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vendredi 24 février 2017
GERARD LANVIN : François Kléber la série télé de 1995
François Kléber est une série télévisée française en six épisodes de 90 minutes créée par Patrick Jamain, diffusée du 20 avril 1995 au 22 juin 1995 sur TF1
jeudi 5 janvier 2017
mercredi 27 juillet 2016
GERARD LANVIN interview 2005
Le cinéma français ne manque pas de Gérard. Depardieu, Philipe, Jugnot, Darmon... Lanvin, c'est le beau Gérard. Beau à l'extérieur, comme un fauve, tout en souplesse des muscles sans hormones, celui de l'homme d'action des «Spécialistes», capable d'endurer les coups, même ceux du sort, quand il faut marcher à l'ombre de Michel Blanc ou tirer un boulet comme Benoît Poelvoorde.
Et beau à l'intérieur, comme ses yeux tendres, ce sourire chaleureux et ses rôles de «Une semaine de vacances» au «Fils préféré» invitent à le penser.
Gérard Lanvin est un homme rare, un acteur rare, un film par an, car s'il est une carrière qu'il entend absolument réussir, c'est celle de papa. Et dans son long métrage, il est un père divorcé, réduit à voir ses enfants un week-end sur deux.
«Les Enfants», est-ce une chronique, un film d'amour, une étude sociologique?
C'est une étude des comportements d'aujourd'hui. Il ne s'agit pas vraiment de ma génération, j'ai 55 ans, mais bien celle de Karin (Viard). Et personnellement, je ne comprends pas trop. On fait des enfants et quand ils sont là, on se barre. C'est mal assurer le service après-vente! Je crois que vouloir fonder une famille, avoir des enfants donc, c'est vouloir grandir, prendre des responsabilités différentes, devenir quelqu'un d'autre.
Que représente pour vous le mot «papa»?
Mon papa. C'était une île où il ne pouvait rien m'arriver. Et je n'oublierai jamais quand mon petit Léo m'a dit «papa» pour la première fois. En fait, j'ai deux enfants dont Emmanuel, mon fils adoptif. Il a 30 ans aujourd'hui et je le connais depuis 25 ans. Mais, on n'élève pas un enfant de la même manière quand ce n'est pas le sien. On fait très attention, on est très vigilant, on en fait même davantage pour plaire à la mère et plaire à l'enfant. Et puis, il y a Léo, et le jour où il m'a appelé papa, c'est le jour où j'ai appris à grandir.
Dans «Les Enfants», vous incarnez un père divorcé et malheureux car privé de ses enfants. Que feriez-vous pour ne pas en arriver là?
Tout. Tous les jours. Même s'ils ont aujourd'hui 30 et 17 ans, mes enfants ne me pardonneraient jamais de divorcer. Je trouve cela normal. J'étais pareil. Moi, j'ai sacralisé mes parents. Ils étaient des êtres à part et je suis resté là-dessus. Comme beaucoup de gens de mon âge, je suis marié depuis plus de 25 ans, ce n'est pas un exploit, c'est une décision.
J'en connais d'autres qui ne se sont jamais mariés, qui n'ont pas eu d'enfant, ils sont comme inaboutis. Car ce sont les femmes qui vous poussent à avoir des enfants, un homme ne le demande jamais. Ça fout le trac, mais cela vous force à prendre vos responsabilités, c'est cela qui vous fait devenir un homme. J'essaie de partager ces responsabilités avec la maman de mes enfants. Et surtout de ne pas fuir à la moindre anicroche. Sinon, j'aurais, comme dans le film, ce sentiment d'échec, de culpabilité. Voir ses enfants une fois tous les quinze jours, c'est accepter de ne pas les connaître, de ne pas les éduquer. L'éducation, ce n'est pas être sympa, les racines sont amères mais les fruits sont doux, ça vaut le coup. Dans le film, Karin (Viard) est plus forte que moi car elle a droit à ses enfants tous les jours, elle a un rapport normal, elle peut dire «Fais tes devoirs! Arrête la télé!». Moi, je n'ai pas de rôle, si ce n'est aller les chercher le samedi à midi, pour les emmener au ciné. C'est minable et cet homme le sent. C'est cela qui m'intéressait: fantasmer sur un mariage raté. Cela peut arriver à n'importe qui. Et je ne suis pas à l'abri, même au bout de 28 ans. Mais j'ai réussi mon parcours de papa car j'ai des fils qui m'aiment et moi je les aime. Si vous en avez, vous le savez, les enfants, c'est la plus grande responsabilité qu'on a dans la vie. Il n'y a pas photo. Le cinéma, c'est pipi de chat à côté. Mais ce film, c'est bien, m'a permis d'exorciser le mauvais côté.
Réussir sa vie de famille représente beaucoup de sacrifices professionnels?
Oui. Surtout au moment de la quarantaine, quand on a encore le problème de l'avenir. Maintenant, mon avenir est derrière moi, je peux pleinement vivre le présent. C'est ça qui est bien avec l'âge. C'est d'ailleurs mon problème avec les enfants. Je leur dis «tranquille», mais ils sont hyper pressés car ils ont peur de l'avenir. «Est-ce que j'aurai le temps de connaître cela? D'aller là-bas? Est-ce qu'ils vont croire en moi?» Ce qui est bien avec l'âge, c'est qu'à un moment, on est en phase. Oui, j'ai fait des sacrifices professionnels, mais finalement, c'est rien, car j'ai réussi ma vie privée. J'ai la chance de faire un film par an et cela suffit pour mon ego. Je suis beaucoup plus fier de mon parcours de papa que de mon parcours d'acteur.
D'où vient cette conscience de vouloir réussir absolument votre parcours de papa?
L'exemple de mes parents. Je pense qu'on reproduit le schéma qu'on a connu à la maison. On a eu un père alcoolique, on devient alcoolique. Moi, j'ai eu un bon exemple. Et j'ai essayé de l'améliorer un peu. Et j'espère que mes enfants l'amélioreront pour leurs enfants. J'ai considéré mon père car il était présent. Quand j'avais un problème, c'était mon rocher et j'ai voulu donner cela à mes fils.
Incarner ce père qui se sent vide, cela représente quelque chose de nouveau pour vous?
C'est nouveau car je n'ai pas joué. Et ce n'est pas nouveau, car cela rejoint d'autres rôles comme celui du «Fils préféré», des types à la recherche de ce qu'ils ont perdu et d'éléments pour comprendre. Moi, j'ai trouvé mon équilibre dans ma vie affective mais je me suis battu.
J'ai épousé une femme, il y a 25 ans, je n'ai pas envie de me retrouver avec une autre. C'est absurde. Je trouve cela émouvant de se dire: j'ai rencontré une femme, il y a 25 ans, on s'aime toujours aujourd'hui. Mais quand je vois un petit cul passer, je me dis aussi que je lui ferais bien 10 enfants... (rires).
Et la tentation doit être d'autant plus forte quand on s'appelle Gérard Lanvin?
Moi, je ne vis pas ma célébrité. Il n'y a pas d'embrouille là-dessus.
On dit que je suis un séducteur, je ne suis pas au courant. Je vis à la campagne au milieu des vaches. Je ne suis pas pipeule, je ne suis pas attiré par cela. Au début, on voyait Manu dans «Voici», dans «Gala». Je lui ai dit: «Manu, on peut réussir sa vie sans être obligé de vendre son cul.» Il est musicien et il vivait avec des gens qui l'encourageaient à le faire. Il ne l'a plus jamais fait. Il m'a étonné dans ses comportements, dans ses douleurs qu'il encaissait tout seul. Car tous les métiers artistiques sont douloureux. On cherche à être apprécié mais on ne peut pas l'être tout le temps. Il faut l'admettre.
Comment voyez-vous la jeune génération?
Elle est coquette, cette génération des 17-18 ans. C'est une génération qui s'isole, qui ne parle plus, ou plutôt c'est une génération qui parle avec les doigts. Mais elle est fragile, elle est dans le doute. Y a plus d'histoires d'amour, c'est le cul. Il doit rester des sentimentaux, mais c'est une minorité, il me semble. D'où l'importance d'être à la maison, pour parler, pour expliquer. Et les acteurs qui passent tout leur temps sur les plateaux de cinéma, on voit le résultat avec leurs enfants...
Comment réagissez-vous au fait que vous recevez davantage d'éloges pour les films qui montrent votre face fragile plutôt que votre face virile?
C'est la même chose pour Daniel Auteuil ou Gérard Depardieu. On a tous une carapace, mais c'est ce qu'on a à l'intérieur qui compte. Tout le monde a sa fragilité, je ne suis pas opposé à la montrer, ce sont les personnages les plus intéressants. Jouer un type sûr de lui, cela peut être amusant mais ce n'est pas le plus agréable si on veut aller dans l'émotion. Les gens sensibles ne sont pas des gens sensés. Je suis sensible et je vais vers l'inverse de ce que les gens croient que je suis. Le public l'accepte, tout va bien. Je suis plus entamé qu'on peut le penser car j'ai souffert avec ce métier. Mais je peux faire autre chose, parce qu'avant, j'ai fait autre chose. Au cinéma, j'ai souffert du manque de gratitude. Vous faites quelque chose pour quelqu'un, deux mois plus tard, il ne s'en souvient plus. Le balai neuf balaie toujours mieux dans ce métier. Comme tous les acteurs, on est fragile, car on vit sur la demande des autres. On aimerait qu'ils nous aiment. On essaie de se montrer à la hauteur d'une affection possible, mais ce n'est pas le cas. J'ai fait 8 films avec Fechner et d'un coup, il m'a boycotté sans que je ne sache pourquoi. Donc, on souffre et on peut jouer des gens qui souffrent. Moi-même, je suis ému par la souffrance d'un homme à l'écran. Et je n'ai pas honte à le jouer.
La honte pour vous, c'est la presse pipeule?
C'est une attitude. Vous n'êtes pas dans les boîtes de nuit, dans «Voici», dans «Match» - Ah, la fameuse photo avec le gosse dans les bras -, on vous oublie. J'ai entendu Michael Youn répondre à un animateur télé: «Je suis une pute. Les acteurs sont des putes.» Désolé, je ne suis pas une pute. S'il faut embrasser un type sur la bouche à la télé pour être acteur, j'arrête tout de suite. Parce que je les regarde les émissions «pipeule», c'est pour cela que je ne les fais pas (rires). Moi, je veux bien aller dans les villes de province présenter le film dans les cinémas. Je fais 10000 bornes pour chaque film, mais aller chez Ardisson pour qu'il me demande: «A quel âge t'as eu ta première pipe?» Je lui casse une bouteille sur la tête à un type qui me parle comme ça. Si j'y vais et qu'il me parle comme cela, je lui mets mon poing. C'est pour cela que je n'y vais pas. Je ne suis pas un comique de fin de repas. Claude Berri, le producteur, ne comprend pas cela, c'est dommage pour lui.
Vous avez tourné «Les Parrains», qui est aussi le dernier film de Jacques Villeret. Quel souvenir gardez-vous de lui?
Jacques est mort de sa belle mort. Il était alcoolique - ce n'est un secret pour personne - et il en est mort. J'ai vu cette émission où il faisait la promo de «Iznogoud», avec Michael Youn. Jacques Villeret, c'était un acteur populaire français, magique, puissant, phénoménal. C'était un comique sensible avec de la faiblesse, de la déprime. Quand Michael Youn est parti embrasser l'autre sur la bouche, j'ai vu l'oeil de Villeret, et j'ai lu «Je n'ai plus rien à faire ici. Je n'ai plus rien à vendre». Je le connaissais depuis longtemps Jacques, on a souvent travaillé ensemble. On a été heureux pendant ce tournage, mais je le voyais épuisé aussi. Jacques Villeret travaillait tous les jours, Jacques Villeret n'avait pas un jour de repos. Et quand on voit cela, on se dit, mais faites attention à lui. Il n'y avait personne pour lui dire: ce film-là n'est pas utile, repose- toi plutôt. C'était un homme au bout du rouleau. Sa mort ne m'a pas surpris du tout. Il est mort usé.
Quels sont vos projets?
C'est marrant, les gens pensent que j'ai du boulot. Il y a des mecs qui ont trois, quatre contrats d'avance, moi jamais. Quand j'ai terminé un film, c'est la merde. Pas financièrement, je suis très bien payé. Le problème n'est pas là, mais je ne sais pas ce que je vais faire après, et cela a toujours été comme cela. Mais j'ai l'habitude maintenant et le doute est ma ligne de flottaison. De toute façon, le succès c'est rien, l'échec c'est rien, la vie c'est grave et le cinéma, c'est juste une plaisanterie.
© La Libre Belgique 2005
http://www.lalibre.be/culture/cinema/gerard-le-gout-du-papa-51b8895ee4b0de6db9abe650
jeudi 24 mars 2016
LA TRAQUE avec GERARD LANVIN - la série télé sur le Gang des Lyonnais
Après un hold-up à Lille, puis une alerte à Dôle, la police judiciaire enquête sur le « Gang des Lyonnais ». C’est le début d’une longue traque avec, en filigrane, une plongée dans un monde de combines et d'argent entre truands, notables ou financiers véreux… Olivier Marchal n’est pas le seul à s’intéresser de près à l’histoire du Gang des Lyonnais.
Dans les années 1980, Philippe Lefebvre réalisait une mini-série, « La Traque », inspirée du roman éponyme de Jacques Derogy. Au cours des quatre épisodes on y suit les investigations puis l’arrestation du gang par la police à la fin des années 1970. A l’époque, un certain Gérard Lanvin incarnait déjà le rôle d’Edmond Vidal … 30 ans avant le film de Marchal. Une curiosité à découvrir, pas vue à la télévision depuis des décennies !


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mercredi 18 novembre 2015
SECRET DEFENSE ou quand la fiction n'est pas si loin de la réalité

Certains films ou certaines séries tv vont avoir du mal à "passer" après les attentats, Ca ne date pas d'hier que la fiction s'inspire de la réalité, Faut il les revoir ou faire 'l'autruche' ?
Chaque jour dans notre pays, mouvements terroristes et services de renseignements se livrent une guerre sans merci au nom d'idéologies que tout oppose. Pourtant, terroristes et agents secrets mènent presque la même vie. Condamnés à la clandestinité, ces stratèges de la manipulation obéissent aux mêmes méthodes. Alex et Al Barad sont deux d'entre eux. A la tête du contre-terrorisme de la DGSE (Direction Générale de la Sécurité Extérieure) pour l'un et d'un réseau terroriste pour l'autre, ils s'affrontent en utilisant les armes dont les plus redoutables : les êtres humains. Secret défense raconte leur guerre secrète à travers les destins de Diane, une étudiante recrutée par les services secrets français, et de Pierre, un paumé qui croit trouver son salut dans le terrorisme. Formés et endoctrinés pour des missions qui les dépassent, tous deux sont pris dans un engrenage auquel ils ne semblent pas pouvoir échapper. Seront-ils, l'un et l'autre, sacrifiés au nom de leurs "nobles" causes ?

vendredi 17 octobre 2014
MARCHE A L'OMBRE A 30 ans !
Il y a 30 ans jour pour jour sortait au cinéma le film de Michel BLANC : Marche à l'ombre. Retour sur un des films français les plus cultes des années 80
Marche à l'ombre connut un important succès public avec plus de 6 millions d'entrées.
Le film a reçut deux nominations aux Césars en 1985 dans les catégories meilleure première oeuvre et meilleur espoir féminin.
.
François est bon musicien, mais il a préféré faire la route en Provence ou en Grèce plutôt que de cachetonner derrière Mireille Mathieu. Son copain, Denis, est un professionnel de l'angoisse : c'est lui qui tient le gobelet lorsqu'ils font la manche.
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Un jour, François se rend compte que son talent serait mieux mis en valeur près des studios parisiens : les deux amis se retrouvent donc seuls dans la capitale avec quarante francs en poche. Heureusement, il y a Joseph, un africain qui les conduit dans un "squatt".
Heureusement, il y a Mathilde, avec qui François va vivre une histoire d'amour passionnée. Pour survivre, François accepte un "petit boulot" assez louche qui entraînera toute la bande dans un engrenage dangereux. Une aventure qui conduira les inséparables Denis et François jusqu'aux États-Unis...
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Le tournage a eu lieu en mai 1984 à Marseille (L'Estaque, port autonome de Marseille), Paris (cinéma Mac Mahon, station Porte-des-Lilas), aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle et New York (Queensboro Bridge, Times Square) Avant d'être le titre du premier film de Michel Blanc, Marche à l'ombre est un album et une chanson de Renaud composés en 1980.
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Merci Ludo !
mardi 16 septembre 2014
BON RETABLISSEMENT_Interview Gerard Lanvin
Bon rétablissement est une comédie de Jean Becker avec dans
le rôle principal Gérard Lanvin. A ses côtés, Fred Testod, Jean Pierre
Darroussin, Swann Arlaud, Claudia Tagbo, Anne-Sophie Lapix, Daniel Guichard,
Philippe Rebbot, Irène Ismailoff, Maurane
Le film est adapté du roman de Marie-Sabine Roger (éditions du Rouergue)
sorti en 2012. Le scénario et l’aadaptation sont de Jean-Loup Dabadie, Jean
Becker et Marie-Sabine Roger. Les dialogues sont de Jean-Loup Dabadie
Synopsis : Suite à un accident, Pierre , la soixantaine,
se retrouve cloué jEANau lit avec une jambe dans le plâtre. Misanthrope au
caractère bien trempé rêvant de silence et de solitude, voilà que le monde
s’invite à son chevet. Il assiste alors impuissant à la valse quotidienne des
médecins, infirmières et personnels hospitalier, puis de ses proches dont son
frère Hervé .Au fil de rencontres inattendues, drôles ou touchantes, Pierre
reconsidère certains a priori et pose sur les autres un regard différent. Et,
contre toute attente, ce séjour à l’hôpital finit par ressembler à une
renaissance…
extrait de l'interview que vous pouvez lire en intégralité ici
LE FIGARO. - C'est un peu vous ce personnage brut de pomme…
Gérard LANVIN. - Être bourru est une façon de s'amuser, il y
en a qui ne comprennent pas. Le personnage de Pierre ne me ressemble pas plus
que le policier de 96 Heures, c'est de la composition, mais j'y mets mon
interprétation intellectuelle. Les acteurs ne se dirigent pas. Ce n'est pas de
la provocation, c'est de la réactivité.
Pourriez-vous dire comme Claude Brasseur: «Je n'ai jamais pris ce
métier au sérieux même si j'ai toujours veilléà le faire sérieusement»?
C'est une belle définition, je considère déjà que j'ai beaucoup de chance.
C'est un métier difficile. Au départ, vous êtes vulnérable face aux critiques.
Après, vous vous y faites. Ce sont surtout les cons qui me dérangent. Avant la
sortie de Camping, de Fabien
Onteniente, nous étions considérés comme des beaufs. Mais six millions de
gens ont vu le film, six millions de cons…
Vous n'êtes jamais allé chercher vos deux césars («Le Fils préféré»,
1994, «Le Goût des autres», 2001)…
Je ne peux pas assumer l'idée du «meilleur», et d'ailleurs si ça pouvait
convenir aux autres, il y aurait moins de cons en politique, dans le sport… Le
meilleur, c'est si on est dans la compétition. Moi je fais un métier d'échange.
Ces prix ne servent à rien. Juste à susciter davantage de jalousie dans un
métier qui en est déjà rempli.
Vous n'êtes jamais devenu l'acteur fétiche d'un réalisateur…
J'aurais aimé, avec Nicole Garcia ou Jean-Pierre Bacri-Agnès Jaoui. Chaque
fois qu'ils écrivent quelque chose, ça nous interpelle, j'aurais aimé qu'ils
forment une troupe et qu'on fasse un beau film ensemble tous les trois ans.
Que pensez-vous de la polémique au sujet du salaire des
acteurs?
Je suis fier parce que je fais gagner de l'argent au système. Quand vous
faites une carrière de trente-cinq ans et obtenez 80 millions d'entrées, vous
imaginez que ce sont les producteurs et les distributeurs qui reçoivent
l'argent. Ils savent que l'on est rentable. Moi, j'ai besoin de cet argent pour
faire vivre ma famille, ma mère avec sa retraite à 300 euros par mois, mes
sœurs… Être acteur est une passion, mais aussi un métier incertain. Il m'est
arrivé d'être deux ans sans travailler. Personne n'est venu m'aider. Être bien
payé oui, mais dans ce milieu, il n'y a pas de famille.
Quelles sont les personnes qui ont été déterminantes dans votre
parcours?
Au départ, il y a mon père qui m'a transmis des valeurs, le rugby, être un
petit garçon qui agit. Ensuite, Martin Lamotte que j'ai rencontré aux Puces où
je tenais un stand. Il aimait les fripes américaines et m'a fait connaître le
Café-théâtre, une aventure humaine magnifique. Après il y a Coluche et le
producteur Christian Fechner avec lequel j'ai eu d'énormes succès populaires.
Puis, Patrick Catalifo, Simon Abkarian…
Et Gérard Depardieu?
Je l'ai d'abord vu à l'écran, dans Les Valseuses. Ensuite, on m'a
proposé ce merdique San Antonio (film de Frédéric Auburtin sorti en 2004,
NDLR), mais j'avais envie de travailler avec Depardieu et
c'était l'occasion de former un couple. J'ai beaucoup d'admiration pour son
travail, l'homme est tellement débordant, dans sa folie, ses manières, je l'aime
pour tout cela.
Que vous a apporté la notoriété?
Du travail en plus, mais pas forcément du travail de qualité. Il ne faut pas
se laisser dépasser par l'objectif de devenir milliardaire. La notoriété peut
amener les autres à changer vis-à-vis de vous, l'important c'est que vous, vous
ne changiez pas. Il faut penser à la vie, sa femme, ses enfants, des solutions
pour aider les autres.
http://www.paperblog.fr/7237498/cinema-bon-retablissement-l-affiche/
http://www.lefigaro.fr/cinema/2014/09/15/03002-20140915ARTFIG00292-gerard-lanvin-bon-retablissement-a-la-france.php
dimanche 20 juillet 2014
mardi 3 juin 2014
mardi 22 avril 2014
DAS MILLIONEN SPIEL (le prix du danger) 1970
Pour compléter le billet de Chris du Steadyblog au sujet du film le PRIX DU DANGER, voici quelques infos supplémentaires sur le fameux téléfilm allemand de 1970 (lien vers l'article de Chris)
Année : 1970
Réalisateur : Tom Toelle, Rudolf Holan, Jan Kalis
Interprètes : Jörg Pleva, Dieter Thomas Heck, Friedrich Schütter, Dieter Hallervorden, Theo Fink, Josef Fröhlich, Peter Schulze-Rohr, Annemarie Schradiek, Elisabeth Wiedemann, Andrea Grosske, Brigitte Kortmann, Suzanne Roquette
DAS MILLIONENSPIEL (Tom Toelle & Wolfgang Menge, 1970) from Spectacle Theater on Vimeo.
Durée : 96'
Genre : action, drame, science fiction, frisson
Sortie cinéma : 18/10/1970
Le Jeu des Millions" (Das Millionenspiel - 1970):
Bien avant "Le Prix du Danger" d'Yves Boisset (1983), le roman de Robert Sheckley, "The Prize of Peril", était déjà adapté pour la télévision allemande et diffusé le 18 Octobre 1970 dans son pays d'origine
.
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jeudi 6 février 2014
LES SPECIALISTES 2 : BAIE DES ANGES CONNECTION
En 1985 sort sur nos écrans le film LES SPECIALISTES. Cinq ans plus tard; en 1990, un téléfilm BAIE DES ANGES CONNECTION est diffusé (en catimini). Qui s'en souvient ? (même pas moi).. On avait déjà évoqué la petite histoire autour de ce téléfilm dans le STEADYZINE numéro 2 toujours disponible ici
C'est Bruno TARDON, déjà scénariste du film de Patrice Leconte qui signe le scénario du téléfilm et les dialogues. On peut lire sur le programme télé : "dans la série les Spécialistes, d'après les personnages crées par Bruno TARDON". En effets, on retrouve Paul BRANDON et Stephane CARELLA mais cette fois interprétés par 2 nouveaux acteurs, Jean Pierre BOUVIER et Fréderic VAN DEN DRIESSCHE .
Pas grand chose à dire sur ce téléfilm improbable qui laisse plus penser à un reboot, voir un pilote de série télé (qui n'a pas vue le jour faute d'audience ?) qu'à une suite ou un remake.
R.A.S au sujet des acteurs, à noter quand même que Frédéric van den Driessche s'est spécialisé dans le doublage, il prête sa voix à Liam Neeson, Javier Bardem et Vin Diesel.
mardi 17 décembre 2013
GERARD LANVIN, les interviews (promos Angélique)
Vous n'avez ressenti aucune appréhension avant de reprendre le rôle de Joffrey de Peyrac
« Quand on s'attaque à un film mythique, on ne cherche pas à se confronter à ce qui s'est fait avant. Peut-être qu'on va se faire massacrer, car dans la mémoire collective Angélique c'est Michèle Mercier et Robert Hossein, mais en ce qui me concerne, on m'a proposé un rôle super bien écrit et donné la possibilité de travailler dans une époque que je n'avais jamais abordée avant. Il était temps, à mon âge, de jouer avec un chapeau, une plume, une épée et des bottes.
Si ma mémoire est bonne, ce n'est pas tout à fait exact !
« (Il rit)
Vous parlez de Vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine ! ? Ah mais c'était très particulier ! C'était un film de troupe qui serait impossible à monter aujourd'hui : ça coûterait une fortune en cachets ! Il y avait quand même Clavier, Lhermitte, Jugnot, Michel Blanc, Lavanant, Giraud, Marie-Anne Chazel, Anémone. Et Coluche. »
Des souvenirs sur le tournage de « Vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine » ?
« Oui, Coluche était souvent excédé. Les gens qui viennent du one-man-show veulent que ça aille vite et le cinéma prend beaucoup de temps. Coluche, qui jouait et réalisait, était très speed, il ne s'entendait pas forcément avec toute la technique et nous, nous étions jeunes. »
Et cette théorie du complot sur son décès
« Je ne sais pas. Je n'étais pas là et Dieu merci ! Mon pote Ludo (NDLR : Ludovic Paris, un des deux amis qui suivait Coluche, sur la route d'Opio, le jour de son accident fatal, le 19 juin 1986) qui l'a ramassé m'a dit que sa tête était sérieusement amochée. Écoutez, cette affaire d'accident reste en suspens pour tout le monde… »
Pour « Angélique », vous avez accepté de tourner votre première scène d'amour…
« Et j'étais anxieux parce que je ne m'étais jamais autorisé ça jusqu'ici. J'ai eu la chance d'avoir une partenaire excellente. Nous sommes copains et nous avions le même problème : la scène d'amour n'était pas écrite. Mais à partir du moment où vous êtes en costume, vous n'êtes plus vous. Le cahier des charges c'était : la sensualité, l'émotion de la première fois… Ariel Zeitoun nous a laissés dans une improvisation de geste. Au départ, on se regarde et puis d'un coup on y va et on est les personnages. Ça se fait sans complexe, mais sans ambiguïté. »
Aujourd'hui, qu'est-ce qui rend Gérard Lanvin heureux ?
« D'être tranquille dans ma tête. Avec l'âge, les gens ont accepté mon caractère plutôt rebelle. Je ne suis pas fabriqué pour les mondanités et les prix, mon seul plaisir c'est de jouer. Après, je rentre chez moi et j'ai une vie tout à fait ordinaire, normale.
Ce parcours, qui a été compliqué, finit très heureux »
Fini ?
« Il est bien évident qu'à l'âge où j'arrive, je ne vais pas durer encore vingt piges ! Mais quand vous avez été servi à ce point-là, c'est déjà magique. Aujourd'hui, à force de fréquenter les acteurs, j'ai envie de les diriger. J'ai rencontré beaucoup de techniciens qui m'ont emballé dans leur manière de faire. J'apprends des choses. Il y a un moment où on a fait le tour de son histoire d'acteur. J'ai davantage envie de fabriquer, mettre la musique de mon choix, contrôler quoi. »
Propos recueillis par Jacques Brinaire / nouvelle république
clique ici pour voir le lien de la source
J'ai rencontré Ariel [Zeitoun, le réalisateur du film, NDLR] un peu par hasard, je sortais du film Les Lyonnais. On se connaissait, on avait déjà travaillé ensemble, et puis en parlant et allant aux nouvelles, il m'a parlé d'une nouvelle adaptation d'Angélique, marquise des anges. Je lui ai dit, 'mais alors, qui fait ton Peyrac', et lui m'a répondu, 'écoute si ça t'intéresse, lis le scénario et pourquoi pas toi'. Je n'ai pas suivi l'affaire Angélique, mais je me souviens de cette affiche qui avait fait le tour du monde, d'un public qui est resté fidèle à la version de Robert Hossein et Michèle Mercier, un couple mythique de cinéma.
Je me suis dit qu'il se trompait, que j'étais trop vieux pour Peyrac, et que la différence d'âge avec Angélique serait très visible. Et puis il y avait cet idéal, qu'en général je ne soutiens pas, de refaire un film qui a déjà existé. Il m'a convaincu que son adaptation était plus fidèle au roman – que je n'ai pas lu – et j'ai vu dans le scénario un vrai intérêt d'acteur. Un rôle puissant et fort. C'était la première fois qu'on me proposait un film en costumes, et il était temps que ça arrive parce que je ne suis plus un lapin de 8 jours."
"On a toujours des doutes, parce que c'est notre ligne de flottaison. Il serait fou de ne plus avoir de doutes.
Je sais que c'est le travail qui paie au final. Je travaille beaucoup en amont, donc là, pendant deux mois, en se mettant à l'escrime [avec Michel Carliez, pendant 5 semaines à base de 4 heures par jour, NDLR], en refréquentant le cheval, et puis il fallait apprendre par coeur ce texte parce que vous n'avez pas le droit à l'erreur. Il faut trouver une musique, un rythme. Il ne fallait pas lasser le public sur un ton monocorde. Si la préparation est faite correctement, quand vous mettez le costume, vous êtes rassuré.
Il faut savoir dire oui... s'adapter, comme par exemple le fait de partir de chez vous. On a tourné en Autriche, en République tchèque, en Belgique, partir avec la caravane. À partir du moment où je suis dans cette caravane, le campement, la cantine sous la tente, vous êtes transportés ailleurs. Et puis après, il y a l'amitié qui se créé, comme avec Tomer Sisley que je ne connaissais pas, autant que Mathieu Kassovitz."
Non je n'irai pas aux César, parce que je suis contre l'idée du meilleur. On partage tellement de choses avec nos partenaires, qu'il est difficile de s'autoriser à penser qu'il y a un meilleur là-dedans. C'est le mot meilleur que je refuse. Pas l'amitié des gens, il faudrait être crétin sinon. Si on l'appelait César du prix interprétation, j'irais.
J'ai été chercher le prix Jean -Gabin, le prix Louis-Delluc... Mais le César du meilleur acteur, ça me dérange, c'est pour ça que je ne fréquente pas ces soirées-là. Parce que je sais que tous ceux qui y sont nommés et ne l'ont pas sont très entamés quand même. Encore que, a-t-on besoin de récompenses ?"
Christopher Ramoné
http://www.purepeople.com/article/gerard-lanvin-la-scene-d-amour-avec-nora-arnezeder-a-ete-dure-a-tourner_a133591/1
mercredi 14 août 2013
LE RETOUR DU CHEVALIER BLANC ?
Ce n'est pas le retour du chevalier blanc mais bien le retour de JOFFREY DE PEYRAC joué cette fois par Gérard LANVIN et Nora Arnezeder (Faubourg 36) qui jouera Angélique sous la direction d‘Ariel Zeitoun.
Adapté du roman d'Anne et Serge Golan, le remake de la saga culte, La Marquise des Anges, sortira sur les écrans le 18 décembre prochain.
photo
Silvia Zeitlinger
mardi 2 juillet 2013
COLT 45 avec GERARD LANVIN
L'affiche du nouveau film avec GERARD LANVIN et JOEYSTAR.... produit par Thomas Langmann
Armurier et instructeur de tir à la Police Nationale, Vincent Milès est expert en tir de combat. À seulement 25 ans, ses compétences sont enviées par les élites du monde entier mais dans la plus grande incompréhension de la part de ses collègues, Vincent refuse obstinément d’intégrer une brigade de terrain. Son destin bascule le jour où il fait la connaissance de Milo Cardena, un flic trouble, qui va l’entraîner dans une incontrôlable spirale de violence, plaçant Vincent au centre d’une série d’attaques à main armée, de meurtres et d’une féroce guerre des polices opposant son parrain, le commandant Chavez de la BRB, à son mentor, le commandant Denard de la BRI. Pris au piège d’une véritable poudrière, Vincent n’aura pas d’autre choix qu’embrasser son côté obscur pour survivre…
Dans la collection meme titre mais pas même film
vendredi 21 juin 2013
ULTRA LO(o)SER
dans la collection MEME FILM MAIS PAS MEME TITRE (exploitation international oblige !)
(attention film culte !)
Moltès, un détenu, joue chaque semaine au loto. C'est Reggio, un gardien de prison maladroit, qui valide ses bulletins. Un jour, Moltès apprend qu'il a gagné le jackpot : quinze barres !!!
Mais Reggio croit que Pauline, sa femme infirmière, est partie avec le ticket gagnant en Afrique sur un rallye.
Moltès s'évade alors de prison destination Bamako pour récupérer le billet en question. Il force Reggio à l'accompagner et se retrouve poursuivi en plein désert par Le Turc, un redoutable gangster qui veut sa peau, et Le Meg, son gigantesque garde du corps.
mardi 22 janvier 2013
AMITIES SINCERES
Le nouveau film avec Gérard LANVIN est bientôt à l'affiche, et la cerise sur le gâteau, on retrouve l'excellent Jean Hugues ANGLADE.
Walter Orsini aime la pêche, un peu. Il aime la grande cuisine et les bons vins, beaucoup. Il aime aussi Paul et Jacques, ses amis d’une vie, passionnément. Il aime surtout Clémence, sa fille de 20 ans, à la folie. Mais il n’aime pas le mensonge. Pas du tout. Walter Orsini pense qu’en amitié comme en amour, on se dit tout. Il ne le sait pas encore, mais il se trompe...
Après lecture du résumé, la ressemblance n'est peut être pas si évidente que ça, mais c'est en regardant la bande annonce que j'ai trouvé que ce film me faisait penser à un autre film, celui de Claude BERRI "un moment d'égarement"... et vous ?
Deux papas à la quarantaine emmènent leurs filles à la vingtaine à St-Trop. Et Pierre se laisse séduire par Françoise, la fille de son meilleur ami. Osera-t-il le lui avouer ?
vendredi 14 septembre 2012
MARCHE A L'OMBRE (PREMIERE 1984)
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