialogues, bien souvent surréalistes, les situations, toutes aussi loufoques les unes que les autres, vont également bon train. Les morts se succèdent à un rythme effréné et les protagonistes continuent d'évoluer comme si de rien n'était. Cette ambiance des plus macabres semble même être un quotidien pour eux, puisque chacun enchaîne les costumes et autres mascarades pour tenter de récupérer les fameux documents. Pour eux, le travail et l'amour envers leurs patries respectives passent avant tout. On se trouve donc en présence d'une oeuvre au sujet sérieux, définitivement adulte (affaire d'espionnage, voire politique), mais traité sur un ton bon enfant. Telle est la base du genre parodique. Et c'est très certainement ce qui fit le succès du film à l'époque (2 400 000 spectateurs), encore aujourd'hui lors de ses (trop rares) diffusions télévisées.


L'humour est une chose. Encore faut-il savoir le mettre en scène. Georges Lautner restera une grande référence en ce domaine. Loin des cinéastes plan-plan qui exercent en ce même Temps, Lautner cherche, explore, tente, et propose à l'arrivée une oeuvre originale, totalement cinématographique et non théâtrale. Ses cadres dénotent un sens précis et le montage saccadé un spectacle à lui tout seul. L'ennui est donc quasi impossible.

"Les Barbouzes" fait partie de ces films intemporels où le talent ne vieillit pas. Le charme des différents interprètes agit toujours autant, si ce n'est plus. De même, la finesse de l'écriture et la modernité de sa mise en image font de ce long-métrage un très grand classique qu'il convient de voir et revoir jusqu'à la fin de nos jours. Terminons en citant l'extraordinaire partition composée par Michel Magne, déjà présent à l'affiche des Tontons flingueurs, et qui livre ici une musique fidèle à sa folie et à son imagination

source : dvdrama.fr

mercredi 7 octobre 2009

OUTLANDER

Sous le règne des Vikings, un homme venu de l'espace - Kainan - s'écrase sur la Terre, apportant avec lui une créature terrifiante, un prédateur extraterrestre connu sous le nom de Moorwen. Alors que la bête plonge les environs dans le chaos, les vikings, d'abord suspicieux envers ce mystérieux étranger, s'associent bientôt à Kainan pour en venir à bout. Lui seul pourra les mener à la victoire...

L'histoire ressemble fort à une variante d’ALIEN avec d'innombrables clins d'oeil au Seigneur des Anneaux. "Un rescapé du crash de sa navette spatiale se retrouve au 8e siècle, à la belle époque des vikings." Le scénario se révèle simple mais trop prévisible et accumule des incohérences.

Le film a-t-il été « charcuté » au montage pour des questions de budget ?

Les seules qualités d'Outlander se résument finalement à un montage dynamique, des effets spéciaux d’enfer, de bons acteurs, une esthétique soignée (costumes et paysages sympas) et surtout un Morween (la créature) très réussi et original.

En résumé, un film qui traite des vikings et d’aliens, c’est pas tous les jours. A voir

lundi 5 octobre 2009

LUCKY LUKE


Lucky Luke (1991)

En 1987, Terence Hill est à Paris pour la promotion de Renegade de Enzo Barboni et se prête à une séance de photos pour un magazine français. "Le photographe s’est interrompu et m’a dit : "Attendez un instant, j’ai une idée." Je l’ai vu entrer dans un magasin dont il est ressorti avec plusieurs albums de bandes dessinées qu’il m’a tendus en me disant : "Faites comme si vous les lisiez. Je vais vous prendre en photo avec un album de Lucky Luke." À vrai dire, je n’avais, jusqu’alors, jamais entendu parler de ce personnage. J’ai donc lu les albums et deux mois plus tard, comme l’idée d’en faire un film semblait exciter tous les gens qui m’entourent, j’ai décidé de me lancer dans ce projet."

Lucky Luke n’a encore jamais été adapté avec des acteurs, si ce n’est Le Juge de Jean Girault (1971) d’où justement avait été écarté le personnage de cow-boy solitaire ! Reste à convaincre la veuve de René Goscinny et le dessinateur Morris. "Une histoire humoristique en caricatures est très difficile à transposer en live, explique ce dernier. Il y a de nombreux gags impossibles à conserver - comme, par exemple, faire penser Rantanplan -, donc l'esprit est un petit peu distordu. Je trouvais pourtant que cela valait la peine de tenter un essai, d’autant plus que Terence Hill a mis énormément de moyens."

En effet, Terence Hill met en chantier une grosse production : Lucky Luke sera non seulement un film qu’il réalisera lui-même (six ans après Don Camillo, son premier essai) mais aussi une série télé de dix épisodes (produite par Silvio Berlusconi Communications). Le long-métrage est officiellement inspiré de l’album "Daisy Town", "l’un des meilleurs" selon l’acteur, l’un des pires sans doute selon les lecteurs. En effet, cet album est une adaptation du dessin animé Lucky Luke (1971), publiée en 1984, à une époque où Morris passe d’un scénariste à l’autre. Voulant certainement retrouver l’esprit de Goscinny (mort en 1977), le dessinateur a donc transposé littéralement le film, au mépris du rythme et de la compréhension des gags. En réalité, Terence Hill s’est bel et bien inspiré du dessin animé original. Certains gags le prouvent, puisqu’ils n’avaient pas été reproduits dans l’album (le vieux sur son fauteuil roulant portant l’extrémité d’une échelle, l’indien jouant de la batterie, la peinture de guerre représentant le symbole "klaxon interdit"…). Quant au duel opposant Lucky Luke aux Dalton, il était dans le dessin animé une parodie de western italien, une approche à peine perceptible dans le livre mais que Terence Hill s’est empressé de conserver dans le film. De ce point de vue, l’acteur a d’ailleurs placé plusieurs références, notamment les thèmes musicaux de Colorado (les galopades de Jolly Jumper) et Mon nom est personne (l’arrivée des Dalton), composés par Ennio Morricone.

Loin des contrées espagnoles et yougoslaves de ses premiers westerns, Terence Hill choisit de tourner aux Etats-Unis. "Si tu tournes dans le vrai Ouest américain, lui disait Sergio Leone, tu n’as pas besoin d’être bon. Contente-toi de filmer le ciel et ce sera sublime." Les plans de Lucky Luke galopant dans Monument Valley sont effectivement magnifiques et ont dû faire chaud au cœur de Morris, qui rêvait d’Amérique sauvage dans son atelier bruxellois. Daisy Town est construite par le décorateur Piero Filippone au Bonanza Creek Ranch, à une vingtaine de kilomètres de Santa Fe au Nouveau-Mexique, autour d’une maison utilisée dans Silverado de Lawrence Kasdan. "C’était un endroit merveilleux, se souvient l’actrice Nancy Morgan. Il fallait rouler 30 minutes pour arriver sur le plateau… et les derniers kilomètres n’étaient pas goudronnés. Une fois sur place, on se serait cru dans le vieil Ouest. Pas de lignes, pas de téléphones. "

Le cascadeur français Mario Luraschi amène sept chevaux aux Etats-Unis, dont trois pour représenter Jolly Jumper. "Pour travailler non stop, il fallait impérativement plusieurs chevaux. Cela permet en plus d’utiliser chaque cheval pour ce qu’il sait faire de mieux, de les spécialiser. (…) Le plus dur, c’est de créer une réelle complicité entre le cheval et Lucky Luke. De trouver des jeux de regard, de faire jouer le cheval. Mais ils sont très cabots, parfaits pour la comédie. On commence par les faire travailler mécaniquement, et après c’est leur personnalité qui s’exprime."

À cause des conditions climatiques, il n’est possible de tourner à Santa Fe que cinq mois par an. Une fois le film de cinéma achevé, Terence Hill reviendra deux années consécutives pour filmer l’ensemble de la série (huit épisodes au lieu des dix prévus). Lucky Luke lui permet de créer une famille soudée d’acteurs et de techniciens qu’il réutilisera sur ses westerns suivants, Petit Papa Baston (1994) et Doc West (2009), tournés eux aussi au Bonanza Creek Ranch.

Philippe Lombard http://www.devildead.com/histoiresdetournages/

vendredi 2 octobre 2009

SERIES DES 80'

RIPTIDE

Séducteurs invétérés et hommes d'action, Nick et Cody ont ouvert une agence de détectives privés à bord d'un bateau, le "Riptide", amarré à la marina de King Arbor. D'ailleurs, ce bateau leur sert aussi bien de bureau que de maison, pratique pour éviter les bouchons matinaux;)

Pour aider l'efficace Cody et l'impulsif Nick dans leurs enquêtes épiques, Murray, un génie de l'informatique, met à leur disposition toutes sortes de gadgets électroniques. Toutefois, dès que l'action se dessine à l'horizon, Murray préfère laisser la place à Nick et Cody !

Une série policière typique des années 80 créée par le très prolifique Stephen J. Cannell qui met en scène les tribulations de trois personnalités radicalement différentes, sources de continuelles querelles, mais néanmoins terriblement efficaces lorsqu'il s'agit de démêler les affaires les plus compliquées...

SIMON & SIMON

Deux frères complètement opposés et critiquant à longueur de temps la manière de vivre de l'autre, ont pourtant monté une agence de détectives privés.

Sous ses airs un tantinet rustre, Rick Simon est pourtant un fin limier, tandis que le beau gosse A.J., bien que plus motivé dans le travail, est aussi plus maladroit et c'est à ce moment qu'intervient son aîné, ravi de passer à l'action et de pouvoir castagner un coup !!!

En résumé, un bel exemple des séries policières des années 80...

jeudi 1 octobre 2009

JACKIE CHAN


Les films que Jackie Chan a tourné avec Lo Wei constituent pour beaucoup le point noir de sa filmographie. Souvent mal perçus, ils ont donné lieu à toutes sortes de railleries chez les fans de la star (et du film d'arts martiaux) et n'ont jamais eu pratiquement droit à un avis objectif car ils ont a tendance à être jugés d'un seul bloc : La période Loi Wei. Si le réalisateur manque indéniablement de créativité, ce n'est pas le cas de sa jeune star fougueuse. Tant bien que mal, Jackie Chan tentera de faire son possible pour dynamiser des films qui ne sont, pour la plupart, que des recyclages des succès du moment. En résultent des films parfois mineurs parfois divertissants, certains étant même des petites réussites totalement à mettre au crédit de la star.

Avec ce dossier, nous allons nous intéresser à cette période de l'acteur, trop souvent tombée dans l'oubli et qui fut sujet à de fausses informations (Non, Jackie Chan n'a pas joué que des vengeurs crispés dans les productions Lo Wei). Nous allons aborder ces productions sous trois angles : les films eux-mêmes, les scènes d'action qui seront pour l'acteur un incroyable champ d'expérimentation et l'apport de ces productions à la star pour sa carrière future.

Petite précision avant de commencer : pour ce dossier, nous mettrons volontairement de côté La hyène intrépide (Fearless Hyena), première réalisation de Jackie Chan mise en place après ses deux succès avec Yuen Woo Ping : Le Chinois se déchaîne (Snake in the Eagle's Shadow) et Le maître Chinois (Drunken Master). Il est évident que ce film s'impose comme le meilleur (de loin) de Jackie Chan sous sa période Lo Wei. Mais il n'a pas été fait dans les mêmes conditions que les autres métrages, l'acteur ayant le contrôle quasi-total de l'œuvre. De ce fait, il tiendra une place mineure dans ce dossier car nous préférons nous intéresser aux autres films où l'acteur devait s'accorder tant bien que mal avec Lo Wei.

Réalisateur à succès au tout début des années 70, Lo Wei n'arrive plus par la suite à se renouveler et à faire face aux demandes du cinéma hongkongais alors en pleine mutation. A partir de 1974, l'ancien « millionnaire director » (son surnom prestigieux durant son heure de gloire) ne fait plus qu'enchaîner les bides au box-office et pour reprendre un terme branché, devient rapidement un « Has Been » plus du tout dans le coup. Son association avec la Golden Harvest rompue, il part pour l'île de Taiwan, refuge de ceux qui n'ont plus de succès à Hong Kong et incroyable royaume de la copie des triomphes du moment. Il y fonde le petit studio de production Lo Wei Motion Picture.


Après avoir cherché un premier rôle pour ses films, il jette son dévolue sur Jackie Chan d'après les conseils de Willie Chan, chef de la publicité de la Lo Wei Motion Picture. Willie Chan aura offert beaucoup de support moral à Jackie Chan durant ces années difficiles et l'aura sûrement aidé à sortir des griffes de Lo Wei lors du litige entre les deux hommes. Jackie Chan n'est pas un inconnu dans le milieu cinématographique et en particulier pour Lo Wei car il a déjà été un cascadeur, figurant et parfois acteur dans ses films. Entre autres, c'est lui qui doublait le méchant de La fureur de vaincre (Fist of Fury) lors de sa chute finale occasionnée par Bruce Lee. Lo Wei est sûr de tenir une nouvelle star du film d'arts martiaux. D'ailleurs le réalisateur rebaptise Jackie Chan en le nommant Sing Lung (« Devenir le Dragon »), et lui fait subir une opération pour lui agrandir les yeux afin de lui donné un look de vedette plus présentable.

Les deux hommes signent un contrat en 1976 et sortent un premier film : La nouvelle fureur de vaincre (New fist of Fury). Voulant donner une suite à son film, Lo Wei ne choisit pas la facilité pour la première production de son studio. Succéder à Bruce Lee étant impossible. Il place son intrigue à Taiwan (normal) et raconte la fuite de Nora Miao et quelques autres disciples de l'institut Jing Wu chez des amis, propriétaires d'un institut martial qui va être aussi l'objet des convoitises Japonaises. Pour faire face à l'ennemi, ils seront aidés par un jeune vagabond (Jackie Chan). Guère original, le film ne cesse d'accumuler les défauts : rythme lent, réalisation mollassonne, décors pauvres, interprétation aléatoire.

Pour sa première tête d'affiche chez Lo Wei, Jackie Chan se montre quasi inexistant. Le constat est sans appel dans la scène où il avance vers Nora Miao et que celle-ci repense à son amoureux, Bruce Lee, revoyant son image dans sa tête. Le passage du portrait de Bruce Lee à celui de Jackie Chan est défavorable au jeune acteur. Il passe une grosse partie du film en ne sachant pas se battre ou en étant blessé. Etant tout jeune acteur, Lo Wei n'a sûrement pas voulu tout miser sur Jackie Chan pour son premier film en tant que vedette et de ce fait, l'intrigue se concentre bien souvent sur Nora Miao et Han Ying Chieh, tous deux bien fatigués semblent-il vu l'inconsistance de leurs jeux. Quant au traitement infligé aux Japonais, c'est du vu et revu cent fois et le bad guy du film interprété par Chan Sing se montre plus caricatural que terrifiant. La nouvelle fureur de vaincre est certainement le plus mauvais film de Jackie Chan (avec Magnificent Bodyguards et Killer Meteors) lors de son association avec Lo Wei. Échec au box-office, qui sera le premier d'une longue série, il n'empêchera pourtant pas la mise en chantier d'autres films avec Jackie Chan en vedette.

Le Kung Fu Pian ne semblant pas convenir pour sa jeune star, Lo Wei décide de le faire jouer dans une série de Wu Xia Pian. Les deux premiers en tant que vedette et le troisième comme méchant. Pour ces films, ils s'inspirent des romans de Gu Long, romancier célèbre dont les luxueuses adaptions par le réalisateur vedette Chu Yuan pour la Shaw Brothers font fureur à l'époque. Mais là où le spécialiste du Wu Xia onirique réussira à piocher des parties des romans de l'écrivain et les retranscrire à l'écran avec talent et cohérence, Lo Wei lui ne retrouvera jamais le charme et la grâce des écrits de Gu Long. L'univers qu'il dépeint n'est pas crédible, d'autant plus que les lieux naturels de l'île nationaliste sont moins efficaces que les décors du studio Shaw pour conter les histoires de Gu Long. Pire encore, Jackie Chan se montre encore moins à l'aise en héros de Wu Xia que de Kung Fu Pian. Totalement figé, l'acteur n'est absolument pas convaincant.

Dans Magnificent Bodyguards, il joue une sorte de garde du corps (comme son titre l'indique) qui doit escorter, avec d'autres hommes, un homme malade dans une région à risques. Film complètement raté qui pille même la musique de Star Wars, Magnificent Bodyguards ne connaîtra jamais une sortie en France.

Le vengeur (To kill with Intrigue), bien que lui aussi en partie raté, se montre plus divertissant. Après que sa famille fut massacrée par une femme (Hsu Feng) et son clan, Jackie Chan se rend compte que cet acte fut réalisé grâce à la complicité de son meilleur ami qui lui a également volé sa promise pour l'épouser. Toujours aussi peu à sa place dans son rôle de chevalier mélancolique, l'acteur à pour partenaire la glaciale mais intensément charismatique Hsu Feng, l'égérie du cinéaste King Hu. Habituée aux Wu Xia, la comédienne domine le reste du casting dans un rôle de femme manipulatrice et marquée à jamais par la gente masculine. Un personnage intéressant, qui si il n'est pas assez traité comme il se doit, demeure la principale attraction de l'histoire. Le vengeur se veut tragique et noir. Plombée par des acteurs trop caricaturaux, cette production se montre souvent risible et n'est encore une fois qu'un film mineur.


Une des constantes des productions Lo Wei est d'y voir des stars sur le déclin : Hsu Feng, Chan Sing, Kam Kong…. Pour son prochain projet, Lo Wei refait équipe avec l'acteur Jimmy Wang Yu, lui aussi condamné à errer à Taiwan en quête d'une gloire passée. On se souvient de la collaboration entre les deux hommes à la Golden Harvest : Un homme nommé tigre (A Man called Tiger), Le bras vengeur de Wang Yu (Seaman no. 7) et Le dragon tatoué (The Tattooed Dragon). Trois sympathiques films de kung fu où les deux hommes montraient encore un certain talent, un amour infini pour la série B. Rien de tout ça dans Killer Meteors, Wu Xia encore une fois bancal. Une crapule (Jackie Chan) engage un homme connu sous le nom de « killer Meteors » (Wang Yu) pour tuer sa femme. Bien entendu, tout cela n'est qu'un traquenard. Qu'il incarne le héros ou le méchant, Jackie Chan n'est décidément pas dans son élément dans un Wu Xia. Jimmy Wang Yu s'en tire mieux, l'acteur ayant une grande expérience dans le domaine (voir sa période à la Shaw Brothers). Mais l'homme ne peut pas tirer par le haut une production fauchée avec des acteurs mauvais à lui tout seul. Comme Magnificent Bodyguards, Killer Meteors n'a jamais eu droit à une sortie Française.

Après ces trois échecs, Lo Wei va se désintéresser peu à peu de son jeune poulain en ne réalisant pas lui-même ses trois productions suivantes. Ce choix va dessiner peu à peu le futur de la star. En effet, le réalisateur cède sa caméra à Chan Chi Hwa, assistant totalement différent de Lo Wei. Il sera véritablement le premier à comprendre que Jackie Chan ne peut s'exprimer véritablement que si il joue dans des films adaptés à son style.

source : http://www.hkcinemagic.com

mercredi 30 septembre 2009

L'AFFAIRE POLANSKI


Le cinéaste franco-polonais Roman Polanski a été arrêté samedi soir sur mandat d'arrêt américain à son arrivée en Suisse, où il devait être honoré par le Festival du film de Zurich. Agé de 76 ans, il fait l'objet d'une procédure ouverte contre lui par les autorités américaines il y a plus de trente ans pour une affaire de moeurs. Le réalisateur avait fui les Etats-Unis pour l'Europe en 1978, à la suite de poursuites pour des relations sexuelles avec une mineure âgée de 13 ans. En 1977, Roman Polanski avait plaidé coupable à Los Angeles et passé 42 jours en prison avant de s'exiler, la peine devenant supérieure à ce qui avait été convenu. L'arrestation du cinéaste pourrait conduire à son extradition vers les Etats-Unis.

Luc Besson : «la justice doit être la même pour tour le monde»

Alors que le monde artistique se mobilise après l'arrestation de Roman Polanski, le réalisateur-producteur Luc Besson appelle à laisser la justice faire son travail.

Interrogé sur RTL sur l'arrestation de Roman Polanski, lundi 28 septembre, Luc Besson a appelé à laisser la justice faire son travail. (REUTERS)

L'arrestation de Polanski, sur mandat de la justice américaine, pour des faits remontant à 1977, a provoqué l'indignation de nombreux artistes dans le monde, qui dénoncent un «traquenard policier». Le réalisateur producteur Luc Besson se démarque en déclarant lundi sur RTL que la justice devait «être la même pour tout le monde».

«Je ne connais pas l'histoire du procès. Je sais qu'il a été en procès et qu'a priori il n'y a pas été. J'ai beaucoup d'affection pour lui, c'est un homme que j'aime beaucoup, que je connais un petit peu, nos filles sont très amies mais il y a une justice, c'est la même pour tout le monde», a déclaré Luc Besson.

«Je laisse faire la justice. Je ne connais rien à cette affaire, mais je pense que quand on ne se présente pas à un procès, on se met en faute, et c'est un risque», a-t-il ajouté.

Interrogé sur le fait de savoir si la mobilisation du monde du cinéma en faveur de Roman Polanski l'agaçait, le réalisateur a répondu: «Non, chacun est libre. Mais je sais que j'ai une fille, elle a 13 ans. Si elle se faisait violer, je ne penserais pas tout à fait la même chose

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