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lundi 18 novembre 2013

Le cinéma du dimanche soir


les téléspectateurs ont tranché, et sans appel. Ils étaient hier soir 6,39 millions scotchés devant le train "instoppable" de Denzel Washington, soit 23,8% du public, et "seulement" 4,22 millions devant le film des frères Coen ("No country for old men"), soit 15,8 % en parts d'audience, ce qui n'est pas rien quand même.



http://teleobs.nouvelobs.com/audiences/20131118.OBS5830/unstoppable-entraine-tf1-en-tete-des-audiences.html



Pour rappel, la semaine dernière pour sa première diffusion en clair «Avatar» s’est hissé à la première place des audiences. Le film de James Cameron a réuni 9,3 millions de téléspectateurs, soit 38.6% du public, sur TF1. Il s’agit de la 7e meilleure audience de l’année. France 2 suit avec la comédie française en rediffusion «Camping». Le long métrage de Fabien Onteniente avec Franck Dubosc, Mathilde Seigner et Gérard Lanvin a séduit 3,5 millions de téléspectateurs, soit 13,1% de part de marché.

 http://www.leparisien.fr/tv/avatar-7e-meilleure-audience-de-l-annee-11-11-2013-3305733.php

jeudi 31 mai 2012

SURFEUR D'ARGENT vs T1000



Le Surfer d'Argent  serait -il un cousin du T1000* ? A en croire cette vidéo de 1994, on pourrait dire que oui ?



* (Terminator 2)

mardi 27 mars 2012

ABYSS

Le réalisateur canadien de "Titanic", James Cameron, est devenu le premier homme à explorer en solo pendant plusieurs heures, à bord d'un mini sous-marin, le site le plus profond connu de la croûte terrestre, dans la fosse des Mariannes (océan Pacifique), par plus de 10 km de fond.


James Cameron a été "la première personne au monde à avoir jamais touché le fond, seul, du site le plus profond de la croûte terrestre à un record de 10.898 m (35.756 ft), le lundi 26 mars à 7h52 heure locale, ou dimanche 25 mars à 17h52 heure de Washington" (21h52 GMT), a annoncé dimanche à Washington le groupe américain spécialisé dans la géographie et les sciences.

Le précédent record remonte à 1960 Le précédent record de plongé remonte au 23 janvier 1960, quand le lieutenant de la Navy américaine Don Walsh et l'océanographe suisse Jacques Piccard avaient plongé à bord du bathyscaphe militaire américain Trieste dans la fosse des Mariannes et atteint la croûte terrestre à -10.916 mètres. Mais ils n'avaient pu rester que 20 minutes dans un univers obscurci par la vase. L'expédition fera l'objet d'un documentaire en 3-D diffusé en salles et sur la chaîne de télévision de la National Geographic, publié dans le magazine et servant de base à des programmes éducatifs. http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/monde/pacifique-en-images-james-cameron-plonge-a-plus-de-10-km-de-profondeur-27-03-2012-1647627.php

jeudi 17 novembre 2011

ICEBERG en 3D DROIT DEVANT !


James Cameron, interrogé sur Titanic 3D par Le Monde, projet qui mobilise 300 personnes, n'est pas dupe de la difficulté. Le réalisateur reconnait avoir fait passer des "tests à sept sociétés spécialisées dans la conversion, et aucun n'était vraiment bon", avant de choisir "Stereo3D pour la qualité de l'échange créatif". Le piège à éviter ? "convertir tous les plans en 3D". Ainsi, la plupart du temps, pour les panoramiques, seul le premier plan est donc converti.----




N'approchez pas, n'approchez pas ou je saute !

- Allons donnez-moi la main je vais vous ramener ici !

- Non, restez où vous êtes ! Je ne plaisante pas sinon je saute...

- Vous le ferez pas.

- Que voulez vous dire "je ne le ferai pas ? ", vous n'avez pas la prétention de me dire ce que je ferai ou non, vous ne me connaissez pas!

- Ben vous l'auriez déjà fait sinon...

- Vous me deconcentrez aller vous en !

- Je peux pas, je suis concerné maintenant, si vous sautez je vais être forcé de plonger pour vous sauver

lundi 19 septembre 2011

DE LA SUITE DANS LES IDEES

Sigourney Weaver parle enfin d'S.O.S. Fantômes 3 et d'Avatar 2 !

A propos d'Avatar 2, l'actrice a ainsi avoué que James Cameron himself lui a raconté l'histoire des 2 prochains films de la saga et que ces derniers s'annoncent, comme prévu, "absolument merveilleux". L'actrice a aussi profité de l'interview, et c'est là le plus important, pour annoncer officiellement son grand retour : "Ne vous inquiétez pas, je serais de retour. James dit que personne ne meurt vraiment dans les films de science fiction". Et quand aux questionnements concernant le degré d'avancement du projet, Sigourney Weaver répond d'un limpide : "Il n"y a plus qu'à les faire !".




































En ce qui concerne S.O.S Fantômes 3, l'actrice semble déjà bien plus réservée : "Je n'ai pas encore lu le script. J'ai reçu quelques coups de téléphone et je sais qu'ils sont en pleine réécriture mais tout ce j'ai répondu c'est que j'espérais que le fils de mon personnage, Oscar, ait bien grandi et soit devenu un Ghosbuster.. et Ivan Reitman [le réalisateur] m'a répondu que oui. Au-delà de ça, je ne sais rien. J'espère que ça va se faire mais si ce n'est pas le cas, on aura au moins fait deux très bons films".

source

vendredi 2 juillet 2010

AVATAR DANSE AVEC LES LOUPS


Si on n’aime pas du tout le pompage d’idée non crédité par ici, on n’aime pas trop non plus relayer les accusations. Surtout celles concernant James Cameron à la tête du film le plus lucratif de l’Histoire du cinéma. Pourtant là, l’affaire est intrigante.


DELGO, DANCE AVEC LES LOUPS ou POCAHONTAS, et d’autres. AVATAR ressemble à un peu tout mais c’est l’apanage, imagine-t-on, des classiques instantanés : beaucoup ont abusé avant lui des mêmes grosses ficelles, mais peu avaient rencontré le succès du film de Cameron. De quoi attiser bien des jalousies. Si le multi-oscarisé DÉMINEURS fait face à l’attaque d’un militaire qui argue s’être fait piquer sa vie, ce dernier avait lu le scénario et avait bien attendu que le film soit le favori des Oscars pour rendre ses revendications publiques.
Ici, les accusations proviennent d’un cafetier canadien de 57 ans qui, alerté fin décembre des ressemblances entre AVATAR et sa création personnelle par son graphic designer, prépare l’offensive depuis quelques semaines. C’est ce qu’il dit.

Emil Malak, le cafetier en question, a convoqué le Vancouver Sun pour leur raconter son histoire : il est actuellement en train de remplir les dossiers nécessaires pour aller en justice soutenant qu’il y a eu violation des droits d’auteur. “Je n’accuse pas James Cameron de vol. C’est indubitablement un génie” explique Malak au jounaliste de V.S., avant de lui confier qu’il souhaiterait expliquer les similarités évidentes entre son projet TERRA INCOGNITA et AVATAR.

Malak aurait dépensé près de 100.000 dollars dans son projet TERRA INCOGNITA, il y a une quinzaine d’année. L’histoire ? Celle d’humains en recherche d’un minéral précieux sur une planète éloignée de la Terre et qui rencontrent sa population alien. Des aliens bleus avec des taches de rousseur et des cheveux longs. La planète était également habitée de dragons et ornée “d’un arbre de vie qui contient la mémoire collective de la population indigène”.
N’importe quel amateur peut-il crier au plagiat si tant est qu’il aurait griffoné des bonshommes bleus sur une feuille de PQ ? Peut-être, mais Emil Malak n’est pas qu’un amateur et il n’a pas dessiné ses aliens sur une feuille de papier hygiénique : il a engagé, fin des 90’s, un scénariste et un designer pour étoffer son monde et son histoire. Des mois de travail que l’avocat de Malak a déposé légalement à la fin des années 90. Le jour où Cameron tourne DARK ANGEL à côté du Bellagio Café de Malak en 2002, le scénariste en herbe décide d’envoyer le book de TERRA INCOGNITA à… Lightstorm Entertainment Inc., la compagnie de James Cameron. Pour mémoire, James Cameron déclare régulièrement qu’il travaille sur AVATAR depuis la deuxième moitié des années 90. On ignore simplement quand se sont dessinées l’histoire et la direction artistique telles qu’on les connaît. “Le contentieux se résume à 1996, année où AVATAR a été créé” explique Malak au Vancouver Sun. Le cafetier a d’ailleurs obtenu un rendez-vous avec les producteurs de James Cameron et de la Fox, qui ont balayé ses accusations.





http://www.cinemateaser.com/

mardi 20 avril 2010

MIAVATAR QUE JAMAIS


Ouf, enfin, j'ai regardé AVATAR ce week end, suis je le dernier au monde à voir ce film ? en tous les cas, "mieux vaut tard que jamais".. Mon souci c'est que j'ai beaucoup entendu parler de ce film en bien (surtout), et j'appelle ça l'effet "Amelie Poulain", c'est à dire qu' à trop parler d'un film en bien, le jour ou on le découvre vraiment, on est forcément un peu déçu.

Cet effet, je ne l'ai pas connu pour "Amélie poulain" que j'ai particulierement adoré, mais c'est en regardant "bienvenue chez les Chtis" que j'ai compris pourquoi on pouvait être déçu d'un film juste parcequ'on en a entendu parler pendant des mois...

En effet, "Bienvenue chez les Chtis" reste un film sympa, c'est loin d'être un chef d'oeuvre de l'humour, mais delà à faire exploser le box office, faut pas pousser, mais c'est sûrement la magie du bouche à oreille qui a fait le reste (qui a parler de promotion à outrance ?).

Bref, revenons à AVATAR, n'ayant pas pu le voir en 3D, j'ai donc attendu calmement mon tour pour l'apprécier en 2D chez moi

Avec de l'apréhension, normal pour un film de James Cameron, le seul petit souci, c'est qu'à force d'en parler, de lire les critiques, j'avais l'impression d'avoir déjà vu le film , mais bon...

retour sur AVATAR :


Malgré sa paralysie, Jake Sully, un ancien marine immobilisé dans un fauteuil roulant, est resté un combattant au plus profond de son être. Il est recruté pour se rendre à des années-lumière de la Terre, sur Pandora, où de puissants groupes industriels exploitent un minerai rarissime destiné à résoudre la crise énergétique sur Terre. Parce que l'atmosphère de Pandora est toxique pour les humains, ceux-ci ont créé le Programme Avatar, qui permet à des " pilotes " humains de lier leur esprit à un avatar, un corps biologique commandé à distance, capable de survivre dans cette atmosphère létale. Ces avatars sont des hybrides créés génétiquement en croisant l'ADN humain avec celui des Na'vi, les autochtones de Pandora.

Sous sa forme d'avatar, Jake peut de nouveau marcher. On lui confie une mission d'infiltration auprès des Na'vi, devenus un obstacle trop conséquent à l'exploitation du précieux minerai. Mais tout va changer lorsque Neytiri, une très belle Na'vi, sauve la vie de Jake...

MON AVIS

AVATAR, tres bien, parfait, rien à dire sauf un scénario pas non plus super original (on aurait eu des cowboys contre les indiens, un western classique aurait pu traiter du même sujet) sans oublier quelques facilités scénaristiques comme le gentil héro ou la prophétie, jusqu'au peuple pacifique et son arbre sacré, en passant en revue les méchants armés jusqu'aux dents cherchant seulement le profit au détriment de toutes morales. Bref, je chipôte un peu mais Avatar n’a pas que des qualités et le déroulement du film est tellement prévisible qu'on s'écrit peu à peu l'histoire avant que la fin pointe son nez, pour ça c’est dommage.

Sinon Avatar est visuellement une réussite, c’est un très très bon film d’action dont on oublie vite les petits défauts, que demander de + ?.

jeudi 25 mars 2010

JAMES CAMERON

James Cameron voit le jour au Canada, le 19 août 1954. Dès l'enfance, il développe un grand intérêt pour la science-fiction. Lecteur vorace, il lit tout ce qui lui tombe entre les mains. Inventif, il construit très jeune des maquettes et s'intéresse au cinéma. Il commence par réaliser des petits films grâce à la caméra super-8 familiale. Il connaît enfin la révélation de sa vocation devant 2001, l’Odyssée de l'espace de Stanley Kubrick en 1968.

Il le voit une bonne dizaine de fois et en tire son inspiration. Pourtant, il faut un autre déclic pour qu'il se lance véritablement vers son destin. Après avoir découvert Star Wars de George Lucas en 1977, il décide que sa vie consistera à faire des films. Il quitte tout pour s'y consacrer enfin. Il commence par réaliser en 1978 un court-métrage où il démontre déjà son aise à user d'effets spéciaux. Cela lui vaut une première reconnaissance et son premier boulot sera de construire des maquettes pour les productions à petit budget de Roger Corman. Cela lui permet entre autres choses, de réaliser un premier film frustrant pour lui (puisque sans budget), Pirhana 2 : les tueurs volants en 1981.

A la suite de ce chaos naît pourtant un script, celui de Terminator. Cameron dit que l'histoire lui est venue d'un cauchemar à propos d'un robot meurtrier. Le cinéaste pouvait enfin faire ses preuves et imposer sa marque dans le cinéma d'action. A le revoir, ce premier volet est étonnant. Il est d'inspirations très hétéroclites. Le volet science fiction d'abord : l'avenir d'où viennent le fameux Terminator et son poursuivant. On y voit une Terre dévastée, gouvernée par les machines, traversée ça et là par des rayons lasers dévastateurs, les hommes s'y terrant dans des tranchées. Le présent est celui, d'abord insouciant, de Sarah Connor, jeune serveuse à New York pendant les années 80. Bientôt, elle se voit pourchassée par deux hommes, un qui la protège et l'autre qui veut la supprimer pour qu'elle ne donne pas naissance au héros de la résistance humaine à venir. L'histoire est audacieuse. Le traitement inédit, entre cauchemar d'anticipation, thriller et policier. Cameron choisit pour incarner son cyborg exterminateur, l'ancien champion de culturisme Arnold Schwarzenegger qui fait une prestation impassible et glaçante, entrée dans la légende.

Le réalisateur explose les frontières entre les genres, pose des personnages tourmentés et fouillés et explore les relations entre eux. En même temps que des scènes d'action absolument exceptionnelles, il met en scène un spectacle total et émouvant, notamment par le lien qui se tisse entre Michael Biehn et Linda Hamilton. On découvre les thématiques chères au cinéaste : les dangers du progrès, l'humanité fragile et faillible, l'amour comme seul salut et également la hantise d'un avenir apocalyptique.

James Cameron écrit le script de Rambo 2 : la mission. Il insiste ensuite pour réaliser une autre suite à un film d'envergure. Aliens sort en 1986.

L'action domine, effrénée, dans une surenchère permanente. Ripley retourne dans l'espace avec une escouade de militaires gouailleurs et bien entraînés pour affronter non plus une seule créature, mais toute une colonie, défendue par leur mère. L'opus est moins impressionniste que l'original, plus direct, spectaculaire et martial. Le réalisateur s'y sert de grands archétypes, comme le déconneur de service un peu irritant campé par Bill Paxton. Cependant, Cameron confère du souffle à l'ensemble, de l'émotion même, dans la relation avec la fillette ou dans l'attitude de la « reine mère ». L'efficacité alliée à la sensibilité de Cameron continuent de faire merveille.

Auréolé de ses succès, le réalisateur peut se consacrer à son prochain film, Abyss, sorti en 1989, où l'on voit émerger un décor plus que récurrent dans son œuvre : l'océan. Le récit se déroule dans une plate-forme en eaux profondes, troublée par l'arrivée de marines, venus explorer un sous-marin qui a mystérieusement sombré. La cohabitation est mouvementée, d'abord par le fait que les soldats soient accompagnés par l'ex-femme du maître des lieux. Entre Mary Elizabeth Mastrantonio et le toujours impeccable Ed Harris se développe une relation orageuse et passionnelle. Michael Biehn, ici chef des marines, a la fièvre des profondeurs et se laisse gagner par la démence. A cela vient s'adjoindre la manifestation d'une vie extraterrestre sous-marine, prenant vie à l'écran grâce à une utilisation somptueuse -et pionnière- des images de synthèse. Le tournage est difficile : tendu et éprouvant, pour les acteurs et l'équipe. Comme toujours, Cameron compose une histoire totale et ambitieuse, avec une tension et des confrontations spectaculaires où la claustrophobie agit sur les esprits. Le film est surtout riche d'une indéniable sensibilité, les sentiments entre les personnages sont forts et émouvants. Enfin, la nature humaine est encore double : capable de monstruosité (les explosions nucléaires, les guerres, les génocides) et des élans les plus nobles (l'amour et l'altruisme). Le film ne rencontra pas à sa sortie le succès escompté. Il s'est imposé depuis comme une oeuvre d'importance, notamment dans sa version longue.


Terminator 2 : le jugement dernier reprend ces mêmes thématiques en 1991 et marque une évolution par rapport au premier épisode. Cette fois le robot terrifiant (Schwarzenegger) se fait protecteur de John Connor, poursuivi par un T-1000 (Robert Patrick) venu du futur pour l'éliminer. Les scènes d'action sont spectaculaires à souhait (des poursuites à couper le souffle, une tension de chaque instant).

les effets spéciaux sont d'une qualité exceptionnelle (dont une utilisation magistrale du morphing pour l'increvable méchant de l'histoire). Mais c'est avant tout par l'émotion que cet opus se démarque. La fragilité de Linda Hamilton internée dans un asile, le jeune Edward Furlong se trouvant un père de substitution dans le Terminator. Et toujours cette vision troublante dérangeante, d'un avenir inquiétant, où l'humanité a le pouvoir d'oeuvrer à sa propre destruction.

True Lies en 1994 est un intermède réjouissant, lointain remake de La Totale de Claude Zidi. Ici, l'action est décomplexée, jubilatoire et improbable comme dans un James Bond bien troussé. Cameron et Schwarzenegger ont pris le parti de s'y amuser (on voit le héros aussi à l'aise pour chevaucher un avion à réaction que pour danser le tango). Le couple formé avec Jamie Lee Curtis dégage une allégresse naïve et énergique, rappelant les belles comédies d'antan. Encore un exercice de style réussi avec classe et ce soupçon de démesure qui fait tout le panache du réalisateur.

Après cela il participe à l'écriture et à la production de l'excellent Strange days de Kathryn Bigelow (dont il avait déjà produit Point Break, extrême limite). On connaît l'ambition du bonhomme et sa capacité à s'attaquer à des projets épiques et fous, à les tourner en perfectionniste, jusqu'à l'épuisement.

Mais rien n'annonce en 1998 le phénomène que deviendra Titanic, plus gros succès de l'histoire du cinéma. Certes, le thème est porteur, mais il fallait quelqu'un comme Cameron, avec sa sensibilité et son sens du spectacle, pour le transcender.

Plus qu'une vision romantique du naufrage, on retrouve les grands thèmes qui occupent le cinéaste depuis longtemps : les dangers du progrès, l'imprudence de l'homme face à des forces qui le dépassent, l'amour comme seul espoir. Le cinéaste dispose de moyens hors du commun pour reproduire fidèlement le paquebot. Il s'astreint dès l'écriture à une préparation méticuleuse, une immersion totale dans cette histoire. C'est ainsi que l'on retrouve l'âme qu'il sait apporter au spectaculaire. Il crée un jeune couple qui nous attache à ce naufrage. Deux grands acteurs se révèlent dans cet imposant décor, Kate Winslet et Leonardo DiCaprio. Leurs personnages sont pourtant assez simples : il est un artiste désargenté, elle est une aristocrate promise à un mariage sans amour. Mais par leur spontanéité et la dimension très personnelle que James Cameron a donné à Jack Dawson, ils touchent au coeur. Encore une fois, la prouesse est à la fois technique et sensible. Ce film attire tous les superlatifs et fait tomber tous les records.

Après pareille aventure, il se passe un peu de temps avant de retrouver le cinéaste. Il s'attarde sur l'épave mythique dans Les Fantômes du Titanic. Il se consacre au documentaire pendant un temps (dont un consacré au vaisseau de guerre le Bismarck, dont il explore l'épave au fond de l'Atlantique). Il crée une série télévisée, Dark Angel en 2000 dont il réalise quelques épisodes. On parle de son projet, fascinant, de raconter l'éruption du Vésuve durant l'Antiquité. Enfin il porte en lui depuis des années un projet ambitieux et révolutionnaire dans sa conception, Avatar.

James Cameron a toujours su livrer des films riches et divertissants, innovants techniquement (il fut l'un des premiers à utiliser avec brio les images de synthèse), et profondément émouvants. Il a aussi souvent montré une nature humaine contrastée dans des productions souvent épiques, hors du commun. Il est un artiste qui s'est consacré totalement à ses films, pour qu'ils correspondent à sa vision, n'acceptant pas de la laisser compromettre.

Pour son Avatar, il a attendu que la technologie soit à même de rendre justice à l'histoire qu'il voulait raconter. Il est un réalisateur certes peu prolifique, mais son oeuvre est assurément celle d'un visionnaire qui a marqué son temps et l'histoire du cinéma.

source : ecran large.com

mardi 26 janvier 2010

L'univers des films de James Cameron



DVDVISION


Et si... L'univers des films de James Cameron était global, à l'instar des Marvel Comics, dont il est un fanatique depuis sa jeunesse ? Démonstration en images.

James Cameron semble avoir conçu l'univers dans lequel se déroule tous ses films comme global, à l'instar des grands comme Marvel, ou Disney . Parce-que des images qui valent mieux que des longs discours... :


Abyssspeaker - qui reprend son rôle dans Abyss ... le premier de plusieurs liens visuels liant Terminator et Abyss.





Ainsi, cette station service dans T2 présente le même logo et le même nom que la société possedant la plateforme pétrolière de Abyss, "Benthic Petroleum".




Dans Strange Days, le look des Navis semble être déjà en vogue, avec plus d'un siècle et demi d'avance sur Avatar...





De nombreux autres similitudes existent entre les univers de Aliens et Avatar, mais aussi Terminator (Future War) et Dark Angel, voir même Predator, (J. Cameron est co-concepteur de la créature), True Lies et Titanic... Ainsi, une créature de Alien apparait par exemple dans Avatar... Saurez vous dénicher tous ses indices que James Cameron a glissé dans ses films ?

Dan Briggs/DVDVISION.FR

mercredi 30 décembre 2009

JAN KOUNEN parle d'AVATAR

JAN KOUNEN
sur EXCESSIF.com

Alors que Coco Chanel & Igor Stravinsky sort sur les écrans le 30 décembre, Jan Kounen nous fait l'honneur de s'exprimera au sujet du dernier film de James Cameron qui a largement animé cette fin d'année cinématographique : Avatar.


Un sujet qui m'est cher

C'est un film que j'attendais depuis plusieurs années. Un grand projet de science-fiction. Je m'y suis plus intéressé il y a environ un an en récupérant le traitement qu'un nerd avait déniché sur internet. Les sujets évoqués par James Cameron, le rapport avec les indigènes, la jungle, la connexion avec les plantes, ont attisé évidemment ma curiosité très vite et je me suis plongé dans ce premier traitement du film. J'ai été aspiré par le projet de James Cameron, ravi que ce film, qui allait probablement permettre une réelle avancée technologique, soit un film traitant d'un sujet qui m'est cher, celui des peuples indigènes. Un film sur la relation symbiotique homme-nature, sur le rapport intime que nous avons perdu.

De grandes attentes.

Il y a certaines scènes du traitement que Cameron a supprimées (espérons qu'elle soient dans la version intégrale !), Notamment une scène où Jack se connectait à la nature et entrait dans un monde visionnaire ou les plantes lui donnait à voir des images de futurs possibles. L'un de mes projets à l'époque et toujours d'actualité était un dessin animé ayant un angle visionnaire similaire.

A l'époque, Mac Guff, la société responsable des effets visuels de Blueberry avait été contactée par Weta pour les séquences visionnaires d'Avatar. James Cameron avait manifestement apprécié les visions de Blueberry. Finalement le projet n'a pas abouti. Mais cet épisode démontrait le désir de James Cameron d'aller témoigner encore plus concrètement de l'interface homme-nature presente chez les peuples chamaniques. J'étais donc impatient de découvrir le film, et cela au-delà de la simple problématique du cinéma : Allait-il faire le premier block-buster militant pour les connaissances des peuples indigènes ?

Après visionnage la réponse est clairement...oui, Avatar propose une expérience d'un type nouveau, il va dans le monde des émotions, nous faire vibrer dans les profondeurs. Dans le territoires des origines perdues. La haute technologie, la révolution d'un cinéma du futur est utilisée ici pour la première fois avec l'intention de nous rappeller l'ancestral en nous. Les racines.

La boucle est bouclée. L'intention est lumineuse...et quasi subversive.

Des résonnances personnelles


La description de James Cameron reste finalement incroyablement proche de la réalité du monde des pensées et des concepts de deux peuples : l'indigène, et l'homme amenant le « progrès ». Elle est, bien sur, simplifiée à l'extrême, mais nous permet de percevoir le gouffre qui sépare les deux mondes. Mon émotion, se trouve évidemment renforcée car je m'identifie facilement au héros. Je n'ai pas fait l'armée et je dispose de l'usage de mes deux jambes, mais j'ai vécu cette transformation, à savoir celle de découvrir, que l'indigène n'est pas ce que ma culture m'a enseigné, ce n'est pas un homme en retard sur l'histoire.

J'ai découvert un peuple dont la culture possède une science de la relation à la nature est qui est inconnue et incomprise chez nous. Il s'agit d'une réalité qui ne peut rencontrer la notre, car elle est trop loin de nos concepts, sauf pour les créatures occidentales qui font le voyage et qui vont se « connecter » aux plantes. La reconnexion de l'homme au réseau et à l'intelligence de la nature...tiens, j'ai l'impression de raconter le synopsis d'Avatar ?

Voilà pourquoi je vibre différemment pour ce film, au delà de mon métier de cinéaste et donc forcément admirateur du travail d'orfèvre de toute l'équipe d'Avatar.

C'est pour moi une leçon, Cameron a réussit là ou j'ai échoué avec Blueberry, c'est a dire pouvoir en parler à un plus grand nombre.

Les scènes montrant les tracteurs qui saccagent l'univers du peuple Na'vi, j'en ai également filmé et vu. Tout le monde connaît ces images, et vous les ressentez du point de vue des Na'vis, des indigènes.


Avatar sort dans les salles alors que la conférence de Copenhague se révèle être un échec. C'est une belle synchronicité qui décrit le présent, nous sommes tous dans le vaisseau bombardant l'arbre de la connaissance. J'espère que le film permettra à certains spectateurs de se poser certaines questions, ou réveillera quelques ardeurs militantes, ou simplement quelques consciences « sauvages » en réaction à nos consciences « barbares » . On peut rêver ?

Je ne sais pas si La forêt d'emeraude de John Bormann a changé grand chose, mais ce film a fait partie des moteurs initialisant mon désir de rencontrer le monde indigène. Little Big Man, vu adolescent, a été une gifle, un appel à reconsidérer l'histoire. La brèche était ouverte. N'oublions pas que le cinéma est souvent un outil de propagande a peine déguisé.

Pandora vient du grec panta dôra : celle qui a tous les dons. Une femme envoyée par Zeus. Pandore est venue du monde des dieux avec une jarre, la jarre ouverte, les maux se répandent sur l'humanité, excepté l'espérance, qui reste enfermée dans la jarre de... Pandora.

samedi 19 décembre 2009

Y'A T'IL UNE VIE ?


Le film de James Cameron, Avatar, met en scène une vie extraterrestre. Cette vie telle que le cinéaste l'a imaginée suit-elle ce que la théorie de Charles Darwin nous a appris sur l'évolution biologique ? Oui... et non, répond dans un texte que m'a remis Thomas Heams, l'un des auteurs de Mondes darvwiniens. Voici ce texte, sans plus de commentaires.

Avatar, encore un effort pour être darwinien !

Le monde d'Avatar est-il crédible ? La question pourrait paraître futile ou hors-sujet. Le nouveau film de James Cameron est bien sûr avant tout une œuvre de l'imagination. Mais comme tous les films de science-fiction appelés à marquer leur époque, il est aussi une fenêtre ouverte sur notre imaginaire populaire, qu'il alimente mais dont il se nourrit aussi. Il est passionnant de se prendre au jeu, de détecter dans l'univers qu'il nous dévoile quelques jolies intuitions mais aussi des idées préconçues qui nous en disent beaucoup sur notre rapport au monde et sur la manière dont la société fait son miel des théories scientifiques.

La première hypothèse sur laquelle se fonde « Avatar », c'est qu'il existe une vie extraterrestre très près de la nôtre. Elle s'invite dans un des débats les plus vifs aux frontières de la biologie et de la cosmologie, qui est justement la question des origines du vivant : ce qui s'est passé sur Terre il y a 3,8 milliards d'années était-il un processus inexorable compte tenu des éléments disponibles et des conditions de l'époque, ou bien est-ce une splendide exception ? Pour y répondre, les chercheurs de vie extraterrestre, les exobiologistes, scrutent nos plus proches voisines, notamment Mars. Ils espèrent y trouver, en vain à ce jour, une activité biologique ou des traces fossiles, au prix d'une frustration fondamentale : en trouver serait certes l'indice fort d'une vie inéluctable, mais échouer nous laisserait tout entiers à notre doute, faute de réelles planètes candidates explorables à proximité. Cameron tranche le débat de manièreCameron spectaculaire : en dehors du système solaire, c'est dès le «prochain arrêt» dans l'Univers, dès le système stellaire le plus proche du nôtre, celui d'Alpha du Centaure (4,4 années-lumières tout de même !), qu'il situe la luxuriante lune Pandora, plaidant ainsi fortement en faveur de la vie comme conséquence inéluctable de l'évolution cosmique.

Mais la proximité ne s'arrête pas là : ce qui frappe immédiatement l'évolutionniste, c'est la remarquable similitude entre la structure des biosphères terrienne et pandorienne, soit une vie composée de végétaux chlorophylliens et d'animaux dont certains sont des mammifères. Or en théorie, strictement rien ne garantit qu'une vie extraterrestre aurait cet aspect, ni d'ailleurs qu'elle aurait la forme d'une vie cellulaire, unité fondamentale chez nous, de la bactérie au séquoïa, et signe de leur ascendance commune ; aucune certitude même qu'elle serait à base d'ADN, hypothèse indispensable pour que que l'on puisse combiner celui du héros Jake Sully à celui d'un Na'vi. Là encore, les choix de Cameron laissent penser que toutes ces formes et structures seraient inéluctables, et implacablement reproduites partout où la vie apparaîtrait. Conséquence implicite, et dégât collatéral : le mécanisme de sélection naturelle, c'est à dire le jeu local et aveugle du hasard et de la sélection proposé par Charles Darwin il y a 150 ans, et qui reste à ce jour d'une formidable puissance pour expliquer l'ensemble de l'évolution du vivant, prend un coup dans l'aile. Car si des structures semblables apparaissaient indépendamment sur des planètesDarwin distantes, cela signifierait que nous aurions attribué trop de d'importance au hasard sur Terre. Il faudrait se résoudre d'urgence à envisager d'autres mécanismes pour expliquer ces tendances partagées, telles que le passage à l'état multicellulaire, la distinction entre végétaux et animaux, sans parler de l'évolution de certaines formes vivantes vers une forme de culture et de civilisation. Même si rien n'interdirait d'imaginer des explications rationnelles à cela, cette perspective ouvre néanmoins les portes à toutes les ambiguïtés dont les biologistes se sont progressivement et salutairement éloignés grâce à Darwin et ses continuateurs, notamment celles qui voudraient que des forces obscures, pourquoi pas divines, interviennent à des moments clés de l'évolution pour lui donner une direction.

Cela fait-il de James Cameron un anti-évolutionniste ? Non, bien sûr. L'idée d'une origine commune aux espèces est sous-jacente dans le fait que l'ensemble des gros animaux (Vipperwolfe, Hammeread, Thanator et autres Hyppoferox) sont hexapodes (six pattes) - là où leurs « équivalents » sur Terre sont tétrapodes, timide concession à l'idée que « les » évolutions biologiques interplanétaires ne seraient pas condamnées à se ressembler. Et cette hexapodie partagée sur Pandora, elle, s'explique bien dans la vision darwinienne classique de descendance avec modification : en effet, l'explication la plus simple consiste à supposer un ancêtre commun à toutes ces espèces, hexapode lui aussi, dont elles auraient évolué. Par ailleurs, les Na'vis, héros anthropomorphes du film, semblent avoir évolué à partir de singes arboricoles à six pattes qui pourraient ressembler à d'autres animaux présents dans le bestiaire pandorien, les Prolemuris. On constate d'ailleurs aussi cette perte chez les Banshees, sorte d'oiseaux et donc très différents des Na'vis : cela peut aussi s'expliquer avec les outils de l'évolutionnisme moderne, notamment par le phénomène de convergence, qui veut que parfois des caractéristiques similaires apparaissent (ou disparaissent) dans des groupes éloignés, pouvant aller jusqu'à donner l'illusion d'une parenté évolutive.

Ainsi donc, Cameron est évolutionniste mais pas tout à fait darwinien au sens moderne du terme. Poussée à l'extrême, dévoyée, cette position peut conduire à toutes les dérives comme l'Intelligent Design, faux-nez faussement scientifique et vraiment pervers du créationnisme, une déclinaison « light », puisqu'il fait mine d'accepter l'évolution mais convoque des forces « intelligentes » pour expliquer les grandes transitions. Mais n'instruisons pas ici de mauvais procès au cinéaste. Cameron est loin d'être le premier auteur de science-fiction à inventer des écosystèmes lointains troublants de ressemblances. Il a par ailleurs tous les droits du créateur à nous proposer un monde ni trop éloigné du nôtre, ni trop familier, pour nous permettre à la fois la fascination de l'étrange et l'empathie de la proximité. En outre, même les évolutionnistes les plus célèbres, au cours du long travail de maturation qu'a été la synthèse néodarwinienne au cours du vingtième siècle, ont parsemé leurs écrits de considérations similaires. Sans faire appel au surnaturel, ils ont très souvent cédé à l'idée d'une directionalité dans l'histoire de la vie. Cette hésitation se retrouve par exemple sous la plume du grand généticien Théodosius Dobzhansky, acteur majeur du néodarwinisme, qui d'une part considérait qu'une vie extraterrestre ne ressemblerait sûrement pas à celle d'ici, mais qui d'autre part considérait comme acquise l'idée que «l'évolution biologique ait une tendance ou une orientation générale».

15282_CortegeSquelettes_BernardFaye_MNHN_F Un des aspects les plus fascinants de l'histoire de la pensée évolutionniste, en cette année où nous célébrons Charles Darwin, est justement le chemin patient vers le rejet résolu de cette vision. Les progrès en biologie moléculaire, la théorie neutraliste de l'évolution due à Motoo Kimura, et celle des équilibres ponctués de Steve Gould ont permis cette mue progressive. Ils nous disent entre autres que tous les caractères transmis ne le sont pas forcément par pure adaptation, et qu'une histoire de la vie doit prendre en compte des phénomènes absolument imprévisibles et contingents comme la chute d'une météorite bouleversant n'importe quelle biosphère, faisant litière du déterminisme. Les mammifères, et donc bien plus tard notre espèce, ne se seraient vraisemblablement pas développés et répandus avec autant d'efficacité si les dinosaures n'avaient pas quasiment disparu pour des raisons de cet ordre et qui n'ont que très peu à voir avec ce qu'ils avaient dans leurs gènes. Et d'ailleurs, si ces grandes tendances devaient se reproduire sur chaque planète habitable, où sont les dinosaures sur Pandora ?

En somme, James Cameron nous propose un évolutionnisme mal dégrossi, qui ressemble à l'idée que s'en fait généralement le grand public. Ce dernier accepte assez largement l'évolution, mais renâcle souvent devant son côté aveugle. Parmi d'autres, l'idée que l'espèce humaine n'est ni plus ni moins le produit du hasard et de la sélection que toutes les autres formes vivantes en choque encore beaucoup. C'est pourtant le cas, et il faut encore bien souvent convaincre qu'Homo sapiens n'est ni le but, ni le sommet, ni la perfection, ni la fin de l'évolution. En nous faisant voyager loin, dans cette Pandora qui n'existe pas et qui s'apprête pourtant à rentrer dans nos vies, Avatar nous parle aussi de nous, de nos vertiges face à notre position minuscule dans le monde et l'Univers, et des constructions imaginaires que nous échafaudons pour nous en accommoder. En ce sens, il incite à d'autres explorations, en nous-mêmes. D'autres beaux voyages.

Thomas Heams est Maitre de conférences en génomique à AgroParisTech Co-directeur des «Mondes Darwiniens, l'évolution de l'évolution», Syllepse 2009


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