+ d'infos ici
http://www.lemonde.fr/culture/article/2013/01/29/crime-d-etat-un-telefilm-choc-sur-l-affaire-boulin_1822642_3246.html
http://www.toutelatele.com/crime-d-etat-le-telefilm-choc-attendu-par-la-famille-de-robert-boulin-46595
ACTE 1 :


Ouf, enfin, j'ai regardé AVATAR ce week end, suis je le dernier au monde à voir ce film ? en tous les cas, "mieux vaut tard que jamais".. Mon souci c'est que j'ai beaucoup entendu parler de ce film en bien (surtout), et j'appelle ça l'effet "Amelie Poulain", c'est à dire qu' à trop parler d'un film en bien, le jour ou on le découvre vraiment, on est forcément un peu déçu.
Cet effet, je ne l'ai pas connu pour "Amélie poulain" que j'ai particulierement adoré, mais c'est en regardant "bienvenue chez les Chtis" que j'ai compris pourquoi on pouvait être déçu d'un film juste parcequ'on en a entendu parler pendant des mois...
En effet, "Bienvenue chez les Chtis" reste un film sympa, c'est loin d'être un chef d'oeuvre de l'humour, mais delà à faire exploser le box office, faut pas pousser, mais c'est sûrement la magie du bouche à oreille qui a fait le reste (qui a parler de promotion à outrance ?).
retour sur AVATAR :
Malgré sa paralysie, Jake Sully, un ancien marine immobilisé dans un fauteuil roulant, est resté un combattant au plus profond de son être. Il est recruté pour se rendre à des années-lumière de la Terre, sur Pandora, où de puissants groupes industriels exploitent un minerai rarissime destiné à résoudre la crise énergétique sur Terre. Parce que l'atmosphère de Pandora est toxique pour les humains, ceux-ci ont créé le Programme Avatar, qui permet à des " pilotes " humains de lier leur esprit à un avatar, un corps biologique commandé à distance, capable de survivre dans cette atmosphère létale. Ces avatars sont des hybrides créés génétiquement en croisant l'ADN humain avec celui des Na'vi, les autochtones de Pandora.
Sous sa forme d'avatar, Jake peut de nouveau marcher. On lui confie une mission d'infiltration auprès des Na'vi, devenus un obstacle trop conséquent à l'exploitation du précieux minerai. Mais tout va changer lorsque Neytiri, une très belle Na'vi, sauve la vie de Jake...
MON AVIS
AVATAR, tres bien, parfait, rien à dire sauf un scénario pas non plus super original (on aurait eu des cowboys contre les indiens, un western classique aurait pu traiter du même sujet) sans oublier quelques facilités scénaristiques comme le gentil héro ou la prophétie, jusqu'au peuple pacifique et son arbre sacré, en passant en revue les méchants armés jusqu'aux dents cherchant seulement le profit au détriment de toutes morales. Bref, je chipôte un peu mais Avatar n’a pas que des qualités et le déroulement du film est tellement prévisible qu'on s'écrit peu à peu l'histoire avant que la fin pointe son nez, pour ça c’est dommage.
Sinon Avatar est visuellement une réussite, c’est un très très bon film d’action dont on oublie vite les petits défauts, que demander de + ?.

Avec un sujet plutôt rare, la guerre d’Algérie, Siri réalise ce film façon western et film de guerre en ajoutant une dimension psychologique profonde. Ce film est sombre et dure psychologiquement.
Dupontel est magnifique et Benoit Magimel trouve peut être pour la première fois un grand rôle dans sa carrière.
Même si il film n’a pas eu le succès qu’il méritait, Ennemi intime peut rivaliser sans problème avec les grands classiques (platoon) et deviendra une référence dans les années à venir.

LE PRESTIGE
Londres, au début du siècle dernier...
Robert Angier et Alfred Borden sont deux magiciens surdoués, promis dès leur plus jeune âge à un glorieux avenir. Une compétition amicale les oppose d'abord l'un à l'autre, mais l'émulation tourne vite à la jalousie, puis à la haine. Devenus de farouches ennemis, les deux rivaux vont s'efforcer de se détruire l'un l'autre en usant des plus noirs secrets de leur art. Cette obsession aura pour leur entourage des conséquences dramatiques...
Deux magiciens pour un même tour.
Le « prestige » est le nom donné au troisième acte d’un tour de magie en représentation. Le premier acte, la promesse, consiste à faire constater par les spectateurs que tous les éléments utilisés dans le tour sont réels et bien normaux, afin de donner encore plus de dimension au tour qui va suivre. Le deuxième acte, le « tour » consiste à faire disparaître l’objet observé, ou le magicien lui-même, tout ceci devant se faire avec une indispensable mise en scène qui conduit le spectateur à interroger sa logique et ses certitudes. Mais ces deux actes n’auraient aucune force s’il n’y avait pas un troisième acte, ce fameux « prestige ». Cette dernière étape consiste à faire réapparaître ce qui semblait irrémédiablement disparu. Bien sûr, précise-t-on, tout n’est qu’illusion et le public le sait, mais le but du tour de magie n’est pas de se faire passer pour vrai, mais de susciter sans cesse l’interrogation du « comment ». C’est en cela que le secret est essentiel dans la magie, car dès lors que le secret du tour est révélé, la magie perd tout son pouvoir et du même coup son intérêt. C’est ainsi que, dès le début du film, Cutter – l’expérimenté magicien brillamment interprété par le majestueux Michael Caine – nous présente le principe fondamental d’un tour de magie. Dès l’introduction, ce film Le Prestige nous dévoile une armature sur laquelle va se construire toute la démarche de l’auteur, Christopher Nolan.
L’histoire qui va en effet être relatée dans ce Prestige est celle de deux grands magiciens, de loin les plus prestigieux de Londres en cette période de fin XIXème siècle, qui vont s’autoriser les pires vilainies pour surpasser l’autre en talent, allant jusqu’au meurtre de l’un par l’autre. L’intrigue commence en effet dès le départ par la comparution du premier de ces magiciens, Alfred Borden (interprété par Christian Bale), qui est accusé d’avoir tué son grand rival alors que celui-ci était en pleine représentation, le grand Robert Angier (interprété quant à lui par Hugh Jackman). Bien que l’identité du coupable et son motif semblent sans équivoque possible, quelques incohérences empêchent de comprendre comment Borden s’y est réellement pris. C’est que le meurtre a eu lieu pendant le plus grand tour d’Augier, un tour appelé « l’homme transporté » est dont personne ne connaît le déroulement ni les ficelles, sauf peut-être Borden. Résoudre cette enquête implique de connaître le secret de « l’homme transporté », or ni Cutter ni Borden n’entendent rompre cette déontologie qui consiste à révéler le secret d’un tour, car là se trouverait la mort de la magie en soi. C’est pourtant sur ce postulat implicite que le film va se construire – révéler le secret – en revenant sur l’histoire de ces deux magiciens d’exception qui, de partenaires vont, à la suite d’un drame, progressivement devenir les plus grands ennemis et rivaux du milieu.
Ce qui fait la singularité de cette confrontation dans ce Prestige, c’est qu’elle repose sur la découverte du secret de l’autre. Le combat qui se mènent en effet entre les deux hommes est un combat de connaissance : l’autre se vainc en découvrant le secret de ses tours, tout en parvenant à garder le secret des siens. Ce combat entre Augier et Borden est d’autant plus farouche que les deux furent partenaires (qui plus est, formés par le même homme : Cutter), mais qu’en plus tous les coups sont permis pour démystifier le spectacle de l’adversaire devant les yeux de son propre public. C’est cette confrontation interminable qui va conduire les deux hommes à se concurrencer sur le même type de tour : un tour durant lequel le magicien parvient à disparaître d’un côté de la scène pour réapparaître instantanément de l’autre côté, défiant toute logique : un tour appelé celui de « l’homme transporté ». C’est autour de ce tour que va réellement se concrétiser la confrontation des deux hommes, et autour des secrets du tour de l’un et du tour de l’autre que va se construire l’intrigue du film.
Deux secrets pour un même film.
Toute l’intrigue du film repose donc sur le secret de cet « homme transporté ». C’est Borden qui mettra au point ce tour en premier et lui garantira l’espace d’un temps la suprématie sur Augier qui, bien qu’aidé du savant Cutter, ne parviendra pas à élaborer une technique qui permette le même type d’exploit. Augier mettra bien au point un procédé ingénieux qui lui permettra de faire face quelque instant mais Borden ne manquera pas de saborder l’astuce. Ce passage est essentiel dans la démarche du film, nous le verront par la suite. Le fait est qu’Augier finit lui aussi par mettre au point une nouvelle méthode de « l’homme transporté » qui elle aussi va s’avérer indéchiffrable pour son adversaire. Augier a beau toujours ignorer le secret de son rival, au moins est-il revenu à égalité en faisant que Borden ignore aussi le sien. Mais le plus faramineux à cette période de l’histoire, c’est que le spectateur lui se retrouve dans une position pire encore que celle d’Augier ou de Borden, puisqu’il ignore les deux secrets !
Deux secrets pour un même tour qui semble infaisable : le film ne peut qu’aiguiser notre curiosité jusqu’à la faire monter à son paroxysme. Bien que le film est été construit autour de la question « Comment Borden a-t-il tué Augier ? », le spectateur lui, à ce moment du film, ne se limite plus à ce simple mystère, mais aussi cherche aussi à connaître le secret de Borden qu’Augier nous a tant fait convoité, et le secret d’Augier que par la suite, Borden va également nous faire convoiter du fond de sa prison. En somme, le film comme le tour de magie, parvient à construire sa fascination autour du même principe : le secret. Et ce Prestige se plait à nous laisser languir dans cette situation pendant longtemps, l’accentuant sans cesse d’ailleurs en superposant les secrets les uns sur les autres : celui d’Augier sur celui de Borden, eux-mêmes se superposant sur le secret de base : « comment s’est déroulé le meurtre d’Augier ? ». A bien y regarder d’ailleurs, chaque nouveau secret apparaît à espace régulier au cours du film : celui du meurtre au début du film, celui de Borden dans le premier tiers, et celui d’Augier dans le deuxième tiers. En procédant ainsi, Nolan nous montre bien que toute la jouissance que l’on retire de son intrigue se trouve bien être dans le secret. Et pour nous le prouver, il va pousser la démarche jusqu’au bout : il va dans un dernier tiers faire se dissoudre tous les secrets par une vaste scène de révélation, et ainsi opérer une très risquée démonstration par l’absurde.
Le film énonçait dès son début, à travers les paroles de Cutter au tribunal, que la magie n’existait que par le secret. Si un tour est révélé, la magie tombe et n’émerveille plus. Nolan a l’audace de le prouver dans ce film en en faisant la démonstration. Après avoir passé deux heures à construire et enjoliver sans cesse les secrets de son intrigue, il opère, comme on l’attendait de lui d’ailleurs, une révélation finale où il offre au spectateur le secret de chacun sur le tour de « l’homme transporté ». Certes, on attendait pas moins d’un film à intrigue qu’il nous apporte la clef du mystère à la fin ! C’est la seule différence qui s’opère d’ailleurs entre le film et le tour de magie : le film doit révéler son truc à la fin sinon c’est trop facile, car l’habilité du conteur consiste justement à démontrer qu’on peut créer un dénouement logique à une intrigue qui pourtant semblait insurmontable. C’est là que repose la difficulté du film, et c’est sur la cohérence de la résolution que le spectateur jugera de la qualité de l’intrigue. Cependant, avec ce Prestige, Nolan va chercher à nous démontrer que, certes, c’est la révélation qui va permettre au spectateur de juger de la qualité de l’intrigue mais qu’au fond, ce qui lui aura fourni du plaisir, ce ne sera pas la résolution de l’intrigue en elle-même, mais au contraire sa construction et le fait qu’il ait été confronté au secret de celle-ci.
Ainsi la révélation de ce Prestige aura de quoi surprendre, car au fond elle vient détourner les méthodes habituelles de la révélation. Loin d’être compliquée, l’explication aux deux tours de « l’homme transporté », et celle du meurtre, sont en fait d’une simplicité effondrante. On pourrait presque dire que les clefs de compréhension étaient d’une banalité surprenante aux vues de la complexité de l’intrigue (...) une fois de plus, que le fondement même de la magie est fondée sur le secret : c’est ce secret, et toute la mise en scène qui l’entoure, qui permet de susciter le rêve chez le spectateur. Par ce propos, Nolan fait se mettre en abîme son propre film. L’intérêt du tour de « l’homme transporté » et le secret du film ne font qu’un, et cet intérêt réside dans le secret, et surtout dans la mise en scène de ce secret. Il ne se trouve pas dans la révélation. A un moment du film, en son début, Borden rappelle l’importance de cette mise en scène à Augier lorsque ceux-ci vont voir le tour d’un magicien chinois, Chung Ling Soo, afin d’en trouver le secret. Borden souligne en effet que le tour du maître chinois n’a de force que parce qu’il arrive à détourner l’attention du spectateur de la simplicité du tour par un habile effort de mise en scène. Comprendre la force du tour de Chung Ling Soo faisait partie de la formation proposée par Cutter pour qui, aussi, la mise en scène est au cœur du tour de magie. Il le démontrera lui aussi en révélant le secret de la cage écrasée qui est en fait assez banal et sordide… Plus le tour sera sophistiqué, plus la clef apparaîtra grossière, d’où l’importance de la dissimuler au spectateur.
Une fois que la démarche de Nolan apparaît clairement à la fin de son film, on ne peut que se souvenir de la façon qu’il avait eu de l’introduire : « un tour de magie se déroule en trois actes… ». Au fond, le tour de magie opéré par Nolan suit la même structure. Dans un premier temps, Augier fait la démonstration que concrètement, le coup de « l’homme transporté » ne peut se faire à un seul homme. Pendant plus d’une demi-heure, la démonstration se perpétue, démontrant au spectateur que tout est bien réel, que le tour de magie utilise des bases qui ne vont pas à l’encontre de l’entendement. C’est le premier acte. Ensuite, Augier démontre qu’il parvient à réaliser le tour seul, comme l’a démontré Borden. C’est l’acte deux – le tour – celui durant lequel on fait disparaître ce qui semblait pourtant bien concret, commun à notre entendement. Enfin, le prestige : Nolan démontre au travers de sa révélation qu’il était envisageable de revenir sur une explication plausible et fait ainsi revenir la logique et l’entendement. Montrer que l’intrigue était viable par une révélation, c’est ce qu’on demande à un film, et c’est qu’est le prestige pour lui, cet acte sans lequel les deux autres n’ont aucune force.
source : http://startouffodrome.blogs.allocine.fr