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vendredi 10 février 2012

Hé, rigolez pas, c'est pas rigolo d'être chômeur

Gérard : Qu'est-ce que vous voyez comme autre différence entre les français de Louis XIV et ceux de 1980.


Nicolas : Au siècle de Louis XIV, quand on travaillait pas, on avait pas de métier.

Gérard : Ah bon, parce que maintenant t'as l'impression que quand on travaille pas on a un métier ? Jackson, qu'est-ce qu'il fait ton père, comme métier ?

Jackson : Chômeur.

[Rires de la classe]

Gérard : Hé, rigolez pas, c'est pas rigolo d'être chômeur. Tu voudrais pas être chômeur, toi, quand tu seras plus grand ?

Jackson : Non, j'voudrais pas être chômeur quand je serais grand, j'voudrais être chômeur maintenant.

Gérard : Ah bon ? Et pourquoi ?

Jackson : Comme ça j'irais pas à l'école.




Le Maître d'école. Claude Berri. Coluche.

lundi 23 janvier 2012

UN MOMENT D'EGAREMENT

Jean Dujardin et Vincent Cassel apparaitront tous deux dans le remake de la comédie « Un Moment d’égarement » de Claude Berri, sorti en 1977.





 
 Le film original parlait de deux pères de famille, Pierre et Jacques, également meilleurs amis, qui décident d’emmener leurs filles sur la Côte d’Azur. Lors d’un moment d’égarement, Pierre devient l’amant de la fille de Jacques. Alors qu’il veut en rester là, elle souhaite poursuivre leur relation. Aigrie, la jeune fille dévoile alors l’histoire à son père, en omettant de préciser l’identité de l’homme. Jacques demande alors l’aide de Pierre pour découvrir l’identité de ce goujat.





Pour la petite histoire, les Ricains l'ont "remaké" en 1984 avec Michael Caine


(C'est la faute à Rio), ne pas confondre avec "Si tu vas à Rio, tu meurs" (Aldo Maccione).


http://www.actucine.com/news/un-moment-degarement

mardi 13 décembre 2011

LES CINQ DERNIERES MINUTES

Jacques Debary s’est éteint vendredi à l’âge de 97 ans. Il était connu du grand public pour son rôle inoubliable dans Les Cinq Dernières Minutes, un feuilleton policier phare des années 70 mais aussi dans "LE MAITRE D'ECOLE" de Claude Berry avec Coluche. Il joue le rôle du directeur de l'école.

Jacques Debary est décédé vendredi dernier à l’âge de 97 ans. Son visage restera à jamais associé aux Cinq dernières minutes, un feuilleton qui a fait les belles heures de la télévision française dans les années 60 et 70. Peut-être un peu moins connu que son prédécesseur Raymond Souplex, le fameux commissaire Bourrel qui concluait ses enquêtes d’un «bon sang mais c’est bien sûr», Jacques Debary a malgré tout marqué ces enquêtes policières de son empreinte.

Ce natif de Saint-Quentin, dans l’Aisne, ne se prédestinait pas au métier d’acteur puisqu’il était autrefois instituteur. Il a ensuite commencé au théâtre, en jouant des classiques, Molière, Shakespeare, puis, sans pour autant oublier les planches, s’est tourné vers le cinéma, jouant sous la direction de José Giovanni, Marcel Carné, Jacques Deray ou même Luis Bunuel.

Mais c’est la télévision qui lui apportera la notoriété avec ce fameux rôle du commissaire Cabrol dans les Cinq dernières minutes qu’il incarnera entre 1975 et 1992. Un personnage dont il disait: «Cabrol c'est moi. Il est dans mes activités et il s'impose à moi. Il perturbe sûrement ma carrière. Mais Cabrol me fait vivre. C'est la sécurité. Pas la fortune, mais une aisance certaine».

En 1984, son rôle à la télévision n’empêche pas Jacques Debary de devenir pensionnaire de la Comédie Française et c’est sur les planches qu’il joue son dernier rôle, dans Le mari idéal d’Oscar Wilde au théâtre Antoine.

Durant sa carrière théâtrale il sera dirigé par de grands noms, comme Patrice Chéreau ou Peter Brook, avant de faire son entrée comme pensionnaire à la Comédie française, en 1984. Jacques Debary jouera sa dernière pièce, Un mari idéal d'Oscar Wilde, à l'âge de 84 ans.


Parallèlement, entre 1967 et 1993, il jouera dans une trentaine de films dont Borsalino and Co (1974), de Jacques Deray avec Alain Delon entre autres, La scoumoune (1972) de José Giovanni avec Jean-Paul Belmondo et Claudia Cardinale, Le voleur (1967) de Louis Malle, toujours avec Belmondo, ou Le fantôme de la liberté de Luis Bunuel (1974).



Les obsèques de Jacques Debary auront lieu vendredi 16 décembre au funérarium des Batignolles, avant le transfert du corps, le même jour, au cimetière de Montparnasse.


Les obsèques de Jacques Debary auront lieu vendredi au cimetière du Montparnasse.

mardi 11 mai 2010

COLUCHE DANS JEAN DE FLORETTE


Coluche dans la peau d’Ugolin
par Philippe Lombard - http://www.devildead.com/histoiresdetournages/

En 1984, Claude Berri travaille sur l’adaptation de Jean de Florette et Manon des Sources de Marcel Pagnol. Il aimerait que Coluche, qu’il vient de diriger dans Tchao Pantin, interprète Ugolin, mais le comédien hésite, notamment à cause de l’accent provençal. Il propose le rôle du papet à Yves Montand, qui refuse.
"C’est alors que Simone Signoret m’a suggéré de faire mes essais avec Coluche chez eux à Auteuil et de demander à Yves de lui donner la réplique. Il a accepté. Je me souviendrai toujours de cette journée, il faisait un temps magnifique. Pendant qu’on maquillait Coluche, que Bruno sortait son matériel, je voyais Montand tourner en rond. Il avait mis une veste en velours et marchait avec une canne. À un moment, il a demandé à Didier s’il n’avait pas une moustache pour lui. Pour quelqu’un qui devait donner la réplique de dos, il était plutôt méticuleux. Toute la matinée, nous avons filmé Coluche, j’ai tout de suite senti qu’il n’était pas très à l’aise avec l’accent. Par contre Yves l’était, il connaissait ses répliques par cœur. Après le déjeuner, il a accepté qu’on le filme de face, cela me permettait de monter les meilleurs moments des essais de Coluche. Nous tournions en 35 mm et en même temps en vidéo. Quand nous avons visionné, l’évidence était que Coluche n’était pas le personnage. En revanche, Montand était extraordinaire, on aurait dit Burt Lancaster dans Le Guépard. Je n’avais pas d’Ugolin, mais j’avais gagné le Papet."
Philippe Lombard
[Sources : "Autoportrait" de Claude Berri (Léo Scheer, 2003)]

vendredi 27 février 2009

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