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mardi 16 juillet 2013

CAMILLE & PEGGY SUE




CAMILLE REDOUBLE parce que CAMILLE a copié sur PEGGY SUE, voilà pourquoi elle repique la Camille... film original pour celui qui n'a jamais vu le film avec Katleen Turner de 1986. Bref, on passe un bon moment même, certaines scènes nous plongent vraiment dans les années 80, l'interprétation est en dents de scies, parfois très juste, parfois peu crédible. film bien sympathique quand même mais très sur estimé.

point fort : le menu dvd très old school, ça sent bon le magnetoscope !

point négatif : scène d'introduction assez gore (le film dans le film, tournage d'une scène d'horreur) qui n'apporte rien au film (pas cool lorsque votre enfant joue dans le salon)


Camille a rencontré Éric à 16 ans, il fut le premier et le dernier homme de sa vie. Ils sont tombés fous amoureux et encore adolescents, ont eu une fille. La mère de Camille n'a jamais su qu'elle allait être grand-mère, elle est morte quelques heures avant que Camille le lui annonce.
Éric vient de quitter Camille pour une femme plus jeune. Camille boit. Le jour du réveillon du jour de l'An, elle se retrouve projetée dans son adolescence. Dans son corps d'adulte, elle a à nouveau 16 ans et retrouve ses parents, la maison de son enfance, son lycée, ses copines, ses profs et Éric. Elle tente de faire changer le cours de sa vie.

Quand le film commence, Camille a 40 ans, un mari qui la quitte, des parents morts depuis des années. Une nuit de Nouvel An, elle s'évanouit et, par l'un de ces tours de magie qu'affectionne le cinéma américain (cf. "Peggy Sue s'est mariée", de Coppola), se réveille au beau milieu des années 80, à l'âge de 16 ans. Pour nous, spectateurs, elle a toujours son visage et son corps d'adulte, mais ses parents, ses copines et ses profs la voient comme une ado, sans rien trouver d'incongru à ses minijupes bariolées.
De ce scénario de science-fiction Noémie Lvovsky tire une formidable réflexion autour de quelques interrogations fondamentales : "Qu'est-ce que le temps fait de nous ? Nous fait-il devenir une autre personne ? Ou bien y a-t-il en nous une part d'irréductible ?" Il est réellement fascinant de voir Camille éprouver ce questionnement philosophique dans sa chair."Dès l'enfance, j'ai ressenti la mélancolie du temps qui passe, explique Noémie Lvovsky.Très tôt, on éprouve la perte, on risque de se laisser aspirer par cette tristesse. Alors il faut contre-attaquer, retrouver la sève de la jeunesse, la violence des émotions de l'adolescence."
Tel est sans doute le secret de cette "énergie folle" que Noémie Lvovsky s'est découverte en jouant Camille et que dégage le film : celle que donne la vie quand, par miracle, elle offre une seconde chance 
http://www.lepoint.fr/cinema/on-ne-vit-que-deux-fois-08-09-2012-1504259_35.php




PEGGY SUE S’EST MARIEE
Accompagnée de sa fille Beth (Helen Hunt), Peggy Sue Bodell (Kathleen Turner) part pour une réunion d'anciens élèves du lycée qui fêtent les 25 ans de leur sortie, mais elle le fait avec hésitation. Elle vient de se séparer de Charlie (Nicolas Cage), son ancien amour de lycée devenu aujourd'hui son mari, et elle craint d'assister à cette réunion car tout le monde va l'interroger sur l'absence de son époux : ils s'étaient mariés parce qu'elle était tombée enceinte à la fin du lycée.
Peggy Sue arrive à la réunion et elle est heureuse de renouer avec ses vieux amis, Maddy (Joan Allen) et Carol (Catherine Hicks), et tout le monde commence à rappeler les anciens souvenirs du lycée, et combien les temps (et les camarades de classe) ont changé. Charlie arrive à l'improviste à la réunion, mettant mal à l'aise Peggy Sue qui ne s'y attendait pas, mais sa gêne s'envole lorsque le Maître de cérémonie annonce qui seront « le roi et la reine » de la réunion. Le roi est Richard Norvik (Barry Miller), un ancien camarade de classe particulièrement bûcheur, devenu génie de l'informatique et multi-millionnaire. Peggy Sue est appelée comme reine, mais en arrivant sur la scène, elle s'évanouit.
Quand elle se réveille, elle se rend compte qu'elle est revenue au printemps de 1960, sa dernière année de lycée et qu'elle a perdu connaissance après avoir donné son sang. Elle croit au début qu'elle est morte pendant la réunion, mais en vient enfin à accepter l'idée qu'elle est retournée dans le temps.

vendredi 23 novembre 2012

L'AFFICHE D'UN FILM EN TROIS ETAPES


DANS LA COLLECTION AFFICHE DE FILM MEILLEUR (ou plus belle) QUE LE FILM, je demande DANS LES BRAS DE L'ENFER
Y'a des affiches de films qui surfent sur le succès des autres films. En 1986, Stallone cartonne avec RAMBO2, un film qui a pour thème la guerre du vietnam, l'occasion pour d'autres acteurs de surfer sur la vague (comme Chuck Norris avec son MISSING IN ACTION) ainsi que DAVID CARRADINE ci dessous.


ETAPE 1, La premiere affiche ne "paye pas de mine", mais elle fait un peu "direct to video".



ETAPE 2  : Un petit rellooking histoire de reconnaitre l'acteur ! on enlève le casque.


ETAPE 3 : Verison finale (Affiche Française), on lui rajoute un drapeau américain, ça en jette !

je vous avoue que je "kiffe" cette affiche, on en fait plus des comme ça. Par contre, quand j'ai eu l'occasion de trouver le film en dvd dans les bacs à soldes il y a quelques années; et bien, je peux vous dire que le film n'est pas à la hauteur de l'affiche cinéma, ça ressemble plus à un téléfilm. Vite vu, vite oublié. Dommage.

mardi 30 août 2011

TRAIN D'ENFER


Un ingénieur et un chauffeur vivent une véritable course contre la montre. Les deux hommes tentent de stopper un train qui transporte des produits toxiques avant que celui-ci ne déraille et répande une flaque toxique qui décimera la ville complète.

Un réalisateur que j’apprécie vraiment (Tony Scott) à qui l’on doit TOP GUN / TRUE ROMANCE / DEJA VU.. Denzel WASHINGTON est un autre gage de qualité pour un film de ce genre. Même si le film tient toutes ses promesses, je reste un peu sur ma faim, le film est (un peu trop) prévisible à mon goût.

Je suis pourtant client de ce genre de film, je trouve que SPEED est le film parfait, on est dedans et on ne décroche pas une seconde.. UNSTOPABLE est un bon divertissement qui ne fait pas dans la surenchère au niveau scènes d’action , c’est d’ailleurs une qualité qu’on ne peut lui enlever. J’ai peut être aussi lu trop de bonnes critiques avant de voir le film et au final.

Le film raconte un réel fait divers : en mai 2001, un train de l'Ohio a bel et bien été laissé en marche sans conducteur et n'a été stoppé qu'une centaines de kilomètres plus tard. Le train a eu le temps de traverser 3 comtés.
Comme disait coluche
"ATTENTION UN TRAIN PEUT EN CACHER UN AUTRE"

Dans le même genre de film qui m’avait scotché à l’époque, RUNNAWAY TRAIN était pas mal non plus.

mercredi 10 août 2011

APOCALYPSE NO NO NO


Dans le genre de film que tout le monde considère comme le chef d'oeuvre absolu, c'est bien APOCALYPSE NOW, mais au risque de repartir avec du goudron et des plumes et je vais quand même donner mon avis. Dès le départ on sait qu'on a affaire à un putain de film qui a marqué l'histoire du cinéma, certe, le film est bien réalisé, il sent le napalm comme on pourrait dire, la musique est grandiose, mais là ou 2001 de Kubrick nous scotche pendant 2 heures, APOCALYPSE NOW lui nous emmène comme l'acteur principal dans l'enfer du vietnam et je pourrais dire qu'on s'emmerde un peu pendant le trajet. Quant au final, Marlon BRANDO est parfait, mais le film déçoit quand même... la fin est prévisible.  bref, dans le genre de film sur estimé, APOCALYPSE NOW décroche la tymbale. C'est un bon film, à voir une fois, Je préfère dans le même genre FULL METAL JACKET et PLATOON qui nous bouleversent du début à la fin, et on en ressort epuisé.

lundi 11 avril 2011

(N)ULTIMATE GAME

Dans un futur proche, les nouvelles technologies ont fait évoluer le jeu vidéo. Le principe créé pour le jeu "Les Sims" est appliqué à des êtres humains qui sont manipulés par des joueurs en ligne.

Le milliardaire Ken Castle a créé le divertissement ultime : "Slayers", un jeu vidéo dans lequel des condamnés à mort, guidés à distance par des joueurs en ligne, s'entretuent lors de combats diffusés sur les écrans du monde entier.

S'ils survivent à 30 épreuves, ils retrouveront leur liberté.

Kable, téléguidé par Simon, un ado fan de réalités virtuelles est aujourd'hui la star du jeu. Mais Kable ne s'appartient pas : arraché à sa famille, emprisonné et forcé à combattre contre sa volonté, ce gladiateur des temps modernes doit survivre assez longtemps pour s'échapper du jeu et regagner sa liberté...


hum hum hum.... que dire...

Au niveau de la réalisation, ça pourrait s'inspirer de Paul Verhoeven (TOTAL RECALL), Côté image, c'est la perfection, on s'en prend plein les rétines. c'est le DVD (ou Bluray) de démo pour tester son home cinéma.

Au niveau de l'histoire,  on pense forcément à "RUNNING MAN" avec SCHWARZENEGER ou au film d' Yves BOISSET "LE PRIX DU DANGER", mais le film n'arrive même pas à la cheville de ces deux films.

sinon, le gros problème de ce film, c'est son casting, RICHARD BUTLER en tête ! c'est le RUSSEL CROW du pauve (ça marche aussi avec CLIVE OWEN) même Georges CLOONEY dans BATMAN & ROBIN joue mieux que lui !

côté suspens, on est proche du Zéro.

Les technologies employées dans le film font penser à MINORITY REPORT mais c'est bien là le seul point commun.

on s'ennuie devant le film, c'est ultra prévisible, et c'est là le problème, je n'ai pas eu le courage d'aller jusqu'à la fin, je ne vous parle même pas du doublage.






mardi 21 décembre 2010

RTT


Arthur vit des jours tranquilles entre Florence, sa compagne depuis cinq ans, et son magasin de sport spécialisé. Tout va parfaitement bien jusqu'au jour où Florence lui annonce sans préavis qu'elle le quitte pour un autre homme, qu'elle va même se marier, qu'elle part vivre désormais à l'étranger. Sous le choc, Arthur est pourtant convaincu que Florence ne sait plus trop ce qu'elle fait. Il n'aura de cesse de la retrouver, même lorsqu'il apprend que le mariage a lieu dans quelques jours à Miami. Il n'est certes pas invité, mais sa décision est prise : il ira à ce mariage.Au même moment, Emilie Vergano réalise d'une main de maître un vol de tableau dans un célèbre musée parisien pour le compte d'un commanditaire vivant lui aussi à Miami. Arthur et Emilie vont alors se croiser à l'aéroport de Paris en partance pour le continent américain et ne vont plus vraiment se quitter pour une raison assez simple : recherchée par la police, Emilie a placé la toile volée dans le sac d'Arthur. Ce dernier va alors être embarqué dans une aventure qu'il n'avait pas, mais pas du tout, prévu... à l'occasion de ses quelques jours de RTT.


Une affiche qui sent bon les films d'aventure à la phillipe de Broca (l’homme de Rio), un casting plutôt sympa, mais là ou le film se plante, c’est l’histoire... Y 'A PAS D'HISTOIRE...


Un bon film c’est d’abord une bonne histoire, et là, y’a rien d’intéressant, d’accrocheur, de plus, tout est prévisible, seul les comédiens ont bien du profiter du tournage (miami…etc..), bref, ça vaut un téléfilm, rien de plus et encore...

vendredi 8 octobre 2010

MIEUX QUE DA VINCI CODE MAIS....

=


J'ai visionné il y a quelques jours ANGES ET DEMONS de RON HOWARD. ce film a des qualités mais aussi quelques défauts (longueurs et explications interminables de Tom Hanks alias "monsieur je sais tout" !).
En le regardant, j'ai tout de suite pensé à des films comme SEVEN, ou BENJAMIN GATES (hommage ?) Ce film est-il si original que ça ? j'en doute. RON HOWARD nous a habitué à mieux (BACKDRAFT /WILLOW/APOLLO13).
Quant à Tom Hanks, toujours très bon, fidèle à lui même. Un film à voir, tout comme DA VINCI CODE, il est loin d'être LE FILM indispensable, ne vous attendez donc pas à voir le film de l'année.

vendredi 17 septembre 2010

BLIER M'EMMERDE


Comme TRED, je n'arrive pas à aimer les films de BERTRAND BLIER j'ai essayé plus d'une fois et c'est toujours la même chose, on s'emmerde. Le seul film regardable est "LA FEMME DE MON POTE" avec Coluche. Sinon, pour les autres films, les histoires ne sont jamais intéressantes, les acteurs sont à côté de leurs pompes, bref on y croit pas une seconde. Son dernier film "Le bruit des glaçons" me tenterait bien, le casting est au top (Dujardin et surtout Dupontel), mais est ce qu'un film peut être sauvé grace au casting, non, il faut une bonne histoire et c'est surtout ça qui manque chez BLIER.
Si je le compare à PATRICE LECOMTE, c'est le jour et la nuit. LECOMTE, même avec un mauvais film ou une histoire peu intéressante, on sent l'amour du cinéma, la passion de filmer les acteurs (ex "la guerre des miss" ou "la veuve de St Pierre").
En résumé, je ne déteste pas BLIER, mais à l'inverse des films de son père (Bernard BLIER) ses films m'emmerdent.




LU SUR LE NET
Publié le 16 septembre 2010 par Tred
"J’ai bien envisagé d’intituler mon billet autrement, mais c’est bien là le fonds de ma pensée. Et s’il y a de toute façon un cinéaste qui ne s’offusquerait pas que j’emploie un vocabulaire cru pour interpeler, c’est bien Bertrand Blier. Alors oui, Blier m’emmerde. Ce n’est pas nouveau. Aussi loin que je me souvienne, Blier m’a emmerdé. Pas l’homme directement bien sûr. Je serais tenté de dire que l’homme, on s’en tamponne un peu. Non, c’est bien son cinéma qui m’emmerde. Et forcément, à force de réaliser des films qui me font ainsi réagir, c’est lui qui finit par m’emmerder.



Mon premier souvenir d’un film de Bertrand Blier au cinéma, c’est Mon Homme. Je m’en souviens très bien, j’avais 14 ou 15 ans (après vérification de la date de sortie, j’avais 14 ans), le cinéma m’intéressait déjà énormément, mais ce n’était pas encore passionnel. Je ne lisais qu’occasionnellement la presse spécialisée, n’allais que trois ou quatre fois par moi au ciné (et essentiellement du film Hollywoodien), et en général quand ma mère me traînait au Ciné 104 de Pantin pour voir un film d’auteur français, c’était plus une corvée qu’autre chose.



Mon Homme faisait exactement partie de ces films dont je me serais bien passé à l’époque, mais après tout, 1h40 au ciné valait mieux que rester à la maison pour faire mes devoirs. Voilà comment je me suis laissé entraîner vers mon premier Bertrand Blier sur grand écran. A l’époque j’avais déjà dû voir La femme de mon pote, le film le plus mainstream de Blier, à la télé. Probablement. Mais Mon homme a inauguré ma relation cinématographique avec Blier. Ce fut une torture. 1h40 d’ennui et d’agacement pour l’adolescent que j’étais qui aurait préféré voir L’armée des douze singes de Terry Gilliam.



Mais que le moi de 1996 ait détesté Mon Homme n’est pas plus surprenant que cela. Ce qui m’étonne au contraire, c’est que depuis ce jour de 1996 (même en fouillant dans mes vieux tickets je ne retrouverais pas la date exacte, désolé, ces vieux tickets de salles art & essai étaient génériques, sans le titre du film et la date imprimés dessus, et puis ça aurait fait un peu trop geek non ?)… où en étais-je moi ? Oui, le plus étonnant, c’est que depuis Mon Homme, je n’ai pas raté un seul Blier au cinéma. Vous me direz que finalement, ça ne représente que quatre longs-métrages, mais tout de même. Parce que ce qui est ENCORE plus étonnant, c’est que j’ai détesté tous ces films. Ces quatre films. Sans exception.



J’ai détesté Les acteurs, cet hommage creux et vain aux acteurs du cinéma français. J’ai détesté Les côtelettes, cette adaptation foutraque et agaçante de la propre pièce de Blier. J’ai détesté Combien tu m’aimes ?, ce n’importe quoi fatigant malgré la plastique irréprochable de Monica Bellucci (on se raccroche comme on peut dans ces moments-là). Et le week-end dernier, j’ai détesté Le bruit des glaçons, que j’étais allé voir après moult hésitation, en me disant « Allez, le pitch est pas mal, le duo Dujardin / Dupontel promet, tente ! ».




Quelle mauvaise idée ce fut. Blier, qui à une époque pouvait au moins se targuer d’écrire des dialogues mordants, n’est plus qu’une parodie de lui-même sur ce plan. Ses dialogues sont prévisibles et faciles, tous plus clichés les uns que les autres dans les situations ennuyeuses dans lesquelles il plante ses personnages. Il y a certes quelques belles idées d’interaction entre la mise en scène et la narration, comme ce glissement du flash-back dans le présent, mais c’est bien maigre face à l’abus de blagues sur la bouteille de blanc.
Les dialogues sont si téléphonés, le personnage de Jean Dujardin si horripilant, le dénouement si décevant… la messe est vite sonnée. Le bruit des glaçons ressemble à une mauvaise pièce de théâtre filmée dans laquelle surnage Albert Dupontel en cancer squatteur. A la sortie (ô combien bienvenue !) de la salle, une pensée résolue m’a assailli : plus jamais je ne me laisserai piéger par Blier. Stop. Fini. C’était le dernier. Je ne m’installerai plus dans une salle de cinéma pour un film qu’il aura signé. Les valseuses et Tenue de soirée sont loin, si loin… Ne me demandez même pas ce que j’avais pensé de Trop belle pour toi (que j’espère ne jamais revoir). Alors voilà, Blier m’emmerde. Adieu Blier. "

jeudi 5 août 2010

la guerre des miss


22 élections de la Miss locale, 22 victoires pour Super Charmoussey. Cette année encore c'est tout Charmoussey, petit village encaissé dans la vallée et frappé durement par la récession qui se mobilise derrière son maire pour laver l'affront et remporter enfin la victoire sur Super Charmoussey, station de ski familiale et prospère. Désormais tous les coups sont permis : espionnage, délation, corruption... Cette année la guerre des miss est déclarée !


Film bien réalisé (Patrice Leconte oblige !!!) mais histoire trop prévisible. Dommage.

vendredi 2 juillet 2010

AVATAR DANSE AVEC LES LOUPS


Si on n’aime pas du tout le pompage d’idée non crédité par ici, on n’aime pas trop non plus relayer les accusations. Surtout celles concernant James Cameron à la tête du film le plus lucratif de l’Histoire du cinéma. Pourtant là, l’affaire est intrigante.


DELGO, DANCE AVEC LES LOUPS ou POCAHONTAS, et d’autres. AVATAR ressemble à un peu tout mais c’est l’apanage, imagine-t-on, des classiques instantanés : beaucoup ont abusé avant lui des mêmes grosses ficelles, mais peu avaient rencontré le succès du film de Cameron. De quoi attiser bien des jalousies. Si le multi-oscarisé DÉMINEURS fait face à l’attaque d’un militaire qui argue s’être fait piquer sa vie, ce dernier avait lu le scénario et avait bien attendu que le film soit le favori des Oscars pour rendre ses revendications publiques.
Ici, les accusations proviennent d’un cafetier canadien de 57 ans qui, alerté fin décembre des ressemblances entre AVATAR et sa création personnelle par son graphic designer, prépare l’offensive depuis quelques semaines. C’est ce qu’il dit.

Emil Malak, le cafetier en question, a convoqué le Vancouver Sun pour leur raconter son histoire : il est actuellement en train de remplir les dossiers nécessaires pour aller en justice soutenant qu’il y a eu violation des droits d’auteur. “Je n’accuse pas James Cameron de vol. C’est indubitablement un génie” explique Malak au jounaliste de V.S., avant de lui confier qu’il souhaiterait expliquer les similarités évidentes entre son projet TERRA INCOGNITA et AVATAR.

Malak aurait dépensé près de 100.000 dollars dans son projet TERRA INCOGNITA, il y a une quinzaine d’année. L’histoire ? Celle d’humains en recherche d’un minéral précieux sur une planète éloignée de la Terre et qui rencontrent sa population alien. Des aliens bleus avec des taches de rousseur et des cheveux longs. La planète était également habitée de dragons et ornée “d’un arbre de vie qui contient la mémoire collective de la population indigène”.
N’importe quel amateur peut-il crier au plagiat si tant est qu’il aurait griffoné des bonshommes bleus sur une feuille de PQ ? Peut-être, mais Emil Malak n’est pas qu’un amateur et il n’a pas dessiné ses aliens sur une feuille de papier hygiénique : il a engagé, fin des 90’s, un scénariste et un designer pour étoffer son monde et son histoire. Des mois de travail que l’avocat de Malak a déposé légalement à la fin des années 90. Le jour où Cameron tourne DARK ANGEL à côté du Bellagio Café de Malak en 2002, le scénariste en herbe décide d’envoyer le book de TERRA INCOGNITA à… Lightstorm Entertainment Inc., la compagnie de James Cameron. Pour mémoire, James Cameron déclare régulièrement qu’il travaille sur AVATAR depuis la deuxième moitié des années 90. On ignore simplement quand se sont dessinées l’histoire et la direction artistique telles qu’on les connaît. “Le contentieux se résume à 1996, année où AVATAR a été créé” explique Malak au Vancouver Sun. Le cafetier a d’ailleurs obtenu un rendez-vous avec les producteurs de James Cameron et de la Fox, qui ont balayé ses accusations.





http://www.cinemateaser.com/

lundi 28 juin 2010

PREDICITIONS


Pour fêter l'anniversaire d'une école, une cérémonie est organisée au cours de laquelle une capsule temporelle contenant des messages écrits par des enfants 50 ans auparavant est déterrée et ouverte. Chaque enfant emporte chez lui un message, mais celui du petit Caleb est illisible, car il s'agit d'une suite incohérente de chiffres.D'abord amusé, son père, statisticien, essaye de trouver une signification. Horrifié, il découvre peu à peu que chaque séquence de chiffres correspond à la date exacte d'une catastrophe récente. Lorsqu'il comprend que les 3 dernières séquences prophétisent des cataclysmes à venir, une course contre la montre commence.


Le film est tres bon les 3/4 du temps, nicolas CAges trouve un de ses meilleurs roles depuis pas mal d'années (faut dire que vu les navets qu'il a tournés depuis quelques temps, c'était plutôt facile de faire mieux (ghost rider . banckock dangerous)... bref, le film d'ALEX proyas est magnifique, les effets spéciaux sont bluffants mais l'histoire avec les extra terrestre, ça plombe l'ensemble, ça joue la facilité, j'ai trouvé sur le moment que les scénaristes ne s'était pas foulés, alors qu'ils avaient une histoire d'enfer (le début)... bref, un peu déçu par la fin... dommage, un film qui mérite une seconde chance peut être ?


jeudi 1 avril 2010

FILM DE ......



Printemps 1944. Une Française fuit à Londres après la mort de son mari. Recrutée par une section française d'espionnage, elle reçoit sa première mission: l'exfiltration d'un agent britannique prisonnier qui sait tout du débarquement prochain.

Très déçu par ce film pourtant bien accueilli par la critique... J'ai trouvé l'intrigue peu plausible, de plus, c'est mal joué, Sophie Marceau n’y croit pas une seconde (comme nous), c’est la seconde fois qu’elle tourne avec jean Paul Salomé et vu le résultat de « BELPHEGOR le fantôme du Louvre », je suis étonné qu’elle signe à nouveau avec le même réalisateur.

Bref, pour moi, ce film est un échec total, sauf la reconstitution qui est exceptionnelle. Je me suis quand même ennuyé ferme, j’ai arrêté au bout de 20 minutes. Ce film avait tout pour réussir, un bon ( ?) casting, une bonne histoire mais un mauvais réalisateur.

Filmographie selective de JEAN PAUL SALOME

1994 Les Braqueuses avec Clémentine Célarié, Catherine Jacob et Annie Girardot

1998 Restons groupés avec Emma de Caunes,Samuel Le Bihan et Bruno Solo

2001 Belphégor, le fantôme du Louvre avec Sophie Marceau, Michel Serrault et Frédéric Diefenthal

2004 Arsène Lupin avec Romain Duris et Kristin Scott-Thomas

2008 Les femmes de l'ombre avec Sophie Marceau et Marie Gillain

2010 Le Caméléon

mardi 22 septembre 2009

GRAN TORINO


Walt Kowalski est un ancien de la guerre de Corée, un homme inflexible, amer et pétri de préjugés surannés. Après des années de travail à la chaîne, il vit replié sur lui-même, occupant ses journées à bricoler, traînasser et siroter des bières. Avant de mourir, sa femme exprima le voeu qu'il aille à confesse, mais Walt n'a rien à avouer, ni personne à qui parler. Hormis sa chienne Daisy, il ne fait confiance qu'à son M-1, toujours propre, toujours prêt à l'usage...
Ses anciens voisins ont déménagé ou sont morts depuis longtemps. Son quartier est aujourd'hui peuplé d'immigrants asiatiques qu'il méprise, et Walt ressasse ses haines, innombrables - à l'encontre de ses voisins, des ados Hmong, latinos et afro-américains "qui croient faire la loi", de ses propres enfants, devenus pour lui des étrangers. Walt tue le temps comme il peut, en attendant le grand départ, jusqu'au jour où un ado Hmong du quartier tente de lui voler sa précieuse Ford Gran Torino... Walt tient comme à la prunelle de ses yeux à cette voiture fétiche, aussi belle que le jour où il la vit sortir de la chaîne.


Lorsque le jeune et timide Thao tente de la lui voler sous la pression d'un gang, Walt fait face à la bande, et devient malgré lui le héros du quartier. Sue, la soeur aînée de Thao, insiste pour que ce dernier se rachète en travaillant pour Walt. Surmontant ses réticences, ce dernier confie au garçon des "travaux d'intérêt général" au profit du voisinage. C'est le début d'une amitié inattendue, qui changera le cours de leur vie. Grâce à Thao et sa gentille famille, Walt va découvrir le vrai visage de ses voisins et comprendre ce qui le lie à ces exilés, contraints de fuir la violence... comme lui, qui croyait fermer la porte sur ses souvenirs aussi aisément qu'il enfermait au garage sa précieuse Gran Torino...

Ce film se veut moral et c'est bien, il aborde des thèmes que l'on aime voir au cinéma: le racisme primaire et les préjugés inter-raciaux, l'abandon des personnes agées, etc. Malheureusement, le scénario est un peu léger. Je ne comprends pas l’enthousiasme de la presse cinéma pour ce film, si ce n'est le nom de Clint Eastwood, quelques dialogues amusants, delà à en faire un chef d’œuvre

Filmographie selective :
josey wales hors la loi / Le maître de guerre /L'inspecteur harry...

mardi 11 août 2009

ENVOYES TRES SPECIAUX


Frank, reporter vedette d’une grande radio et Albert, ingénieur du son se retrouvent envoyés en Irak afin de couvrir le conflit. Mais suite à de nombreux quiproquos, l’argent et les billets du voyage finissent à la poubelle, bloqués à Paris et sans ressource, ils n’ont d’autres solution que de bidonner leur reportage afin de faire croire qu’ils sont bien au Moyen-Orient !

le film est sympa, sans plus, Lanvin fait du Lanvin, Jugnot du Jugnot, ils sauvent le film de justesse.

Les seconds rôles sont tous mal joués, mention à Valérie Kaprisky, archi mauvaise. L'affiche présage d'une comédie avec de l'action, et bien à part la scène finale bien représentée sur l'affiche, c'est le minimum syndical au niveau action.

J’ai l’impression que ce film aurait été mieux s’il avait été tourné avec Lanvin et Jugnot 20 ans plus tôt. En tous les cas il n'arrive pas à la cheville d'un "marche à l'ombre", "les compères" ou même "le boulet"(film plus récent). D'ailleurs, Lanvin est moins bon que dans marche à l'ombre ou le boulet. Peut être la faute à un réalisateur pas assez expérimenté.

Ca me fait penser au film de Dominique Farrugia avec Jugnot et Lhermitte* en 1998, il y avait un très bon casting (Jugnot /Lhermite), une bonne histoire, de bons dialogues, une super bande annonce, un bon réalisateur (Farrugia avait fait juste avant le très drôle "Delphine 1 Yvan 0) mais quand on voit le résultat, on est un peu déçu, on ne sait pas vraiment pourquoi, tous les ingrédients sont présents pour faire un très bon film mais voilà... "ça ne prend pas".

Pour en revenir à "Envoyés tres spéciaux" c'est vrai que les films ayant pour thème la radio, c’est pas très "cinématographique" (sauf « Tandem » avec jugnot / « Good morning vietnam » / « talk radio » et « tout le monde il est beau tout le monde il est gentil) c'est même un sujet "casse gueule"; filmer ou regarder un gars devant un micro, même avec un grand acteur comme Lanvin, et bien on s'emmerde rapidement. Heureusement que les scènes sont courtes.

Une comédie qui ne "mange pas de pain" avec un sujet intéressant, j'ai vu pire comme comédie (camping / disco /Brice de Nice / Seul two/ OSS17) mais j'ai aussi vu mieux (le boulet / les bronzés 3 ) bref je reste un peu sur "ma faim".

Filmographie sélective de

Gérard Jugnot :

Tandem / Une époque formidable / Casque bleu / Papy fait de la résistance / les bronzés / les choristes / faubourg 36

Gérard Lanvin :

Les spécialistes / marche à l'ombre /Tir groupé /Le prix du danger / Il y a des jours et des lunes/Le boulet

mercredi 5 août 2009

WOLVERINE


Encore une fois ,la bande annonce accrocheuse ne reflète pas le niveau d'un banal film d'action qui s'appuie surtout sur sa lucrative et médiatique licence.Très lent a démarrer et doté de dialogues frisant souvent le ridicule ,le scénario se révèle d'une extrême pauvreté comparé au charisme d'un Wolverine incarné par un Hugh Jackman heureusement toujours a la hauteur du personnage Marvel.

Les effets spéciaux, poursuites ,combats et autres explosions justifient à masquer la grande indigence d'une histoire qui prend ses aises avec le comic original.

Au final cet "xmen men origins" qui devait apporter toutes les réponses est une véritable déception et comparé aux 3 précédents épisodes ,celui ci se montre tout a fait dispensable. Xmen 1 et 2 restent donc les meilleurs de la saga... pour toujours.

lundi 13 juillet 2009

OSS 117 RIO



Douze ans après Le Caire, OSS 117 est de retour pour une nouvelle mission à l'autre bout du monde. Lancé sur les traces d'un microfilm compromettant pour l'Etat français, le plus célèbre de nos agents va devoir faire équipe avec la plus séduisante des lieutenants-colonels du Mossad pour capturer un nazi maître chanteur. Des plages ensoleillées de Rio aux luxuriantes forêts amazoniennes, des plus profondes grottes secrètes au sommet du Christ du Corcovado, c'est une nouvelle aventure qui commence. Quel que soit le danger, quel que soit l'enjeu, on peut toujours compter sur Hubert Bonisseur de la Bath pour s'en sortir...

Un film globalement décevant, comme le premier opus. C'est le genre de film qui a vraiment tout pour me plaire et pourtant j'accroche pas, c'est fou !
J'adore pourtant Dujardin (un gars une fille / le convoyeur/99F/ contre enquête) j'ai adoré "le grand détournement / la classe Américaine" de Michel Hazanavisius (le réalisateur) mais , je ne comprends pas.... les deux ensemble, c'est jamais bon (Brice de Nice / OSS117 Caire nid d'espions), la sauce ne prend pas !
Il parait que laplupart des ingrédients qui ont contribué au succès public du "Caire, nid d'espions" étaient encore une fois réunis dans le second opus. En tous les cas, il n'y a rien de plus triste que de regarder une comédie pas drôle.
Les blagues potaches sont utilisées à outrance et l'abus de running gags devient rapidement insupportable (les assassins chinois qui débarquent tout au long du film). A vouloir parodier à tout moment on finit par se lasser et ne plus du tout s'accrocher à l'histoire. Histoire d'ailleurs bien mince. Les acteurs sont plutôt bons mais à part deux fous rire, on s'ennuie vite.

mercredi 15 avril 2009

BABYLON AD


Toorop a mené bien des combats et survécu aux guerres qui ont ravagé le monde depuis le début du XXIème siècle. La mafia qui règne sur l'Europe de l'Est confie une mission délicate à ce mercenaire : convoyer de Russie jusqu'à New York une mystérieuse jeune fille prénommée Aurora pour la remettre aux mains d'un ordre religieux tout puissant...

L'ambiance imposée par Kassovitz est vraiment intéressante, le mélange politico-religieux est assez avant gardiste et effrayant.

Le film nous montre un futur presque apocalyptique miné par la guerre, le terrorisme, le fanatisme, le capitalisme... c'est plutôt réussi de ce point de vue là. Après niveau scénario c'est plus que moyen : plus on en apprend sur la fille et plus on est déçu,

Impossible de passer sous silence le côté grotesque de la version française où Vin Diesel jouit d'une voix de banlieusard absolument pas adapté au propos. On attend donc patiemment le dernier quart d'heure pour découvrir les réponses de l'intrigue tarabiscotée qui nous est contée et, ici aussi, la satisfaction n'est pas totale. Que dire sinon que la déception est à la hauteur du tallent du réalisateur.

Reste l'action, des images bien foutues, mais bon ça fait un peu juste.

mardi 17 février 2009

HANCOCK


LE FILM DE LA SEMAINE EN DVD
En fait je suis assez mitigé sur ce film ; Les effets spéciaux sont bien réussis... et à part ça ? Après une première partie originale et provocatrice (et des scènes très drôles) , le film retombe malheureusement dans les conventions du film de super-héros, sans oublier les petites incohérences qui plombent le film (peut être la faute au montage de la version cinéma, une version longue existe). Quant à la révélation au sujet du personnage de Charlize Théron et de son vrai rôle dans cette histoire... cela m'a paru être une coïncidence trop énorme et assez artificielle, qui semble avoir été collée pour faire rebondir un scénario écrit sur un ticket de métro. Du coup, j'ai regardé cette seconde partie d'un oeil plutôt distrait. Voici un article pour tout savoir sur la version longue :

Le premier rajout au montage intervient juste après la séquence d'introduction où Hancock capture trois bandits coréens et plante leur voiture en haut d'un building. Dans la version vue au cinéma, nous découvrions dans la scène qui suivait Will Smith dans un bar, se saoulant en regardant les infos où il est dénoncé pour sa destruction de l'autoroute au cours de l'opération. Le montage montrait également une vieille dame assise au bar, tournant la tête régulièrement dans sa direction avec un regard réprobateur. Hancock lui lançait alors un « Je vais visser mon pied dans ton cul ! » bien expéditif. Fin de la scène, nous passions alors directement à l'introduction du personnage de Jason Bateman, essayant de vendre son concept bienfaiteur à une industrie pharmaceutique.

Cette scène de bar a fait l'objet d'un remontage intégral, occultant une sous-intrigue complète, la scène suivante ayant été littéralement supprimée ! Premier détail mais ayant tout de même son importance :
Hancock ne fait pas que se soûler, il dessine sur une serviette en papier. Un petit détail, qui, même sans explication supplémentaire, nous permettra de moins être surpris de le voir orner de dessins tous les murs de sa cellule en prison plus tard (ce qui arrivait un peu comme un cheveu sur la soupe dans le montage cinéma).

Mais venons-en au principal : pendant que
Hancock regarde les infos, arrive une jolie jeune fille accompagnée de ses copines. Celle-ci le reconnait et s'approche de lui pour lui parler. A noter qu'on voit le reflet de la fille dans le miroir derrière Will Smith dans l'avant dernière capture, reflet qui a été numériquement effacé de la version cinéma puisqu'elle n'était plus présente dans le montage : Très comique jusqu'ici, la scène commence à changer de ton, Hancock essayant de s'excuser pour ce qui c'est passé, sur un ton réellement gêné :

La fille partant aux WC complètement abasourdie, voire effrayée,
Hancock continue ses explications en cherchant ses mots et la rejoint derrière la porte des toilettes pour lui proposer une balade romantique dans les airs : Quelques secondes après, il se rend compte qu'il parle dans le vide et qu'elle s'est enfuie par la fenêtre des WC :

Hancock sort et la voit partir en voiture. Il réalise une nouvelle fois que sa différence l'exclu complètement, même des filles les plus superficielles : Et voilà comment une scène vire d'un ton comique à un ton dramatique, intimiste. La suite reprend exactement là où continuait la version cinéma, avec l'introduction du personnage de Jason Bateman :

L'arrivée de
Hancock en prison nous était montrée par un plan sur un car enchaîné avec Will Smith faisant ses premiers pas à l'intérieur même de l'enceinte. Cette fois-ci, le plan sur le car est prolongé, dévoilant les prisonniers attachés les uns aux autres descendre du car, Hancock en tête. En marchant devant eux, il ne sentira tellement pas la résistance des autres qu'il les entraînera dans une chute.Un gag très rapide, vu dans la bande-annonce du film mais absent au cinéma, dont les images sont entrecoupées de quelques plans où l'on voit Hancock se faire tirer le portrait par l'administration pénitentiaire. Outre la réintégration du fameux gag, ces tous petits rajouts donnent un rythme légèrement plus cohérent nous amenant vers les scènes de prison au lieu de nous y propulser directement. Une introduction qui respire mieux !
Dans la version cinéma, Hancock lançait un disque pour couper la main du preneur d'otage dans la banque, laquelle tenait un détonateur qui une fois lâché aurait entraîné l'explosion des 4kgs de C4 attachés à chaque otage. Un démembremant suggéré par le cri du bad guy superposé au plan où Hancock tient la main et la remet au chef de police. Soit une petite ellipse qui faisait son effet comique. Le monteur aura donc rattrapé une coupe en utilisant un ressort comique, mais dans la version d'origine le cri tombait sur un plan de grue à l'extérieur de la banque, descendant sur des policiers se demandant bien ce qui se passe :


Hancock sort alors tranquillement de la banque, suivi par des dizaines d'otages courant vers la police pour être sauvé. La scène devient donc un acte héroïque. Pourquoi avoir coupé ses plans ? La réponse est évidente à la vision du résultat : on voit bien plus longtemps Hancock marcher avec la main décapitée, avec une allure nonchalante conférant à son acte beaucoup plus de froideur. Assurément une coupe et un rajout de ressort comique pour calmer la censure et s'assurer d'une interdiction aux moins de 13 ans au lieu de celle aux moins de 16...

On rentre ici dans le domaine des coupes les plus marquées du film, celles qui nuisaient à la narration générale et qui pourtant dans l'absolu ne font que quelques dizaines de seconde. Curieusement, toutes ces scènes sont liées au personnage de
Charlize Theron, lequel est bien plus développé.

La première scène concernée est celle de la soirée, où autour d'une table les trois personnages principaux (
Hancock, Mary - Charlize Theron, Ray - Jason Bateman) dînent ensemble. Dans la version cinéma, Hancock racontait comment il s'était réveillé 80 ans plus tôt dans un hopital à Miami, complètement amnésique. Il finissait par conclure qu'il devait être un "bel enfoiré" avant son amnésie puisque absolument personne n'est venu le réclamer à l'hopital ou à la police.

La scène s'arrêtait exactement à ce moment là. La version inédite propose une bonne minute supplémentaire, où l'on voit d'abord un plan sur
Mary en train de pleurer (pour nous faire croire qu'elle trouve son histoire triste) et Ray songeur alors qu'il était rigolard jusque là.


Hancock renchérit alors, expliquant que la personne l'accompagnant ce soir là devait depuis être morte. Mary fond en larmes, ce qui attire l'attention de Ray. Un échange de regard avec Hancock après, elle lui dira "Je suis désolée." pour ce qui lui est arrivé... Tout ceux qui ont déjà vu le film comprendront la réelle signification de ces paroles, indécelable il est vrai pour ceux qui le découvrent (une des grandes forces du scénario).


La scène était suivie d'une autre petite, inutile à distinguer du lot, où
Hancock remontait Ray saoûl dans sa chambre, le portant jusque sur son lit. Dans la version inédite, Jason Bateman voit son dialogue prolongé, comparant Hancock à un hot dog. Rien de très important, mais la réintégration de ces plans rend le montage plus cohérent, Ray passant du dessus au dessous de ses draps dans la version cinéma sans aucune explication !
Le montage de cette scène a été horriblement raccourci dans la version cinéma, la rendant totalement expéditive ! On trouve même au sein de cette scène un plan qui avait été retourné pour le montage.

Après avoir bordé Ray dans son lit, Hancock redescend dans la cuisine où Mary fait la vaisselle. La scène commence cette fois-ci par un plan de mary triturant son alliance, à nouveau pour nous faire croire qu'elle commence à avoir des sentiments pour Hancock. Ce qui est une fausse impression que seuls ceux ne connaissant pas le film ressentiront... La tension monte à travers des silences entre Hancock et Mary. Suivaient alors deux plans, le premier auquel le dialogue de la version longue disparaissait :

Dans la version longue, ces deux derniers plans n'y sont pas. A la place, la tension continue de monter puisque les deux mais de
Hancock et Mary se rapprochent : Mary va jusqu'à toucher la main de Hancock, devinant sa blessure (que nous ne verrons jamais !) à travers sa manche : Retour à la version cinéma :

C'est parti pour le baiser ! Expédié en une seconde dans la version cinéma, il prend près de 20 secondes dans la version longue. On commence par un plan où
Hancock se rapproche d'elle, qui de son côté feint de regarder ailleurs : On retrouve enfin la version cinéma : Retour final à la version cinéma, avec le fameux plan où Mary révèle sa vrai identité en envoyant valdinguer Hancock dans la rue, à travers les murs :

Une scène qui gagne donc énormément en tension dans la version inédite, n'expédiant pas un développement primordial du personnage de
Charlize Theron dans l'histoire. De plus, on ne comprenait rien du rebondissement dans la version cinéma, tandis qu'ici il devient beaucoup plus clair ! Une nouvelle preuve qu'un montage aéré, prenant son temps, aide une meilleure narration de l'histoire.
La scène qui suit a encore une fois été entièrement charcutée au montage et proposait même une version alternative dans sa version cinéma, un choix assez incompréhensif. Rien en effet dans les intentions de réduire l'interdiction aux USA ne justifiait ce choix...

Dans la version cinéma,
Hancock donnait rendez-vous à 16h chez lui à Mary pour qu'elle lui explique son identité. Celle-ci débarquait alors par les airs, ne disait rien en arrivant et rentrait directement chez lui :

Surprise ! Dans la version inédite,
Mary n'arrive plus par les airs mais en voiture ! La scène prend beaucoup plus son temps, Mary faisant face à Hancock quelques secondes, lui demandant sèchement de poser ses questions tout de suite. Et de quitter Los Angeles dans la foulée !
Retour à la version cinéma :
Mary rentre dans la caravane pour la suite de la conversation (qui en était donc le début au ciné). Le plus étrange est que l'on se retrouve par la suite devant une aberration de montage dans les deux versions ! Les deux plans très rapides qui suivent sont présents à la fois dans le montage cinéma et l'inédit.

Le premier plan montre
Mary retourner vers sa voiture alors qu'elle est venue par les airs dans le montage cinéma : Et le deuxième, une seconde après, montre Hancock s'enfuir par les airs dans un plan large montrant que la voiture n'est pas là. Dernier rajout du montage inédit et encore une fois il faudra bien se souvenir de la version cinéma pour le distinguer. Il s'agit à nouveau d'une réintégration de plans permettant au montage d'être plus cohérent et à la narration d'être plus fluide.

Après l'affrontement titanesque entre
Hancock et Mary dans les rues de L.A., ils finissent devant le building où Ray réalisait une présentation. Dans la version cinéma on comprenait tout juste qu'il les voyait et comprenait que quelque chose clochait chez sa femme. Dans la version inédite, le rajout de nombreux plans sur Ray et sur Hancock et Mary comprenant qu'il les a vu, permet à la narration d'être beaucoup plus claire. Au passage, le dialogue entreMary et Hancock est prolongé d'une phrase où ce dernier lui affirme qu'elle est la plus belle chose qu'il ait vu de sa vie. La scène se termine par un joli fondu à l'aide de la neige qui tombe et devient une tempête.


Conclusion :
On ne trouve réellement qu'une scène inédite dans ce nouveau montage de Hancock, lequel bénéficie au passage de nombreux rajouts dans le montage assurant une meilleure fluidité de la narration, plus de cohérence et plus de développement du personnage de Charlize Theron (lequel en avait bien besoin).OUI, cette version est meilleure que celle vue au cinéma.NON, elle ne résout pas tous les problèmes du film, certains passages souffrant encore de coupes que l'on soupçonne encore bien présente. De plus la fin du film avait été retournée quelques semaines avant sa sortie au cinéma et elle n'a pas changé d'une miette dans ce nouveau montage. Le DVD et le Blu-Ray étant labellisés "Unrated cut" et non "director's cut", on peut espérer dans les prochaines années que Peter Berg livrera son véritable montage d'origine...
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