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mardi 2 mai 2017

Michel Chevalet "Le vidéodisque, c'est la télévision du futur"

30/09/1980 Michel CHEVALET au salon du vidcom à Cannes-montre vidéodisque. Explique son fonctionnement : deux systèmes de lecture : laser et contact mécanique-CHEVALET montre cassette vidéo enregistrée sur deux faces

lundi 30 janvier 2017

la face morte des Discovision

Le LaserDisc est un format plutôt ancien, qui date de la fin des années 70, et les premières générations offrent quelques surprises. La plus intéressante ? Les « dead side », qui contiennent parfois des données plus ou moins aléatoires.
Laserdisc_logo

La première génération de LaserDisc porte le nom de Discovision, et – contrairement aux disques plus récents – ne contiennent que des données analogiques. L’image, bien évidemment, mais aussi le son. Une des particularités des LaserDisc vient de la capacité assez limitée d’une face : environ 30 minutes en CAV, ~60 minutes en CLV (une technologie de codage plus évoluée). Comme vous vous en doutez, un disque se contente donc rarement d’une face et beaucoup de films demandent deux disques (ou plus). Mais que se passe-t-il quand le nombre de faces nécessaires est un nombre impair ? La première idée, évidemment, c’est de n’utiliser qu’une face, mais pour des raisons physiques et étant donné la taille des disques, ce n’est pas possible (les premiers essais de LaserDisc posaient des soucis avec une seule face). A l’époque, un choix a donc été fait : utiliser des faces « rebuts » pour les films qui demandaient un nombre impair de faces. Le fabricant des disques récupérait donc des faces inutilisées provenant d’autres disques et les recouvraient de vernis pour empêcher la lecture.
Bien évidemment, des petits malins ont découvert assez rapidement l’astuce, et il est possible d’enlever le vernis avec de l’alcool à 90°. Ensuite, c’est la loterie : on peut trouver des morceaux de films, de la documentation, des trucs jamais sortis, etc. La première chose à savoir, c’est que ça ne fonctionne que sur les Discovision : sur les LaserDisc plus récents, les fabricants remplissent les faces inutilisées avec un message demandant de retourner le disque (j’en parlerais un jour) ou des dessins. La seconde, c’est que c’est assez aléatoire.
Reste que le dead side, ça peut être amusant. Ce site qui recense les Discovision donne quelques exemples de chosesqui n’existent que sur des dead side.
Vraiment, rien de l'autre côté ?
Vraiment, rien de l’autre côté ?
J’ai essayé. Le matériel nécessaire ? Une lecteur compatible NTSC (normalement, ils lisent tous l’audio analogique) et bien évidemment des Discovision. Attention, il faut évidemment des disques avec une face inutilisée, ce qui n’est pas toujours le cas : selon le codage, le contenu peut rentrer sur un ou deux disques sans soucis. Sur les quelques Discovision récupérés à vil prix aux Etats-Unis, deux avaient déjà été nettoyés : Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band contient la première face d’American GraffitiGoing My Way (La Route semée d’étoiles), la seconde face de Jaws (Les Dents de la mer). Après nettoyage, le film Coal Miner’s Daughter (Nashville Lady) contient un manuel de voiture Pontiac et Jaws 2 (Les dents de la mer 2) une vidéo sur les voitures Chevrolet. J’ai deux autres films avec lesquels je n’ai pas réussi à lire la « dead side » : MacArthur (MacArthur, le général rebelle) et American Graffiti. Ceci dit, ils étaient rejetés directement au départ et un nettoyage approfondi à l’alcool à 90° permet au lecteur de détecter le disque, donc je ne perds pas espoir. Enfin le dernier, Jaws (Les dents de la mer) semble ne pas contenir de données : le disque ressemble à un miroir sans les informations facilement reconnaissables d’un laserDisc. Soit il est réellement vide, soit la couche de protection résiste bien.
http://www.journaldulapin.com/2016/08/09/draft-discovision-dead-side/

jeudi 23 juin 2016

Quand la VHS a tué le CED

VHS kills the CED Stars
source : http://super-mystery.over-blog.com
Bienvenue dans l'époque cruelle de la guerre des formats de la fin des 70's et du début des 80's.
Avec le temps et la nostalgie de la VHS, on aurait tendance à ignorer que le format disque était répandu bien avant l'avènement du DVD. Pour donner un mini-vertige temporel, on peut rajouter que la technologie du disque laser a été inventée par David Paul Gregg et James Russell en 1958. Avant même le premier album des Beatles !
Plaçons-nous dans le contexte. Accrochez-vous, l'exposé risque d'être un poil technique.
Le 12 décembre 1972, la première projection presse du système DiscoVision de MCA se produisit à Universal Studios. Sept minutes de clips présentant des films de la firme furent projetés à des invités du monde entier.
La disponibilité au niveau du grand public se fit en 1978. Jaws "MCA DiscoVision" fut ainsi le premier film LaserDisc commercialisé en Amérique du nord.
Le magnétoscope et le lecteur de disque arrivèrent sur le marché presque au même moment. La guerre des standards débuta.

Au tout début des années 80, les formats Video Home System (JVC), le LaserDisc (RCA Corporation) et Betamax (Sony) se firent une concurrence acharnée. La VHS sera la norme de la décennie ; le LaserDisc, en retrait, survivra jusqu'à l'arrivée du DVD.
Si le LaserDisc, même s'il n'a jamais eu le succès de la VHS, bénéficie toujours pour les vieux routards d'une certaine nostalgie (à juste raison, il faut le dire, mais cela demanderait un autre article d'expliquer pourquoi), un autre format a presque disparu des mémoires américaines, à part chez les rétronautes : le CED (Capacitance Electronic Disc), le vidéo-disque de RCA. Il est donc plus juste de parler de "RCA CED" que de "RCA SelectaVision Videodisc", puisque le terme "SelectaVision" a aussi été utilité pour des magnétoscopes (ce serait trop facile sinon). Et par n'importe lequel par ailleurs, puisque le 23 août 1977, RCA lança le SelectaVision VBT200. Le premier magnétoscope VHS disponible pour le marché grand public.
Mais rembobinons un peu la bande (ou remettons le disque plutôt).
Les recherches concernant un format videodisque commencèrent en 1964 pour la compagnie RCA. En 1972, la société était capable de produire un prototype de disque contenant 10 minutes de vidéo en couleur. Après 17 ans de recherche et développement et grâce à 200 millions de dollars dépensés depuis les premiers travaux, le premier lecteur de disque vidéo de RCA fut enfin présenté en magasin.
Le lecteur DEC SFT100 sortit le 22 mars 1981 ainsi qu'une cinquantaine de films. Le son était mono et il n'y avait pas de télécommande fournie avec l'appareil (puisque je vous le dis !).
RCA sortira à la suite plusieurs lecteurs (STF200, STF300 et SKT400) qui apportèrent, entre autres, le son stéréo et une télécommande pour rentrer dans l'âge du futur.
Concernant le disque en lui-même : chacune des deux faces pouvait contenir jusqu'à 60 minutes de vidéo NTSC . Contrairement au LaserDisc, le support n'était pas lu par un faisceau laser mais par un stylet, ce qui est grossièrement comparable à la lecture d'un disque vinyle. Le problème était que le stylet devait être changé sinon il endommageait les disques.
Avec ses 250 lignes de résolution environ, la qualité était proche de la VHS-SP et du Betamax-II. Le LaserDisc lui était toutefois supérieur avec 425 lignes.
L'innovation ne paie hélas pas toujours. Le flop ne se fit pas attendre.
L'achat restait cher même si relativement économique par rapport au coût d'une telle technologie, mais cela n'explique pas tout. La VHS avait gagné pour trois raisons principales : un prix moindre, la possibilité d'enregistrer de nombreuses fois sur le support et plus longuement qu'avec une cassette Betamax (le double d'heures). Plus encore, l'invasion des magnétoscopes dans les foyers eut pour conséquence logique le règne sans partage de la VHS dans les vidéo-clubs.
On le sait, même si l'on porte la VHS dans son coeur, c'est bien le format le moins performant en qualité d'image qui aura été plébiscité par le public.

Le 4 avril 1984, la compagnie, ayant perdu la somme faramineuse de 600 millions de dollars (environ, ils n'en étaient plus à un million près) dans l'affaire, mit un terme au projet définitivement. Des éditeurs continuèrent d'écouler des films sur le support CED jusqu'en 1986. Puis, rideau.
Heureusement, la technologie du vidéo-disque ne disparu pas avec lui. Mais comme on dit, ceci est encore une autre histoire.

source : http://super-mystery.over-blog.com/2014/07/selectavision-le-videodisque-presque-oublie.html

mardi 13 septembre 2011

STAR WARS AD VITAM


Cette semaine sort en bluray, la saga intégrale star wars... Lucas nous a fait le même coup avec les VHS dans les années 80, les LASER DISCS dans les années 90



(sans oublier le VCD) et DVD dans les années
 2000.

vendredi 19 août 2011

LE VIDEODISC RCA



Y a 30 ans, le CED VIDEO de RCA, c'était LE SUPPORT du futur à en croire cette magnifique pub. En tous les cas, support improbable à peine mieux qu'une vhs, et pas encore détrôné par le LASER DISC, le fait de rentrer le disque avec sa pochette dans l'appareil, c'est quand même un truc de ouf ! Je rappelle aux plus jeunes, que le dvd existe depuis 1997 et avant cette date, le LASER DISC était considéré comme un support de luxe comparé au dvd.


Ce qu'il faut retenir de cette histoire de format c'est que peu importe la technologie vendue (ce qui est  à la mode se démodera un jour)  on nous propose toujours les mêmes films depuis 40 ans !
l'exemple de star wars, vendu en VHS, LASER DISC, DVD, et d'ici septembre en bluray, sans compter les coffrets, les éditions limitées.. bref... peu importe le flacon pourvu qu'on est l'ivresse !


Ne rigolez pas, à l'époque, on nous aurait dit qu'on pourrait copier sur une carte sd de la taille d'un timbre poste l'intégrale star wars (divix) ou toute sa cdthèque... personne nous aurait cru ! 

mercredi 7 juillet 2010

LE CED VIDEO par RCA


Avant le Bluray et le DVD, il y avait le LASERDISC, mais avant le LASERDISC, il y avait la VHS, la BETAMAX, la V2000 et le CED VIDEO ! qu'est ce que le CED ? En résumé, c'est le grand frère du LASERDISC, plus pratique (manipulation) mais qualité vidéo digne d'une VHS. Voir cette petite vidéo (en vo) ci dessous :





RETOUR SUR L'HISTOIRE DU VIDEO DISQUE

PhonovisonEn 1927, le physicien écossais John Logie Baird effectue les premiers essais d'enregistrement de signaux vidéo sur disque 78 tours pour stocker des images. Son système est baptisé Phonovision, il avait une définition de 30 lignes.

PhonovidEn 1965 a lieu la première tentative de réalisation commerciale par la firme américaine Westinghouse. Seules 200 images fixes par disque pouvaient être enregistrées sur disque 33 tr/mn.

TeldecEn 1970, les firmes AEG-Telefunken (RFA) et Decca (Grande-Bretagne) s'associent pour créer le premier vidéodisque commercial, le Teldec. Le disque transparent est mince et souple et est fabriqué à partir d'une feuille de 0,1 mm d'épaisseur. 240 sillons microscopiques sont gravés dans un seul millimètre de sa surface. Son diamètre de 21 cm avec enregistrement sur une seule face ne permettait au début qu'un enregistrement de 5 minutes. Le disque ne repose pas sur un plateau et flotte sur un coussin d'air. La tête de lecture est guidée par un chariot coulissant sur un rail. L'appareil a été mis au point par Hans-Joachim Klemp et ses collaborateurs, Horst Redlich, Eduard Schüller et Gerhard Diskopp. Ils ont utilisé un disque tournant à grande vitesse (1500 tr/m) dans la surface duquel était gravée en profondeur une fréquence porteuse supérieure aux fréquences les plus hautes du signal image. Cette fréquence porteuse était modulée par le signal image ; il s'agissait d'une fréquence de l'ordre de plusieurs Mhz. C'est le 24 juin 1970 à Berlin que l'appareil est présenté au public. Le 17 mars 1975, il est présenté sur le marché de RFA, il permet alors des durées de 10 à 12 minutes sur un disque de 30 cm de diamètre mais ce sera un échec commercial.

Thomson TTVLe système de Thomson prévu au départ pour le grand public fut ensuite destiné au marché institutionnel en raison de son prix élevé. Les principes de base et les caractéristiques techniques étaient proches de celui de Philips. Le disque est souple et transparent, son diamètre est de 30,1 cm et porte une spirale au pas de 1,57 µ matérialisée par une succession de micro-cuvettes apparentes sur chaque face. Cette solution exige de maintenir le disque dans une pochette rigide destinée à le protéger lors des manipulations. Thomson a choisi un mode de lecture par transmission du faisceau laser, il n’est donc plus nécessaire de retourner le disque pour passer d’une face à l’autre mais simplement de focaliser le faisceau sur une des faces. Le lecteur TTV était à l’époque le seul lecteur de vidéodisque à disposer d’office de la recherche de séquence : on pouvait entrer le numéro d’un image sur un clavier et la lecture commencait à cet endroit. Laservision ou VLP (Vidéo Long Playing)
En 1972, mise au point du vidéodisque à lecture laser de Philips. En 1979, Philips a lancé de façon progressive son lecteur aux USA, quelques dizaines de milliers de lecteurs y furent vendus en 1980. Philips a alors rencontré des problèmes techniques pour la fabrication des disques.
En 1982, Philips le commercialise en Europe, d’abord en Grande-Bretagne puis en R.F.A. Il utilise un procédé de lecture et gravure optique par laser hélium-néon. A l'enregistrement, les modulations en fréquence qui caractérisent l'image et le son sont gravés par un rayon laser sur un disque en verre dont la surface est soigneusement polie et recouverte d'une couche photorésistive. La piste est alors formée de cuvettes microscopiques de largeur et de profondeur constantes. C'est la longeur de ces microcuvettes et leur espacement qui déterminent les différentes caractéristiques du signal (luminance, chrominance, synchronisation, modulations sonores). La lecture se fait sur le même principe : le rayon du laser est réfléchi sur le fond des cuvettes. La spirale commence près du centre et se termine vers le bord du disque. Un asservissement électronique permet avec une grande précision de régler la vitesse de rotation et l'alignement tant vertical que radial du rayon sur la piste. Une image est enregistrée par tour de disque, soit donc 30 images par seconde à la vitesse de 1800 tours par minute en standard NTSC américain. Dans les standards PAL-SECAM européens, cela donne 1500 tr/mn (25 images par seconde). Ce disque, appelé "à lecture active" par le constructeur contient 30 mn de programme par face ou 45.000 images fixes. Il tourne à vitesse angulaire constante. Outre les possibilités de ralenti et d'accéléré, on peut facilement obtenir l'arrêt sur image.
Un autre type de disque sera produit par Philips, s'adressant plus particulièrement au marché grand public : le disque "longue durée" trourne à vitesse tangentielle constante, soit, en fonction du diamètre de la spire, de 1500 à 500 tr/mn. La capacité est ainsi augmentée à 46 mn par face, mais on perd les possibilités d'arrêt sur image et d'accès aléatoire. Dans les deux cas, le disque mesure 20 ou 30 cm de diamètre. Il est recouvert d'une couche protectrice métallisée qui protège la gravure contre les traces de doigts et de poussières et réfléchit le rayon lumineux. Le son est enregistré sur 2 canaux pour écoute stéréophonique ou enregistrement en 2 langues de haute qualité : bande passante de 40 à 20.000 Hz, rapport signal/bruit supérieur à 60 dB. Des licences de fabrication ont été achetées par Grundig, Sanyo, Sharp, Kenwood, Sony, Goldstar. Philips avait passé des accords avec MCA (Universal) pour l’édition des programmes enregistrés, avec IBM pour la fabrication des disques et avec Pioneer pour la fabrication des lecteurs.
En 1984, le système Laservision reçoit deux renforts de poids : ceux de Sony et d'Hitachi. Pendant ce temps, Pioneer met au point un lecteur compatible disque compact/Laservision et réalise le premier vidéodisque Laservision avec son numérique. En Europe, le système Laservision semble réservé aux usages professionnels. Selectavision ou Selectivision - disque CED En 1974, l'américain RCA opte pour un système à lecture capacitive, le Selectavision. Lancé en mars 1980 (ou mars 1981 ?), à grand renfort de publicité. La stratégie de RCA consistait à imposer rapidement son standard au moyen d’un investissement massif en proposant le lecteur le moins cher et le catalogue de titres le mieux fourni.
En 1984, c'est l'échec : RCA doit abandonner le Selectavision et perd 600 millions de dollars. Thorton Bradshaw qui annonce l’abandon du système donne l’essor des magntoscopes à cassettes comme cause principale. Selon ses termes c’était un succès technologique mais un échec commercial. Sa technologie ne permettait qu’un son mono non hi-fi. Le principe était identique (lecture capacitive) au VHD mais le procédé de guidage de l’électrode de lecture était différent. Celle-ci est en effet guidée par un sillon, de façon analogue aux disques audio de l’époque. Ce dispositif de guidage mécanique facilitait la construction des lecteurs qui étaient donc moins onéreux mais au détriment de la qualité d’image légèrement moin bonne, d’une usure de la tête de lecture et du disque et par l’impossibilité d’un arrêt sur image. La vitesse de rotation du disque était de 450 tr/mn.

VHDEn 1978, le Japonais JVC met au point un troisième système de Vidéodisque, le VHD (Very High Density), à mi-chemin entre le Selectavision de RCA et le Laservision de Philips. Il sera commercialisé au Japon, puis aux Etats-Unis en 1982 et en Europe à partir de 1983. En 1986, amélioration du standard VHD par JVC. Une version offre des images en 3 dimensions. Introduction du procédé "Dolby surround" utilisé au cinéma. Sa capacité est de 2 x 60 minutes (1 heure par face).
Le processus de lecture rappelle énormément le procédé utilisé pour la lecture d’un disque microsillon mais ici la vitesse de rotation est de 900 tours/minute. Le disque est enfermé dans une pochette qui est introduite avec celui-ci dans le lecteur qui se charge de l’extraction du disque. La lecture du disque en matière plastique se fait par l’intermédiaire d’un saphir qui orne le bout du bras de lecture. Le disque ne possède pas de sillon mais un tracé en spirale formé d’une multitude de petits creux microscopiques.
Entre les différents tracés d’informations se trouvent des signaux de contrôle destinés à la commande du bras de lecture. Le saphir dont la surface en contact avec le disque est relativement importante (dix fois plus qu’un microsillion), glisse sur celui-ci car la force d’appui est très faible. Le saphir sert de support à une électrode (trace de métal microscopique), qui se situe sur la face avant de la pointe. Le disque VHD est constitué de PVC qui est conducteur en haute fréquences et entraîne de ce fait l’apparition d’une capacité entre l’électrode de la pointe de lecture et le disque. Cette capacité varie suivant la présence ou l’absence de creux sur le disque et est traduite dans le lecteur en signal vidéo.
Contrairement au système de lecture à faisceau laser, on est en présence d’un système où la friction limitée par l’absence de sillon entraîne cependant une certaine usure du saphir et du disque.
Un des avantages du système par rapport au CD à lecture laser était que l’on pouvait fabriquer les disques en utilisant des presses à microsillon légèrement modifiées. Le système permettait l’accès aléatoire à n’importe quel passage, l’arrêt sur image, le ralenti et l’accéléré car son bras était servo-controllé. Caractéristiques techniques Composition du disque PVC Durée 1 heure par face Diamètre 301 mm (ou 260 mm ?) Bande passante luminance 3,1 Mhz Epaisseur 1,8 mm au centre Bande passante chrominance 0,5 Mhz Vitesse de rotation 900 tours/minute Résolution horizontale 230 lignes Largeur de piste 1,4 µm Rapport signal/bruit vidéo 40 dB Durée de vie du disque 10.000 lectures Bande passante audio 20 Khz Pointe de lecture Saphir Rapport signal/bruit audio 60 dB Durée de vie du saphir 2000 heures Enregistrement du signal vidéo Single carrier FM format

AHDEn 1973, JVC met au point son système AHD (Audio High Density). Destiné initialement à l'enregistrement audio-numérique, le procédé AHD est totalement compatible avec le VHD grâce à un décodeur PCM (Pulsed Coded Modulation). L’AHD permet trois voies sonores et des images vidéo fixes (Video Slide Show). Caractéristiques techniques Disque voir VHD Rapport signal/bruit > 90 dB Bande passante audio 1 Hz - 20 Hkz (0,5 dB) Distorsion harmonique <>

CD VidéoEn 1988, arrivée du CD Vidéo, développé par Sony, Philips et Pioneer, avatar du CD-Audio qui a aussi donné naissance au CD-I, CD-ROM, Photo-CD. La lecture est possible dans un lecteur de CD-I pourvu d’un décodeur enfichable ou dans le lecteur CD-ROM d’un ordinateur pourvu lui aussi d’une carte de décodage ou d’un software de décodage. Bien que digital, la qualité de l’image n’est pas supérieure à une cassette VHS (230 lignes).

source
http://users.swing.be/beckerp/v_disque.htm

lundi 17 août 2009

RETOUR EN 1996


Rappelez vous, nous sommes en 1996, le dvd n'existe pas encore, les pionners de l'internaute surfent avec des modems à 28K au mieux 56K. La VHS et Le CD audio sont les supports les plus populaires, le LASER DISC (le papa du DVD) reste un produit de luxe pour tous les cinéphiles de l'époque.

FLASHBACK, 1996 - le VIDEO-CD

un marché en plein essor en Asie

D'après les informations diffusées par les industriels japonais de l'électronique grand-public, le marché du Video-CD sera florissant en Asie du sud-est.

© MOS - ARCA 1996 - Tous droits réservés.

Si l'on se réfère aux déclarations de dirigeants de grandes sociétés japonaises, par exemple ceux de Sony, le Video-CD connaît un succès phénoménal en Asie, grâce avant tout à ses applications de type Karaoke. Ils estiment que le nombre de lecteurs capables de lire des Video-CD se monte à six millions dans le monde dont cinq millions se trouvent en Asie du sud-est. Il y aurait de par le monde 7.000 titres publiés dont 3.000 sont des programmes de Karaoke; le reste est constitué de films, de documentaires et de programmes éducatifs. En ce qui concerne les USA et l'Europe, on ne dispose d'aucun chiffre, ni statistique.

En Europe, Philips est le seul à proposer des lecteurs qui permettent de relire des Video-CD. Ce sont en fait des lecteurs de CD-I auxquels on rajoute, en option, une cartouche de décodage de la vidéo MPEG-1 pour la lecture de Video-CD sur des téléviseurs. Les Video-CD disponibles en Europe ne sont pas aussi nombreux que sur le marché de l'Asie du sud-est. C'est encore Philips, via sa filiale Philips-Media, qui fait office de principal éditeur européen. Elle compte un peu plus de 200 titres à son catalogue (voir sur le serveur internet: http://www.mosarca.com/VIDEOCD un extrait du catalogue de titres disponibles en français). Deux autres éditeurs français sont également actifs sur ce marché, Infogrames et TF1-Video. D'après nos informations, c'est en Hollande que le marché du Video-CD est le plus porteur, talonnée par la France et la Grande-Bretagne. En revanche, les consommateurs allemands boudent le Video-CD.

Il est possible que le Video-CD se fasse une place dans l'univers de la micro-informatique domestique. Jusqu'à cette année, il fallait passer par une carte additionnelle munie d'un circuit de décodage MPEG-1 pour relire un programme. Aujourd'hui grâce à la puissance de calcul des microprocesseurs et à la disponibilité de logiciels de décompression, il devient possible de visionner des Video-CD sur un écran d'ordinateur sans acheter de matériel complémentaire. Certains fournisseurs livrent désormais avec leur offre standard de tels logiciels de décompression de la vidéo (MPEG-1) et du son (MPEG-Audio) ; mais le micro-ordinateur est-il la meilleure plate-forme pour visionner un film ?



Différences entre le CD-Vidéo et le VCD

Si vous regardez (pour ceux qui le possède encore !) le manuel de votre lecteur de Laserdiscs, dans les formats de lecture, vous pouvez voir le logo CD-Vidéo : Celui-ci n'est à ne pas confondre avec le VCD ou SVCD.

Le CD-Vidéo, est tout d'abord le nom que possédait pendant un moment le Laserdisc en France : si vous avez des films en LDs des années 80 vous verrez qu'il porte le logo CD-Vidéo et non Laserdisc. Mais très vite, devenu Laserdisc, le nom à été gardé pour les petits LDs de 12cm (format CD) et ainsi les distinguer des grands LDs de 20 et 30 cm. Mais entre-temps, Philips sorti un appareil appelé CD-I, une sorte de console de jeux intéractive, et qui proposait de lire des films sur un nouveau type de format numérique : le Video-CD. Ce support grâce à une carte de décompression que l'on ajoutait au CD-I lisait des CDs de 12cm avec dessus une image en MPEG-1 (format de compression des données vidéo, comme le MPEG-2 et 4 correspondent aux DVDs !) d'une qualité pas terrible. Mais ceci eu pour effet d'embrouiller les gens, et bientôt pas mal de monde se mit à confondre les deux supports qui sont pourtant radicalement différent ! Voici le logo du VCD :

Différences entre le CD-Vidéo et le VCD (et SVCD) :

La première et pas des moindre, c'est que l'image sur le CD-Vidéo est entièrement analogique comme son grand frère le Laserdisc, et ainsi non-compressée le petit CD de 12cm ne peut contenir au maximum que 5mn de vidéo par face. De plus, du fait que l'image soit analogique : seuls les lecteurs de Laserdiscs peuvent lire ce support ! Enfin pas tout à fait, devrais-je dire : la plupart du temps, ces petits CD-Vidéo contenant des chansons ou musiques en plus de la vidéo, il est possible de les lire sur un lecteur de CDs ou DVDs et sur un PC, mais seuls les pistes audio seront lisibles, et votre lecteur le reconnaîtra d'ailleurs comme un CD Audio.

Et l'inverse est aussi vraie : le VCD, lui, qui possède une image numérique en MPEG-1, ne pourra être lu que sur les CDI, les lecteurs de DVDs ou votre PC ! Si vous essayez de le lire sur votre lecteur de laserdiscs, vous aurez la désagréable surprise de constater que ça ne fonctionne pas ! Normal : l'image étant numérique. De plus la capacité de stockage est supérieure (74 minutes de vidéo pour le VCD).

Pour faire simple : votre lecteur de laserdiscs ne lit que de la vidéo en analogique, donc les CD-Vidéo qui sont en analogique. Le VCD étant numérique, il est incompatible. Et vice-versa : les lecteurs de DVDs ne lisent que de la vidéo en numérique donc les VCD et SVCD qui sont numérique MPEG-1. Si vous regardez en détail le logo des deux supports, vous constaterez qu'ils sont légèrement différents, et seul l'ordre d'un mot change. Mais ce mot change tout !

Qu'en est-il du VCD et SVCD :

Malheureusement pour Philips la mauvaise qualité du support, et le bide de son CDI, fera couler pour de bon le VCD en Europe, USA et au Japon (qui commençait pourtant à s'intéresser au support). Pourtant, quelques années plus tard celui-ci va renaître de ses cendres sans le vouloir dans un pays inattendu : La Chine, et pour une raison fort simple et peu glorieuse pour Philips : le piratage des films ! C'est un tel succès là-bas, que les chinois utiliseront également par la suite l'évolution du VCD, le SVCD : un Super VCD contenant non plus du MPEG-1, mais du MPEG-2 en vidéo. A meilleure qualité d'image, place réduite : les 74mn du VCD passent à 40mn maxi sur un SVCD. Même les Japonais se sont mis au VCD, et il n'est pas rare de trouver des titres de Japanimation sur ce type de support. Aujourd'hui avec le DVD, et surtout les graveurs de DVDs : le VCD et SVCD sont pratiquement morts, même en Chine.

Et pour le CD-Vidéo :

Le CD-Vidéo qu'on le veuille ou non, était condamné avant même d'avoir du succès : peu de place pour la vidéo en analogique, évolution pratiquement impossible ! Et puis lorsque Pioneer à dépoussiérer le Laservision, il était devenu obsolète.

vendredi 16 janvier 2009

LES ANNEES LASERS


Le Laservision fut le premier système de disque vidéo, commercialisé pour la première fois par Philips et MCA en 1972. La disponibilité du Laservision dans le commerce date de 1978, à peu près en même temps que le magnétoscope.

Dans les années 1980, le format a été amélioré et est devenu le CD-Vidéo (CDV). Le son est passé en numérique 44,1 kHz 16 bits, comme le CD audio. Deux autres tailles de disques sont sorties : des 20 cm et des 12 cm.

Ces derniers, de la même taille qu'un CD audio comportent une partie lisible par un simple lecteur CD et suffisamment de place pour 5 à 8 minutes de vidéo, c'est-à-dire assez pour un clip.

À la fin des années 1980, le CD-Vidéo a été renommé Laserdisc, sans pour autant subir la moindre évolution technologique. Aux USA, de nombreux disques gravés en NTSC ont été dotés d'une bande son Dolby-AC3 adaptée aux systèmes home cinéma 5.1. Les autres disques, en particulier ceux en PAL, ne disposent que d'un son Dolby Surround (2.1) permettant une restitution en Dolby Pro-Logic (faux 5.1).

Ce support est de meilleure qualité visuelle et sonore que son concurrent contemporain, la cassette VHS (vidéo analogique) mais contrairement à cette dernière, le LaserDisc ne permet pas à un particulier d'effectuer d'enregistrement. Il dispose de plusieurs canaux pour le son (analogique et numérique) et offre la possibilité de naviguer à l'aide de chapitres. L'accès à ces chapitres se fait de manière quasi instantanée, à la manière des CD audio.

Cette possibilité d'accès automatique a aussi entraîné l'apparition de nouveaux types de jeux, le plus connu étant Dragon's Lair.

Un autre avantage des Laserdisc par rapport à la VHS est sa tête de lecture optique et non magnétique, sa durée de vie s'en trouve ainsi augmentée. Même après plusieurs années, la qualité reste identique.

Mais ce format n'était pas sans inconvénients à l'époque de son essor commercial, le premier étant, en France en particulier, son prix. Un film sur support LaserDisc coûtait en moyenne dans les 250 francs (environ 38 €), et le lecteur dans les 3 000 francs (environ 457 €).

Un autre inconvénient concerne la capacité de stockage qui est de 30 minutes par face en CAV et 60 minutes par face en CLV (voir ci-dessous). Cette durée entraîne généralement un changement de face. Les lecteurs les plus perfectionnés intégraient une fonction de changement automatique de face qui provoquait une coupure de quelques secondes. Seuls quelques lecteurs de dernière génération intègrent un système permettant de s'affranchir de ce délai.

La taille des disques était aussi un inconvénient (à peu près la taille d'un 33 tours) ainsi que leur poids, relativement important mais conserve, avec les disque audio, la qualité d'une pochette de grande taille souvent double.

Tous les lecteurs ne permettent pas de lire également les CD audio. En effet, les disques n'étant pas conçus de la même façon, il est nécessaire d'employer une lentille dédiée à cet usage, montée sur son propre mécanisme. Certains lecteurs sont néanmoins dotés d'un système optique unique pour lire CD et LD (par exemple Philips CVD-486 ou Pioneer CLD-D515).

Le Laserdisc a pendant longtemps été reconnu comme le support de choix pour la diffusion de films avec une qualité d'image et de son pour cinéphiles. Cependant, la faible capacité de stockage du Laserdisc nécessitant, suivant les modèles (auto-reverse ou non), de le retourner au milieu du film, et son encombrement important, ne lui ont pas permis de connaître un succès massif. Il a été détrôné par le DVD depuis la fin des années 1990 quand ceux-ci ont atteint une qualité acceptable de l'image sans traces de décompactage à la lecture.
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