Ray Parker Jr. a re-joué mercredi dernier la chanson Ghostbusters sur le plateau télé de Jimmy Kimmel Live et le casting original et nouveau se sont joint à une partie de danse improvisée.
Ray Parker Jr. a re-joué mercredi dernier la chanson Ghostbusters sur le plateau télé de Jimmy Kimmel Live et le casting original et nouveau se sont joint à une partie de danse improvisée.
C'était en 1984. Le projet naît dans l'imagination de Dan Aykroyd et de John Belushi au début des années 80. L'idée était de faire un film sur une équipe de chasseurs de fantômes futuriste qui se déplacerait dans l'espace pour exterminer les revenants de l'univers. Mais à la mort de Belushi en 1982, le projet semble compromis. Aykroyd seul, c'est presque mission impossible. L'arrivée d'Harold Ramis vient sauver la donne et rendre "faisable" le film. Par un choix judicieux, Aykroyd et Ramis décident de troquer l'espace intersidérale contre la ville sympathique de New York. Le projet est alors envisageable et Bill Murray est engagé pour remplacer Belushi. Le tournage peut commencer.
Le principal atout de S.O.S Fantômes est de faire croire que toute l'histoire est possible. L'époque est contemporaine, les personnages principaux sont présentés comme étant des profs de fac légèrement farfelus et un peu à la ramasse, mais qui ont des idées novatrices et surtout qui sont ouverts à toutes sortes de croyances et de légendes. Malheureusement, leurs idées ne sont pas du goût du directeur de l'université pour laquelle ils officient. Ils sont donc renvoyés manu militari. Ainsi, le docteur Peter Venkman (Bill Murray), le docteur Raymond Stantz (Dan Aykroyd) et le docteur Egon Spengler (Harold Ramis) se retrouvent au chômage. Mais c'est loin d'effrayer nos scientifiques du paranormal.
L'originalité de nos personnages tient du fait qu'ils ont chacun leurs particularités et leurs différences

S.O.S. Fantômes, c'est aussi les effets spéciaux qui aujourd'hui apparaissent « vintage » mais qui à l'époque nous faisaient ouvrir grand nos mirettes et nous extasier devant une valse de créatures tout droit échappées des enfers.
Nous ne somme pas ici dans une mise en scène d'épouvante mais bel et bien dans une comédie fantastique au ressort comique inépuisable. Nos héros roulent en corbillard et vivent dans une ancienne caserne de pompiers insalubre qui ressemble à une maison abandonnée. Le réalisateur Ivan Reitman n'a pas peur d'assumer ses choix de mise en scène et donne au film un réel apport qualitatif dans tout ce qui se reporte aux projections infantiles dans le futur. Le film vieillit certainement sur l'aspect visuel, mais l'histoire reste intemporelle. Faite vous-même le test avec vos enfants et voyez ce qu'il en ressort. Les gentils gagnent toujours et ne meurent jamais ! Les méchants sont toujours éliminés !
Que demander de plus à un film qui étant gosse nous a fait voyager et rêver ? Que demander à des acteurs qui se confondent dans leurs personnages ?Finalement la vie est belle sous le cinéma américain des années 80.
Un petit bonus bien sympa :

n 1992, Bill Murray et Harold Ramis sont connus du grand public pour leurs rôles de ghostbusters dans SOS Fantômes (1984) et sa suite (1989). Le premier est déjà auteur de nombreux scénarios (dont ceux des deux films en question), et est passé trois fois derrière la caméra pour signer des comédies un peu benêtes : Le golf en folie (avec Bill Murray), Bonjour les vacances (avec Chevy Chase) et Club Paradis (avec Robin Williams). Mais rien ne permet de présager que les deux hommes livreront avec Un jour sans fin l'un des meilleurs films des années 90. A peu de choses près, l'étincelle aurait pu ne pas se produire : Ramis hésita entre différents acteurs (Steve Martin, Tom Hanks, Chevy Chase, John Travolta) avant de se résoudre à confier le rôle principal à Bill Murray, et leurs conceptions opposées du scénario les amena à se fâcher gravement à l'issue du tournage.
Incontestablement, l'histoire présente des allures de conte. A la manière du Scrooge de Charles Dickens (dont Bill Murray a d'ailleurs incarné une version moderne dans Fantômes en fête), Phil est un homme seul qui n'aime personne, enfermé dans un réseau de certitudes dont la plus tenace est la croyance que personne ne mérite son attention, son respect ou son affection. Ce caractère résolument asocial fournit au film ses ressorts les plus comiques : confronté au surnaturel de sa situation, la première réaction du héros (une fois la panique passée) est d'en profiter comme un gros sagouin, en pur égoïste jouisseur.
Si le cynisme laisse progressivement la place à la morale, ce n'est pourtant pas pour satisfaire la norme hollywoodienne en dépit de tout bon sens : passé par une phase de dépression, le héros réalise petit à petit que son bonheur passe par celui des autres, et qu'il ne tient qu'à lui de transformer sa journée pourrie en journée de rêve. Il apprendra également que séduire une femme n'est pas une science exacte... Après avoir traversé une incroyable série de gags explorant impitoyablement les limites du concept de la journée sans lendemain.