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mardi 11 mai 2010

FREDDY



Aussi longtemps qu'un monstre pourra rapporter de l'argent, il y aura toujours quelqu'un pour vouloir le ramener sur les écrans. Comme nombre de ses confrères ces dernières années, le tueur de Elm Street fait donc peau neuve et s'offre un reboot avec Freddy - Les Griffes de la nuit, afin d'attirer à lui de toutes nouvelles jeunes victimes. Sans compter qu'au regard de son évolution au fil des ans, on se demande s'il aurait pu en être autrement pour que Fred Krueger revienne une nouvelle fois hanter nos rêves...


Quand il commet ses premiers meurtres en 1984 dans Les Griffes de la nuit, les spectateurs découvrent un Freddy Krueger tel que se l'imaginait son créateur Wes Craven . Tout était ainsi pensé pour accoucher du tueur le plus abominable et effrayant possible, une pure icône de l'horreur. La vision de Craven ne fut toutefois vraiment complète que lorsqu'il abandonna l'idée de prendre un cascadeur pour jouer Freddy et engagea à la place un Robert Englund inspiré par la gestuelle de Klaus Kinski dans Nosferatu, fantôme de la nuit

Le cauchemar était devenu une réalité, et le succès ne tarderait pas à rappliquer.

Les Griffes de la nuit ayant sauvé de la banqueroute la toute jeune société New Line Cinema, une suite fut rapidement mise en chantier malgré le désistement de Wes Craven, lequel désirait même clore le premier sur un happy-end pour éviter ce chapitre 2. Réalisateur auparavant pour New Line de Dément (Alone in the Dark en VO), c'est à Jack Sholder que le producteur Robert Shaye confie alors La Revanche de Freddy et, aidés par le scénariste débutant David Chaskin,
ils prolongent dès 1985 l'histoire originale tout en s'en éloignant drastiquemen
t.


À concepts différents, films radicalement divergents (d'ailleurs, il est le seul de la série à ne pas utiliser le thème musical créé par Charles Bernstein) et bien qu'il ait encore plus attiré les foules, La Revanche de Freddy n'enchante pas grand monde au final. Car ce que voulaient les gens, c'était Freddy. Et du Freddy, ils allaient donc en avoir !

A sa grande surprise, Wes Craven est ainsi recontacté par New Line après qu'un traitement de Robert Englund ait été rejeté. En duo avec le scénariste Bruce Wagner, le créateur de Freddy invente les Dream Warriors pour lui opposer des adversaires sérieux et explore un sujet délicat avec les suicides d'adolescents, qu'il imagine être l'oeuvre de Krueger. C'était sans compter sur des remaniements effectués peu avant le tournage et, sous l'influence de Chuck Russell (qui réalisera quelques années plus tard The Mask) couplée à celle du studio, le film adoucit son propos tout en donnant une plus grande importance au méchant de l'histoire.


Dorénavant, FREDDY jouera de l'humour noir et dégainera une punchline à chaque inventive mise à mort, comme le ferait un héros de film d'action. La formule peut sembler grossière mais les résultats au box office qu'obtient Les Griffes du cauchemar en 1987 paraissent lui donner raison, ce troisième volet étant un véritable carton. Et quand Renny Harlin (58 minutes pour vivre) la réutilise l'année suivante pour Le Cauchemar de Freddy, y ajoutant encore une sévère dose d'action, il signe alors le plus gros succès de la saga (si l'on excepte Freddy contre Jason). De monstre craint par chacun, voici Freddy Krueger devenu une idole adorée de tous.

Cette popularité, le tueur de Elm Street continuera de la cultiver avec la série Freddy - Le cauchemar de vos nuits où, sur le modèle des Contes de la crypte, il sert d'hôte à différentes histoires dans lesquelles il apparaît parfois.

Mais 1990 marquera l'année des premiers échecs pour Krueger et davantage que la déprogrammation de sa série au bout de deux saisons, c'est bien l'accueil mitigé réservé à son cinquième chapitre qui porte le plus préjudice au personnage. Script modifié jusqu'à la dernière minute, tournage commando, post-production réalisée dans l'urgence : L'Enfant du cauchemar est le résultat de nombreuses concessions et si Stephen Hopkins (Predator 2) rêvait d'un conte gothique et cruel, on lui réclame avant tout de servir la soupe à la star aux griffes d'acier. Expurgé de tous ses plans les plus gores pour éviter une classification trop pénalisante, le film reste cependant assez sombre et New Line associera cet état de fait à sa gamelle au box office. C'est pourquoi en 1991, pensant que la source s'est tarie, le studio décide d'en finir pour de bon avec FREDDY et pète littéralement les plombs.

Jusque-là à la production de chacun des opus de la saga, Rachel Talalay monte en grade lorsqu'elle propose de tuer une bonne fois pour toutes Freddy, non sans pousser avant cela à son maximum le concept qu'il est devenu.

le film fait perdre en crédibilité à sa star et trouve en plus le moyen de saboter ses adieux dans un climax en relief car, comme l'avoue la réalisatrice, elle était plus préoccupée de faire fonctionner la 3D que de bien en finir avec Krueger. Succès moyen en salles valant principalement pour ses révélations sur le passé du tueur, la sixième aventure du "monstre-qui-ne-fait-plus-peur" aurait ainsi dû le voir définitivement prendre sa retraite. Mais c'était sans compter sur l'ingéniosité des scénaristes, l'avidité des producteurs et, bien sûr, le fait que...

Les Griffes de la nuit étant sur le point de fêter ses dix ans, Robert Shaye et ses collègues de New Line décident de ressusciter une nouvelle fois le tueur de Elm Street. Mais comment faire quand on a tué -dans tous les sens du terme- la poule aux oeufs d'or ? La solution, ils la trouvent alors en allant frapper à la porte de Wes Craven, qui voit d'un très bon oeil cette opportunité de se réapproprier son bébé. Ne pouvant à l'évidence poursuivre la trame de la saga, il choisit d'utiliser une idée rejetée à l'époque des Griffes du cauchemar (et soi-disant inspirée d'un de ses rêves où Robert Englund, déguisé en Freddy, fait le mariole durant une fête de New Line tandis que se dessine dans son ombre une entité démoniaque) et réinvente presque complètement la mythologie du croquemitaine, devenu désormais une créature antédiluvienne bien réelle que les longs-métrages empêchaient de se matérialiser dans notre monde (c'est pourquoi, dans le générique de fin, Krueger est crédité comme étant interprété par "lui-même").

Métafilm annonçant d'une certaine façon la trilogie Scream, l'humour en moins, Freddy sort de la nuit permet à Craven de concrétiser les idées de maquillage qu'il avait eu à l'époque du premier volet et, celles-ci ajoutées à quelques autres modifications, de rendre au boogeyman toute sa dimension d'icône de l'horreur. Mais si ce retour aux sources du Mal est loin d'être inintéressant, il ne passionne pas pour autant les spectateurs qui boudent copieusement le film et font de lui le bide le plus cinglant de la série.


Probablement refroidis par cet accueil, les pontes de New Line laissent donc Freddy reposer pendant un long moment mais, évidemment, l'appât du gain et les réclamations des fans finissent par le tirer de sa retraite. À court toutefois d'arguments scénaristiques pour prolonger l'intrigue des précédents épisodes, ils optent à la place pour l'argument commercial -le crossover- et sortent des cartons le projet Freddy contre Jason, qu'ils cherchent à monter depuis 1987. Un cadeau pas désintéressé fait aux amoureux du grand brûlé et du hockeyeur amateur, ce qui explique (en plus du besoin de creuser le contraste entre eux) que les deux tueurs y apparaissent sous leur jour le plus populaire, le plus connu, devant la caméra de Ronny Yu. Peu familier des deux licences, le réalisateur hongkongais accepte le job car il peut décider de l'issue du duel entre les deux boogeymen mais aussi parce que le studio, voulant initier une nouvelle franchise, lui laisse carte blanche afin d'apporter un regard neuf sur eux. Comme il l'avait pratiqué avec La Fiancée de Chucky, Yu mêle alors l'horreur à une conséquente dose d'action et d'humour. Et Freddy de redevenir par le fait le plaisantin sadique de la fin des années 80, celui ayant toujours un bon mot pour accompagner chacune de ses exactions. Comme le confirme néanmoins le scénariste Mark Swift (le remake de Vendredi 13), Freddy était la vraie star du projet selon le producteur Robert Shaye et à force de vouloir le mettre en avant, ils ont fini par le rendre agaçant (beaucoup ne lui pardonnent pas la scène où il fait de Jason une boule de flipper). Ainsi, malgré son succès en salles, Freddy contre Jason n'aura pas droit à une suite


Étant l'un des croquemitaines de cinéma ayant connu le plus grand nombre d'évolutions au fil des années, Freddy Krueger est devenu l'exemple même des dérives que peut connaître une saga quand on essaye de l'étirer plus que de raison. Passé d'icône de l'horreur à clown de l'Amérique, on a essayé de s'en débarrasser avant de vouloir le faire revenir, encore une fois, quitte à user d'arguments un peu tirés par les cheveux et tendant à dé-réaliser sa nature première.


Plutôt alors que de continuer à creuser sa propre tombe, il ne restait plus à Krueger qu'une seule solution pour retourner dans les salles obscures : le reboot, tout reprendre à zéro. C'est ainsi que nous découvrirons le 12 mai, avec la sortie de Freddy - Les Griffes de la nuit, si le tueur de Elm Street -tel un phénix aux serres d'acier- peut effectivement renaître de ses cendres pour de bon. Et s'il peut toujours nous faire pousser des cris d'effroi dont l'écho se répercutera jusque dans nos rêves...

source : Excessif.com

lundi 3 mai 2010

EN TOURNAGE


"ComingSoon" dévoile les premières images de Gargamel, joué par Hank Azaria (Les Simpson), et force est de constater que le design général est très réussi car ressemblant beaucoup à l'univers de la bande dessinée.

Prévu courant 2011, le film sortira aussi bien en 2D qu'en 3D (Schtroumpf alors !), pour le plus grand bonheur des petits et grands. Et dire que je connais un certain Jacques L. qui ressemble comme deux gouttes d'eau à Gargamel (sans maquillage !)


Here's Hank Azaria as Gargamel in The Smurfs

Source: Splash News

Director Raja Gosnell is currently shooting Sony Pictures' The Smurfs in New York City and Hank Azaria was spotted today in character as Gargamel. You can check out the photos below!

In the 3D August 3, 2011 release, the evil wizard Gargamel chases the tiny blue Smurfs out of their village and they tumble from their magical world into ours – in the middle of Central Park. Just three apples high and stuck in the Big Apple, the Smurfs must find a way to get back to their village before Gargamel tracks them down.

The cast includes Neil Patrick Harris, Jayma Mays, Sofia Vergara, Anton Yelchin, Jonathan Winters, Katy Perry, Alan Cumming, Fred Armisen, George Lopez, Paul Reubens, John Oliver, Kenan Thompson, B.J. Novak, Jeff Foxworthy, Wolfgang Puck and Gary Basaraba.


lundi 22 mars 2010

SUBWAY

Après avoir dérobé des documents compromettants, un homme se réfugié dans l'univers fascinant et agité du métro parisien. Une impitoyable chasse à l'homme s'organise au cours de laquelle d'étranges liens se tissent entre le cambrioleur et sa victime.


Un film que j'adore, d'abord pour son univers si particulier, mystérieux, avec Besson le Métro devient un monde fantastique. Le scénario est innovant, il nous montre une petite société vivant dans dans le métro.

Isabelle Adjani est magnifique, autant physiquement qu'au niveau de l'interprétation . Au début femme snobinarde et bourgeoise qui se laisse peu à peu guider dans l'univers de Fred, et découvre les joies d’une vie simple.

Christophe Lambert est formidable en blond simplet avec une vision enfantine du monde et son obsession pour la musique qui le pousse à monter un groupe. Pour info, il avait tourné juste avant Greystoke (le film qui l'a révélé).... La musique est signé ERIC SERRA



Pour tout savoir sur le film :

SECRETS DE TOURNAGE




Le deuxième long métrage de Besson

Deuxième long métrage, Subway (1985) succède dans la filmographie de Luc Besson au Dernier combat, réalisé en 1983.
Pour l'occasion, Luc Besson retrouve Jean Reno pour la troisième fois, après L'Avant-dernier et Le Dernier combat. Il s'agit également de la troisième collaboration du cinéaste et du compositeur Eric Serra.

Un couple peut en cacher un autre

Le couple incarné dans le film par Christophe Lambert et Isabelle Adjani devait initialement être interprété par Sting et Charlotte Rampling. Les défections successives du chanteur et de la comédienne anglaise ont conduit Besson à faire appel à Isabelle Adjani qu'il avait déjà dirigé pour le clip Pull Marine, ainsi qu'à Christophe Lambert.

Le sacre de Lambert

Avant de jouer dans Subway, l'acteur avait été dirigé par Hugh Hudson dans Greystoke, un film qui n'était pas encore sorti sur les écrans français au moment du tournage de Subway. Le succès de Greystoke permit à Lambert d'accéder au rang de star du grand écran. L'accueil que le public réserva à Subway fit que confirmer la tendance.

Un tournage sous contrôle

La direction de la RATP n'autorisa Luc Besson à tourner dans le métro parisien qu'à la condition de respecter des horaires très stricts : de 9h00 à 16h00 et de 1h00 à 5h00. Soucieux de l'image de la Régie, la direction de la RATP délégua un représentant sur le tournage, ce qui obligea Besson et son équipe à déployer des trésors d'ingéniosité pour réaliser certaines séquences violentes qui montraient le métro sous un jour peu flatteur.

Trois Césars en 1986

Sur les 13 nominations que le film obtint aux Césars 1986, Subway récolta trois trophées. Christophe Lambert fut élu par le jury Meilleur Acteur de l'année. L'Académie récompensa également Alexandre Trauner (Meilleur décor), ainsi que l'équipe son du film (Meilleur son).


bref, un film culte par le (futur) réalisateur du GRAND BLEU / NIKITA/LEON...etc...

Dans la série « on a pas du voir le même film », voici l’avis d’un internaute.


Tout ce que vous ne devez pas faire dans un film par l’ami Luc B. en 10 leçons: Premièrement n’écrivez pas de scénario, ça sert a rien-

Deuxièmement créez des personnages grotesques et affublez les de noms ridicules du genre batman ou gros bill, c'est tellement rigolo-

Ensuite, cherchez des costumes et des coupes de cheveux qui donnent mal aux yeux et servez vous en- Puis truffez votre film de scènes musicales en veillant bien à ce qu’elles se ringardisent le plus vite possible-

Mettez le paquet sur une mode de l’instant par exemple le roller (Subway a notre époque ce serait Jean Hugues Anglade qui braque en dansant la tektonik)-

Engager les acteurs qui cartonnent, même s'ils n’ont aucun talent- Laissez les faire n’importe quoi, c’est plus créatif, comme une isabelle Adjani sous tranxene qui déclamerait son texte face caméra sans y croire une demie seconde-

Délayez avec beaucoup de blabla et d’humour à deux francs, n'hésitez pas à employer l'humour de répétition, c'est le moins cher-

Ramassez le plus de clichés possible et imaginables sur un sujet qui n’en demandait pas tant, par exemple le métro- Et enfin arrangez vous pour que la fin soit incompréhensible. Ca y est, vous obtenez une bouse innommable et branchouille, vous êtes enfin prêt à recevoir un césar du meilleur film prétentieux.

vendredi 5 mars 2010

SOS FANTOMES


C'était en 1984. Le projet naît dans l'imagination de Dan Aykroyd et de John Belushi au début des années 80. L'idée était de faire un film sur une équipe de chasseurs de fantômes futuriste qui se déplacerait dans l'espace pour exterminer les revenants de l'univers. Mais à la mort de Belushi en 1982, le projet semble compromis. Aykroyd seul, c'est presque mission impossible. L'arrivée d'Harold Ramis vient sauver la donne et rendre "faisable" le film. Par un choix judicieux, Aykroyd et Ramis décident de troquer l'espace intersidérale contre la ville sympathique de New York. Le projet est alors envisageable et Bill Murray est engagé pour remplacer Belushi. Le tournage peut commencer.

***********

Le principal atout de S.O.S Fantômes est de faire croire que toute l'histoire est possible. L'époque est contemporaine, les personnages principaux sont présentés comme étant des profs de fac légèrement farfelus et un peu à la ramasse, mais qui ont des idées novatrices et surtout qui sont ouverts à toutes sortes de croyances et de légendes. Malheureusement, leurs idées ne sont pas du goût du directeur de l'université pour laquelle ils officient. Ils sont donc renvoyés manu militari. Ainsi, le docteur Peter Venkman (Bill Murray), le docteur Raymond Stantz (Dan Aykroyd) et le docteur Egon Spengler (Harold Ramis) se retrouvent au chômage. Mais c'est loin d'effrayer nos scientifiques du paranormal.

L'originalité de nos personnages tient du fait qu'ils ont chacun leurs particularités et leurs différences

S.O.S. Fantômes, c'est aussi les effets spéciaux qui aujourd'hui apparaissent « vintage » mais qui à l'époque nous faisaient ouvrir grand nos mirettes et nous extasier devant une valse de créatures tout droit échappées des enfers.

Nous ne somme pas ici dans une mise en scène d'épouvante mais bel et bien dans une comédie fantastique au ressort comique inépuisable. Nos héros roulent en corbillard et vivent dans une ancienne caserne de pompiers insalubre qui ressemble à une maison abandonnée. Le réalisateur Ivan Reitman n'a pas peur d'assumer ses choix de mise en scène et donne au film un réel apport qualitatif dans tout ce qui se reporte aux projections infantiles dans le futur. Le film vieillit certainement sur l'aspect visuel, mais l'histoire reste intemporelle. Faite vous-même le test avec vos enfants et voyez ce qu'il en ressort. Les gentils gagnent toujours et ne meurent jamais ! Les méchants sont toujours éliminés !

Que demander de plus à un film qui étant gosse nous a fait voyager et rêver ? Que demander à des acteurs qui se confondent dans leurs personnages ?Finalement la vie est belle sous le cinéma américain des années 80.

Un petit bonus bien sympa :




mardi 23 février 2010

LE FILM PERDU DE KUBRICK


Une patrouille militaire de quatre hommes, le lieutenant Corby, le sergent Mac et deux soldats, Fletcher et Sidney, se retrouvent derrière les lignes ennemies dans une guerre abstraite après que leur avion s'est écrasé. Ils avancent dans la forêt, surprennent deux militaires ennemis en train de se restaurer et les massacrent. Puis ils rencontrent une jeune fille et, craignant qu'elle ne les dénonce, l'attachent à un arbre. Sydney la garde pendant que ses trois camarades vont vers la rivière construire un radeau qui, espèrent-ils, les ramènera chez eux. Pour la séduire, Sidney détache la jeune fille puis l'abat quand elle tente de s'enfuir. Corby, Mac et Fletcher reviennent après avoir découvert un P.C. ennemi occupé par un général et son aide de camp. Mac les convainc de retourner sur les lieux pour les assassiner et s'emparer de leur avion. Mac descend la rivière en radeau, recueille Sidney tandis que Corby et Fletcher s'approchent dans l'obscurité et tuent le général et son aide de camp. Les quatre hommes à la fin sont réunis.


Fear and desire de Stanley KUBRICK

Le combat pour la création fait souvent des victimes. L’histoire du cinéma est ainsi jalonnée d’œuvres mutilées ou perdues. Quand le film n'est pas mis au placard, il est remonté et charcuté et devient l’ombre de lui-même. Fort heureusement, si certaines bobines disparaissent définitivement, d’autres sommeillent encore au fond de réserves en attendant leur résurrection. C’est à ces films laissés pour morts mais dont subsistent des traces substantielles que nous nous intéresserons chaque lundi. Tel un archéologue des salles obscures, nous rappellerons à la mémoire ces titres meurtris qui ne demandent qu'à retrouver le chemin des écrans. Et à renaître, qui sait, de leurs cendres. Pour commencer, marchons sur les pas de Fear and desire, le 1er long de Stanley Kubrick.


Réalisé en 1954 avec 40 000 dollars récoltés auprès de parents et amis, il fut qualifié par le maître lui-même de "film d’amateur très pauvre". Il ajoutait qu’il "n’était sorti que parce qu’il avait coûté trop cher pour qu’on le garde dans un tiroir".

L'oeuvre ne mérite pourtant pas ce mépris. Sorte de brouillon de Full Metal Jacket – avec 30 ans d’avance ! -, elle narre l’errance en Absurdie de quatre militaires déboussolés. Le cinéaste, cohérent avec son perfectionnisme, décida néanmoins d’en faire disparaître le négatif et d’en interdire toute diffusion (un cas unique dans les annales). Ce qui n’empêcha pas la circulation de copies privées et même une projection publique à New York en 1994, restée légendaire.

Aussi, pour conclure sur une note optimiste, sachez que ce titre en forme d’exégèse prémonitoire (tant la peur et le désir travaillent le cinéma de Kubrick) est disponible en DVD (pirate ?) depuis 2003 .

source : http://cinema.fluctuat.net/

mardi 16 février 2010

METROPOLIS la version intégrale

SECRET DE TOURNAGE

Metropolis est un film de science-fiction produit pendant la courte période de la République de Weimar. Réalisé en 1927 par le réalisateur autrichien Fritz Lang, le film est muet et en noir et blanc.

Le film connut de nombreux problèmes. Thea von Harbou, la femme de Fritz Lang et co-scénariste, était déjà proche des nazis et influença le scénario, notamment en l'orientant plus vers une « collaboration de classes » que vers une « lutte des classes ». Puis, le film subit diverses censures selon les pays. De 210 minutes initialement (3h30), il ne restait plus que 80 minutes (1h20) lorsque le compositeur Giorgio Moroder décida de le ressortir en 1984, colorisé et accompagné d'une nouvelle bande son à laquelle participent des groupes célèbres comme Queen ou Adam and the Ants ; certains crièrent au scandale devant ce « massacre » de l'œuvre.


Un grand travail de recherche fut fait, en rassemblant les diverses versions (dont certaines retrouvées dans des collections particulières), et une version noir et blanc rénovée de 153 minutes (2h33), avec une bande son neuve mais plus classique, sortit en 1995 pour les cent ans du cinéma. Cette version contient quelques photographies de tournage recadrées pour combler des scènes manquantes.


Suite à une nouvelle restauration du film en 2001, initiée par la Fondation Friedrich Wilhelm Murnau (Friedrich Wilhelm Murnau Stiftung), Metropolis fut le premier film inscrit sur le Registre de la Mémoire du monde de l’UNESCO.

Le 3 juillet 2008, la fondation Murnau, propriétaire des droits du film, annonce que la quasi-totalité des scènes manquantes, environ 25 minutes de film, ont été retrouvées chez un particulier à Buenos Aires.

Brève analyse

Le réalisateur met en scène un monde rempli d’oppositions. Premièrement celui des classes sociales (les dirigeants et les dirigés), le plaisir et le travail, le pouvoir et l’obéissance, etc. « Métropolis » ne sera jamais un film dépassé car il traite de la question sociale, celles des inégalités. Fritz Lang illustre l’échelle sociale, dans la mégapole, plus on se trouve haut, plus on est puissant et vice versa. Il s’aide en parallèle de l’histoire de la tour de Babel. Le spectateur est amené à se poser des questions telles que: « Métropolis tombera-t-elle comme la tour de Babel? Subira-t-elle le même sort?» Fritz Lang comme dans d’autres de ses films use de la méthode du clair/obscur, nous indiquant ainsi les moments les plus sombres du film. Une scène est assez spectaculaire à ce chapitre-là et c'est sur le plan dramatique; la poursuite dans les catacombes de Maria par Rotwang, le savant fou. Le jeu des ombres accentue la peur de la jeune femme et le niveau dramatique. Pour lui la gestuelle de ses personnages est très importante, ça nous aide à différencier les deux Maria. Ce qui fait la différence entre la vraie Maria et la fausse, ce sont les mouvements saccadés de cette dernière, son maquillage sombre autour des yeux. C’est ce qui fait ressortir la démence du personnage. Il y a dédoublement de la personnalité, la pureté et la démence. Présence du thème de la folie, quand à la fin, le savant ne fait plus la différence entre Maria et Hel (son ancien amour). La foule a aussi une importance primordiale, sans elle rien ne fonctionnerait mais il est impossible de se passer des dirigeants. A l’inverse d’Eisenstein qui lui, montre bien qu’à la fin de sa révolution des peuples il n’y a pas de conciliation entre les ouvriers et le gouvernement au pouvoir. La fin de Métropolis s’arrête sur la conciliation entre les deux opposants. C’est plutot « une collaboration de classes » qu’une « lutte des classes ».

Metropolis : une superproduction

Environ 7 million de Marks soit 15 millions de francs (valeur en francs 1926) furent nécessaires pour réaliser Metropolis.

Environ 620 kilomètres de pellicule furent utilisés.

Une cinquantaine d'automobiles

25 000 hommes

11 000 femmes

250 enfants

Le nombre de figurants est énorme. La plupart d'entre eux étaient des chômeurs.

Influences...

Metropolis est un des premiers films de science-fiction, dont l'histoire et les images ont influencé toute la production ultérieure.

Le commissariat de Blade Runner est la copie conforme (angle de vue compris) d'une des tours de Metropolis.

Le dessin animé Le Roi et l'Oiseau fourmille de références à Metropolis, notamment l'oppression du peuple de la ville basse et la présence d'un robot.

Dans l'univers de Superman, la ville principale se nomme Metropolis.

On reconnaîtra les ouvriers qui descendent vers les machines dans les écoliers à la chaîne de Pink Floyd The Wall

Fritz Lang représente des voitures volantes (bien avant Retour vers le futur ou Le Cinquième Élément), ainsi qu'un androïde (robot humanoïde). Le design de C-3PO dans La Guerre des étoiles possède un troublante ressemblance avec celui-ci.

De même la séquence où Rotwang, l'inventeur, donne au robot l'apparence de Marie a été recyclée par le Rocky Horror Picture Show.

La scène de fin au sommet de la cathédrale a été reprise par Tim Burton pour son premier Batman avec le combat entre le héros et le Joker.

Les développeurs de BioShock, jeu vidéo plébiscité par la critique, se sont fortement inspirés de l'œuvre de Lang pour créer leur ville sous-marine, Rapture.

Pour la petite histoire, Fritz Lang s'est lui-même inspiré du film soviétique de science-fiction Aelita de Yakov Protazanov, sorti en 1924, qui n'est autre que l'adaptation d'un roman d'Alexei Tolstoï.

La série de manga de Yukito Kishiro Gunnm, reprend cette dialectique : Zalem (correspondant à la ville haute) la cité supérieure où vit l'élite dans le luxe et une insouciance sous contrôle et, au pied de cette cité volante, Kuzutetsu (correspondant à la ville basse) où l'intrigue se met en place dans ses bas-fonds. D'ailleurs, Gally, l'héroine, se nomme Aelita dans un de ses rêves ainsi que dans la version américaine.

Dans un autre genre, le clip musical Que sera de Wax Tailor reprend les scènes de Metropolis, tout comme le clip de Radio Gaga de Queen.

... et différences

Ne pas confondre avec Metropolis, film d'animation japonais de Rintaro, adapté d'un manga d'Ozamu Tezuka, qui se veut un hommage à l'œuvre de Fritz Lang. Pour réaliser son manga, Tezuka s'inspirera directement des photogrammes du film.

Bandes originales

Nonobstant la musique originale de Gottfried Huppertz, de nombreux artistes ont voulu donner leur propre vision musicale de Metropolis. Ces bandes originales alternatives peuvent être jouées live ou enregistrées et diffusées avec une édition spéciale du film :

Giorgio Moroder dans un style rock new wave en 1984

Martin Matalon dans un style musique électroacoustique en 1995

Loïc Pierre en 1996

Peter Osborne en 1998

Kevin Saunders Hayes en 2000

Jeff Mills dans un style musique techno en 2001

Art Zoyd dans un style free jazz/musique électronique en 2002

source :

http://www.movizdb.com

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