mercredi 4 octobre 2017
lundi 19 décembre 2016
HIGHLANDER en bluray
mercredi 4 mai 2016
REVENGE de TONY SCOTT Director's Cut en bluray
Les scènes d'actions plus gores s'enchainent plus vite, le film est moins poseur et les moments intimes sont encore plus chauds ( Wink ). Le film était excellent, il est à présent un monument du genre. Un petit bijou. Disponible en DVD Zone 1 et Blu-ray Disc Zone A (lisible sur nos lecteurs) en VOST.
mercredi 26 juin 2013
la saga DIE HARD sur toutes les jaquettes
mercredi 27 juin 2012
BRAZIL LE FILM, les versions (longues)
Lu sur le net
Tiré d'un post d'un forumeur de dvdrama
jeudi 20 octobre 2011
METROPOLIS, l'histoire d'un film culte
A l'occasion de l'exposition et de la rétrospective Metropolis à la Cinémathèque française, retour sur l'aventure d'un film unique, considéré comme le premier chef d'oeuvre de la science-fiction. http://www.lexpress.fr/
http://www.lexpress.fr/culture/cinema/cinq-choses-a-savoir-sur-metropolis-de-fritz-lang_1015169.html?xtor=x
source
http://www.lexpress.fr/culture/cinema/l-incroyable-redecouverte-de-metropolis_522756.html
vendredi 7 octobre 2011
GEORGES LUCAS A DES VISIONS (originales)
voir mes photos ci dessous.
mardi 20 septembre 2011
MARK HAMILL PARLE DE STAR WARS
source :
http://www.avcesar.com/interview/id-119/Mark-Hamill.html.
mercredi 7 septembre 2011
STAR WARS, UNE HISTOIRE DE JOUETS
MASSACRE A LA TRONçONNEUSE
Pour tout savoir sur les nouvelles modifications de la saga star wars en bluray, je vous conseille l'excellent site de Jérome Wibon un autre lien histoire de faire le point sur les changements entre la saga originale et les éditions spéciale de 1997 ainsi que les dvd de 2004)
http://www.forgottensilver.net/2006/08/06/star-wars-les-alterations-au-fil-des-annees/
vendredi 2 septembre 2011
DARK VADOR ET LE JEU DU NI OUI NI NO
Star Wars en Blu Ray : les fans appellent au boycott !
vendredi 12 août 2011
JE SUIS UNE LEGEND
Source
PLANETEHD
http://www.planete-hd.com/Legend-Ultimate-Edition-test-t912.html
mardi 3 août 2010
JOHN RAMBO, le directors cut & Expendables

http://www.ecranlarge.com/article-details-16934.php

Why did they pick you? Because you like to fight?
Rambo:
I'm expendable. Co Bao: What mean expendable? Rambo: It's like someone invites you to a party and you don't show up. It doesn't really matter.
Rambo II
"Je les ai contactés après le succès de la visite de Travolta", explique Olivier Févin, directeur du cinéma UGC de Rosny. Car, en février, le multiplexe accueillait la star de "Grease" et de "Pulp Fiction", pour la présentation du film "From Paris with love". "S'il y a un public pour ce genre de films populaires, de grand spectacle, c'est bien à Rosny", lance-t-il. Son cinéma est le quatrième en terme d'entrées, avec plus de deux millions de spectateurs en 2009.
Travolta avait en effet été acclamé par des centaines de spectateurs, à Rosny : pas vraiment d'échange avec le public mais juste un "Bonjour, je suis heureux d'être là. J'aime beaucoup" et de longs et vigoureux applaudissements. L'équipe de production s'était félicitée d'un accueil très enthousiaste, bien différent de celui réservé par le public parisien, jugé plus froid. En avril, c'était au tour de Samuel Jackson ("Pulp Fiction", "Shaft") de débarquer à Bondy, toujours en Seine-Saint-Denis, un département pourtant bien plus habitué aux pages "faits divers" que "cinéma" ou "people". Immense succès pour lui aussi. Mais il était venu dans un cadre bien différent d'une promo de film, avec l'ambassadeur des Etats-Unis en France, Charles Rivkin. Ce dernier, avait promis quelques jours auparavant, lors d'une visite à La Courneuve, de revenir avec une vedette.
Le diplomate, ex-producteur du "Muppet show", avec son réseau hollywoodien, a donc proposé cette visite à l'acteur, "un des plus grands ambassadeurs de la culture américaine" selon lui. "Vous avez le pouvoir de changer les règles !", avait alors dit Samuel Jackson aux jeunes, les encourageant à travailler dur et persévérer. "Ces visites, c'est pour que les habitants de là-bas, de Bondy ou de La Courneuve, sachent que nous, à l'ambassade des Etats-Unis, nous nous intéressons à eux et que nous aimerions tisser des liens avec eux", explique-t-on à l'ambassade. "On essaye d'être un peu partout en France depuis des années, car les leaders de demain peuvent sortir de n'importe quel endroit, pas juste des grandes écoles", poursuit-elle.
Des mots qui détonnent, pour une jeunesse des quartiers difficiles qui se plaint souvent d'être stigmatisée et même discriminée. "En France, on a l'impression que la banlieue, c'est loin. Les Etats-Unis se sont rendus compte qu'il y avait des énergies en banlieue", avait dit Nordine Nabili, du "Bondy blog", après la visite de l'acteur. "Le tissage de ces liens, la construction de ces ponts ne se font pas en un jour, pas à partir d'une seule visite d'un seul acteur américain, mais si ça peut susciter l'intérêt des habitants, tant mieux", poursuit l'ambassade. Bondy a accueilli une autre star, le 22 juillet : le chanteur Prince, venu y répéter, en pleine tournée estivale européenne. Mais cette fois, en toute discrétion.
mercredi 3 mars 2010
LE ROI ARTHUR ou Fuqua vs Bruckheimer

Si cette relecture semble parfaitement plausible sur le plan historique, elle se révèle en revanche nettement plus hasardeuse du côté de l'exploitation du film puisque cette histoire est désormais associée à celle d'un roi du XVème siècle, à la tête de son royaume, entouré de son épouse Guenièvre, de son magicien Merlin et de ses fidèles chevaliers de la Table Ronde dont le premier d'entre eux, Lancelot. Mais, si le public peut, dans certains cas, se montrer très permissif face aux idées nouvelles (le film a tout de même attiré 1,6 millions de spectateurs dans les salles en France, soit un assez joli score), il semble en revanche que ce ne soit pas totalement le cas, ici, du producteur dont la vision du projet divergea semble-t-il en partie de celle du réalisateur.
Habitué aux gros budgets (120 millions de dollars dans le cas présent du en grande partie à une reconstitution grandeur nature de l'époque, tout comme le déplorable Prisonniers du temps) accompagnés de sorties estivales en grandes pompes (40 millions de dollars pour la partie marketing), Jerry Bruckheimer envisageait probablement davantage une version Lancelot (la gentille bluette avec Sean Connery, Richard Gere et Julia Ormond) de Gladiator tandis qu'Antoine Fuqua de son côté voyait sans doute plus une déclinaison du film de Ridley Scott à mi-chemin entre le Braveheart de Mel Gibson et le Excalibur de John Boorman.
Mais lorsque l'heure de la sortie sonna, le lourd passé financier du nabab écrasa de tout son poids le malheureux metteur en scène qui vit alors son œuvre amputée non seulement narrativement (quinze minutes environ) mais aussi visuellement (les scènes de batailles édulcorées numériquement, cf. notre news du 19 septembre 2004) avec pour but, comme toujours, de permettre une exploitation maximale du film en salles avec une séance de plus par jour (2h au lieu de 2h15) pour un public plus large (interdiction aux États-unis aux moins de 13 ans non accompagnés et non plus aux moins de 17 ans). Mais à l'arrivée, ce bicéphalisme fut immédiatement sanctionné : Le roi Arthur devint l'un des plus gros bides de toute la carrière du producteur Jerry Bruckheimer pour un projet de cette ampleur (seulement 51 millions de dollars de recettes) et accessoirement l'un des dix plus gros bides de l'année 2004 aux box office américain (cf. notre dossier).
En l'état, c'est-à-dire dans sa version « Jerry Bruckheimer » (appelons-là comme telle), Le roi Arthur présente plusieurs qualités non négligeables : le personnage d'Arthur y est tiraillé entre sa loyauté envers une Rome jadis toute puissante et son désir de retrouver ses racines, tout comme ses fidèles chevaliers qu'il souhaite protéger avant tout d'une mort quasi-certaine à chaque nouvelle mission qui leur est confiée. Car, en ces temps éloignés, les conditions de (sur)vie sont pour le moins difficiles comme le souligne la photographie volontairement sale et granuleuse mais néanmoins très soignée de Slawomir Idziak (Bienvenue à Gattaca, La chute du faucon noir). Et tandis que certains se résignaient à leur sort dans l'attente d'un hypothétique souverain au règne plus juste (Arthur libérant les villageois), d'autres optèrent pour les armes (les Guèdes avec à leur tête Merlin et Guenièvre) afin de préserver leurs terres et leur liberté face aux envahisseurs (romains et saxons), se livrant pour y parvenir à des combats sans merci dont la dureté se veut aussi proche que possible de la réalité de l'époque tel que l'ont présenté plusieurs long-métrages au cours des dernières années (Braveheart, Gladiator…).
Le roi Arthur director's cut
Pourtant, à la découverte du « Roi Bruckheimer », on sent, inconsciemment peut-être, que quelque(s) chose(s) cloche(nt). D'une part, plusieurs fils manquent à la toile tissant les liens entre les différents personnages, tous campés avec une très grande justesse par des comédiens encore méconnus (Clive Owen, Keira Knightley…) et notamment la triangulaire amoureuse entre Arthur, Guenièvre et Lancelot qui se résume à quelques brefs regards échangés et un (presque) début de coït brutalement interrompu. D'autre part, les combattants s'étripent à grands coups de glaives et d'autres ustensiles particulièrement contondants mais néanmoins, tout ce petit monde meure très « proprement ».
Toutes ces omissions, ces erreurs pourrait-on dire, sont corrigées à la découverte du « Roi Fuqua » qui, d'un point de vue narratif, réintègre plusieurs dialogues entre Lancelot et Guenièvre d'une part et Arthur et Guenièvre d'autre part. Ce n'est d'ailleurs peut-être pas un hasard si la jaquette de la director's cut place Guenièvre au centre, entouré par Lancelot à droite et Arthur à gauche tandis que sur la version salle, c'est le roi qui se retrouve au milieu. Ces scènes ne se contentent pas uniquement de développer à nouveau pleinement la fameuse love story triangulaire, elles motivent également chaque personnage, désireux à présent de protéger pleinement ses terres. Un désir encore plus marqué dans le cas d'Arthur lorsqu'il apprendra la mort de Pélage qui enseigna jadis une partie de son savoir et de sa sagesse au futur roi dans une scène à présent retrouvée en ouverture.
D'un point de vue visuel, Le roi Arthur renoue, dans cette version director's cut, avec toute la dureté et la barbarie des long-métrages susnommés qui l'ont précédés dernièrement. Les membres tranchés et / ou transpercés sont à nouveau visibles, les multiples giclés de sang fussent-elles très brèves mais préalablement gommés numériquement, font leur retour et plus personne n'échappe aux combats, surtout pas Guenièvre et d'autres de ses compagnes. Sur les trois combats que contient d'ailleurs le film (dans les deux versions, au moins Jerry n'a pas poussé le vice jusqu'à en retirer un sous prétexte d'excès), on retiendra tout particulièrement celui sur la glace. Non pas qu'il s'agisse là du plus sanglant, bien au contraire, mais c'est assurément la plus incroyable séquence d'affrontement à distance qu'il ait été donné de voir depuis des lustres. En combinant à merveille la stratégie guerrière la plus élémentaire (faire rompre la glace sous le poids de l'ennemi) et une mise en scène inspirée (le travelling avant ascendant, digne d'un film de sous-marin), cette scène vaut à elle seule les deux autres affrontements du Roi Arthur tout en reprenant à la perfection l'idée centrale du film, à savoir que les batailles y sont livrées dans un but bien précis : combattre aux côtés des siens pour un idéal commun (retrouver sa liberté).
Oubliée dans sa version salle, cette ubiquité redevient omniprésente dans la director's cut, parfaitement soutenue par la musique de Hans Zimmer qui a très judicieusement su réinterpréter sa partition de Gladiator, entre puissance et mélancolie, sans pour autant la recopier. Le film retrouve alors son équilibre de départ tel que voulu par son metteur en scène qui aura du, une fois de plus, abdiquer sous le poids d'une production (d'un producteur), obnubilé avant tout par les supposés desiderata du public (pour rappel : les intentions premières de Fuqua pour les mésestimés Un tueur pour cible et Les larmes du soleil étaient également tout autre à l'origine que le résultat final formaté visible à l'écran).
Que vous ayez ou non déjà découvert en salle cette version 2004 du Roi Arthur, ne vous y trompez pas, la vraie version, la plus réussie et aboutie est bien celle-là, la director's cut signée Antoine Fuqua et non Jerry Bruckheimer !
source : Ecran large.
lundi 1 février 2010
METROPOLIS, version définitive ?

Alors qu’elle sera projetée lors du Festival de Berlin le 12 février prochain, la version intégrale de Metropolis sera visible au même moment sur Arte en France, à 20h40. Rappelons que c’est à Bueno Aires qu’a été découvert ce montage inédit en juillet 2008. Il contient près de 30 minutes inédites.
Métropolis : De nouvelles scènes retrouvées
Le Métropolis de Fritz Lang est un classique de la SF de 1927. Film muet Allemand en noir et blanc de l’entre deux guerres. Certaines images du film sont régulièrement reprises et sont devenues classiques même pour des personnes ignorant leur origine.
La Fondation Murnau (en Allemagne) qui se consacre à la préservation et la restauration des films vient d’indiquer que des passages que l’on pensait disparus de ce film mythique ont été découverts en Argentine à Buenos Aires.
Des membres du personnel du Musée du Cinéma y ont retrouvé les scènes perdues (qui représenterait entre 25 minutes et 25% du film original) sur un négatif de 16 mm. Ce morceau avait été retiré après la première sortie du film et on le supposait perdu à jamais.
La Fondation Murnau qui détient les droits de Métropolis a décidé avec l’aide du musée argentin de réintroduire les scènes coupées dans une nouvelle version restaurée. Ces scènes permettraient de donner plus de logique au film et clarifier l’histoire.
Ces scènes contiendraient notamment : Les scènes où apparaît le personnage Georgy (dans la version restante, la plupart de ses scènes ont été coupées), la transformation du personnage de Slim en un prêtre de l’apocalypse ainsi qu’un trajet en voiture à travers la cité de Métropolis.
Certains sites Internet donnent une liste des scènes réputées manquantes (avec des photos prises sur le tournage notamment), ce qui peut donner une idée du film complet.
source : forgottensilver

La version moroder
Cette version parue en 1983 par l'effort de Gorgio Moroder se base sur les travaux de restauration effectués par Enno Patalas au Musée du Cinéma de Munich dans les années 70 et 80 qui est reconnue comme la version plus proche de l'original de part son montage.
Malheureusement, le nombre de séquences perdues de manière désormais définitives en plus de celles non retrouvées à l'époque a obligé le montage à prendre certains raccourcis par moments.
Il n'en demeure pas moins que l'histoire ne perd pas son sens à l'inverse de la version américaine du film, beaucoup plus vieille, qui rendait le film vide de tout sens. Le fait le plus remarquable est la transformation du film par plusieurs nouveaux médias tels l'utilisation de caches colorés rendant le film moins terne et ajoutant une atmosphère, l'utilisation de photos faites sur les lieux de tournage de l'époque pour illustrer des parties manquantes du film, mais surtout, l'utilisation de musiques modernes chantés par des artistes contemporains.
Loin de blamer cette tentative, on peut lui reconnaitre d'avoir succité l'interêt chez des personnes qui n'auraient jamais regardé le film dans sa présentation d'origine.
lundi 18 janvier 2010
LES "DIRECTOR's CUT"

Du temps de la VHS, l’acheteur n’avait pas vraiment le choix. Les éditeurs ne se préoccupant guère de leurs acheteurs, les K7 vidéos ne proposaient souvent rien d’autre que le film lui-même. Puis vint le Laserdisc, énorme galette numérique qui a ruinée bon nombre de passionnés (fallait être sérieusement accro pour claquer pas moins de 800 francs pour un film). Proposant presque systématiquement les oeuvres dans leurs formats d’origine (ce qui le différenciait d’office de la VHS), le laserdisc est considéré comme le véritable point de départ des versions longues qui allaient déferler par la suite. Découvrir les copies complètes et non censurées de Tueurs Nés, Jason Goes to Hell, T2, Fantômes contre Fantômes ou Pulsions n’étaient plus un rêve de cinéphile mais bel et bien une réalité. Vengés de leurs K7 mutilées par des distributeurs peu scrupuleux ou des chaînes télés trop frileuses (M6, pour ne pas la nommer), les consommateurs pouvaient enfin visionner, chez eux et dans des conditions optimales, leurs films favoris dans des montages approuvés par les réalisateurs. Les éditeurs américains n’étant pas tenus par la loi de soumettre leurs films à la MPAA avant leur parution en vidéo, le nombre de métrages disponibles dans des versions non censurées ont fini par exploser et ont imposé le LD comme l’ultime refuge des cinéastes brimés par la censure. Un film comme Scream subit les foudres de la MPAA avant sa sortie en salles ? Pas de problèmes, le film aura droit à son director’s cut en LD. La VHS tentera bien de surfer sur la vague en éditant à la bourre quelques versions longues mais c’était trop tard, le numérique ayant déjà gagné la bataille. Face au succès remporté par ces montages inédits, le nombre de disques dits « director’s cuts » ou « unrated» ne cesse d’augmenter aussi vite que les portefeuilles de collectionneurs se vident. Et une telle frénésie éditoriale profite à tout le monde : les artistes sont heureux, les fans sont comblés et les studios se remplissent les poches. Lorsque le DVD fait son entrée à la fin des années 90, les éditeurs continuent logiquement sur leur lancée et inondent le marché de versions longues. Les appellations se multiplient dangereusement (au choix, « inédite », « unrated » ou « extended ») et quelque part, c’est déjà le début de la fin.
Depuis quelques années, les éditeurs se sont bien rendus compte que les chiffres de vente autrefois mirobolants du DVD ne pouvaient aller crescendo. Pour combler le manque à gagner, plusieurs parades feront surface. La première consiste à placarder en gros la mention unrated sur des films qui n’auraient jamais étés classés NC-17 ou X (Le Fils de Chucky, Cry_Wolf, Welcome to the Jungle). C’est simple, ça ne coûte pas cher et ça fait passer le moindre DTV pour un monument du gore. La deuxième (plus coûteuse mais très rentable) est de ressortir en version longue inédite de films déjà parus en DVD. Pour ce faire, ces éditeurs peu scrupuleux se contentent d’intégrer au chausse pied et sans l’aval des réalisateurs des scènes coupées ou rallongées qui n’auraient jamais du sortir de leur station Avid. Que ce soit Donnie Brasco, Les Larmes du soleil ou encore Wolf Creek, l’arnaque est toujours la même et marche pourtant du tonnerre (les ventes de DVD unrated explosent celles de éditions classiques). Il y a de quoi perdre son latin face au cynisme de ces éditeurs yankees qui utilisent sans vergogne des accroches aussi trompeuses que racoleuses (« Too hot for theatres ! », « The Version you couldn’t see in theatres !») quand bien même ces versions dites « inédites » ou « extremes » n’incluent en tout et pour tout qu’une poignée de dialogues et scènes additionnelles. Les responsables de ce révisionnisme forcé pourraient bien ménager la chèvre et le choux en proposant au consommateur les différentes versions sur un même disque (voire l’excellente édition de Rencontres du troisième type) mais, préférant limiter les dépenses, ils favorisent systématiquement leurs nouveaux montages maison (quitte à faire disparaître la version salle). Au vu des possibilités techniques énormes offertes par le DVD et la HD, il y a de quoi enrager…
L’appellation « director’s cut » qui orne bon nombre de jaquettes ne vaut guère mieux et ajoute encore à la confusion. Les montages soi-disant « approuvés » du Roi Arthur d’Antoine Fuqua, Chambre 1408 de Mikael Hafstrom ou Hollow Man de Paul Verhoeven (pour ne citer qu’eux) ne sont en rien des versions définitives et supervisées par leurs auteurs respectifs mais bel et bien des assemblages bâtards, qui n’ont d’autre but que de faire cracher quelques euros supplémentaires aux pigeons que nous sommes. Impossible de savoir avec assurance quelle version choisir au moment de l’achat puisque suivant les cas c’est parfois la version salles qu’il faut privilégier pour jouir du montage validé initialement par le réalisateur ! A force de subir des films labellisés n’importe comment, l’acheteur potentiel risque de passer à coté de véritable remontages salvateurs (Stay Alive, Troie, DareDevil, Payback) qui reflètent véritablement la vision artistique de leurs auteurs et proposent une véritable alternative. Pour s’y retrouver dans ce maelström de versions alternatives, les cinéphiles n’ont plus qu’à éplucher les sites spécialisés (comme l’excellent Schnittberichte.com) et lire avec attention les interviews données par leurs réalisateurs favoris. Un véritable travail d’investigation, en somme…
source :
http://www.mad-movies.com/mad/dossier-280-le-business-des-versions-unrated.html
Jean-Baptiste Herment
samedi 7 novembre 2009
LE DERNIER DES MOHICANS
À 15min 18s de l'Expanded Edition (dorénavant nommé pour le reste du test : l'EE), la conversation entre Alice et le major Heyward est un peu plus longue (8 secondes de plus par rapport à la version cinéma), la cadette évoquant son père et l'attention qu'il porte à ses filles.
Plan des soldats anglais entrant dans la forêt
Ce court ajout de 7 secondes (à 15min 53s de l'EE) démontre parfaitement le côté parfois très anecdotique des changements opérés par Mann. Le réalisateur a ainsi rajouté un plan large montrant Heyward et ses hommes escortant Cora et et Alice entrant dans la forêt où ils seront attaqués par les hurons.
Premier dialogue essentiel supprimé
Passe à la trappe lors de la scène de nuit près de la sépulture indienne (28min 50s sur l'EE), la réponse cinglante de Œil de Faucon (Daniel Day Lewis) à Cora concernant le différend qu'ils ont eu lors de la découverte des colons assassinés, a disparu. « Ne cherche pas à les comprendre ni de te faire comprendre d'eux parce qu'ils sont une race à part et incohérente ». Un dialogue pourtant essentiel qui stigmatise bien l'un des thèmes principaux du film, à savoir le maelström de cultures et races différentes cohabitant dans un pays encore très sauvage.
Le siège du fort anglais
À l'arrivée de Œil de faucon et ses protégés au fort (vers la 36min de l'EE), ont été rajoutés de nombreux plans de l'assaut des troupes françaises. On y voit surtout qu'elles sont aidées dans le combat par les hurons.
Une diversion musclée
De 47min 50s à 48min 24s de l'EE, on découvre une séquence inédite. Pour protéger la sortie d'Uncas, le major Duncan Heyward et ses hommes sortent du fort pour tirer en rang sur les français.
Une réplique cinglante d'Œil de faucon au major a disparu
À 47min 13s de la version cinéma (zone 2), la ligne de dialogue « je crois qu'un jour nous aurons une explication » a été supprimée. Une suppression pas forcement utile puisque la présence de cette phrase permettait d'accentuer la tension entre les deux hommes.
La vie nocturne du fort
À la 53min 16s de l'EE, quelques brefs plans supplémentaires montrent désormais un peu plus la vie nocturne du fort avec les femmes et enfants allongés au sol au coin du feu en train de chanter.
Les prémices de l'étreinte entre Œil de faucon et Cora rallongées
Sur l'EE, de 55min 41s à 55min 49s, on retrouve quelques plans supplémentaires de Œil de faucon cherchant Cora ainsi qu'un plan additionnel sur le blessé que cette dernière soigne. Voilà typiquement le genre d'ajouts absolument pas essentiels et qui nous fait poser la question : pourquoi ne pas les avoir intégré sur la version cinéma (8 secondes supplémentaires n'allant rien changer à l'affaire).
Une rédition plus longue
De 68min 13s à 68min 40s (version EE) : Lors de la rédition des troupes de Munro, on découvre la réponse verbale du colonel au général français (joué par Patrice Chéreau) alors que celle-ci était simplement sous-entendue dans la version cinéma.
Le fort aux mains de l'armée française
De 73min 36s à 73min 41s (EE) a été inséré un plan large et fixe montrant les soldats français investissant le fort laissé vacant par les anglais.
Une seconde réplique piquante d'Œil de faucon au major a disparu
Dans la version cinéma, à la 74min 17s, le « vous n'avez rien mieux d'autre à faire que d'être sur le lac aujourd'hui major » d'Œil de faucon a disparu de l'EE.
À la 79min 55s de la version cinéma, la séquence sous le torrent où Œil de faucon explique qu'il doit abandonner Cora mais que quoiqu'il arrive, il la retrouva se voit supprimer quelques lignes de dialogues dans l'EE. C'est le cas pour la phrase de Cora « Si le pire arrive, si un seul d'entre nous survit, un peu de l'autre survivra ». Une omission incompréhensible tant l'échange entre les deux enfants est poignant et touchant.
Voilà encore un autre changement peu heureux. De 91min 19s de 93min 12s de l'EE, la course de Œil de faucon,Uncas et Chingachook pour rattraper Magua et ses prisonniers est désormais plus longue (39 secondes supplémentaires). Si visuellement, la séquence est encore plus efficace, elle souffre du changement de musique, la très belle chanson « I will find you » du groupe irlandais, Clannad ayant disparu au profit de la « simple » BO du film.
Œil de faucon et Cora s'enfuient
De 100min 41s à 100min 59s de l'EE, une courte séquence fait son apparition. Alors que les hurons sont en train de mettre le major sur le bûcher, Œil de faucon force Cora à partir.
Un plan "gore" supprimé
Lorsque Chingachook enfonce son arme dans Magua, l'EE ne montre plus la lame transpersée le corps du huron.
Les amants ne s'enlacent plus
À 109min 15s de la version cinéma, on avait le droit à la séquence très émouvante où Œil de faucon et Cora s'enlacent avec fougue. Cette belle scène disparaît de la version Expanded de façon une fois de plus incompréhensible.
Le dernière faute de goût de l'expanded edition a lieu à la 110min 30s jusqu'au début du générique de fin. Le film ne finit plus désormais sur la phrase très lourde de sens « Chingachook, moi, le dernier des mohicans » mais sur l'évocation peu subtile en paroles de la fin d'une ère et les conséquences néfastes de l'abolition des frontières. Un final nettement moins symbolique et surtout nettement moins émouvant.





















