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mercredi 9 décembre 2015

ET LA TENDRESSE BORDEL !



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Film français réalisé par Patrick Schulmann sorti en 1979.

François, séducteur très misogyne, dirige un Eros Club, ce dont souffre silencieusement sa femme Carole. Julie, vendeuse dans une horlogerie, est quant à elle prise d'un accès de folie après avoir surpris son mari, Léo, futur notaire, dans une situation embarassante. Seuls Luc, qui réalise des sondages après avoir été chômeur, et Eva, jeune infirmière en psychiâtrie, font véritablement preuve de tendresse et ont ainsi une relation équilibrée

vendredi 17 juillet 2015

Dialogue avec BERNARD GIRAUDEAU - 28 Juin 2009- BREST


28 juin 2009 Rencontre avec l'acteur et écrivain Bernard Giraudeau qui a eu lieu à la librairie Dialogues, à Brest, le  à l'occasion de la parution de son roman Cher amour 
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Cinq fois nommé aux Césars mais jamais récompensé, cela ne l'empêchera pas de jouer aux côtés des plus grands acteurs et actrices du cinéma français : de Jean Gabin à Lino Ventura en passant par Alain Delon, Fanny Ardant, Catherine Deneuve ou bien encore Michel Blanc, Gérard Lanvin et Claude Brasseur. Marié pendant 18 ans à l'actrice Anny Duperey avec qui il aura deux enfants Sara et Gaël, l'ancien marin tournera au total dans plus de soixante films tels Le Ruffian, L'année des méduses, Les Spécialistes, Le Fils Préféré,Ridicule
En octobre 2004, il s'allongeait sur le Divan de Psychologies. Un entretien à redécouvrir aujourd'hui. Vous êtes né à La Rochelle. On sent en lisant vos livres, combien cette enfance dans un port vous a marqué. 
BERNARD GIRAUDEAU : Je suis fait de cette enfance. Un port, c’est un horizon libre, avec ses bateaux qui reviennent de Côte d’Ivoire ou du Brésil remplis de billes de bois, de grumes ou ces bananiers en partance pour le Gabon et les Antilles… C’est l’image de l’avenir et j’avais envie d’aller voir ce qu’il y avait de l’autre côté de la dernière vague. Je m’ennuyais à l’école et les bateaux étaient là avec leurs passerelles, il n’y avait plus qu’à monter à bord. Comme cela ne pouvait pas se faire aussi simplement que je le rêvais, je suis entré à l’Ecole des apprentis mécaniciens de la flotte. Puis j’ai pris la mer, je n’avais pas 17 ans. 
Vous avez retrouvé une famille sur le bateau ? 
Non, j’ai appris la solitude et la discipline sous un apparent compagnonnage. C’était un dur apprentissage de la vie d’homme à l’âge de l’adolescence. J’ai des souvenirs difficiles, mais je découvrais aussi les parfums des pays inconnus, les couleurs, des rencontres avec ces femmes des ports qui aiment les marins… J’ai vécu des instants de bonheur mélangés à de grands coups de détresse. C’est, je crois, ce qui m’a donné déjà l’envie de me réfugier sur la page blanche. 
Comment êtes-vous passé de la Marine au théâtre ? 
Ce sont deux mondes qui ne se croisent pas. Je me suis fait réformer après quatre ans de mer et deux tours du monde. J’ai joué l’apparent dérangement mental réussi, déjà acteur peut-être… J’ai fait, comme le Robinson du roman de Tournier, un paquet de mes rêves et je les ai jetés à la mer. J’avais 20 ans. J’étais submergé par ce fatras d’images, de sensations qui finalement n’étaient pas analysables à mon âge. Elles ont enrichi mon futur. Tous ces souvenirs resurgissent maintenant comme dans un bain photo dont l’âge est le révélateur. C’était très riche, mais trop riche trop tôt. Alors j’ai caboté, d’un endroit à l’autre, titubant entre les bars de La Rochelle et les chambres des filles… Je crois que j’appelle les rencontres. Je suis tombé amoureux d’une femme professeur de danse au Conservatoire et elle m’a appris la danse. C’était assez amusant un ancien marin à la barre au milieu des petites jeunes filles. [Il rit.] J’ai commencé alors un autre voyage. La danse, puis le théâtre, et ensuite le cinéma, sans d’ailleurs me préoccuper de revoyager dans le monde. Sauf quand un film m’emmenait loin. Je retrouvais comme une drogue les sensations, les parfums. Ce que j’avais oublié resurgissait. 

http://www.psychologies.com/Culture/Divan-de-Stars/Interviews/Bernard-Giraudeau-J-ai-dompte-mon-agitation 
http://www.telestar.fr/2015/photos/mort-de-bernard-giraudeau-5-ans-deja-photos-150256

mardi 15 juillet 2014

BERNARD GIRAUDEAU Hommage (TELERAMA)




Longtemps, il pensa mourir à 30 ans, car sa ligne de vie était courte. Après avoir dévoré l’existence de peur de manquer de temps, Bernard Giraudeau vient de fermer ses yeux outremer à 63 ans, vaincu par le cancer qu’il tenait en respect depuis une décennie. Défricheur de terres et d’expériences nouvelles, Bernard Giraudeau fut, tout à la fois, acteur, alpiniste, metteur en scène, parachutiste, militant d’Amnesty International, écrivain et homme de la mer.


Né à La Rochelle en 1947, petit-fils de cap-hornier et fils d’un militaire qui compense ses absences par des lettres d’Algérie et d’Indochine, le jeune Bernard est très tôt tenté par le grand large. Entré à l’école des mousses à 15 ans pour être mécanicien, il obtient le seul diplôme de sa vie, un brevet « diesel et turbine », puis embarque sur le Jeanne-d’Arc pour sept ans et deux tours du monde. C’est à bord de ce croiseur qu’il fait ses humanités, de ports en bistrots, de Saint-Pierre-et-Miquelon à Manille, dévorant les romans de Stevenson, Conrad et Melville. Il jette aussi, en vrac sur des carnets, ses impressions de marin. Quand on est avide de sensations, du pont aux planches, il n’y a qu’un saut. Trop peu diplômé pour devenir quartier-maître, le matelot revient à La Rochelle à 22 ans avec le sentiment de s’échouer. Et se lie à une troupe de théâtre itinérante comme on reprend la mer…

Cette année, il aurait fêté ses trente-six ans de carrière, de navigation à vue entre grand écran et théâtre, entre films populaires et cinéma d’auteur, depuis son premier rôle, en 1973, dans Deux Hommes dans la ville. Dans ce drame de José Giovanni, il interprète le fils de Gabin, un jeunot fiérot qui peste contre l’ordre établi : un premier emploi parfait pour celui qui resta toute sa vie un homme de gauche, engagé, fougueux, pas toujours commode.

Comme il fait, décidément, tout avec sérieux, il décide de découvrir le théâtre. A tant faire, le Conservatoire, il n’y a pas mieux… Il y reçoit le premier prix de comédie – à l’unanimité –, ce qui le met mal à l’aise : les récompenses, la hiérarchie, très peu pour lui. Participer au petit cirque des vanités parisiennes n’est-ce pas dérisoire quand, quelques années auparavant, on a failli étrangler une prostituée à Kobe ? C’est en 2002 qu’il révèle ce sombre épisode de sa jeunesse maritime dans le recueil de récits Le Marin à l’ancre, qui marque ses débuts d’écrivain. Il continue, ensuite, à coucher sur le papier ses souvenirs et ses rêves, au point de devenir, ces dernières années, un romancier qui compte (lire ci-­dessous). A ses yeux, cette reconnaissance littéraire vaut mieux que tous les ­césars… C’est qu’il se sent enfin apprécié pour ce qu’il est. Et non pour ce qu’il n’a jamais été : un joli cœur à faire fondre les midinettes. Malentendu provoqué, évidemment, par les succès de Viens chez moi, j’habite chez une copine, Croque la vie et à son triomphe personnel en prof d’anglais so cute dans La Boum.

D’ailleurs, en ces années 80, producteurs et spectatrices ne voient, en lui, qu’une star au regard clair, compromis parfait entre la beauté de Delon et la décontraction de Belmondo. Il accepte cette image, le temps de tourner ce qui reste son plus gros succès populaire : Les Spécialistes, de Patrice Leconte, en 1984. Mais, la même année, il change de cap : violence de Rue Barbare, de Gilles Béhat, et cynisme de L’Année des méduses, de Christopher Frank, où il incarne un dragueur caressant et antipathique. Très vite, il choisit de s’enlaidir et de s’avilir encore davantage : épave blême et imbibée dans Poussière d’ange, d’Edouard Niermans, escroc pathétique et ringard dans Vent de panique, de Bernard Stora. Deux rôles où il excelle, et où l’on sent sa jubilation à piétiner son image de beau mec…


Toujours en quête d’une nouvelle terra incognita, il passe derrière la caméra dans les années 90. Là encore, il ne choisit pas la facilité : une adaptation de L’Autre, le roman d’Andrée Chédid. Film ambitieux – un rien trop symbolique –, mais porté par un humanisme magnifique : contre toute logique, un homme est persuadé qu’un survivant gît dans les décombres qu’a provoqués un tremblement de terre. Ce survivant, c’est l’inconnu, l’autre, son « frère humain » ... Plus tard, il réalisera Les Caprices d’un fleuve, hymne à l’Afrique, suite de séquences étranges, à la lumière incandescente, à la limite du rêve éveillé…


Entre deux pièces de théâtre (Beckett ou l’honneur de Dieu, d’Anouilh, un Diderot amoral dans Le Libertin, d’Eric-Emmanuel Schmitt), il revient en force au cinéma, en 2003, dans La Petite Lili, de Claude Miller, et Ce jour-là, de Raoul Ruiz. A cette époque, il semble particulièrement heureux d’y avoir incarné un inquiétant psychopathe. Dans les interviews, il se félicitait d’« être en mer de Ruiz. Une mer qui n’est pas tranquille ».


Pourquoi des auteurs comme Sautet, Téchiné ou Pialat ne l’ont-ils jamais contacté ? Il se posait ouvertement la question, frustré de n’avoir pas pu découvrir leurs mondes. Seul François Ozon sut le découvrir. Il offrit à Giraudeau ce qui restera son meilleur rôle : un homosexuel prédateur dans Gouttes d’eau sur pierres brûlantes, d’après Fassbinder. A l’époque, on s’étonna de ce contre-emploi. A tort, car ce personnage dépressif et volcanique lui ressemblait : un homme tenaillé par l’angoisse de passer à côté de la vie. 
Guillemette Odicino





Giraudeau, l’écrivain voyageur
Bernard Giraudeau avait le goût du départ. Jamais ici, toujours ailleurs, là où on ne l’attendait pas. A 54 ans, il s’était mis à écrire. Des livres qui parlent de voyages, d’errances attentives et d’histoires volées. Son premier roman, Le Marin à l’ancre, paru en 2001, mettait en scène une bouleversante correspondance postée des quatre coins de la planète à son ami Roland, cloué sur sa chaise par une maladie. Cher amour, publié en mai, s’adresse à une femme que le narrateur n’a pas encore rencontrée, une femme rêvée à laquelle il confie le récit de ses pérégrinations au bout du monde. Tous ses romans disaient ainsi son goût de la vie, sa quête éperdue des femmes et des terres inconnues, sa volonté d’explorer le monde, sans relâche, pour « comprendre ». De livre en livre, avec l’épreuve de la maladie, perçait aussi une sagesse nouvelle, un désir de calmer le jeu, de se dépouiller de « l’homme d’avant », de se rendre disponible à l’instant présent, pour que la vie ne soit pas qu’un rêve « effleuré ». A voir les foules qui se pressaient, dans les salons et les festivals du livre où il se rendait volontiers, l’écrivain avait à l’évidence trouvé, outre la reconnaissance de la critique, celle d’un très vaste public.


Michel Abescat
http://www.telerama.fr/cinema/bernard-giraudeau-succombe-a-l-appel-du-large,47473.php

mercredi 9 juillet 2014

BERNARD GIRAUDEAU interview télé 2009

.Marin, comédien, écrivain ou pour d'autres rimes : baroudeur, acteur, auteur mais aussi cinéaste, scénariste, insatiable, infatigable sauf quand le corps dit stop et qu'arrive le temps de la maladie, des voyages intérieurs et de l'écriture. Après l'énorme succès des « Dames de nage », prix 2007 des Lecteurs de L'Express, il publie « Cher amour » (éditions Métailié), superbe roman-récit de ses dix dernières années, un brassage inattendu de voyages, théâtre, poésie et souffrances. Emission du 06/06/2009

BERNARD GIRAUDEAU interview Libération 10 mai 2010


L’acteur et écrivain Bernard Giraudeau, 62 ans, évoque sa maladie, ses traitements et revient sur son parcours de patient.

D’abord, comment allez-vous ?
Pas trop bien en ce moment, on va voir comment les choses vont évoluer, mais cela fait partie du chemin. J’essaye d’aller comme je peux, le problème est que les traitements lourds des chimios ont tendance à vous enlever un peu de la vie. Alors, on s’interroge : si c’est pour continuer à vivre avec cette vision-là… Mais il y a toujours des lueurs, non pas d’espoir mais de bonheur, des fragments possibles, des gens qui vous entourent, qui vous aiment. Bref, il y a toujours quelque chose qui fait que si je peux encore voir ou vivre cela, ou acquérir une connaissance… Une connaissance de soi, de ce corps, là, qui, à un moment donné, se dérègle. On ne sait pas trop bien pourquoi, et on a du mal.
Cela fait près de dix ans ?
Oui et cela commence à faire long. C’est long d’être en permanence entre les mains des médecins, des radios, des scanners. L’institut Gustave-Roussy, puis Pompidou, puis l’hôpital Tenon, puis encore Pompidou. C’est long.
Et vous avez le sentiment que l’hôpital va mal, en tout cas va beaucoup moins bien aujourd’hui qu’hier…
Oui. Dans la valeur donnée aux choses, on a une médecine qui est bafouée, attaquée par les pouvoirs publics qui veulent faire des économies à tout prix. On dirait qu’ils n’ont pas la connaissance de ce qui est. On supprime des postes, il y a de moins en moins d’oncologues, et pourtant il y a de plus en plus de malades, de plus en plus de pathologies. Et en face ? De moins en moins de médecins. Ils courent d’un bureau à l’autre, ce sont des queues pour un examen, une radio. L’hôpital fait ce qu’il peut, et il le fait bien. Mais cela ne suffit pas.
C’est-à-dire ?
On soigne à la chaîne, on soigne avec des protocoles. On a beau dire que l’on soigne de plus en plus les cancers, on vous parle d’une survie à cinq ans. Cinq ans, c’est beaucoup et cela ne fait pas grand-chose. Et puis, le cancer échappe à tout le monde, aux scientifiques, aux médecins, mais il n’échappe pas au patient. Ce qui est important, c’est que les gens prennent leur responsabilité. C’est à eux, cette maladie, ce n’est pas aux médecins. Il y a des médecins qui sont totalement inconscients, je les appelle les «médecins assis». Ils sont si loin de vous, ils sont assis sur leurs connaissances, ils ont tellement peur que l’on apporte quelque chose de nouveau qui les déstabiliserait…
Cela veut-il dire que le malade a des choix à faire ?
Il y a des moments où l’on se trouve devant le mur. Qu’est-ce qu’on fait ? On y va ? Se faire opérer ou pas ? Si on ne le fait pas, on a peu de chances. Si on se fait opérer, il y a des chances que cela ne se passe pas trop mal, mais après ? Pour combien de temps ? Le vrai choix, c’est de se dire : j’arrête la chimio, j’arrête tout, puis je verrai bien. Ce que je conçois, parce que c’est extrêmement usant, fatigant, épuisant, et que l’on cherche un sens à tout ça. Tant que l’on peut réfléchir, discuter, lire, on y trouve de l’intérêt. On exprime des sentiments, on partage. Mais si on n’a plus cela, à un moment on se dit qu’il faudra peut-être aller faire un tour ailleurs.
Vous dites que vous vous y attendiez quand le cancer vous est tombé dessus…
Oui, je le savais, je m’y attendais. C’était justifié que les choses se passent comme cela. A un moment, je ne pouvais plus continuer, je voyais bien que j’allais vers quelque chose qui me rapprochait de l’abîme. Cela tenait à mon existence qui avait de moins en moins de sens, une course effrénée qui me maintenait en permanence dans un état d’angoisse, celle qui peut accompagner notre métier d’acteur. J’allais où ? Un manque de sens, de profondeur, de recherche sur l’essentiel… Et donc, le cancer est arrivé et je n’étais pas trop étonné. Mais j’ai repris, après, ce métier, avec une espèce de folie furieuse, et il a fallu que je rechute pour que je me dise : allez, stop. Allons voir dans la vie quelque chose d’autre. A un moment, j’ai eu le sentiment que c’était la mauvaise voie de continuer à vivre normalement, que ce n’était pas tout à fait juste. En tout cas pour moi. Mon corps m’a dit stop. Mais cela n’a pas encore suffi. Après mon opération, je m’étais dit que j’allais tout faire pour changer ma qualité de vie, donner plus de temps aux gens que j’aime. Mais une fois encore, cela n’a pas tenu, j’ai très vite été à nouveau aspiré. Cinq ans plus tard, je recevais le choc d’une deuxième annonce avec des métastases au poumon. J’ai eu une troisième récidive, ils m’ont enlevé notamment des côtes, on m’a mis des plaques. Et là, il fallait que je prenne ma décision. Je ne pouvais plus faire ce métier, je ne pouvais plus continuer à ce rythme… Alors oui, arrêter, c’est comme ça. Certes je peux lire des textes, je peux écrire. Mon regard sur les autres s’est aussi modifié, adouci.
Ce cancer avait, pour vous, un sens, comme un signal ?
Il a toujours un sens. C’est mon avis. Pour un homme adulte, sur le deuxième versant de sa vie, un cancer peut être un message, un questionnement. C’est souvent ce qui se passe.
Et la rechute a un sens ?
On fait l’erreur de croire que les choses sont miraculeuses. C’est en nous, ce cancer. S’il n’a pas été, je dirais… compris à la source, rien ne change vraiment. Car ce n’est pas qu’un problème de molécules, celles-ci vont nous faire guérir un temps, vous allez survivre, mais le reste ? C’est un décalage, un terrain défavorable. D’où cela vient-il ? Cela peut être plein de choses. C’est pour cela que je dis qu’il y a une nécessité pour le patient de se prendre en charge, de faire connaissance avec lui-même. Est-ce que l’on veut être aveuglé et rester sous la tutelle des médecins ? Ou est-ce que l’on veut travailler avec eux, avec son ressenti, ses sentiments, ses peurs ?
Vous avez été en conflit avec vos médecins ?
Une fois, mais c’était un conflit normal. Il s’agissait d’un traitement : je voulais essayer autre chose, une autre chimio. Autrement, non, je discute avec mes médecins, nous sommes ensemble. Là, aujourd’hui, je suis sur un traitement où cela ne bouge pas vraiment. Je ne vis plus vraiment, il va falloir faire quelque chose. J’ai deux chimios, une par perfusion et une autre par pilule, et elles m’épuisent. C’est le comble, les chimios peuvent finir par tuer le malade. Il y a une grosse fatigue, une asthénie, il y a toujours quelque chose de dérangé : la tête, les intestins…
Qu’est-ce qui vous aide ?
La méditation, la relaxation, et puis mon entourage. Ma femme, mes enfants qui sont très aimants… Vous vous rendez compte qu’il vous reste dans la vie peu de choses, mais elles sont là, importantes. Un peu de bonheur, beaucoup d’amour. C’est tout bête. Et à part ça ? Il faut être heureux avec ce que l’on a. Il faut calmer le jeu, arrêter les colères, ce qui n’est pas simple. Regarder les choses différemment, être plus aimant. Comprendre.
Et accepter d’être malade ?
Oui, si vous ne l’acceptez pas, c’est emmerdant. Mais en même temps, c’est l’histoire de chacun, certains refusent et ont guéri.
N’y a-t-il pas un risque de se dire, alors, que le cancer est un peu de la faute du patient ?
Non. Il faut voir que la vie menée durant toutes ces années n’a pas été le bon chemin. Ce n’est pas de sa faute, mais on peut commencer à comprendre que l’on est en partie responsable, de façon inconsciente, de ce qui s’est passé. Ce que l’on vit autour de nous est souvent effrayant. On accumule les bêtises. On peut avoir le sentiment que l’on est dans un train fou. Et si on ne fait rien, le premier arrêt, c’est l’hôpital. Et le second, c’est le cimetière.
D’où ce projet que vous avez : «On ira tous à l’hôpital» ?
C’est une idée de la Maison du cancer qui a été conçue par deux filles, et à l’intérieur de ce projet, j’ai fait une sorte de forum. L’hôpital ? Certains iront tôt, d’autres plus tard. Si on a un environnement plus propice, on peut retarder. Regardez ce que l’on vit autour de nous, le bruit, la pollution, le téléphone qui est comme une laisse, nous n’avons plus le temps de penser à l’autre. On ne doit pas abandonner une certaine connaissance de nos rapports avec la nature pour des acquis technologiques. Car si c’est pour vivre 100 ans en passant les dernières années à l’hôpital, ce n’est peut-être pas la peine. Les médecins le disent aussi : ils arrivent au mur. Ils guériront certains cancers, mais pour les autres, ils ne font que soigner. On ne guérit pas par la seule médecine. Et puis survivre dans quelles conditions de vie ? Tout cela est posé.
Est-ce que vous vous attendiez à un parcours aussi dur ?
Je le savais, mais aussi dur… Le plus dur est de ne pas savoir comment arriver à stabiliser cette maladie sans que cela ne devienne invivable.
Vous avez mis des limites ?
Oui, j’en ai mis. Je ne veux plus me faire opérer. J’ai déjà été tellement opéré que cela bousille. Pour les chimios, moi, cela fait deux ans. C’est une période difficile.
Le regard des autres est-il difficile ?
Il peut y avoir un schisme quand les gens ne comprennent que vous avez changé. Ils disent que vous n’êtes plus le même. Mais c’est un regard qui est mal posé. Pour ma part, c’est plus simple. On m’a proposé du travail, on m’en propose encore, c’est moi qui ai décidé d’arrêter.
La souffrance ?
La souffrance ? On a beaucoup de moyens thérapeutiques, classiques ou pas, pour la contenir. Mais la souffrance, c’est usant, c’est très usant. Au bout d’un moment, elle vous permet… de ne plus rien faire d’autre. Vous vivez en elle. La chose la plus pénible, c’est ça, c’est la fatigue. Même de parler, cela demande un effort. Manger demande un effort colossal, tous les jours. Ne pas vomir, ne pas maigrir, tout est épuisant. La fatigue, vous ne pouvez rien faire. Il y a un moment où vous avez envie d’être allongé, au calme, et puis dire au revoir… Mais comment vais-je dire au revoir ? A qui ? Comment ?
Qu’est-ce qui vous manque ?
Je suis privilégié, il ne me manque rien. J’ai beaucoup de chance, j’ai des gens qui m’aiment et je ne vis pas seul dans une chambre de bonne avec une chimio tous les jours. Il me manque simplement ma connaissance personnelle pour avancer sur un chemin qui serait plus épanouissant. Là, je suis sur un corps, je suis certain qu’il y a une force de l’esprit qui permettrait de retrouver un équilibre. Je n’ai pas de réponse, je dis simplement que je devine, je le sens, que cela me fait du bien de le faire, de méditer, d’aller vers ça, d’aller vers ce point d’équilibre. Ou simplement savoir qu’il y a un point d’équilibre, la note juste.
Eric FAVEREAU

http://www.liberation.fr/societe/2010/05/10/le-cancer-est-arrive-je-n-etais-pas-etonne_625155


lundi 7 juillet 2014

BERNARD GIRAUDEAU interview 2004


Semaine spéciale BERNARD GIRAUDEAU sur le plein de super, décédé le 17 juillet 2010, retour sur sa carrière, ses interviews, ses photos, ses films.

En octobre 2004, BERNARD GIRAUDEAU  s'allongeait sur le Divan de Psychologies magazine. Un entretien à redécouvrir aujourd'hui. - La belle cinquantaine (un peu plus mais on ne dirait pas), avec son regard de baroudeur et ses rides d’homme du large, Bernard Giraudeau charme sans le vouloir. Il sait sans doute qu’il est beau mais a passé l’âge d’en jouer. Il a déjà eu plusieurs vies : marin, comédien, père de famille, réalisateur, écrivain… Ecrivain, c’est sans doute celle qui lui ressemble le plus.
Hélène Mathieu
PSYCHOLOGIES : Vous êtes né à La Rochelle. On sent en lisant vos livres, combien cette enfance dans un port vous a marqué.
BERNARD GIRAUDEAU : Je suis fait de cette enfance. Un port, c’est un horizon libre, avec ses bateaux qui reviennent de Côte d’Ivoire ou du Brésil remplis de billes de bois, de grumes ou ces bananiers en partance pour le Gabon et les Antilles… C’est l’image de l’avenir et j’avais envie d’aller voir ce qu’il y avait de l’autre côté de la dernière vague. Je m’ennuyais à l’école et les bateaux étaient là avec leurs passerelles, il n’y avait plus qu’à monter à bord. Comme cela ne pouvait pas se faire aussi simplement que je le rêvais, je suis entré à l’Ecole des apprentis mécaniciens de la flotte. Puis j’ai pris la mer, je n’avais pas 17 ans.
Vous avez retrouvé une famille sur le bateau ?
Non, j’ai appris la solitude et la discipline sous un apparent compagnonnage. C’était un dur apprentissage de la vie d’homme à l’âge de l’adolescence. J’ai des souvenirs difficiles, mais je découvrais aussi les parfums des pays inconnus, les couleurs, des rencontres avec ces femmes des ports qui aiment les marins… J’ai vécu des instants de bonheur mélangés à de grands coups de détresse. C’est, je crois, ce qui m’a donné déjà l’envie de me réfugier sur la page blanche.
Comment êtes-vous passé de la Marine au théâtre ? Ce sont deux mondes qui ne se croisent pas.
Je me suis fait réformer après quatre ans de mer et deux tours du monde. J’ai joué l’apparent dérangement mental réussi, déjà acteur peut-être… J’ai fait, comme le Robinson du roman de Tournier, un paquet de mes rêves et je les ai jetés à la mer. J’avais 20 ans. J’étais submergé par ce fatras d’images, de sensations qui finalement n’étaient pas analysables à mon âge. Elles ont enrichi mon futur. Tous ces souvenirs resurgissent maintenant comme dans un bain photo dont l’âge est le révélateur. C’était très riche, mais trop riche trop tôt. Alors j’ai caboté, d’un endroit à l’autre, titubant entre les bars de La Rochelle et les chambres des filles… Je crois que j’appelle les rencontres. Je suis tombé amoureux d’une femme professeur de danse au Conservatoire et elle m’a appris la danse. C’était assez amusant un ancien marin à la barre au milieu des petites jeunes filles. [Il rit.] J’ai commencé alors un autre voyage. La danse, puis le théâtre, et ensuite le cinéma, sans d’ailleurs me préoccuper de revoyager dans le monde. Sauf quand un film m’emmenait loin. Je retrouvais comme une drogue les sensations, les parfums. Ce que j’avais oublié resurgissait.
J’ai l’impression que le lien entre la Marine, la danse et le cinéma, c’est le rapport au corps. Vous êtes un comédien qui joue aussi avec son corps.
Oui, c’est vrai. J’ai été marié à la nature très jeune, marié à la mer comme à la montagne. J’aime me servir de mon corps pour grimper, pour nager, pour me faufiler et la danse m’a appris à sublimer le mouvement, à lui donner une grâce un petit peu différente du pas chaloupé du mataf ! [Il rit.] J’ai découvert la sensualité de la gestuelle.
Et ce corps vous a lâché un jour…
Il ne m’a pas lâché, il m’a prévenu.

Vous acceptez d’en parler ?

Il ne m’a pas lâché, il m’a prévenu. Vous acceptez d’en parlerC’est le genre de maladie dont il faut parler. Il y a trop de malades qui sont morts de n’avoir pu en parler. J’ai eu un cancer. Il était franc, net, précis, permettant une rémission totale, donc c’est assez facile pour moi d’en parler. Nous avons deux reins, il y a deux chances, il ne m’en reste plus qu’une. J’ai reçu une mise en garde : « Maintenant, tu fais un peu plus attention. »

Cela veut dire que vous vous sentez responsable de votre maladie ?
En bouffant la vie par tous les bouts, j’ai déréglé la machine, oui. A force d’avaler le soleil, on se crame. Je me suis brûlé parce que je ne savais pas analyser de façon sereine les événements, je me mettais en colère. J’étais dans un agacement permanent contre les autres, dans des conflits qui ont généré le dérèglement du corps. Quand le corps est désorienté, il se débat et il se noie. Comme lorsque vous maltraitez une machine, elle casse. Il faut dire que je fais un métier perturbant et fragilisant, et que je voulais tout réussir dans l’angoisse et la boulimie. Je m’étais perdu dans des questionnements sans fin : « Pourquoi je fais du théâtre, du cinéma ? Est-ce que je suis un créateur ? » Curieusement pas : « Pourquoi j’écris ? » Là, je suis dans le vrai voyage de mon existence. Il me fallait réunir le puzzle très dispersé de ma vie.
Cette découverte, vous l’avez faite seul ou avec un thérapeute ?
Je suis allé voir un thérapeute juste après la maladie, mais j’ai aussi beaucoup lu, je me suis intéressé aux médecines différentes, à la nutrition, au taoïsme. Le voyage en soi est un voyage passionnant et stimulant. Je me suis servi de ces connaissances pour comprendre que je m’étais perdu dans la suractivité et que la solution était de se préoccuper un petit peu moins de soi, un petit peu plus des autres. C’est plus riche et plus moral. Mais que c’est long, l’apprentissage pour se connaître soi ! C’est un travail que je faisais mal. Le bonheur, quel boulot !
Vous avez pourtant réussi une belle rencontre avec Anny Duperey, et fait deux enfants ?
Oui, ç’a été un merveilleux moment, certes, mais est-ce que j’ai vraiment fait le bonheur d’Anny ? J’avais une inaptitude au bonheur qui bavait, oui c’est bien le mot, qui bavait sur mes proches. Et est-ce que je me suis bien occupé de mes enfants à l’époque ? J’ai des amis qui ont de jeunes enfants et lorsque je les vois faire avec eux, je me dis : « Pourquoi n’as-tu pas été comme ça ? C’est tellement simple ! » Bon, on ne va pas refaire le chemin, mais c’est très désolant.
Vous avez eu peur de mourir à l’annonce de votre cancer ?
On se dit : « Merde, c’est trop tôt ! » La première semaine, j’ai pensé que j’étais cuit. J’ai fait en sorte de tout préparer et d’avoir une attitude digne comme… comme un héros de cinéma. Comme Gabin qui, pendant la guerre, se demandait comment Humphrey Bogart aurait réagi ! Je voulais me comporter avec mes proches de façon non pas à ce qu’ils gardent une image formidable de moi, mais de façon à ce que je ne les gêne pas par ma fin. Que je continue à raconter une histoire. C’est la dernière histoire, essayons de bien la raconter, voilà. Aujourd’hui, cette histoire, je la prolonge.
Vous êtes croyant ?
C’est un gros dossier que vous ouvrez là. [Il rit.] C’est une question fondamentale à laquelle bien entendu je ne saurais pas répondre. Oui, sans doute… Je suis curieux, perplexe devant la naïveté des textes religieux… et pourtant je voudrais comprendre. Je suis tenté, entre autres, par les philosophies orientales, le taoïsme par exemple. Je crois aux énergies que nous laissent ceux qui partent, si l’on veut bien les capter ; je crois aux ondes, je crois à un impalpable fort. J’ai un tout petit peu de mal à me dire qu’il n’y a rien, strictement rien. Je suis démuni.
Aujourd’hui, vous vous sentez en accord avec vous, apaisé ?
Beaucoup plus. Vraiment. J’ai dompté mon agitation. Je sais vivre le moment qui m’est proposé et faire ce qui me plaît en prenant le temps nécessaire. Je l’ai appris en réalisant des documentaires. J’ai été obligé de m’arrêter sur l’image. Ce que j’aurais dû apprendre avec mes enfants, je l’ai appris avec ma caméra. J’espère qu’ils ne vont pas trop m’en vouloir. Ils savaient que l’amour était là, mais ce n’est pas suffisant.
Ça ne se rattrape pas ?
Ça se rattrape toujours un peu. Ils ont 19 et 22 ans. Je m’occupe beaucoup d’eux maintenant, on parle, je leur écris des lettres pour les aider à préparer le voyage de leur vie. Moi, je n’ai pas pu préparer le mien. J’ai improvisé, c’est bien aussi. Je leur fais prendre conscience qu’ils sont responsables de leur futur et que leur harmonie dépendra de la façon dont ils organiseront leur voyage. Je les prépare à l’inattendu. Le vrai voyage, c’est être prêt à tout inattendu. Je les ai vus hier soir et je vais leur écrire aujourd’hui
Pour continuer ce qui s’est dit ?

Pour mieux dire ce que j’ai mal dit. Et pour que ça reste. Je l’imprime pour que ce soit vrai, à l’exemple de Shakespeare dans “Le Conte d’hiver”.

[Nous sommes sur la terrasse de son appartement situé sur un carrefour. Tout à coup, des klaxons couvrent nos voix. « Voyez, c’est ça le problème de Paris. La cité est encombrante, elle est destructrice, elle étouffe. Je ne sais pas vivre dans ce tumulte-là. Mais j’ai fait des progrès. J’ai des ailleurs, beaucoup d’ailleurs. »]

Vous avez 57 ans. Vous acceptez facilement de vieillir ?
Bon, physiquement, selon les lumières c’est parfois difficile à accepter [Il rit]. Mais je n’ai pas mal vécu vous savez, alors je n’ai pas beaucoup de regrets. C’est justement ce qui est intéressant dans l’expérience de l’âge, être capable de faire le deuil de ses impossibilités. On voudrait être admirable en tout comme dirait Cyrano, on voudrait connaître les sciences, on voudrait être Charpak et Van Gogh à la fois. Mais je sais aujourd’hui, à 57 ans, que beaucoup de choses ne sont plus de mon niveau et je l’accepte à partir du moment où j’ai du plaisir dans les secteurs qui me restent. Oserais-je vous dire quelque chose d’indécent ? Je suis heureux. Est-ce que je pourrais maintenant faire la dernière ligne droite d’une façon riche et sans être dans la voracité qui empêche de goûter les plats ? Je l’espère car je suis bien ici, sur terre, j’y suis de mieux en mieux.

jeudi 6 février 2014

LES SPECIALISTES 2 : BAIE DES ANGES CONNECTION


En 1985 sort sur nos écrans le film LES SPECIALISTES. Cinq ans plus tard; en 1990, un téléfilm BAIE DES ANGES CONNECTION est diffusé (en catimini). Qui s'en souvient ? (même pas moi).. On avait déjà évoqué  la petite histoire autour de ce téléfilm  dans le STEADYZINE numéro 2 toujours disponible ici  

C'est Bruno TARDON, déjà scénariste du film de Patrice Leconte qui signe le scénario du téléfilm et les dialogues. On peut lire sur le programme télé :  "dans la série les Spécialistes, d'après les personnages crées par Bruno TARDON". En effets, on retrouve Paul BRANDON et Stephane CARELLA mais cette fois interprétés par 2 nouveaux acteurs, Jean Pierre BOUVIER et Fréderic VAN DEN DRIESSCHE . 



Pas grand chose à dire sur ce téléfilm improbable qui laisse plus  penser à un reboot, voir un pilote de série télé (qui n'a pas vue le jour faute d'audience ?) qu'à une suite ou un remake. 

R.A.S au sujet des acteurs, à  noter quand même que  Frédéric van den Driessche s'est spécialisé dans le doublage, il prête sa voix à Liam Neeson, Javier Bardem et Vin Diesel.






mercredi 2 janvier 2013

SPECIAL BILAN 1983 (PREMIERE janvier 1984)

 
1983-2013, Pour bien commencer l'année, un petit oeil dans le rétro avec Les films qui ont marqué l'année 83. (Luc Besson dans le dernier combat, la femme de mon pote avec Coluche, Tootsie, l'été meurtrier, les dieux sont tombés sur la tête, Superman 3, rambo, etc...)
 




mercredi 5 septembre 2012

BERNARD GIRAUDEAU UN JOUR UN DESTIN

Deux ans après la disparition du comédien à l'âge de 63 ans, Laurent Delahousse lui consacre un numéro inédit de son émission. A découvrir sur France 2 ce mercredi 5 septembre, à 22h25.



Ce numéro d'Un jour, un destin revient sur le destin singulier de cette personnalité complexe. Il est émaillé de témoignages de ses frère et sœur, d'acteurs tels Gérard Lanvin ou Richard Bohringer, du réalisateur Patrice Leconte.

lundi 2 juillet 2012

EMBRASSEZ QUI VOUS VOUDREZ

Ou comment résumer la belle carrière de Sophie Marceau au cinéma en quelques photos et donc quelques films...

Anthony Zimmer, un film à acheter en dvd rien que pour le making of, une grande leçon de cinéma,
sinon, le film vaut le détour pour Yvan Atal toujours aussi parfait, la fin du film est décevante par contre.

Grand film d'Alain Corneau, avec un Depadieu au sommet de sa carrière qui pour ma part s'est arrêté après Cyrano de Bergerac et 1492...


James bond ... pas le meilleur Brosman... mais c'est pas bien grave pour la belle Sophie.
un rôle comme ça, ça ne se refuse pas.

Bernard Giraudeau en prof dans la Boum...

Fanfan... mais pas la tulipe !

Christophe Lambert, très grand acteur malgré une filmographie en dent de scie.


Joyeuse Pâques, un des derniers films de Lautner, Belmondo est en forme, rien à rajouter, quand la pièce de Théatre est bonne, le film est généralement très bon (le dîner de cons, le prénom.)


Chouans de Philippe de Broca, Noiret est magnifique, comme toujours.
(ça me fait penser qu'ils ont touné ensemble dans un autre  film : "la fille de d'Artagnan"...
faudra que je le dise à mon ami du steadyblog, c'est devenu un (bon) jeu entre nous !

Claude Brasseur, le père de Vic dans La Boum 1 et 2....

De l'autre côté du lit, le titre du film est comme le couple à l'écran : improbable,
mais oh miracle, le film est une réussite.

L'étudiante, Claude Pinoteau retrouve Sophie Marceau devant sa caméra avec Vincent Lindon.
le film se regarde avec beaucoup de plaisir...


Pour Sacha, un joli film, une belle histoire, bien réalisé (pour une fois) par Alexandre Arcady.



dimanche 17 juillet 2011

BERNARD GIRAUDEAU, 1 an déjà

un an déjà que Bernard Giraudeau est décédé. Hommage sur mon blog avec un de ses films les moins connus, les moins diffusés. BRAS DE FER. tournée juste après LES SPECIALISTES, le film n'a pas vraiment bien marché au cinéma, malgré un bon casting, une bonne histoire. Bernard Giraudeau a mal digéré cet échec à l'époque. Film rare a éditer en dvd de toute urgence !


Avec Bernard Giraudeau, Christophe Malavoy, Ángela Molina


Synopsis : Durant la Deuxième Guerre mondiale, deux amis d'enfance, Delancourt et Pierre Wagnies, se retrouvent dans les rangs des services secrets anglais. Les deux hommes sont amoureux de la même femme, Camille, mariée avec Delancourt.



jeudi 24 mars 2011

BERNARD GIRAUDEAU la biographie


Fin avril paraîtra la première biographie de Bernard Giraudeau...

Aventurier dans l'âme, comédien adulé, écrivain brillant, séducteur tourmenté... Bernard Giraudeau nous a quitté le 17 juillet 2010.

Riche de plus de 60 témoignages recueillis auprès du cercle le plus intime - dont celui d'Anny Duperey et ses deux enfants, Sara et Gaël - cette biographie signée Bertrand Tessier révèle toutes les facettes d'une personnalité exigeante jusqu'à l'excès et d'une complexité insoupçonnée.

Son combat de dix années contre le cancer nous fait aussi découvrir une admirable capacité à s'ouvrir aux autres.

Cet ouvrage contient également un cahier de huit pages avec de nombreux documents (correspondances privées, photos inédites...).

Journaliste, auteur et réalisateur, né à Nantes, Bertrand Tessier a notamment réalisé des documentaires sur Patrick Dewaere et Romy Schneider et récemment publié Julien Clerc : à mon âge et à l'heure qu'il est (Albin Michel, 2005 et 2007), Delon et Romy : un amour impossible (Le Rocher, 2010), Belmondo l'incorrigible (Flammarion, réédition Archipoche 2010).

A noter également le lancement début mai du Fonds de dotation Bernard Giraudeau



source : morandini.com

jeudi 17 février 2011

BERNARD GIRAUDEAU dans PREMIERE

Abonné pendant plus de 10 ans à PREMIERE, le magazine du cinéma sans compter les années ou je l'ai lu à l'oeil grace à une amie qui m'avait donné toute sa collection -(1982 à 1986), j'ai pris le temps de scanner quelques articles avant de les jeter.

C'est bien de tout garder, mais je vous laisse imaginer 15 ans de PREMIERE dans des boites à cartons, 12 magazines par an sans oublier le hors séries CANNES, sur 15 ans... la place que çà prend sans oublier les kilos de papiers. Bref,  je suis content aujourd'hui de vous en proposer quelques pages, en espérant que PREMIERE ne me tapera pas sur les doigts !!!!

Aujourd'hui, je vous propose une interview de BERNARD GIRAUDEAU de 1982.

vendredi 23 juillet 2010

LES CAPRICES D'UN FLEUVE & DROLES D'OISEAUX

Les Caprices d'un fleuve marque la seconde réalisation de l'acteur Bernard Giraudeau après L'Autre. Dans ce film, il joue également le rôle d'un homme exilé par le roi vers l'Afrique de l'Ouest, peu avant la Révolution française.
En 1787, apres un duel, Jean-Francois de La Plaine est exile sur les cotes d'Afrique comme gouverneur d'une minuscule colonie. Cette histoire raconte l'itineraire de cet homme du XVIIIe siecle confronte a sa propre revolution en marge de l'Histoire. Il va etre confronte aux prejuges, au racisme et fera naturellement l'eloge de la difference.

Anecdotes, potins, actus autour de "Les Caprices d'un fleuve " et de son tournage !

Une musique envoûtante
Les Caprices d'un fleuve bénéficie de la bande-son de René-Marc Bini. Pour donner plus de relief à sa musique, le compositeur a mélangé les instruments (clavecin, harpe, kora, flûte baroque, basse de viole, orgue...) afin de conférer à l'ensemble une plus grande gamme d'émotion.

Lieux de tournage
Les Caprices d'un fleuve a été tourné au Sénégal, plus précisément dans le Sine Saloum, le Fouta Toro et Saint-Louis.

Bernard Giraudeau à propos de son personnage
Pour nous éclairer sur son personnage, Bernard Giraudeau dit qu'Il "va vivre l'Afrique comme peu de blancs l'ont vécue à cette époque. Les déchirements, les doutes jalonneront le fleuve de sa vie africaine. Le maître et l'esclave. Le père et la fille. L'homme et la femme. Au temps de "notre" Révolution Française, le héros de cette histoire tente, sur une terre neuve mais déjà bafouée, de faire cet "Eloge de la différence" qu'Albert Jacquard n'écrira que deux siècles plus tard."


Une oeuvre hybride
En adaptant librement le Journal du chevalier de Boufflers, Bernard Giraudeau a voulu faire une oeuvre qui soit à la fois un film d'amour déchiré par l'histoire et un film d'aventures dans le désert sur les fleuves et les côtes de la Sénégambie


Gros coup de coeur pour ce film pas très connus et peu diffusé avec un très bon casting !

L'incendie du supermarche voisin est une aubaine pour un ferrailleur sympathique qui vient de tuer sa femme. Pour le commissaire Voitot, la victime pourrait etre un des corps non identifies. Mais voila qu'un paysagiste, aussi sympathique que le ferrailleur, pretend que sa femme a disparu egalement dans l'incendie...

jeudi 22 juillet 2010

LANVIN & GIRAUDEAU


Une amitié à l'origine du duo


Le tandem des Spécialistes est né d'une rencontre entre Bernard Giraudeau et Gérard Lanvin qui, s'appréciant mutuellement, décidèrent de tourner un film ensemble.
Quatre ans plus tard, ils jouaient dans Les Spécialistes. Les deux hommes se retrouveront par deux fois sur grand écran : dans Moi vouloir toi (1985), puis dans Le Fils préféré (1994), dans lequel ils camperont, avec Jean-Marc Barr, trois frères.






A propos du Quatrième film d'Olivier Marchal


Les Lyonnais (en Tournage)






Le réalisateur de 36 Quai des orfèvres vient de déclarer dans les pages du Parisien, concernant Bernard Giraudeau (mort samedi 17 juillet des suites d'un cancer) :






"Comme Patrick Dewaere, parti trop tôt, Bernard fait partie de cette génération d'acteurs qui m'ont fait rêver quand j'étais jeune. Il était venu me voir en 2006, au théâtre, dans Sur un air de tango. Cela m'avait beaucoup touché. J'avais vraiment songé à lui pour être au côté de Gérard Lanvin dans Les Lyonnais. Du coup, j'aurais eu les deux comédiens des Spécialistes (énorme succès en salles de Patrice Leconte sorti au milieu des années 80, ndlr). Nous nous sommes vus il y a trois mois. Une très belle rencontre. Mais avec beaucoup d'élégance, Bernard m'a rappelé pour me dire qu'il ne se sentait pas capable physiquement de jouer dans le film. Quand on m'a annoncé son décès, tôt samedi matin, j'étais extrêmement triste."
Ce projet, L'ancien flic avoue que c'est en rencontrant le fameux Edmond Vidal (chef du gang), aujourd'hui âgé de 65 ans, qu'il a eu envie de le mettre en scène : "J'ai découvert un mec attachant, humble, discret, dont le parcours de rédemption m'apparaissait comme vraiment intéressant à faire partager."



Concernant l'incarnation d'Edmond Vidal, dit Momon, après le désistement d'Alain Delon, d'abord pressenti, "pour divergences de point de vue", Olivier Marchal a jeté tout naturellement son dévolu sur Gérard Lanvin : "Gérard est investi dans le personnage depuis cinq mois. Un Lanvin un peu différent des rôles qu'il a joués jusqu'alors, et plus proche du Fils préféré de Nicole Garcia (qui lui avait valu un César). Car il interprètera un voyou pétri d'humanité, hyper sensible, et un homme qui pleure. Le plus étonnant, c'est que Lanvin avait déjà incarné Edmond Vidal ! Dans un téléfilm intitulé La Traque, il y a 30 ans..."

A noter qu'outre tous les membres du casting que nous vous proposions dans un article précédent, Gérard Lanvin aura le plaisir de jouer au côté de son fils Manu Lanvin, qui incarnera justement l'un de ses fils à l'écran, en l'occurence Dany Vidal. Marchal justifie ce choix : "Manu est à la ville le fils adoptif de Gérard. Ses essais ont été excellents. Je pense que ce sera très émouvant de voir les deux Lanvin sur un plateau."

Sans malheureusement Bernard Giraudeau, mais avec Lanvin père et fils, le tournage des Lyonnais commencera à Lyon le 26 juillet et s'achèvera en Espagne à la fin octobre, pour une "épopée romanesque noir", comme le qualifie son réalisateur, mari de la comédienne Catherine Marchal et père de quatre enfants.


Source :







Jean-Paul Mantegna a des difficultés financières. Sa nouvelle amie Martine et son père, Raphaël ne peuvent l'aider. Il demande à son frère cadet, Philippe de l'ardent.




mercredi 21 juillet 2010

LES LONGS MANTEAUX


Encore un très bon film (sous estimé) qui passe rarement à la télé (derniere diffusion, il y a un an ou deux sur la TNT). Accompagné d'une très bonne bande originale et de spendides paysages ! Et l’affiche du film … quelle classe ! Giraudeau est au top !

Réalisé par Gilles Béhat
Avec Bernard Giraudeau, Claudia Ohana, Robert Charlebois, plus
Long-métrage français , argentin . Genre : Drame , Action
Durée : 01h46min Année de production : 1986

Synopsis : Loïc Murat, un géologue français, installe son campement dans la montagne bolivienne. Il y croise la route d'un groupe fasciste, Les Longs Manteaux, qui tentent d'assassiner un écrivain, Juan Mendez. Murat fait également la connaissance de Julia, la fille de Mendez.

mardi 20 juillet 2010

VENT DE PANIQUE_ L'ANNEE DES MEDUSES


Chris, une adolescente de 16 ans joue de son corps sur la côte de Saint-Tropez. Elle vit mal la rupture avec Romain, un ami de ses parents et souhaite le reconquérir. N'y arrivant pas, elle va s'aventurer vers des jeux dangereux de séductions...

Petits escrocs, le couple Pochon engage Isabelle pour s'occuper de leurs enfants. Ils ont en fait l'intention de se servir de la jeune fille, mais rien ne va se passer comme prévu...




lundi 19 juillet 2010

LES SPECIALISTES, LE FILM CULTE


"Les Spécialistes" est un film français de Patrice Leconte sorti en 1985, c'est Mon film culte ! je l'ai encore regardé (pour la 25ème fois) hier soir sur FRANCE 3 (en HD?), toujours aussi bon, dans l'action, l'humour, les dialogues, le duel entre STEPHANE CARELLA (Lanvin) et PAUL BRANDON (Giraudeau) est un vrai régal.
Pour la petite histoire, le film MARCHE A L'OMBRE était cartonnait quand le tournage des SPECIALISTES se terminait, et l'angoisse de l'équipe était de faire auss bien que MARCHE A L'OMBRE (avec lanvin pour l'annecdote). Le film a fait aussi bien voir mieux, un des gros succès cinématographiques de l'année 1985.
Si vous voulez relire l'article que j'avais publié dans mon blog pour les 25 ans du film, c'est par ici :
LE LIEN
Au cours d'un transfert, Paul Brandon s'évade, entraînant avec lui Stéphane Carella, casseur notoire. Avec l'aide de Laura, une jeune femme qui leur a permis d'échapper à leurs poursuivants, ils préparent le cambriolage du Casino Mazzetti appartenant à la mafia. Mais Carella découvre bientôt que derrière ce 'casse du siècle' se cachent bien d'autres enjeux, avec des partenaires des plus improbables.



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