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lundi 12 mars 2018
mardi 4 avril 2017
lundi 19 décembre 2016
HIGHLANDER en bluray
juste pour vous confirmer que c'est bien le Director's cut qui est proposé en bluray par studiocanal en HD 4K avec le doublage français d'origine et les scènes inédites ont été redoublées.
mercredi 23 novembre 2016
vendredi 8 juillet 2016
CHRISTOPHE LAMBERT parle d'Highlander 2
Votre carrière bascule avec Highlander 2 , Accident industriel qui vous vaut le les premières moqueries de la critique et du public.
J’avais signé le film à l’époque, et je n’avais pas mon mot à dire sur le scénario. Je me souviendrai toujours avoir expliqué aux producteurs qui ne fallait pas expliquer le concept d’immortalité. Le mec vient de la planète Zeist, ça veut dire quoi ? les mecs sont immortels, ils se réparent et doivent se couper la tête, fin de l’histoire. Cette science fiction était stupide. Et ce qui l’était encore plus c’était d’appeler le film Highlander. En promo, je disais aux gens « si vous vous attendez à voir le suite d’highlander, vous vous trompez », le producteur était fou, mais je vous le répète, je n’avais pas le choix. Si je ne faisais pas le film, le studio me collait un procès sur le dos, et j’étais content de retrouver Russel, ma caution visuelle à Hollywood.
Vous l’avez payé cher quand même, Le film marque un point de bascule dans votre carrière.
Pas sûr, j’aurai aimé qu’highlander 3 soit le numéro 2 Qu’on l’aime ou pas, ce film, au moins avait du sens par rapport au concept originel. Et puis, Highlander 2 ne m’a pas empéché de faire « Max et Jéremie », de Claire Devers, et Nivana de Gabriele Salvatore, des films dont je suis fier. Les autres, enfin certains autres, on n’en parle pas, on se comprend hein ?
jeudi 7 juillet 2016
CHRISTOPHE LAMBERT parle de SUBWAY
Dans la foulée de
Greystoke, vous enchaînez « Parole et musique » et Subway de Luc
Besson
J’ai obtenu le rôle de Parole et musiques avant que Greystoke ne sorte en salles. Une fois le film de Chouraqui terminé, Luc me propose Subway Entre-temps « Greystoke » était sorti et quand je finis Subway je signe « Highlander »
Cette subite Lambert-mania
vous grise-t-elle ?
Je ne peux pas dire que c’était désagréable, je me suis aperçu tout de suite du pouvoir incroyable de cette gigantesque machine qu’était le cinéma. On se dit qu’il faut surtout bien rester les pieds sur terre, prendre du recul. Il y avait moi, Christophe, et l’autre Christophe, la star de cinéma. Je n’ai jamais confondu l’un et l’autre. La starisation qu’engendre la promotion, les photos, les magazines, je jouais le jeu parceque j’avais la conviction de servir le public. Je me disais « peut être qu’ils veulent en savoir plus sur le film, qui je suis, mais après, je redevenais le Christophe banal , de la même façon qu’entre « action » et « coupez », je suis un autre mec.
Je ne peux pas dire que c’était désagréable, je me suis aperçu tout de suite du pouvoir incroyable de cette gigantesque machine qu’était le cinéma. On se dit qu’il faut surtout bien rester les pieds sur terre, prendre du recul. Il y avait moi, Christophe, et l’autre Christophe, la star de cinéma. Je n’ai jamais confondu l’un et l’autre. La starisation qu’engendre la promotion, les photos, les magazines, je jouais le jeu parceque j’avais la conviction de servir le public. Je me disais « peut être qu’ils veulent en savoir plus sur le film, qui je suis, mais après, je redevenais le Christophe banal , de la même façon qu’entre « action » et « coupez », je suis un autre mec.
Comment abordez-vous Subway ?
Vous pressentiez le potentiel de Luc Besson ?
Déjà son premier film, « le Dernier Combat »m’avait beaucoup impressionné. La manière de filmer, de faire beaucoup avec peu de moyen. Oui, sa mise en scène était plus aboutie que la moyenne, on voyait que ce mec allait devenir un poids lourd. Ce qui était super avec « Subway »,c’est que nous avions tous entre 26 et 30 ans, des acteurs , l’équipe technique. On travaillait sérieusement mais avec la décontraction, la vitalité de la jeunesse. Nous nous marrions comme des mômes à l’école.
Déjà son premier film, « le Dernier Combat »m’avait beaucoup impressionné. La manière de filmer, de faire beaucoup avec peu de moyen. Oui, sa mise en scène était plus aboutie que la moyenne, on voyait que ce mec allait devenir un poids lourd. Ce qui était super avec « Subway »,c’est que nous avions tous entre 26 et 30 ans, des acteurs , l’équipe technique. On travaillait sérieusement mais avec la décontraction, la vitalité de la jeunesse. Nous nous marrions comme des mômes à l’école.
Même avec Adjani, qui à l'époque
était la première star avec laquelle
vous tournez ?
Franchement, je ne voyais pas la différence. Ces gens-là sont normaux vous savez. Ou on connecte humainement, ou ne se connecte pas. La notoriété ne change rien àl’affaire. Quand j ai rencontré Isabelle, on s’est dit bonjour ça a bien fonctionné tout de suite. Comme avec Sean Connery sur « Highlander ». Ou mon pote De Niro. On s’est rencontré dans un taxi qui nous emmenait voir Terry Gilliam. On se dit bonjour, on monte dans la voiture. Comme de Niro est un mec trés timide, on s’est échangé des banalités pendant 30 secondes et on s est tus pendant deux heures. Mais chez Gilliam, il s’est un peu décontracté. Plus tard à New York, pendant la promo de « Subway » je lui passe un coup de fil. De Niro me propose de passer le voir. Ca me génait un peu, j étais avec Besson qu’il ne connaissait pas. « Pas de problème , passe avec lui ». On arrive dans un restau, De Niro était là avec Pacino qui nous ramenait en voiture à la fin de la soirée. Vous imaginez ? c’était une hallu complète. Tout ça pour dire qu’ils auraient très bien pu nous snober, becter dans leur coin. Avec le temps, je me suis aperçu que le niveau des gens de ce métier était lié à leurs qualités humaines. A un moment donné les gens prétentieux dérapent toujours
Franchement, je ne voyais pas la différence. Ces gens-là sont normaux vous savez. Ou on connecte humainement, ou ne se connecte pas. La notoriété ne change rien àl’affaire. Quand j ai rencontré Isabelle, on s’est dit bonjour ça a bien fonctionné tout de suite. Comme avec Sean Connery sur « Highlander ». Ou mon pote De Niro. On s’est rencontré dans un taxi qui nous emmenait voir Terry Gilliam. On se dit bonjour, on monte dans la voiture. Comme de Niro est un mec trés timide, on s’est échangé des banalités pendant 30 secondes et on s est tus pendant deux heures. Mais chez Gilliam, il s’est un peu décontracté. Plus tard à New York, pendant la promo de « Subway » je lui passe un coup de fil. De Niro me propose de passer le voir. Ca me génait un peu, j étais avec Besson qu’il ne connaissait pas. « Pas de problème , passe avec lui ». On arrive dans un restau, De Niro était là avec Pacino qui nous ramenait en voiture à la fin de la soirée. Vous imaginez ? c’était une hallu complète. Tout ça pour dire qu’ils auraient très bien pu nous snober, becter dans leur coin. Avec le temps, je me suis aperçu que le niveau des gens de ce métier était lié à leurs qualités humaines. A un moment donné les gens prétentieux dérapent toujours
En 1986, vous remportez
le césar du meilleur acteur pour « Subway ». La reconnaissance de vos
pairs vous évoque-t-il les premiers applaudissements qui vous avaient tant grisé
à 12 ans ?
J’ai dédié ma récompense à mon frère, je lui devais beaucoup de choses, dont une partie de mon identité artistique. Il était assez lunaire, dans son monde, il peignait, jardinait, Aujourd’hui, il est mort d’un cancer des os. Enfin voilà, A ce moment précis, j’ai pensé à lui, je n’avais rien préparé, c’est sorti comme ça. En quittant la scène, j’ai réalisé que je n’avais pas remercié Luc Besson. Je m’en veux encore aujourd’hui.
J’ai dédié ma récompense à mon frère, je lui devais beaucoup de choses, dont une partie de mon identité artistique. Il était assez lunaire, dans son monde, il peignait, jardinait, Aujourd’hui, il est mort d’un cancer des os. Enfin voilà, A ce moment précis, j’ai pensé à lui, je n’avais rien préparé, c’est sorti comme ça. En quittant la scène, j’ai réalisé que je n’avais pas remercié Luc Besson. Je m’en veux encore aujourd’hui.
Vous ne regrettez pas
non plus d’avoir refusé le rôle de Jacques Maillol dans le Grand Bleu ?
Il faut replacer les choses dans leur contexte. D’abort, j’ai beaucoup travaillé sur le grand bleu, On plongeait avec Luc Besson, avec les dauphins, c’était super excitant. Et puis je me suis dit que j’avais déjà tourné le grand bleu en tournant Greystoke. Au lieu d’un singe, on me collait un poisson ! La prochaine fois ça sera quoi ? un phoque, un chien, une vache ? j’adore Luc, on est pote ,on a le même univers, mais non, je ne le sentais pas. Je ne voulais pas devenir Alain Bougrain-Dubourg du cinéma.
Il faut replacer les choses dans leur contexte. D’abort, j’ai beaucoup travaillé sur le grand bleu, On plongeait avec Luc Besson, avec les dauphins, c’était super excitant. Et puis je me suis dit que j’avais déjà tourné le grand bleu en tournant Greystoke. Au lieu d’un singe, on me collait un poisson ! La prochaine fois ça sera quoi ? un phoque, un chien, une vache ? j’adore Luc, on est pote ,on a le même univers, mais non, je ne le sentais pas. Je ne voulais pas devenir Alain Bougrain-Dubourg du cinéma.
Source
http://tempsreel.nouvelobs.com/cinema/20120714.CIN8155/christophe-lambert-quand-j-ai-signe-highlander-je-parlais-anglais-comme-l-inspecteur-clouzot.html
mercredi 6 juillet 2016
CHRISTOPHE LAMBERT parle du tournage de GREYSTOKE
Vous décrochez votre
premier rôle dans Greystoke, Hugue
Hudson vient de tourner els chariots de feu, pourquoi mise t’il sur un parfait
inconnu comme vous ?
Hudson cherchait un inconnu, il avait raison d’ailleurs,
il fallait un mec qui s’efface derrière
la puisance du personnage - Il a fait le
tour du monde pour trouver son acteur.
Il a débarqué à Paris. La production ratissait large. Au casting nous
étions entre 500 et 600 types tous réunis dans une salle immence. Face à nous, Hudson et son casting director, une
pointure de l’époque.
Ils nous font faire des bonds. Au bout de trois
minutes, je m’assois. Alors, il s’est passé ce que j’ame dans la vie : un
seul mec assis au milieu de 500 autres qui sautent, on ne voit que lui . La casting director se tourne vers Hudson, et
lui dit en me pointant du doigt : « Fais
des essais avec ce garçon. » Hudson
me regarde, la regarde, suspicieux, du genre : elle a bu ou quoi ?
Je pesais 58 kilos, je portais des lunettes. Hudson appelle mon agent pour me
convoquer un mois et demi plus tard, à Londres. Pour des essais « singe »
puis des essais « civilisation». Les essais « singe » s’éternisent.
Pas le temps pour la « civilisation ».
Je rentre à Paris. Hudson rappelle mon
agent : il veut me laisser la même chance que pour la quinzaine de
candidats encore en course. Je repars à Londres
On connait la suite
Oui, six mois d’entrainement, à raison de quatre heures de gymnastique par jour. Hudson voulait un corps de danseur, pas un mec bodybuildé et là après-midi, quatre heures de singe. Puis huit mois de tournage, au Cameroun, à Londres. On termine le film dans un château magnifique à la frontiere entre l’Angleterre et l’Ecosse.
Oui, six mois d’entrainement, à raison de quatre heures de gymnastique par jour. Hudson voulait un corps de danseur, pas un mec bodybuildé et là après-midi, quatre heures de singe. Puis huit mois de tournage, au Cameroun, à Londres. On termine le film dans un château magnifique à la frontiere entre l’Angleterre et l’Ecosse.
Vous devenez une star
internationale, américaine serait-on tenté de dire, puisque vous apparaissez au
générique en tant que « Christopher Lambert » c’était quoi, une
coquetterie pour faire plus américain ?
Non, j’ai vraiment les deux prénoms. En France, c’est Christophe, mais pour l’état civil américain, c’est Christopher/// Mais de toute façon, le studio aurait anglicisé mon nom
Non, j’ai vraiment les deux prénoms. En France, c’est Christophe, mais pour l’état civil américain, c’est Christopher/// Mais de toute façon, le studio aurait anglicisé mon nom
C’était plus vendeur ?
Non, pas du tout, d’ailleurs mon accent français était bien difficile à maquiller à l’époque. Avant le tournage, je parlais un anglais scolaire, perfectionné par mes séjours à Londres. Au bout de deux mois et demi de préparation j’ai fini par parler couramment. Restait l’accent, qu’il fallait façonner de manière à brouiller mes origines. Ce qu’ils appellent l’accent mid-Atlantic. J’ai vraiment perfectionné cette technique sur « Highlander ». Mon agent m’avait fait signer le film avant que les studioss s’aperçoivent que je parlais anglais comme l’inspecteur Clouzot (rires). Pour jouer un Ecossais, vous imaginez la scène ! Les producteurs ont failli tomber de leur chaise. J’ai donc travaillé d’arrache -pied ce fameux accent. Depuis, la première question que me pose un américain lorsqu’il me rencontre est me demander d’où je viens.
Non, pas du tout, d’ailleurs mon accent français était bien difficile à maquiller à l’époque. Avant le tournage, je parlais un anglais scolaire, perfectionné par mes séjours à Londres. Au bout de deux mois et demi de préparation j’ai fini par parler couramment. Restait l’accent, qu’il fallait façonner de manière à brouiller mes origines. Ce qu’ils appellent l’accent mid-Atlantic. J’ai vraiment perfectionné cette technique sur « Highlander ». Mon agent m’avait fait signer le film avant que les studioss s’aperçoivent que je parlais anglais comme l’inspecteur Clouzot (rires). Pour jouer un Ecossais, vous imaginez la scène ! Les producteurs ont failli tomber de leur chaise. J’ai donc travaillé d’arrache -pied ce fameux accent. Depuis, la première question que me pose un américain lorsqu’il me rencontre est me demander d’où je viens.
Vous êtes sur un nuage,
mais pendant ce temps-là , votre partenaire Andie MacDowell vit un enfer
Andie n’a rien vu venir. Sur le tournage, elle travaillait dur, tout le monde était gentil avec elle. Sauf que Hugh Hudson a doublé sa voix en post production. Andie a vu le film seule dans une salle. Personne ne l’avait prévenue. Je l’ai su après coup, je trouvais ça monstrueux et parfaitement injustifié. Comme Andie venait du mannequinat, si on la doublait, c’est qu’elle était forcément nulle.Alors qu’elle était à la fois très belle et excellent comédienne. Ca lui a coûté très cher jusqu’à ce que Soderbergh lui fasse confiance avec « Sexe mensonges et vidéo » (1989).
Andie n’a rien vu venir. Sur le tournage, elle travaillait dur, tout le monde était gentil avec elle. Sauf que Hugh Hudson a doublé sa voix en post production. Andie a vu le film seule dans une salle. Personne ne l’avait prévenue. Je l’ai su après coup, je trouvais ça monstrueux et parfaitement injustifié. Comme Andie venait du mannequinat, si on la doublait, c’est qu’elle était forcément nulle.Alors qu’elle était à la fois très belle et excellent comédienne. Ca lui a coûté très cher jusqu’à ce que Soderbergh lui fasse confiance avec « Sexe mensonges et vidéo » (1989).
mardi 5 juillet 2016
LE SICILIEN avec Christophe LAMBERT
Le Sicilien (titre original : The Sicilian) est un film américain réalisé par Michael Cimino, sorti en 1987. C'est l'adaptation du roman Le Sicilien écrit par Mario Puzo en 1984.
En 1943 en Sicile, Salvatore Giuliano abat un carabinier qui l'avait appréhendé au cours d'un contrôle alors qu'il livrait clandestinement du blé. Giuliano est un hors-la-loi qui vole les riches pour donner aux pauvres avec l'espoir de voir les paysans racheter leurs terres et que la Sicile devienne un état libre.
CHRISTOPHE LAMBERT, le conservatoire, le cours Florent et MICHEL BOUQUET
Il parait que votre vocation d’acteur vous a attrapé à 12 ans, quand vous jouiez une pièce de théatre en vacances.
Christophe Lambert. C’ exact, on avait monté une partie des jeux de l’amour et du hasard. Je me sentais bien dans la peau d’un autre personnage, mais en fin de compte, ce que j aimais le plus, c’était les applaudissements de mes proches. Je me disais : «Â Pour une fois, j ai fait quelque chose de pas trop mal. Je voulais devenir acteur pour retrouver ce feeling. Pourtant, je n’avais pas envie de suivre des cours de théatre . Le cinéma en revanche, m’ attirait davantage.
Mais vous avez fait le Conservatoire à Paris ¦
Avant cela je suis arrivé à Paris tout court, à 19 ans. Mon père m’avait prévenu « Acteur pourquoi pas ? Mais avant de te lancer, il te faut un vrai métier
J ai d’abord travaillé dans une banque à Londres. Je devais faire le même genre de boulot à Paris. Le problème c’est qu’au moment où je suis arrivé, les agents de change étaient en grève, donc j’ai dit à mon père, en attendant que la grève se termine, j’essaierai acteur. Il m’a répondu à ok, je te donne deux ans pour que ça marche. Pendant un an et demi, je me suis plus amusé qu’à autre chose, je fais ais des boulots dans les boutiques avec une super copine, Caroline, et puis je me suis aperçu que par rapport à l’ultimatum que mon père m’avait fixé, il me restait six mois pour réussir. Il fallait donc que j’aille en cours.
Je ne m’étais pas inscris, j’achetais juste ‘’le technicien du film » pour les annonces de casting, les news de tournages, ma mauvaise conscience m’a poussé à agir. Comme je suis quelqu’un de timide, j’ai demandé à Caroline de venir avec moi au cours Florent. Elle est reste pendant deux semaines, le temps que je m’intègre, puis elle est retournée dans sa boutique. - Quatre mois plus tard, Yves Lemoine, le prof principal me dit « Toi, je vais te présenter au Conservatoire. J’ai pensé qu’il était complètement allumé, normalement on présente le conservatoire après deux ans de cours, mais bon c’était lui le prof, alors pourquoi pas ? et j’ai eu le conservatoire, malgré tout, j’ étais un peu triste de laisser ma bande de copains du Florent.
Les cours vous plaisaient finalement ?
Le Florent, oui, c’était marrant, franchement, la première annonce, je ne comprenais rien, il y avait tellement d’analyses de dialogues, de théatre abstrait, je me foutais de savoir ce que machin avait en tête lorsqu’il écrivait telle pièce. Jouons la puis voilà. Mais la deuxième annonce, j’ai eu de la chance, avoir Michel Bouquet comme prof
,
Un mec exceptionnel, passionnant et d’une générosité folle. En le regardant, je comprenais tout. Ce qui permet de faire croire, voire de se transformer en quelqu’un d’autre, c’est ça la passion, le cours et rien d'autre-
SOURCE INTERVIEW
Nouvel OBS. Guillaume Loison Publié le 14 juillet 2012
lundi 4 juillet 2016
CHRISTOPHE LAMBERT parle de MICHAEL CIMINO
Vous tournez « le Sicilien» de Michael Cimino,
qui est très mal reçu par la critique. C’est assez injuste, parce que le film
possede une puissance lyrique assez phénoménale
Oui, le Sicilien» a été très mal reçu
Notamment
à cause de l’effet de saturation que je générais à l’époque.
Au
moment de la sortie du film, je vais acheter un journal dans un kiosque. Et là
je vois 70 fois ma tronche en couverture
J’avais pourtant refusé les trois quarts des
interviews, mais je n’avais aucun contrat sur la diffusion de mes photos dans
la presse. Je me suis dit « c’est trop » et c’était trop.
Je
sentais que j’avais une bonne connexion avec le public, ce qui est toujours le
cas d’ailleurs, seulement là , ils en avaient jusque-là de Christophe LAMBERT.
J’ai
eu peur, alors je suis parti en Amérique. Mais vous avez raison, « le
Sicilien » est un grand film. Et je
ne crois pas que Cimino ait fait dans sa vie un mauvais film. Même son dernier «Sunchaser »
a des défauts, mais il y a quelque chose. Le problème de Michael c’était
qu’il etait trop intelligent, complètement mégalo. Pour moi, il était t plus
grand que Coppola ou Scorsese. Il s’est assassiné lui-même.
Vous ressentiez son caractère explosif sur le tournage ?
Oui et non. Non, parce que le Sicilien etait un de ses films les plus contrôlés. Il était calme même si de temps en temps, bon Par exemple, un jour, il est arrivé sur le plateau avec six gardes du corps en disant qu’il était menacé par la Mafia. Oui, il étaiut dans un autre monde, mais quel incroyable metteur en scène. Son acuité visuelle était sidérante. Quand on tournait des plans entre chien et loup, tout d’un coup, il percevait sept couches de violets différents avant tout le monde. Seulement, sa réputation le précédait « Heaven Gate » avait beau être un chef d’oeuvre, vous ne pouvez pas couler un studio sans quelques conséquences. Et puis le Sicilien aurait pu être encore meilleur s’il n’avait pas eu cette terrible bataille d’ égos entre Cimino et le scénariste Gore Vidal. C’est à celui qui imprimerait sa patte, injecterait le plus de flamboyance. Le seul reproche que j’ai à faire sur le film, c’est justement ce trop-plein de flamboyance. On ne peut pas être habillé nickel chrome quand on incarne un personnage qui vit dans la poussière, Michael aurait dû s’inspirer de Sergio Leone.
Oui et non. Non, parce que le Sicilien etait un de ses films les plus contrôlés. Il était calme même si de temps en temps, bon Par exemple, un jour, il est arrivé sur le plateau avec six gardes du corps en disant qu’il était menacé par la Mafia. Oui, il étaiut dans un autre monde, mais quel incroyable metteur en scène. Son acuité visuelle était sidérante. Quand on tournait des plans entre chien et loup, tout d’un coup, il percevait sept couches de violets différents avant tout le monde. Seulement, sa réputation le précédait « Heaven Gate » avait beau être un chef d’oeuvre, vous ne pouvez pas couler un studio sans quelques conséquences. Et puis le Sicilien aurait pu être encore meilleur s’il n’avait pas eu cette terrible bataille d’ égos entre Cimino et le scénariste Gore Vidal. C’est à celui qui imprimerait sa patte, injecterait le plus de flamboyance. Le seul reproche que j’ai à faire sur le film, c’est justement ce trop-plein de flamboyance. On ne peut pas être habillé nickel chrome quand on incarne un personnage qui vit dans la poussière, Michael aurait dû s’inspirer de Sergio Leone.
Source
http://tempsreel.nouvelobs.com/cinema/20120714.CIN8155/christophe-lambert-quand-j-ai-signe-highlander-je-parlais-anglais-comme-l-inspecteur-clouzot.html
lundi 6 juin 2016
DEUX DOIGTS SUR LA GACHETTE introuvable en dvd
Deux doigts sur la gâchette (Gunmen) est un film policier américain réalisé par Deran Sarafian, sortie le 4 février 1994 aux États-Unis et le 27 avril 1994 en France.
Peter Loomis (Patrick Stewart) a caché 400 millions de dollars dans un bateau quelque part en Amérique du Sud. Loomis envoie Armor O'Malley (Denis Leary) pour trouver le bateau mais il découvre que Dani (Christopher Lambert) est sorti de prison et qu'il est lui aussi à sa recherche. Le détective Cole Parker (Mario Van Peebles) fait équipe avec Dani pour retrouver le bateau avant les hommes de mains de Loomis.
Loomis réalise que O'Malley veut la fortune pour lui et décide de trahir ses hommes. Après un grand nombre de poursuites et trahisons, Parker et Dani retrouvent enfin le bateau le Gunmen et partagent l'argent
En France, le film est toujours inédit en DVD. Disponible en VHS & Laserdisc.
jeudi 19 mai 2016
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