mardi 16 juillet 2013
CAMILLE & PEGGY SUE
vendredi 23 novembre 2012
L'AFFICHE D'UN FILM EN TROIS ETAPES
Y'a des affiches de films qui surfent sur le succès des autres films. En 1986, Stallone cartonne avec RAMBO2, un film qui a pour thème la guerre du vietnam, l'occasion pour d'autres acteurs de surfer sur la vague (comme Chuck Norris avec son MISSING IN ACTION) ainsi que DAVID CARRADINE ci dessous.
mardi 30 août 2011
TRAIN D'ENFER
mercredi 10 août 2011
APOCALYPSE NO NO NO
lundi 11 avril 2011
(N)ULTIMATE GAME
hum hum hum.... que dire...
côté suspens, on est proche du Zéro.
mardi 21 décembre 2010
RTT

Une affiche qui sent bon les films d'aventure à la phillipe de Broca (l’homme de Rio), un casting plutôt sympa, mais là ou le film se plante, c’est l’histoire... Y 'A PAS D'HISTOIRE...
vendredi 8 octobre 2010
MIEUX QUE DA VINCI CODE MAIS....
J'ai visionné il y a quelques jours ANGES ET DEMONS de RON HOWARD. ce film a des qualités mais aussi quelques défauts (longueurs et explications interminables de Tom Hanks alias "monsieur je sais tout" !). vendredi 17 septembre 2010
BLIER M'EMMERDE


Publié le 16 septembre 2010 par Tred
Mon premier souvenir d’un film de Bertrand Blier au cinéma, c’est Mon Homme. Je m’en souviens très bien, j’avais 14 ou 15 ans (après vérification de la date de sortie, j’avais 14 ans), le cinéma m’intéressait déjà énormément, mais ce n’était pas encore passionnel. Je ne lisais qu’occasionnellement la presse spécialisée, n’allais que trois ou quatre fois par moi au ciné (et essentiellement du film Hollywoodien), et en général quand ma mère me traînait au Ciné 104 de Pantin pour voir un film d’auteur français, c’était plus une corvée qu’autre chose.
Mon Homme faisait exactement partie de ces films dont je me serais bien passé à l’époque, mais après tout, 1h40 au ciné valait mieux que rester à la maison pour faire mes devoirs. Voilà comment je me suis laissé entraîner vers mon premier Bertrand Blier sur grand écran. A l’époque j’avais déjà dû voir La femme de mon pote, le film le plus mainstream de Blier, à la télé. Probablement. Mais Mon homme a inauguré ma relation cinématographique avec Blier. Ce fut une torture. 1h40 d’ennui et d’agacement pour l’adolescent que j’étais qui aurait préféré voir L’armée des douze singes de Terry Gilliam.
Mais que le moi de 1996 ait détesté Mon Homme n’est pas plus surprenant que cela. Ce qui m’étonne au contraire, c’est que depuis ce jour de 1996 (même en fouillant dans mes vieux tickets je ne retrouverais pas la date exacte, désolé, ces vieux tickets de salles art & essai étaient génériques, sans le titre du film et la date imprimés dessus, et puis ça aurait fait un peu trop geek non ?)… où en étais-je moi ? Oui, le plus étonnant, c’est que depuis Mon Homme, je n’ai pas raté un seul Blier au cinéma. Vous me direz que finalement, ça ne représente que quatre longs-métrages, mais tout de même. Parce que ce qui est ENCORE plus étonnant, c’est que j’ai détesté tous ces films. Ces quatre films. Sans exception.
J’ai détesté Les acteurs, cet hommage creux et vain aux acteurs du cinéma français. J’ai détesté Les côtelettes, cette adaptation foutraque et agaçante de la propre pièce de Blier. J’ai détesté Combien tu m’aimes ?, ce n’importe quoi fatigant malgré la plastique irréprochable de Monica Bellucci (on se raccroche comme on peut dans ces moments-là). Et le week-end dernier, j’ai détesté Le bruit des glaçons, que j’étais allé voir après moult hésitation, en me disant « Allez, le pitch est pas mal, le duo Dujardin / Dupontel promet, tente ! ».
Les dialogues sont si téléphonés, le personnage de Jean Dujardin si horripilant, le dénouement si décevant… la messe est vite sonnée. Le bruit des glaçons ressemble à une mauvaise pièce de théâtre filmée dans laquelle surnage Albert Dupontel en cancer squatteur. A la sortie (ô combien bienvenue !) de la salle, une pensée résolue m’a assailli : plus jamais je ne me laisserai piéger par Blier. Stop. Fini. C’était le dernier. Je ne m’installerai plus dans une salle de cinéma pour un film qu’il aura signé. Les valseuses et Tenue de soirée sont loin, si loin… Ne me demandez même pas ce que j’avais pensé de Trop belle pour toi (que j’espère ne jamais revoir). Alors voilà, Blier m’emmerde. Adieu Blier. " jeudi 5 août 2010
la guerre des miss

vendredi 2 juillet 2010
AVATAR DANSE AVEC LES LOUPS
DELGO, DANCE AVEC LES LOUPS ou POCAHONTAS, et d’autres. AVATAR ressemble à un peu tout mais c’est l’apanage, imagine-t-on, des classiques instantanés : beaucoup ont abusé avant lui des mêmes grosses ficelles, mais peu avaient rencontré le succès du film de Cameron. De quoi attiser bien des jalousies. Si le multi-oscarisé DÉMINEURS fait face à l’attaque d’un militaire qui argue s’être fait piquer sa vie, ce dernier avait lu le scénario et avait bien attendu que le film soit le favori des Oscars pour rendre ses revendications publiques.
Ici, les accusations proviennent d’un cafetier canadien de 57 ans qui, alerté fin décembre des ressemblances entre AVATAR et sa création personnelle par son graphic designer, prépare l’offensive depuis quelques semaines. C’est ce qu’il dit.
Emil Malak, le cafetier en question, a convoqué le Vancouver Sun pour leur raconter son histoire : il est actuellement en train de remplir les dossiers nécessaires pour aller en justice soutenant qu’il y a eu violation des droits d’auteur. “Je n’accuse pas James Cameron de vol. C’est indubitablement un génie” explique Malak au jounaliste de V.S., avant de lui confier qu’il souhaiterait expliquer les similarités évidentes entre son projet TERRA INCOGNITA et AVATAR.
Malak aurait dépensé près de 100.000 dollars dans son projet TERRA INCOGNITA, il y a une quinzaine d’année. L’histoire ? Celle d’humains en recherche d’un minéral précieux sur une planète éloignée de la Terre et qui rencontrent sa population alien. Des aliens bleus avec des taches de rousseur et des cheveux longs. La planète était également habitée de dragons et ornée “d’un arbre de vie qui contient la mémoire collective de la population indigène”.
N’importe quel amateur peut-il crier au plagiat si tant est qu’il aurait griffoné des bonshommes bleus sur une feuille de PQ ? Peut-être, mais Emil Malak n’est pas qu’un amateur et il n’a pas dessiné ses aliens sur une feuille de papier hygiénique : il a engagé, fin des 90’s, un scénariste et un designer pour étoffer son monde et son histoire. Des mois de travail que l’avocat de Malak a déposé légalement à la fin des années 90. Le jour où Cameron tourne DARK ANGEL à côté du Bellagio Café de Malak en 2002, le scénariste en herbe décide d’envoyer le book de TERRA INCOGNITA à… Lightstorm Entertainment Inc., la compagnie de James Cameron. Pour mémoire, James Cameron déclare régulièrement qu’il travaille sur AVATAR depuis la deuxième moitié des années 90. On ignore simplement quand se sont dessinées l’histoire et la direction artistique telles qu’on les connaît. “Le contentieux se résume à 1996, année où AVATAR a été créé” explique Malak au Vancouver Sun. Le cafetier a d’ailleurs obtenu un rendez-vous avec les producteurs de James Cameron et de la Fox, qui ont balayé ses accusations.
http://www.cinemateaser.com/
lundi 28 juin 2010
PREDICITIONS

Pour fêter l'anniversaire d'une école, une cérémonie est organisée au cours de laquelle une capsule temporelle contenant des messages écrits par des enfants 50 ans auparavant est déterrée et ouverte. Chaque enfant emporte chez lui un message, mais celui du petit Caleb est illisible, car il s'agit d'une suite incohérente de chiffres.D'abord amusé, son père, statisticien, essaye de trouver une signification. Horrifié, il découvre peu à peu que chaque séquence de chiffres correspond à la date exacte d'une catastrophe récente. Lorsqu'il comprend que les 3 dernières séquences prophétisent des cataclysmes à venir, une course contre la montre commence.
Le film est tres bon les 3/4 du temps, nicolas CAges trouve un de ses meilleurs roles depuis pas mal d'années (faut dire que vu les navets qu'il a tournés depuis quelques temps, c'était plutôt facile de faire mieux (ghost rider . banckock dangerous)... bref, le film d'ALEX proyas est magnifique, les effets spéciaux sont bluffants mais l'histoire avec les extra terrestre, ça plombe l'ensemble, ça joue la facilité, j'ai trouvé sur le moment que les scénaristes ne s'était pas foulés, alors qu'ils avaient une histoire d'enfer (le début)... bref, un peu déçu par la fin... dommage, un film qui mérite une seconde chance peut être ?
jeudi 1 avril 2010
FILM DE ......

Printemps 1944. Une Française fuit à Londres après la mort de son mari. Recrutée par une section française d'espionnage, elle reçoit sa première mission: l'exfiltration d'un agent britannique prisonnier qui sait tout du débarquement prochain.
Très déçu par ce film pourtant bien accueilli par la critique... J'ai trouvé l'intrigue peu plausible, de plus, c'est mal joué, Sophie Marceau n’y croit pas une seconde (comme nous), c’est la seconde fois qu’elle tourne avec jean Paul Salomé et vu le résultat de « BELPHEGOR le fantôme du Louvre », je suis étonné qu’elle signe à nouveau avec le même réalisateur.
Bref, pour moi, ce film est un échec total, sauf la reconstitution qui est exceptionnelle. Je me suis quand même ennuyé ferme, j’ai arrêté au bout de 20 minutes. Ce film avait tout pour réussir, un bon ( ?) casting, une bonne histoire mais un mauvais réalisateur.
Filmographie selective de JEAN PAUL SALOME
• 1994 Les Braqueuses avec Clémentine Célarié, Catherine Jacob et Annie Girardot
• 1998 Restons groupés avec Emma de Caunes,Samuel Le Bihan et Bruno Solo
• 2001 Belphégor, le fantôme du Louvre avec Sophie Marceau, Michel Serrault et Frédéric Diefenthal
• 2004 Arsène Lupin avec Romain Duris et Kristin Scott-Thomas
• 2008 Les femmes de l'ombre avec Sophie Marceau et Marie Gillain
• 2010 Le Caméléon
mardi 22 septembre 2009
GRAN TORINO

Walt Kowalski est un ancien de la guerre de Corée, un homme inflexible, amer et pétri de préjugés surannés. Après des années de travail à la chaîne, il vit replié sur lui-même, occupant ses journées à bricoler, traînasser et siroter des bières. Avant de mourir, sa femme exprima le voeu qu'il aille à confesse, mais Walt n'a rien à avouer, ni personne à qui parler. Hormis sa chienne Daisy, il ne fait confiance qu'à son M-1, toujours propre, toujours prêt à l'usage...
Ses anciens voisins ont déménagé ou sont morts depuis longtemps. Son quartier est aujourd'hui peuplé d'immigrants asiatiques qu'il méprise, et Walt ressasse ses haines, innombrables - à l'encontre de ses voisins, des ados Hmong, latinos et afro-américains "qui croient faire la loi", de ses propres enfants, devenus pour lui des étrangers. Walt tue le temps comme il peut, en attendant le grand départ, jusqu'au jour où un ado Hmong du quartier tente de lui voler sa précieuse Ford Gran Torino... Walt tient comme à la prunelle de ses yeux à cette voiture fétiche, aussi belle que le jour où il la vit sortir de la chaîne.
Lorsque le jeune et timide Thao tente de la lui voler sous la pression d'un gang, Walt fait face à la bande, et devient malgré lui le héros du quartier. Sue, la soeur aînée de Thao, insiste pour que ce dernier se rachète en travaillant pour Walt. Surmontant ses réticences, ce dernier confie au garçon des "travaux d'intérêt général" au profit du voisinage. C'est le début d'une amitié inattendue, qui changera le cours de leur vie. Grâce à Thao et sa gentille famille, Walt va découvrir le vrai visage de ses voisins et comprendre ce qui le lie à ces exilés, contraints de fuir la violence... comme lui, qui croyait fermer la porte sur ses souvenirs aussi aisément qu'il enfermait au garage sa précieuse Gran Torino...
Ce film se veut moral et c'est bien, il aborde des thèmes que l'on aime voir au cinéma: le racisme primaire et les préjugés inter-raciaux, l'abandon des personnes agées, etc. Malheureusement, le scénario est un peu léger. Je ne comprends pas l’enthousiasme de la presse cinéma pour ce film, si ce n'est le nom de Clint Eastwood, quelques dialogues amusants, delà à en faire un chef d’œuvre
Filmographie selective :josey wales hors la loi / Le maître de guerre /L'inspecteur harry...
mardi 11 août 2009
ENVOYES TRES SPECIAUX

Frank, reporter vedette d’une grande radio et Albert, ingénieur du son se retrouvent envoyés en Irak afin de couvrir le conflit. Mais suite à de nombreux quiproquos, l’argent et les billets du voyage finissent à la poubelle, bloqués à Paris et sans ressource, ils n’ont d’autres solution que de bidonner leur reportage afin de faire croire qu’ils sont bien au Moyen-Orient !
le film est sympa, sans plus, Lanvin fait du Lanvin, Jugnot du Jugnot, ils sauvent le film de justesse.
Les seconds rôles sont tous mal joués, mention à Valérie Kaprisky, archi mauvaise. L'affiche présage d'une comédie avec de l'action, et bien à part la scène finale bien représentée sur l'affiche, c'est le minimum syndical au niveau action.
J’ai l’impression que ce film aurait été mieux s’il avait été tourné avec Lanvin et Jugnot 20 ans plus tôt. En tous les cas il n'arrive pas à la cheville d'un "marche à l'ombre", "les compères" ou même "le boulet"(film plus récent). D'ailleurs, Lanvin est moins bon que dans marche à l'ombre ou le boulet. Peut être la faute à un réalisateur pas assez expérimenté.
Ca me fait penser au film de Dominique Farrugia avec Jugnot et Lhermitte* en 1998, il y avait un très bon casting (Jugnot /Lhermite), une bonne histoire, de bons dialogues, une super bande annonce, un bon réalisateur (Farrugia avait fait juste avant le très drôle "Delphine 1 Yvan 0) mais quand on voit le résultat, on est un peu déçu, on ne sait pas vraiment pourquoi, tous les ingrédients sont présents pour faire un très bon film mais voilà... "ça ne prend pas".

Pour en revenir à "Envoyés tres spéciaux" c'est vrai que les films ayant pour thème la radio, c’est pas très "cinématographique" (sauf « Tandem » avec jugnot / « Good morning vietnam » / « talk radio » et « tout le monde il est beau tout le monde il est gentil) c'est même un sujet "casse gueule"; filmer ou regarder un gars devant un micro, même avec un grand acteur comme Lanvin, et bien on s'emmerde rapidement. Heureusement que les scènes sont courtes.
Une comédie qui ne "mange pas de pain" avec un sujet intéressant, j'ai vu pire comme comédie (camping / disco /Brice de Nice / Seul two/ OSS17) mais j'ai aussi vu mieux (le boulet / les bronzés 3 ) bref je reste un peu sur "ma faim".
Filmographie sélective de
Gérard Jugnot :
Tandem / Une époque formidable / Casque bleu / Papy fait de la résistance / les bronzés / les choristes / faubourg 36
Gérard Lanvin :
Les spécialistes / marche à l'ombre /Tir groupé /Le prix du danger / Il y a des jours et des lunes/Le boulet
mercredi 5 août 2009
WOLVERINE

Encore une fois ,la bande annonce accrocheuse ne reflète pas le niveau d'un banal film d'action qui s'appuie surtout sur sa lucrative et médiatique licence.Très lent a démarrer et doté de dialogues frisant souvent le ridicule ,le scénario se révèle d'une extrême pauvreté comparé au charisme d'un Wolverine incarné par un Hugh Jackman heureusement toujours a la hauteur du personnage Marvel.
Les effets spéciaux, poursuites ,combats et autres explosions justifient à masquer la grande indigence d'une histoire qui prend ses aises avec le comic original.
Au final cet "xmen men origins" qui devait apporter toutes les réponses est une véritable déception et comparé aux 3 précédents épisodes ,celui ci se montre tout a fait dispensable. Xmen 1 et 2 restent donc les meilleurs de la saga... pour toujours.
lundi 13 juillet 2009
OSS 117 RIO

Douze ans après Le Caire, OSS 117 est de retour pour une nouvelle mission à l'autre bout du monde. Lancé sur les traces d'un microfilm compromettant pour l'Etat français, le plus célèbre de nos agents va devoir faire équipe avec la plus séduisante des lieutenants-colonels du Mossad pour capturer un nazi maître chanteur. Des plages ensoleillées de Rio aux luxuriantes forêts amazoniennes, des plus profondes grottes secrètes au sommet du Christ du Corcovado, c'est une nouvelle aventure qui commence. Quel que soit le danger, quel que soit l'enjeu, on peut toujours compter sur Hubert Bonisseur de la Bath pour s'en sortir...
mercredi 15 avril 2009
BABYLON AD

Toorop a mené bien des combats et survécu aux guerres qui ont ravagé le monde depuis le début du XXIème siècle. La mafia qui règne sur l'Europe de l'Est confie une mission délicate à ce mercenaire : convoyer de Russie jusqu'à New York une mystérieuse jeune fille prénommée Aurora pour la remettre aux mains d'un ordre religieux tout puissant...
L'ambiance imposée par Kassovitz est vraiment intéressante, le mélange politico-religieux est assez avant gardiste et effrayant.
Le film nous montre un futur presque apocalyptique miné par la guerre, le terrorisme, le fanatisme, le capitalisme... c'est plutôt réussi de ce point de vue là. Après niveau scénario c'est plus que moyen : plus on en apprend sur la fille et plus on est déçu,
Impossible de passer sous silence le côté grotesque de la version française où Vin Diesel jouit d'une voix de banlieusard absolument pas adapté au propos. On attend donc patiemment le dernier quart d'heure pour découvrir les réponses de l'intrigue tarabiscotée qui nous est contée et, ici aussi, la satisfaction n'est pas totale. Que dire sinon que la déception est à la hauteur du tallent du réalisateur.
Reste l'action, des images bien foutues, mais bon ça fait un peu juste.
mardi 17 février 2009
HANCOCK

Le premier rajout au montage intervient juste après la séquence d'introduction où Hancock capture trois bandits coréens et plante leur voiture en haut d'un building. Dans la version vue au cinéma, nous découvrions dans la scène qui suivait Will Smith dans un bar, se saoulant en regardant les infos où il est dénoncé pour sa destruction de l'autoroute au cours de l'opération. Le montage montrait également une vieille dame assise au bar, tournant la tête régulièrement dans sa direction avec un regard réprobateur. Hancock lui lançait alors un « Je vais visser mon pied dans ton cul ! » bien expéditif. Fin de la scène, nous passions alors directement à l'introduction du personnage de Jason Bateman, essayant de vendre son concept bienfaiteur à une industrie pharmaceutique.
Cette scène de bar a fait l'objet d'un remontage intégral, occultant une sous-intrigue complète, la scène suivante ayant été littéralement supprimée ! Premier détail mais ayant tout de même son importance : Hancock ne fait pas que se soûler, il dessine sur une serviette en papier. Un petit détail, qui, même sans explication supplémentaire, nous permettra de moins être surpris de le voir orner de dessins tous les murs de sa cellule en prison plus tard (ce qui arrivait un peu comme un cheveu sur la soupe dans le montage cinéma).
Mais venons-en au principal : pendant que Hancock regarde les infos, arrive une jolie jeune fille accompagnée de ses copines. Celle-ci le reconnait et s'approche de lui pour lui parler. A noter qu'on voit le reflet de la fille dans le miroir derrière Will Smith dans l'avant dernière capture, reflet qui a été numériquement effacé de la version cinéma puisqu'elle n'était plus présente dans le montage : Très comique jusqu'ici, la scène commence à changer de ton, Hancock essayant de s'excuser pour ce qui c'est passé, sur un ton réellement gêné :
La fille partant aux WC complètement abasourdie, voire effrayée, Hancock continue ses explications en cherchant ses mots et la rejoint derrière la porte des toilettes pour lui proposer une balade romantique dans les airs : Quelques secondes après, il se rend compte qu'il parle dans le vide et qu'elle s'est enfuie par la fenêtre des WC :
Hancock sort et la voit partir en voiture. Il réalise une nouvelle fois que sa différence l'exclu complètement, même des filles les plus superficielles : Et voilà comment une scène vire d'un ton comique à un ton dramatique, intimiste. La suite reprend exactement là où continuait la version cinéma, avec l'introduction du personnage de Jason Bateman :
L'arrivée de Hancock en prison nous était montrée par un plan sur un car enchaîné avec Will Smith faisant ses premiers pas à l'intérieur même de l'enceinte. Cette fois-ci, le plan sur le car est prolongé, dévoilant les prisonniers attachés les uns aux autres descendre du car, Hancock en tête. En marchant devant eux, il ne sentira tellement pas la résistance des autres qu'il les entraînera dans une chute.Un gag très rapide, vu dans la bande-annonce du film mais absent au cinéma, dont les images sont entrecoupées de quelques plans où l'on voit Hancock se faire tirer le portrait par l'administration pénitentiaire. Outre la réintégration du fameux gag, ces tous petits rajouts donnent un rythme légèrement plus cohérent nous amenant vers les scènes de prison au lieu de nous y propulser directement. Une introduction qui respire mieux !
Hancock sort alors tranquillement de la banque, suivi par des dizaines d'otages courant vers la police pour être sauvé. La scène devient donc un acte héroïque. Pourquoi avoir coupé ses plans ? La réponse est évidente à la vision du résultat : on voit bien plus longtemps Hancock marcher avec la main décapitée, avec une allure nonchalante conférant à son acte beaucoup plus de froideur. Assurément une coupe et un rajout de ressort comique pour calmer la censure et s'assurer d'une interdiction aux moins de 13 ans au lieu de celle aux moins de 16...
On rentre ici dans le domaine des coupes les plus marquées du film, celles qui nuisaient à la narration générale et qui pourtant dans l'absolu ne font que quelques dizaines de seconde. Curieusement, toutes ces scènes sont liées au personnage de Charlize Theron, lequel est bien plus développé.
La première scène concernée est celle de la soirée, où autour d'une table les trois personnages principaux (Hancock, Mary - Charlize Theron, Ray - Jason Bateman) dînent ensemble. Dans la version cinéma, Hancock racontait comment il s'était réveillé 80 ans plus tôt dans un hopital à Miami, complètement amnésique. Il finissait par conclure qu'il devait être un "bel enfoiré" avant son amnésie puisque absolument personne n'est venu le réclamer à l'hopital ou à la police.
La scène s'arrêtait exactement à ce moment là. La version inédite propose une bonne minute supplémentaire, où l'on voit d'abord un plan sur Mary en train de pleurer (pour nous faire croire qu'elle trouve son histoire triste) et Ray songeur alors qu'il était rigolard jusque là.
Hancock renchérit alors, expliquant que la personne l'accompagnant ce soir là devait depuis être morte. Mary fond en larmes, ce qui attire l'attention de Ray. Un échange de regard avec Hancock après, elle lui dira "Je suis désolée." pour ce qui lui est arrivé... Tout ceux qui ont déjà vu le film comprendront la réelle signification de ces paroles, indécelable il est vrai pour ceux qui le découvrent (une des grandes forces du scénario).
La scène était suivie d'une autre petite, inutile à distinguer du lot, où Hancock remontait Ray saoûl dans sa chambre, le portant jusque sur son lit. Dans la version inédite, Jason Bateman voit son dialogue prolongé, comparant Hancock à un hot dog. Rien de très important, mais la réintégration de ces plans rend le montage plus cohérent, Ray passant du dessus au dessous de ses draps dans la version cinéma sans aucune explication !
Après avoir bordé Ray dans son lit, Hancock redescend dans la cuisine où Mary fait la vaisselle. La scène commence cette fois-ci par un plan de mary triturant son alliance, à nouveau pour nous faire croire qu'elle commence à avoir des sentiments pour Hancock. Ce qui est une fausse impression que seuls ceux ne connaissant pas le film ressentiront... La tension monte à travers des silences entre Hancock et Mary. Suivaient alors deux plans, le premier auquel le dialogue de la version longue disparaissait :
Dans la version longue, ces deux derniers plans n'y sont pas. A la place, la tension continue de monter puisque les deux mais de Hancock et Mary se rapprochent : Mary va jusqu'à toucher la main de Hancock, devinant sa blessure (que nous ne verrons jamais !) à travers sa manche : Retour à la version cinéma :
C'est parti pour le baiser ! Expédié en une seconde dans la version cinéma, il prend près de 20 secondes dans la version longue. On commence par un plan où Hancock se rapproche d'elle, qui de son côté feint de regarder ailleurs : On retrouve enfin la version cinéma : Retour final à la version cinéma, avec le fameux plan où Mary révèle sa vrai identité en envoyant valdinguer Hancock dans la rue, à travers les murs :
Une scène qui gagne donc énormément en tension dans la version inédite, n'expédiant pas un développement primordial du personnage de Charlize Theron dans l'histoire. De plus, on ne comprenait rien du rebondissement dans la version cinéma, tandis qu'ici il devient beaucoup plus clair ! Une nouvelle preuve qu'un montage aéré, prenant son temps, aide une meilleure narration de l'histoire.
Dans la version cinéma, Hancock donnait rendez-vous à 16h chez lui à Mary pour qu'elle lui explique son identité. Celle-ci débarquait alors par les airs, ne disait rien en arrivant et rentrait directement chez lui :
Surprise ! Dans la version inédite, Mary n'arrive plus par les airs mais en voiture ! La scène prend beaucoup plus son temps, Mary faisant face à Hancock quelques secondes, lui demandant sèchement de poser ses questions tout de suite. Et de quitter Los Angeles dans la foulée !
Retour à la version cinéma : Mary rentre dans la caravane pour la suite de la conversation (qui en était donc le début au ciné). Le plus étrange est que l'on se retrouve par la suite devant une aberration de montage dans les deux versions ! Les deux plans très rapides qui suivent sont présents à la fois dans le montage cinéma et l'inédit.
Le premier plan montre Mary retourner vers sa voiture alors qu'elle est venue par les airs dans le montage cinéma : Et le deuxième, une seconde après, montre Hancock s'enfuir par les airs dans un plan large montrant que la voiture n'est pas là. Dernier rajout du montage inédit et encore une fois il faudra bien se souvenir de la version cinéma pour le distinguer. Il s'agit à nouveau d'une réintégration de plans permettant au montage d'être plus cohérent et à la narration d'être plus fluide.
Après l'affrontement titanesque entre Hancock et Mary dans les rues de L.A., ils finissent devant le building où Ray réalisait une présentation. Dans la version cinéma on comprenait tout juste qu'il les voyait et comprenait que quelque chose clochait chez sa femme. Dans la version inédite, le rajout de nombreux plans sur Ray et sur Hancock et Mary comprenant qu'il les a vu, permet à la narration d'être beaucoup plus claire. Au passage, le dialogue entreMary et Hancock est prolongé d'une phrase où ce dernier lui affirme qu'elle est la plus belle chose qu'il ait vu de sa vie. La scène se termine par un joli fondu à l'aide de la neige qui tombe et devient une tempête.
Conclusion :













