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mardi 28 février 2017

LE MONSTRE avec Robert Benigni et Michel Blanc


Le Monstre (Il Mostro) est un film franco-italien réalisé par Roberto Benigni et Michel Filippi sorti en 1994.
 
Un homme, maladroit et assez innocent, se voit accuser d'avoir commis des crimes sexuels particulièrement sadiques, la police cherche alors à le prendre la main dans le sac...

 un film trop rare à la télévision avec en plus un doublage de Fou, Patrick TIMSIT double Robert Benigni sur la VF

 

vendredi 2 septembre 2016

Michel Blanc Interview - partie 3


Celui qui a été "bronzé" et a croisé Pialat, Sautet, Blier est aujourd'hui à l'affiche d'Un petit boulot. Ce qui valait bien une longue rencontre.
Pourquoi avoir laissé passer dix ans entre vos deux réalisations, Marche à l'ombre et Grosse fatigue?  
J'ai mis longtemps à me libérer du blocage du type qui, après un succès, ne veut pas refaire le même film, tout en doutant d'être capable d'écrire autre chose. Et puis le producteur Patrice Ledoux a eu l'idée de nous réunir, Bertrand [Blier] et moi, pour que je réalise un film que Bertrand écrirait. J'étais hyper flatté. Mais Bertrand ne sait pas à quel point il est inhibant, à force d'avoir une idée dingue toutes les deux secondes. Il est impossible à suivre et on finit par ne plus parler du tout! J'ai donc jeté l'éponge.  
Mais j'aimais l'idée de faire un film sur le milieu du spectacle. J'avais d'ailleurs développé des projets dans ce sens avec Jacques Audiardque j'ai fait souffrir tellement je ne savais pas où je voulais aller. Et là, avec ce parti pris de faire jouer aux gens leur propre rôle, j'avais trouvé le moyen de parler, avec du recul, de la notoriété et de la folie des rapports entre les vedettes et le public. J'ai d'ailleurs été extrêmement touché de recevoir le prix du scénario à Cannes.  

Cinq ans après, j'ai réalisé Mauvaise passe, qui a été un échec. Et, comme après une chute de cheval, j'ai voulu me remettre tout de suite en selle avec Embrassez qui vous voudrez. 

L'inhibition qui m'envahit après un succès s'envole dans ces moments-là.  
On vous a ainsi notamment retrouvé dans Aladin au côté de Kev Adams. Qu'est-ce qui vous avait attiré dans ce projet?  
Son réalisateur Arthur Benzaquen jouait dans Les souvenirs, que j'ai adoré tourner. Il m'a fait passer son scénario à ce moment-là. Ce n'était, certes, pas mon univers, mais je n'avais jamais joué de rôle de composition. J'ai toujours pensé que ce n'était pas mon truc, car je suis plus un verbal qu'un physique. J'ai donc voulu relever ce pari.  
On vous retrouve acteur dans Un petit boulot, dont vous avez aussi écrit le scénario, d'après le roman d'Iain Levison. Vous n'avez jamais pensé le mettre en scène vous-même?  

On me l'a proposé, mais cela aurait été une erreur. Car j'aurais sans doute abîmé le fragile équilibre du film entre un fond social très fort - et je ne suis pas Ken Loach! - et la comédie, vers laquelle il aurait alors spontanément basculé. Pascal [Chaumeil], lui, a brillamment su le conserver. Mais l'envie de réaliser est revenue. Je suis en train d'écrire quelque chose...  

mercredi 31 août 2016

MICHEL BLANC Interview - partie 1


Plus de quarante ans de carrière. Ce qui n'est pas rien. Il fait partie des rares acteurs-scénaristes-réalisateurs à naviguer dans tous les genres. Ce qui n'est pas rien non plus. Celui qui a été "bronzé" et a croisé Pialat, Sautet, Blier et Kev Adams est aujourd'hui à l'affiche d'Un petit boulot. Ce qui valait bien une longue rencontre. 
Source interview - lexpress.fr/
Vous souvenez-vous du premier jour où vous avez joué devant un public?  
Comme si c'était hier! J'étais en troisième et notre prof de français nous faisait jouer les pièces qu'on étudiait. On a commencé avec Les précieuses ridicules. Il a demandé qui voulait participer. Malgré ma timidité maladive, j'ai senti mon bras se lever... et il m'a fait monter sur l'estrade. Face aux rires que je provoquais chez mes copains, j'ai éprouvé cette sensation très forte d'être à l'aise, pour la première fois de ma vie. Faire ce métier est alors devenu une évidence.  



Comment est-ce devenu concret?  
Grâce à la rencontre, au lycée, avec Gérard Jugnot qui m'a présenté àThierry Lhermitte et Christian Clavier. Tous deux étaient en train de répéter Zoo Story, d'Edward Albee, pour la MJC de Neuilly. Gérard leur a proposé qu'on joue des sketches de Romain Bouteille en première partie. Et on s'est donc retrouvés à passer une audition devant eux dans la chambre de Thierry! L'histoire de la bande du Splendid a commencé ce jour-là...  

Quelles étaient vos relations avec vos concurrents de l'époque comme le Café de la Gare?  
Très bonnes, puisque l'une de ses membres, Sotha, nous avait prêté de l'argent pour qu'on construise notre propre théâtre.  
Coluche faisait-il partie des gens que vous fréquentiez?  
Oui, mais je le fréquentais moins que mes camarades, car j'étais plus réservé sur le personnage qui pouvait, alors, être cruel. Ayant été la cible de ses moqueries, je le lui avais d'ailleurs fait comprendre. Mais on s'était ensuite rapprochés après qu'il a profondément changé.  

En mars 1986, il était venu avec Josiane [Balasko] à mon anniversaire et m'avait dit en partant: "Si tu fais à manger, invite-moi, je viendrai..." Hélas, il est mort trois mois plus tard. Mais dans les années 70, il n'y avait aucun esprit de concurrence entre nous et les autres bandes. C'est d'ailleurs en me voyant sur scène que Patrick Dewaere avait suggéré mon nom à Claude Miller pour La meilleure façon de marcher, mon premier vrai rôle au cinéma   

Comment avez-vous vécu ce baptême du feu?  
Avec une trouille énorme. Tout le contraire de ce que j'ai pu vivre avec Les bronzés et ce personnage de Jean-Claude Dusse que j'avais créé sur scène et dont je savais qu'il faisait rire. Ce rôle m'a permis de trouver mon emploi comique que j'ai longtemps cherché. Sur scène, Gérard [Jugnot] faisait bien plus rire que moi. Quand je le remplaçais dans Le père Noël est une ordure, j'enchaînais bide sur bide! Il m'a fallu comprendre que ce que j'écrivais faisait plus marrer que mon jeu. Jean-Claude Dusse m'a permis de trouver mon rire.  
http://www.lexpress.fr/culture/cinema/michel-blanc-un-petit-boulot-a-l-equilibre-entre-fond-social-fort-et-comedie_1819627.html

lundi 29 août 2016

MICHEL BLANC Interview - UN PETIT BOULOT


Présenté en avant-première au Festival du film francophone d'Angoulême, "Un petit boulot" est le dernier film du réalisateur Pascal Chaumeil, disparu en 2015. A l'affiche de cette comédie noire et grinçante, Romain Duris et Michel Blanc. Ce dernier signe également le scénario du film. A voir en salles le 31 août. «Je savais qu’il n’était pas bien, et il a dû quelquefois se reposer pendant le tournage, mais on m’avait dit qu’il avait contracté une sorte d’hépatite en Afrique… Je n’ai pas imaginé une seule seconde la gravité de son état; c’est pour ça que l’ambiance sur le tournage a toujours été relativement légère.» «Je n’ai jamais écrit de rôle pour moi et j’ai rarement imaginé un personnage aussi… déterminé. Il est quand même un peu dur, un peu tordu. Je craignais que les gens qui me connaissent ne me trouvent pas crédible. Je veux bien jouer un type tordu, mais il faut que le public arrive à croire que je suis dangereux.» Si je n’avais que des dialogues à écrire, ma vie serait un divertissement permanent. C’est ce que j’aime le plus faire. Je n’ai jamais écrit de roman. Je suis un écrivailleur, un écriveur, je suis avant tout un amoureux de la langue parlée.» 

http://www.illustre.ch/magazine/michel-blanc-jetais-fait-pour-etre-enfant

lundi 13 juin 2016

RETENEZ MOI OU JE FAIS UN MALHEUR _ The Defective Detective


Retenez-moi… ou je fais un malheur est un film français réalisé par Michel Gérard et sorti en 1984.
Le policier américain Jerry Logan débarque à Strasbourg pour voir son ex, Marie-Christine, remariée à Laurent Martin, un représentant en articles ménagers. L’activité de ce dernier dissimule en fait un trafic d’œuvres d’art et Jerry va, à son insu, être utilisé comme contrebandier. C’est sans compter sur sa maladresse qui va bouleverser les plans de Laurent…
This was one of two films that Jerry Lewis made in the 1980s strictly for European release. They have never been released in the US, although it has been given at least two tentative US release titles, To Catch a Cop and The Defective Detective. Lewis has stated that as long as he has control over distribution they will never be released in the US. http://php88.free.fr/bdff/image_film.php?ID=3151

vendredi 17 octobre 2014

MARCHE A L'OMBRE A 30 ans !



Il y a 30 ans jour pour jour sortait au cinéma le film de Michel BLANC : Marche à l'ombre. Retour sur un des films français les plus cultes des années 80



Marche à l'ombre connut un important succès public avec plus de 6 millions d'entrées. 

Le film a reçut deux nominations aux Césars en 1985 dans les catégories meilleure première oeuvre et meilleur espoir féminin.
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 François est bon musicien, mais il a préféré faire la route en Provence ou en Grèce plutôt que de cachetonner derrière Mireille Mathieu. Son copain, Denis, est un professionnel de l'angoisse : c'est lui qui tient le gobelet lorsqu'ils font la manche.

Un jour, François se rend compte que son talent serait mieux mis en valeur près des studios parisiens : les deux amis se retrouvent donc seuls dans la capitale avec quarante francs en poche. Heureusement, il y a Joseph, un africain qui les conduit dans un "squatt".


Heureusement, il y a Mathilde, avec qui François va vivre une histoire d'amour passionnée. Pour survivre, François accepte un "petit boulot" assez louche qui entraînera toute la bande dans un engrenage dangereux. Une aventure qui conduira les inséparables Denis et François jusqu'aux États-Unis...


 Le tournage a eu lieu en mai 1984 à Marseille (L'Estaque, port autonome de Marseille), Paris (cinéma Mac Mahon, station Porte-des-Lilas), aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle et New York (Queensboro Bridge, Times Square) Avant d'être le titre du premier film de Michel Blanc, Marche à l'ombre est un album et une chanson de Renaud composés en 1980.







Merci Ludo ! 

jeudi 26 septembre 2013

JANE BIRKIN : CIRCULEZ Y' A RIEN A VOIR


 
film de Patrice Leconte (1983), avec Michel Blanc, Jacques Villeret et Jane Birkin. Une bonne comédie policière
 
Les inspecteurs Leroux enquêtent chez la propriètaire d'une galerie d'art contemporain, Hélène Duvernet, soupçonnée d'être mêlée à un trafic de tableaux volés. Pélissier ne la croit pas impliquée tandis que Leroux à la fois intrigué et attiré par la jeune femme, la suit partout et en tombe amoureux. Il finit par la prendre ne flagrant délit et lorque son amant meurt accidentellement, il l'aide à se débarasser de son corps.
 
Interview Patrice Leconte

mardi 28 mai 2013

MICHEL BLANC PARLE DES BRONZES 3


En pleine promotion de son nouveau film "Demi-soeur", réalisé par Josiane Balasko, Michel Blanc est revenu, dans une interview accordée au site "Reviewer", sur la sortie en 2006 des "Bronzés 3".




"Honnêtement je ne suis pas fier du 3. Je pense qu'il y a de très bonnes scènes, celles de Christian par exemple, mais je ne me trouve pas très intéressant dedans. Je trouve qu'il y a des mélanges hétéroclites. Par exemple, tout ce qui tourne autour de cette histoire de patte d'ours, tout ça est absolument artificiel. Mais c'est dû au fait qu'on n'a pas écrit comme on écrivait avant".

 "Je n'ai évidemment pas honte du film" nuance-t-il. "Si on ne l'avait pas fait, on ne nous aurait jamais permis de refaire autre chose ensemble. Si on voulait retourner ensemble, il fallait éliminer le spectre du 3. Mission accomplie, maintenant place à autre chose".


 "Je ne veux pas faire 'Les Bronzés 4' pour beaucoup de raisons" annonce t-il. "Tout d'abord parce que je me suis rendu compte en jouant dans 'Les Bronzés 3' que c'était compliqué pour moi. C'est devenu plus facile de jouer dans d'autres comédies plutôt que d'incarner une nouvelle fois Jean-Claude Dusse".

"Et puis il faut aussi préciser que c'était un pari d'en refaire un. Il fallait tenir compte des trente années qui les séparaient de leur dernière aventure. Considérons donc que c'est une révérence, c'est en tout cas comme ça que je le vois

http://www.ozap.com/actu/michel-blanc-je-ne-suis-pas-fier-des-bronzes-3/447288

Ce qui ne va pas monsieur Dusse, c’est le planter de bâton


Fernand Bonnevie, le moniteur de ski de Michel Blanc dans « Les Bronzés font du ski » est décédé à 98 ans, dans sa station de Val-d’Isère (Savoie).



Sa réplique « Ce qui ne va pas monsieur Dusse, c’est le planter de bâton »



 
Lors de sa sortie en 1979, la comédie "Les Bronzés font du ski" avait enregistré 1,5 million d'entrées.




http://www.leparisien.fr/espace-premium/culture-loisirs/le-moniteur-de-ski-des-bronzes-est-mort-27-05-2013-2838877.php

lundi 20 mai 2013

JOSIANE ET MICHEL


 
Le nouveau film de Josiane BALASKO sort  cette semaine, ça ne se refuse pas, et la cerise sur le gâteau, Monsieur Michel BLANC partage l'affiche !
 
 
Nénette est une petite fille de soixante ans. Un problème à la naissance l’a rendue différente. Nénette, qui a l’âge mental d’une enfant de 8 ans, a toujours vécu avec sa mère, qui l’a élevée seule. Nénette travaille, elle fait le ménage à l’école de la commune et sa meilleure amie est une tortue. Mais lorsque sa maman meurt, tout va changer et Nénette doit partir en maison de retraite. L’établissement n’autorisant pas les animaux, Nénette part avec sa valise et sa tortue, avec l’idée de retrouver son père, dont elle ne possède qu’une photo jaunie, une lettre et une adresse. Lorsque Nénette arrive enfin à l’adresse indiquée sur la lettre, une pharmacie, ce n’est pas son père qu’elle trouve, mais le fils de ce dernier, Paul Bérard, pharmacien psychorigide, qui voit débarquer cette demi-sœur avec effarement
 
 
 L'occasion rêvée pour faire un petit tour dans les films où ils se sont déjà donnés la réplique..
 
 

Grosse fatigue signé Michel BLANC

Nuit d'ivresse, la pièce de théatre


Les bronzés font du ski signé Patrice Leconte

Les bronzés
 
sans oublier les bronzés 3 !
 

samedi 22 décembre 2012

LE PETIT FILM OUBLIé du SPLENDID

 
Quel est le titre du film qui réunit Jugnot, Clavier, Lhermitte, Marie Anne Chazel, Michel Blanc et Valérie Mairesse ?
 
 

 
Le plein de super vous souhaite de bonnes fêtes
 et vous donnera plus d'infos sur cette perle rare, vous dira sur quel dvd on peut le trouver (un indice dans mon commentaire) la semaine prochaine.
(encore bravo à ceux qui ont déjà trouvé, merci pour leurs commentaires)
 
 

vendredi 14 septembre 2012

MARCHE A L'OMBRE (PREMIERE 1984)



MICHEL BLANC parle de MARCHE A L'OMBRE
GERARD LANVIN PARLE DE MARCHE A L'OMBRE
 




jeudi 13 septembre 2012

LE MEC PLUS ULTRA


Dans la collection ACTEURS QUI (Dé)CHANTENT... je (re)demande....  (clin d'oeil au steadyblog)



jeudi 5 avril 2012

LES HOMMAGES A CLAUDE MILLER


Le réalisateur français, malade depuis plusieurs mois, s'est éteint mercredi soir. Il avait 70 ans. Le cinéaste, élève de la nouvelle vague, avait révélé plusieurs talents comme Charlotte Gainsbourg, à qui il avait donné son premier rôle dans l'Effrontée en 1985.

Claude Miller avait obtenu le Prix du jury au Festival de Cannes pour La classe de neige en 1998.




Le président de l'Académie des César a, lui, salué le travail de Claude Miller sur BFM TV. Alain Terzian a déclaré que le cinéaste était un «immense réalisateur qui a marqué 30 ans du cinéma français».

La société civile des auteurs, réalisateurs et producteurs (ARP), dont il fut le président de 1997 à 1999, a envoyé un communiqué quelques heures après l'annonce de la mort de Claude Miller. «Claude Miller laissera le souvenir d'un cinéaste de talent, cinéphile et curieux» et il a signé «une filmographie à la fois populaire et exigeante, révélant un vrai regard d'auteur», a-t-elle écrit.






Guy Marchand, César du meilleur acteur dans un second rôle en 1981 dans son film Garde à vue, s'est ému auprès de L'Express: «Il était jeune. Tout le monde se barre... C'est un homme qui aime bien les artistes, qui aime bien l'humanité, le genre de mec avec qui on aime travailler, et même boire un verre. Il était bon directeur d'acteur. Un bon directeur d'acteur, c'est quand on a l'impression qu'on fait ce qu'on veut, et en définitive, on fait ce qu'ils veulent!»




Il a ajouté: «Claude Miller, quel homme généreux! Quelle façon de diriger... Il y a des metteurs en scène avec des porte-voix comme dans les années 30, mais lui avait plus d'autorité que ceux-là...»



Gilles Lellouche, qui a joué dans le dernier film de Claude Miller, Thérèse Desqueyroux, dont la sortie est prévue à l'automne, a livré un témoignage touchant à Premiere: «Je viens d'apprendre la nouvelle... J'ai beaucoup de peine, mais je garde des souvenirs forts de Claude. Sur Thérèse Desqueyroux je me souviens surtout de sa passion et de son courage. Il était malade sur le plateau, mais il ne voulait pas lâcher la barre; c'était impressionnant de le voir combattre la maladie: il prenait son traitement mais refusait de se laisser abattre, refusait d'abandonner son film et ses acteurs... Ça montre bien quel homme il était. Et son cinéma était pareil: très contemporain et très sensible. Pour notre génération, ses films ont vraiment compté: La Meilleure façon de marcher, Garde à vue, L'Effrontée... C'était des films importants, des films que j'aimais parce qu'ils avaient les qualités de Claude finalement: son honnêteté, son intransigeance et surtout son profond amour du cinéma.»

Sur les ondes de la radio RTL, Michel Blanc a expliqué que Claude Miller lui avait «confié le premier vrai beau rôle» de sa carrière. «Ce n'était pas un rôle très long mais c'était un rôle très intense dans lequel il y avait beaucoup de chose à faire, qui m'a fait très peur, qui est un souvenir extrêmement fort, extrêmement présent. C'est vraiment quelqu'un qui a compté beaucoup pour le démarrage de ma carrière», a déclaré l'acteur, qui a remporté son premier César lors de la dernière cérémonie au mois de février. Pour lui, Claude Miller était «quelqu'un de très doux, beaucoup à l'écoute des acteurs. Il était extrêmement attentif, extrêmement prêt des acteurs et en même temps en faisant confiance».

Anaëlle Grondin






CLAUDE MILLER
1942-2012

Né le 20 février 1942, ancien élève de l'Idhec, la grande école de cinéma dont il est sorti major, Claude Miller a débuté comme assistant sur "Trois chambres à Manhattan" (Carné, 1965) ou "Week end" (Jean-Luc Godard, 1967) avant de devenir le directeur de production de François Truffaut. Il a d'ailleurs assumé tous les postes sur un tournage avant de passer lui-même à la réalisation de ses premiers longs métrages qui le révèlent aussitôt au public, "La meilleure façon de marcher" en 1976, puis "Dites-lui que je l'aime" en 1977.

Son premier grand succès vient quatre ans plus tard avec "Garde à vue" (1981), dans lequel il met face à face Lino Ventura et Michel Serrault, avec Romy Schneider en arbitre. Il renoue avec le polar sombre dans "Mortelle randonnée" (1983) avec Isabelle Adjani en tueuse et Michel Serrault qui la traque, à la fois flic et ange gardien, pensant avoir reconnu sa fille. Avec "L'effrontée" en 1985, il révèle la toute jeune Charlotte Gainsbourg qu'il retrouve dans "La petite voleuse" en 1988. Prix du Jury à Cannes en 1988 pour "La classe de neige", adapté d'Emmanuel Carrère, il revient sur la Croisette comme membre du jury en 2002.

Le réalisateur s'inspirait souvent de la littérature pour trouver le sujet de ses films, comme "La petite Lili", librement adapté de "La Mouette" de Tchekhov, ou plus récemment, en 2007, du roman autobiographique de Philippe Grimbert, "Un secret", lourd de non-dits et de dissimulations familiales avec Cécile de France et Patrick Bruel. En présentant ce dernier, il expliquait avoir "toujours peur non pas d'imiter la vie mais d'imiter le cinéma".

Ses films étaient toujours à l'affût des sentiments intimes, complexes et ambivalents de ses personnages et des situations. L'an dernier,"Voyez comme ils dansent" avec Marina Hands, tourné dans la grande plaine enneigée du Canada, n'avait pas reçu l'accueil qu'il escomptait. Déjà gravement malade, il venait de terminer l'adaptation (encore) de "Thérèse Desqueyroux" d'après François Mauriac, avec Audrey Tautou et Gilles Lellouche. Le film est actuellement en post-production pour une sortie prévue à l'automne.





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