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samedi 7 novembre 2009

LE DERNIER DES MOHICANS


Quelque soit les zones et les éditions, Le dernier des mohicans ne s'est jamais vu offrir un DVD éditorialement riche. Pire, le seul bonus conséquent, hormis la classique article-details_c-trailers, se trouve sur ce zone 2 et il s'agit d'une piste isolée où l'on peut entendre la musique du film en 5.1. Maigre interactivité pour un film aussi grandiose.

Reste maintenant le débat concernant le montage qu'il faut posséder du film de Michael Mann. Car si en zone 2, le DVD permet de (re)voir le film tel qu'il fut sorti en salles, l'une des deux éditions zone 1 (la plus récente) du film est estampillée « Director's Expanded Edition ». Que doit-on comprendre de cette étrange dénomination : est-ce une véritable director's cut de Mann ? Est-ce plutôt une version remontée pour être adaptée selon Mann au circuit vidéo et TV (on sait que le réalisateur considère que voir un film en salle ne constitue pas du tout la même expérience que de le découvrir chez soi) ?
D'une durée sensiblement égale les deux versions diffèrent pourtant sur de nombreux points. Car Michael Mann est un véritable maniaque qui n'a pas son pareil pour modifier de façon extrêmement discrète le montage de ses films (Manhunter et Ali dans leur director's cut en attestent). Le réalisateur a donc rajouter de nombreux courts plans, quelques scène supplémentaires mais a également supprimé quelques dialogues et même des séquences qui à nos yeux étaient essentiels à la réussite totale du film, plaçant ainsi avant tout cette « Director's Expanded Edition » au rayon des curiosités à découvrir. En l'état, le montage idéal du film reste selon nous et de loin celui découvert en salle et donc celui proposait sur le zone 2.

S'il est trop fastidieux de comptabiliser tous les changements opérés pour la « Director's Expanded Edition », voici tout de même une liste très conséquente de ceux qui nous ont paru essentiels.
Discussion en plein champ
À 15min 18s de l'Expanded Edition (dorénavant nommé pour le reste du test : l'EE), la conversation entre Alice et le major Heyward est un peu plus longue (8 secondes de plus par rapport à la version cinéma), la cadette évoquant son père et l'attention qu'il porte à ses filles.



Plan des soldats anglais entrant dans la forêt
Ce court ajout de 7 secondes (à 15min 53s de l'EE) démontre parfaitement le côté parfois très anecdotique des changements opérés par Mann. Le réalisateur a ainsi rajouté un plan large montrant Heyward et ses hommes escortant Cora et et Alice entrant dans la forêt où ils seront attaqués par les hurons.


Premier dialogue essentiel supprimé
Passe à la trappe lors de la scène de nuit près de la sépulture indienne (28min 50s sur l'EE), la réponse cinglante de Œil de Faucon (Daniel Day Lewis) à Cora concernant le différend qu'ils ont eu lors de la découverte des colons assassinés, a disparu. « Ne cherche pas à les comprendre ni de te faire comprendre d'eux parce qu'ils sont une race à part et incohérente ». Un dialogue pourtant essentiel qui stigmatise bien l'un des thèmes principaux du film, à savoir le maelström de cultures et races différentes cohabitant dans un pays encore très sauvage.



Le siège du fort anglais
À l'arrivée de Œil de faucon et ses protégés au fort (vers la 36min de l'EE), ont été rajoutés de nombreux plans de l'assaut des troupes françaises. On y voit surtout qu'elles sont aidées dans le combat par les hurons.



Une diversion musclée
De 47min 50s à 48min 24s de l'EE, on découvre une séquence inédite. Pour protéger la sortie d'Uncas, le major Duncan Heyward et ses hommes sortent du fort pour tirer en rang sur les français.



Une réplique cinglante d'Œil de faucon au major a disparu
À 47min 13s de la version cinéma (zone 2), la ligne de dialogue « je crois qu'un jour nous aurons une explication » a été supprimée. Une suppression pas forcement utile puisque la présence de cette phrase permettait d'accentuer la tension entre les deux hommes.



La vie nocturne du fort
À la 53min 16s de l'EE, quelques brefs plans supplémentaires montrent désormais un peu plus la vie nocturne du fort avec les femmes et enfants allongés au sol au coin du feu en train de chanter.



Les prémices de l'étreinte entre Œil de faucon et Cora rallongées
Sur l'EE, de 55min 41s à 55min 49s, on retrouve quelques plans supplémentaires de Œil de faucon cherchant Cora ainsi qu'un plan additionnel sur le blessé que cette dernière soigne. Voilà typiquement le genre d'ajouts absolument pas essentiels et qui nous fait poser la question : pourquoi ne pas les avoir intégré sur la version cinéma (8 secondes supplémentaires n'allant rien changer à l'affaire).



Une rédition plus longue
De 68min 13s à 68min 40s (version EE) : Lors de la rédition des troupes de Munro, on découvre la réponse verbale du colonel au général français (joué par Patrice Chéreau) alors que celle-ci était simplement sous-entendue dans la version cinéma.



Le fort aux mains de l'armée française
De 73min 36s à 73min 41s (EE) a été inséré un plan large et fixe montrant les soldats français investissant le fort laissé vacant par les anglais.



Une seconde réplique piquante d'Œil de faucon au major a disparu
Dans la version cinéma, à la 74min 17s, le « vous n'avez rien mieux d'autre à faire que d'être sur le lac aujourd'hui major » d'Œil de faucon a disparu de l'EE.



Une suppression intolérable
À la 79min 55s de la version cinéma, la séquence sous le torrent où Œil de faucon explique qu'il doit abandonner Cora mais que quoiqu'il arrive, il la retrouva se voit supprimer quelques lignes de dialogues dans l'EE. C'est le cas pour la phrase de Cora « Si le pire arrive, si un seul d'entre nous survit, un peu de l'autre survivra ». Une omission incompréhensible tant l'échange entre les deux enfants est poignant et touchant.



Une course-poursuite plus longue et musicalement différente
Voilà encore un autre changement peu heureux. De 91min 19s de 93min 12s de l'EE, la course de Œil de faucon,Uncas et Chingachook pour rattraper Magua et ses prisonniers est désormais plus longue (39 secondes supplémentaires). Si visuellement, la séquence est encore plus efficace, elle souffre du changement de musique, la très belle chanson « I will find you » du groupe irlandais, Clannad ayant disparu au profit de la « simple » BO du film.



Œil de faucon et Cora s'enfuient
De 100min 41s à 100min 59s de l'EE, une courte séquence fait son apparition. Alors que les hurons sont en train de mettre le major sur le bûcher, Œil de faucon force Cora à partir.



Un plan "gore" supprimé
Lorsque Chingachook enfonce son arme dans Magua, l'EE ne montre plus la lame transpersée le corps du huron.



Les amants ne s'enlacent plus
À 109min 15s de la version cinéma, on avait le droit à la séquence très émouvante où Œil de faucon et Cora s'enlacent avec fougue. Cette belle scène disparaît de la version Expanded de façon une fois de plus incompréhensible.




Une fin à rallonge manquant de subtilité
Le dernière faute de goût de l'expanded edition a lieu à la 110min 30s jusqu'au début du générique de fin. Le film ne finit plus désormais sur la phrase très lourde de sens « Chingachook, moi, le dernier des mohicans » mais sur l'évocation peu subtile en paroles de la fin d'une ère et les conséquences néfastes de l'abolition des frontières. Un final nettement moins symbolique et surtout nettement moins émouvant.



source : écran large.com

mercredi 26 août 2009

LA FORTERESSE NOIRE


On trouve toujours les mêmes films dans les bacs dvd ! par contre, il y a des films qui ne sont plus diffusés à la télé, qui ne sont plus édités depuis 15 ans et n'ont encore jamais vu le jour en dvd. vous allez me dire "des navets" des films de réalisateurs sans aucun talent ? pas du tout.

LA FORTERESSE NOIRE

Michael MANN

En Avril 1941, dans les Carpates, des nazis investissent de force une énigmatique forteresse-prison, malgré les avertissements du gardien. Mais deux soldats cupides, tentant de substituer une croix en or incrustée dans les murs, réveillent une force maléfique et mystérieuse qui va les décimer. L’arrivée du docteur Théodore Cuza et de sa fille Eva va causer certains problèmes dont un pacte que va établir Cuza avec la force maléfique et la rencontre amoureuse de sa fille avec Glaeken, un être mystérieux…

"The Keep". Malheureusement ce très grand film ne reçut pas un bon accueil de la part de la critique et du public et fut trop vite oublié. Le film de Mann a connu forcément de nombreux problèmes qui ont causé cet échec aussi douloureux qu’insupportable. Ainsi , le tournage fut incroyablement mouvementé par les exigences de Mann, le comportement capricieux des acteurs, la mort du superviseur des effets spéciaux, Wally Veevers, les conditions difficilement supportable de tournage, certains accidents techniques ( le matériel électrique est tombé en panne à cause de la très mauvaise température ) et un manque d’argent évident.

Mais l’horreur continue avec le remontage du film, qui de sa durée initiale de 180 minutes baisse à celle de 113 minutes. Ce montage initial de trois heures fut en fait rejeté par les pontes du studios. Que reste-t-il donc de "The Keep"? Eh bien un excellent film malgré tous les problèmes qui ce sont accumulés autour. Le film se déroule dans les Carpates, au col de Dinu, dans une immense forteresse aussi terrifiante qu’imposante. Des nazis s’y installent, n’hésitant pas à massacrer certains habitants du village voisin où ils sèment la terreur. Le docteur Cuza et sa fille Eva sont arrachés au camp de la mort et emmenés dans la forteresse pour prêter de l’aide aux nazis, Cuza étant un vieil historien. Un soir, deux gardes libèrent une force maléfique bloquée dans la forteresse depuis des lustres ; cette force se nomme Radu Molasar et elle cherche à se libérer de son antre pour répandre la mal sur la terre. Manquant de se faire violer par des soldats, Eva est sauvée par Molasar qui propose un pacte à son père : il lui donne la jeunesse, en échange celui-ci lui procure un talisman qui permet à la créature d’acquérir sa forme définitive. Mais Eva rencontre Glaeken, dont elle tombe amoureuse, un homme mystérieux qui semble venu pour détruire Molasar.

Quel scénario génial n’est ce pas ? Il faut dire que Mann s’en sort très bien, même dans cette version non définitive. Les effets spéciaux (assez inégaux) sont plutôt spectaculaires et il faut d’ailleurs signaler que c’est Enkil Bilal qui a crée le design du monstre. Les éclairages "clipesques" sont d’une grande beauté, donnant au film un côté irréel, onirique en parfaite harmonie avec les très beaux décors et la formidable musique de Tangerine Dream . Une bande son magique et lyrique, un atout formidable pour une œuvre exceptionnelle sur fond d’une confrontation originale et fascinante : le mal contre le mal. On pense également énormément à Lovecraft, autant au niveau de l’ambiance que de cette créature ancestrale et maléfique qu’est Molasar, dont la transformation progressive est un vraie bonheur. Sa transformation finale n’est pas sans rappeler la forme d’un Golem par ailleurs. On terminera sur l’excellent casting où on retrouve Ian McKellen ( Monsieur "Gandalf" et monsieur "Magneto") ainsi que Gabriel Byrne, Scott Glen ou encore Jurgen Prochnow, assez habitué au genre. Au final, "The Keep" est un film massacré et maudit mais qui restera une référence du cinéma fantastique, autant par son originalité que par ses nombreuses qualités scénaristiques, visuelles et sonores. Prodigieux et unique.

source : http://www.horreur.net

lundi 3 août 2009

MIAMI VICE, 2 VERSIONS

il ne s'agit pas ici d'une véritable director's cut mais d'une unrated version. Le métrage passe ainsi de 132min 17s (time code Ntsc) à 139min 04s. Mais comme ce fut le cas pour Ali, la différence de temps ne permet pas d'obtenir que des séquences inédites. Ce serait bien trop simple et bien moins fun à décortiquer.

Michael Mann a bien ajouté des scènes mais en a aussi enlevé (deux) tout en « s'amusant » quelques fois à changer un plan ici ou là ou en rajoutant un ou deux. Si par le passé, les versions DVD inédites de Michael Mann pouvaient prêter à la critique (surtout Le Dernier des Mohicans), il n'en est rien ici et la version unrated de Miami vice s'impose comme le meilleur des deux montages…à condition d'accepter de perdre la singulière ouverture du film.


En effet, le plus gros des changements opérés par le cinéaste ne se fait pas attendre. Alors que le film s'ouvrait sans aucun générique et nous plongeait dans la boîte de nuit, une entrée en matière singulière qui avait le mérite d'attiser furieusement notre curiosité, le montage unrated nous propose une entrée en matière bien plus classique avec un générique et surtout une séquence de course de bateaux filmée avec un souci d'esthétisme totalement bluffant.


D'une durée d'environ 4min 27s, cette scène permet à la fois de donner un côté plus proche de la série et de délimiter quelque peu l'intrigue puisque Sonny et Rico ne participent à la course que pour garder sous surveillance le mec qu'ils sont censés arrêter dans la boîte de nuit après.


Le deuxième ajout de cette édition unrated arrive à la 26min 23s. On voit désormais le coup de téléphone que l'indic Nicholas passe à José Yéro (désormais première apparition de ce dernier). À la suite de cette séquence, on retrouve bien la scène de la douche entre Rico et sa copine sauf que le plan d'introduction sur la main de Rico est légèrement différent (26min 47s).

Autre nouveauté, l'insert (4s) sur la clé USB qui charge les fausses identités que José Yéro va ensuite consulter. Ce plan apparaît à la 30min 18s.

Ensuite, le montage reste identique jusqu'à l'omission de deux séquences présentes dans la version cinéma. Se situant à 36min 41s (à la 38min 23s : time code de la version cinéma), ces suppressions concernent l'attente de Sonny et Rico après avoir rencontré et discuté avec José Yero. On les voyait aller dans une villa au bord de la mer puis rentrés dans leur chambre pour découvrir qu'Isabella (Gong Li) et ses hommes les attendent pour leur annoncer qu'ils vont rencontrer Montoya. La coupe de ces deux scènes est plutôt judicieuse, permettant d'accélérer le récit tout en gardant plus mystérieux le personnage de Gong Li.



Dans la version unrated, on passe donc désormais de la séquence du coup de fil reçu par Rico qui annonce que Montoya est d'accord pour faire affaire avec eux à la scène où on les retrouve en voiture se dirigeant au point de rendez-vous. À ce titre, cette séquence de la voiture s'ouvre sur un plan inédit (41min 27s à 41min 29s) et offre un montage légèrement différent que celui vu en salle. La scène démarrait sur un plan de Gon Li alors que maintenant elle démarre plutôt sur un plan de Sonny et Rico (les plans sont les mêmes, seuls l'ordre d'agencement change).

Le deuxième gros ajout de la version unrated se situe à partir de 45min 32s (8 secondes supplémentaires) puis de 46min 09s à 49min 29s. Après avoir rencontré Montoya, Rico et Sonny sortent de la voiture du trafiquant et Rico passe désormais un coup de fil à sa copine, Trudy pour la rassurer sur la manière dont le deal s'est passé. Celle-ci le remercie pour les fleurs qu'il lui a envoyées. Mais ce n'est pas Rico qui s'en est chargé bien sûr mais les hommes de Montoya qui font ainsi bien comprendre à Rico et Sonny qu'ils savent parfaitement où se trouvent les gens qui leur sont chers. Cette séquence du coup de fil est suivi d'une autre scène où Rico et Trudy discutent dans un snack pour savoir s'ils doivent continuer la mission.


L'histoire d'amour entre Sonny et Isabella est plus étoffée. À 63min 01s (jusqu'à 64min 09s), on découvre les deux amants après leur première nuit d'amour. Gong Li rejoint Colin Farrell sur la terrasse de sa maison. On y découvre qu'elle habite avec sa tante et que sa mère est morte alors qu'elle n'était encore qu'une adolescente. Un joli moment d'intimité magnifiquement filmé et photographié.



C'est à la 113min 43s que l'on peut admirer la douce « folie » de Michael Mann, son côté perfectionniste absolument délirant. En apparence, rien de neuf dans cette séquence qui montre José Yero « prendre le contrôle » d'Isabella en faisant tuer son garde du corps et lui assénant qu'elle est désormais « sa » femme. Et pourtant le dernier plan de la scène a désormais changé tout en ayant la même durée. Pourquoi un tel changement ? Michael si tu nous lis, fais nous signe !

Et ça continue dans le délire « mannien » quelques instants plus tard. À la 114min 05s, le découpage des plans diffère légèrement de la version cinéma. Concernant la séquence de l'échange final et la fusillade qui va s'en suivre, deux changements sont intervenus : un sonore, l'autre visuel. À partir de la 115min 18s et ce jusquà ce que Sonny prenne la parole, on a le droit désormais à la la reprise de In the air tonight de Phil Collins par Nonpoint (un clin d'oeil au pilote de la série amusant mais pas forcement du meilleur goût). Quant à la séquence de la fusillade proprement dite, elle est quasiment identique dans les deux versions. Quasiment puisque si Michael Mann ne nous offre pas quelques plans gore supplémentaires, il nous permet d'admirer durant trois secondes le visage déboussolé de Gong Li (à la 124min 21s) se précipitant vers Colin Farrell alors qu'elle vient de découvrir qu'il est flic.

L'ultime séquence inédite d'envergure que propose cette version unrated se situe juste après la fusillade. Après avoir une ultime fois changé quelque peu l'ordre et la durée de ses plans (entre la 125min 18s et la 125min 31s), Mann nous propose à partir de la 126min 02s (jusqu'à la 127min 29s) de découvrir que désormais Isabella ne se laisse pas faire dans la voiture. D'abord calme (comme dans la version cinéma), elle explose et roue de coups Sonny qui est obligé de stopper abruptement la voiture et de l'attacher. Une séquence qui crédibilise mieux le personnage de Gong Li qui n'accepte pas de manière amorphe la trahison de son amant.

Pour être logique dans le montage, un dernier changement est opéré lorsque Sonny et Isabella arrive dans la planque, Sonny détachant désormais sa belle (de 128min 21s à 128min 37s).

source : ecranlarge.com


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