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lundi 16 octobre 2017
mercredi 1 mars 2017
LE PISTONNE avec Coluche et Guy Bedos

Le Pistonné est un film français de Claude Berri sorti en 1970.


Ce film autobiographique est la suite du film Le Vieil Homme et l'Enfant, écrit et tourné également par Claude Berri, pour lequel puise dans ses souvenirs de jeune appelé de la classe 55/1. L'enfant est devenu un jeune homme de 21 ans. En âge de faire son service militaire, Claude Langmann (patronyme officiel de Claude Berri) pense profiter d'un "piston". Ce jeune juif, fils d’artisans casquettiers et habitué à une vie douillette déchante vite car, transféré à Provins, il doit affronter les servitudes de la vie de caserne. Comble de l'infortune, Claude est ensuite envoyé au Maroc où il découvre la barbarie d’une guerre coloniale et l'antisémitisme de ses officiers.

Le personnage principal du film (Claude Langmann) interprété par Guy Bedos est le vrai nom de Claude Berri.

Premier rôle au cinéma pour Coluche, qui tournera avec Claude Berri dans Le Maître d'école, Tchao Pantin
film toujours inédit en DVD, il n'était pas non plus dans l'intégrale Claude Berri de 2003 ! un comble ?
vendredi 9 décembre 2016
COLUCHE - Le bon roi DAGOBERT
Le Bon Roi Dagobert est un film franco-italien réalisé par Dino Risi présenté en 1984.
La caravane du roi fainéant (et hédoniste) Dagobert y compris son souffre-douleur, le moine Otarius, est attaquée par des brigands qui massacrent les gardes et violent les femmes. Dagobert s'échappe et devient un pénitent dans un pèlerinage à Rome chez le Pape. Ce film est sans doute le plus discret de la filmographie de Coluche. Le film est tourné fin 1983, On retrouve dans ce film, aux côtés de Coluche, Michel Serrault, qui avait tourné avec Coluche dans un film de Jean Yanne, en 1982.
Coluche retrouvera Michel Serrault dans le film Les Rois du gag, en 1985. à l'époque de sa sortie en France, durant l'été 1984, le film passa quasiment inaperçu.
mercredi 31 août 2016
MICHEL BLANC Interview - partie 1
Plus de quarante ans de carrière. Ce qui n'est pas rien. Il fait partie des
rares acteurs-scénaristes-réalisateurs à naviguer dans tous les genres. Ce qui
n'est pas rien non plus. Celui qui a été "bronzé" et a croisé Pialat,
Sautet, Blier et Kev Adams est aujourd'hui à l'affiche d'Un petit boulot. Ce
qui valait bien une longue rencontre.
Source interview - lexpress.fr/
Vous souvenez-vous du premier jour où vous avez joué devant un public?
Comme si c'était hier! J'étais en troisième et notre prof de français nous
faisait jouer les pièces qu'on étudiait. On a commencé avec Les
précieuses ridicules. Il a demandé qui voulait participer. Malgré ma
timidité maladive, j'ai senti mon bras se lever... et il m'a fait monter sur
l'estrade. Face aux rires que je provoquais chez mes copains, j'ai éprouvé
cette sensation très forte d'être à l'aise, pour la première fois de ma vie.
Faire ce métier est alors devenu une évidence.
Comment
est-ce devenu concret?
Grâce à la rencontre, au lycée, avec Gérard Jugnot qui m'a
présenté àThierry Lhermitte et Christian Clavier.
Tous deux étaient en train de répéter Zoo Story, d'Edward Albee, pour la MJC de
Neuilly. Gérard leur a proposé qu'on joue des sketches de Romain Bouteille en
première partie. Et on s'est donc retrouvés à passer une audition devant eux
dans la chambre de Thierry! L'histoire de la bande du Splendid a commencé ce
jour-là...
Quelles étaient vos relations avec vos concurrents de l'époque comme le Café de
la Gare?
Très bonnes, puisque l'une de ses membres, Sotha, nous avait prêté
de l'argent pour qu'on construise notre propre théâtre.
Coluche faisait-il
partie des gens que vous fréquentiez?
Oui, mais je le fréquentais moins que mes camarades, car j'étais
plus réservé sur le personnage qui pouvait, alors, être cruel. Ayant été la
cible de ses moqueries, je le lui avais d'ailleurs fait comprendre. Mais on
s'était ensuite rapprochés après qu'il a profondément changé.
En mars 1986, il était venu avec Josiane [Balasko] à mon anniversaire et m'avait dit en
partant: "Si tu fais à manger, invite-moi, je viendrai..." Hélas, il
est mort trois mois plus tard. Mais dans les années 70, il n'y avait aucun
esprit de concurrence entre nous et les autres bandes. C'est d'ailleurs en me
voyant sur scène que Patrick Dewaere avait suggéré mon nom à Claude Miller pour La meilleure façon de marcher, mon premier vrai rôle au cinéma
Comment
avez-vous vécu ce baptême du feu?
Avec une trouille énorme. Tout le contraire de ce que j'ai pu
vivre avec Les bronzés et ce personnage de Jean-Claude
Dusse que j'avais créé sur scène et dont je savais qu'il faisait rire. Ce rôle
m'a permis de trouver mon emploi comique que j'ai longtemps cherché. Sur scène,
Gérard [Jugnot] faisait bien plus rire que moi. Quand je le remplaçais dans Le
père Noël est une ordure, j'enchaînais
bide sur bide! Il m'a fallu comprendre que ce que j'écrivais faisait plus
marrer que mon jeu. Jean-Claude Dusse m'a permis de trouver mon rire.
http://www.lexpress.fr/culture/cinema/michel-blanc-un-petit-boulot-a-l-equilibre-entre-fond-social-fort-et-comedie_1819627.html
lundi 18 avril 2016
ELLE VOIT DES NAINS PARTOUT
Elle voit des nains partout ! est un film français de Jean-Claude Sussfeld sorti en 1982 au cinéma.
Une naissance a lieu au château royal. Malheureusement, la reine meurt et son bébé, Blanche-Neige, est de sexe féminin. Même l'intervention d'une fée amateur n'y fait rien. Albert, le connétable, et Amélyse, la belle nurse anglaise, adoptent alors Blanche-Neige chassée par son père.
Après maintes péripéties, Blanche-Neige, qui a échappé à la jalousie de la nouvelle épouse du roi, épouse un prince charmant, cependant qu'un autre prince charmant épouse Cosette.
un casting incroyable Zabou : Blanche-Neige. Claire Magnin : la méchante reine. Gaëlle Legrand : la fée Huguette. Roland Giraud : Jean Valjean. Martin Lamotte : le prince charmant. Thierry Lhermitte : le prince voyageur. Josiane Lévêque : la mère Thénardier. Marilyne Canto : le petit chaperon rouge. Christian Clavier : le fourbe. Agnès Daems : Cosette. Philippe Bruneau : Albert, le connétable. Guy Montagné : le temps. Renaud : Tarzan. Jean-Paul Muel : le roi de France. Pierre Barouh : le curé. Coluche : un hallebardier.
un casting incroyable Zabou : Blanche-Neige. Claire Magnin : la méchante reine. Gaëlle Legrand : la fée Huguette. Roland Giraud : Jean Valjean. Martin Lamotte : le prince charmant. Thierry Lhermitte : le prince voyageur. Josiane Lévêque : la mère Thénardier. Marilyne Canto : le petit chaperon rouge. Christian Clavier : le fourbe. Agnès Daems : Cosette. Philippe Bruneau : Albert, le connétable. Guy Montagné : le temps. Renaud : Tarzan. Jean-Paul Muel : le roi de France. Pierre Barouh : le curé. Coluche : un hallebardier.
jeudi 9 juillet 2015
FRED ROMANO raconte COLUCHE
Elle fut la dernière compagne de Coluche. Fred Romano publie un roman où elle raconte ses quatre années avec le comédien. Entre paradis et enfer.
La couverture est rose, le titre aguicheur. Mais circulez, ce n'est pas du-X. «Le film pornographique le moins cher du monde», roman de la dernière compagne de Coluche, Fred Romano, aurait pu être écrit en rouge et noir. Les couleurs de la passion. Car c'est d'une aventure passionnelle qu'il s'agit, entre une gamine et une vedette.
La gamine, c'est «la grande Fred», et la vedette, Michel Colucci, alias Coluche.
Fred Romano a vécu avec l'amuseur public numéro 1 pendant quatre ans, de 1981 à 1985.
Elle a alors 19-ans, travaille dans un sex-shop de la rue Saint-Denis, et rencontre Coluche aux Bains-Douches. A ce moment là, il est seul. Il vient de divorcer ; ses enfants lui manquent. Sa carrière artistique est au point mort. «Quand je l'ai connu, il était au plus bas.
Il venait de se prendre une grande claque aux élections présidentielles. C'était quelqu'un de terriblement malheureux», raconte Fred.
On croise Carole Bouquet, Agnès Soral, Patrick Dewaere...
Coluche embarque immédiatement la «sale gosse». Direction la Belgique, puis New-York. La Guadeloupe, où Coluche possède une maison avec Patrick Dewaere. Puis la Tunisie, où il va tourner «Deux heures moins le quart avant Jésus Christ», sous la direction de Jean Yanne. Pour le public, le film sera une comédie. Mais le tournage, c'est beaucoup moins drôle. Jean Yanne et Coluche ne s'entendent pas. Entre Fred et Coluche, la romance tourne au vaudeville.
A la scène, Coluche était irrésistible. Mais dans le livre de la «grande Fred», le masque du clown tombe. «Il y a eu trop de biographies sur Coluche...
Trop de témoignages de gens qui se sont prétendus être ses amis. Moi, je ne prétends pas détenir la vérité. Mais ce que je raconte, c'est ce que j'ai vécu avec lui». Sa vie avec Coluche est un tourbillon. L'héroïne du roman, c'est la cocaïne. Coluche se drogue. Elle descend aux enfers avec lui. Leur histoire d'amour est parfois tendre. Souvent violente.
En Tunisie, il la laisse tomber pour une figurante blonde.
A Paris, il l'abandonne dans un commissariat. A part ça, en Guadeloupe, la mer est bleue.
«Entre nous, le contrat était implicite. Je suis contre la propriété des corps. Mais cela n'empêche pas les sentiments, la jalousie. Nous avons vécu une passion, avec des moments très durs, et des choses magnifiques».
La part du rêve, c'est le Coluche généreux qui lui fait découvrir le monde. Les cadeaux.
Coluche offre des bijoux à la grande Fred. Sa maison est grande ouverte aux amis. Dans le livre, on croise Carole Bouquet, Agnès Soral, Patrick Dewaere... Les vedettes du showbiz et celles de la politique.
Jacques Séguéla, Jacques Attali, Bernard Tapie... et François Mitterrand.
La rencontre entre l'ancien Président de la République et Coluche est complètement ratée. Chez Attali, à Neuilly, François Mitterrand va humilier Coluche. Il ne le prend pas au sérieux. S'en méfie. Et puis après le repas, la grande Fred a allumé un joint sous le nez du président. Ce qui fait tousser Madame Attali.
Sur la lancée de sa candidature aux présidentielles, Coluche cherche des appuis pour venir en aide aux plus démunis.
«Vous avez entendu parler d'Harlem Désir ?, lui répond le président, ce petit jeune fait des choses intéressantes... Vous devriez le rencontrer... Peut-être pourriez-vous envisager une action commune ?».
Véronique : «Pourquoi faut-il que vous fassiez la course à la mort ?»
Coluche ne parvient pas à obtenir le soutien de François Mitterrand. Les Renseignements généraux, croit-il, le surveillent. A la terrasse d'un café, en plein Paris, il se fait casser la figure. Chez Michel Polac, à la télévision, il se fait lapider en direct... Dur, la vie d'artiste.
Sa carrière, pourtant, est relancée. Grâce au cinéma, et à Claude Berri, qui lui offre ce rôle si poignant dans «Tchao Pantin». De 1981 à 1985, Coluche enchaîne les tournages. Il commence aussi, sans doute, à réfléchir aux actions de solidarité qu'il pourrait susciter. Mais des «Restos du Cur», la grande Fred n'en parle pas : «Sur ce sujet, je ne dirai rien».
Pour éviter, sans doute, d'évoquer le rôle de Véronique, l'ex-femme de Coluche. Les relations entre les deux femmes ne sont pas des meilleures. Un jour, Véronique Colucci lance à Fred : «Pourquoi faut-il que vous fassiez la course à la mort ? Vous êtes tous les deux des monstres».
A la mort de Coluche, l'entourage de la vedette met en cause ses relations suicidaires avec Fred : «J'ai été obligée de fuir la France et de me réfugier à Barcelone. Je me suis désintoxiquée. Aujourd'hui, je fais du vélo, et je travaille dans l'informatique».
Dans son livre, Fred Romano impute le désespoir de Coluche au suicide de Patrick Dewaere.
Michel Colucci commence ses courses folles à moto, et lui dit : «Il faut que je me dépasse moimême. Absolument besoin...
Patrick, c'était plus qu'un frère... un jumeau, c'est con à dire, non : il était tellement beau, et moi tellement moche».
En savoir plus sur http://www.ladepeche.fr/article/2000/02/20/71837-coluche-dans-l-intimite-de-ses-dernieres-annees.html#XkXb424wj8wbsPG0.99
lundi 8 juin 2015
Véronique Colucci parle de Coluche et de sa passion pour les motos
Une passion qui l’a poussé jusqu’au record du monde de vitesse…
Le record moto, ça le fascinait, il en a eu l’idée à 15 ans ! Il en était très fier, il avait une grande admiration pour les champions de moto. Mais plus que tout, il aimait les choses a priori hors d’atteinte et se forçait à les atteindre.
L’exemple typique du défi, c’est ce kilomètre lancé en 1985. Ça a été difficile. Il était rondouillet à cette époque, il a fallu faire un réservoir à sa découpe. Un an avant, le moteur avait serré en pleine tentative, à plus de 260. Juste après le record, il m’expliquait à quel point c’était compliqué : « À un moment donné, tous les réflexes disparaissent, tu ne vois plus rien. Tu es sur un rail, impossible d’en bouger ».
Et une fois le record bouclé ?
Une fois le record décroché, il est passé à autre chose. Il était comme ça, toujours en mouvement. Il fonctionnait très vite, et dans des domaines très différents. Cette semaine-là est emblématique : le 25 septembre 1985, c’est le mariage avec Le Luron. Le lendemain, il lance les Restos sur Europe 1. Et le 29 septembre, c’est le record.
Le mariage, c’est un acte totalement gratuit. Michel savait que les jours de Le Luron étaient comptés. Ils avaient la volonté de faire un gros show médiatique avec du bonheur, pas avec du malheur. Michel était très hostile à l’idée de la mort. Ce qu’il a fait avec Thierry, c’est le plus joli coup de chapeau à l’irrévérence.
Comment se comportait-il sur la route ?
C’était un très bon conducteur, très sûr. Évidemment, il lui arrivait d’attaquer, surtout quand il voulait séduire sa belle ! Michel savait que les deux-roues, c’était fragile. Je le répète, c’était un conducteur très prudent.
D’ailleurs, il n’est pas mort dans un accident de moto. C’était un accident de camion, à 55 km/h. Qu’est-ce qu’il y a pu avoir comme conneries de dites et d’écrites là-dessus ! Je comprends leur impact : c’était un personnage très populaire, un champion de moto, il faisait partie de la légende. La légende, elle a les bras larges, elle écarte les portes et dit n’importe quoi.
Légendaire, Coluche l’a été pour tous les motards de sa génération. Même si son engagement dans la campagne de 81 en relayant les « sans voix » a pesé certainement plus lourd que son militantisme « par accident » pour la FFMC, ce soir-là, devant le Théâtre du Gymnase…
Michel n’avait pas l’esprit de corps. Il aimait les motos, mais ne gobait pas forcément tous les rassemblements de Bastille. Malgré tout, il est allé au Bol, a fait pas mal d’essais pour la presse moto. Il était toujours très conscient de ce qu’il pouvait représenter. Il était capable de jouer avec son image, de l’utiliser pour donner un coup de main. Le coup des photos avec les motards en colère, c’est un peu ça.
Sorti de là, lorsqu’il mettait son casque, ses gants, ses bottes, il restait lui-même. Et mes deux fils ont contracté le virus, ils sont d’ailleurs à la Mutuelle. Mais l’un d’eux arrête la moto, il s’est fait très peur.
Cette campagne de 81, qui est véritablement le sujet du film d’Antoine de Caunes, comment l’avez-vous vécue ? Une farce qui a mal tourné ?
Il s’est lancé là-dedans comme un clown, avec la bande de Hara-Kiri juste derrière. C’était une candidature de clown, il n’a jamais voulu être président. Mais il avait une haute idée de la démocratie. Il le disait lui-même, « une démocratie où l’on écoute que 50 % de ceux qui parlent, ça va plus ».
Il voulait l’ouvrir pour toutes les minorités qu’on n’entend jamais. Télé, radio, scène, il avait énormément de retours de la part du public. Il comprenait bien ce qu’il représentait pour tout le monde. C’était à lui seul un mode d’emploi ambulant de la société française.
Ça coïncidait avec l’époque où il était à Europe. Il parlait librement, disait ce qu’il pensait des mesures, des lois : il ne se privait pas puisqu’il était en direct, et savait que ce qu’il disait ne serait pas monté. Il s’est un peu fait prendre au jeu, c’est devenu plus gros que lui. Le sérail n’aimait pas Coluche, n’en voulait pas. Il s’est retrouvé coincé ; les émissions artistiques ne l’invitaient plus parce qu’il était candidat, et les émissions politiques ne l’invitaient pas car il les ridiculisait. Épuisé, il s’est fait déborder par le système, qui s’est joué de lui.
Mais il était obstiné, quand il avait une idée, il ne l’abandonnait pas. Il a analysé la façon dont il pouvait agir, ça a donné plus tard les Restos du Cœur. Les Restos, c’est sa façon, en qualité de civil, de citoyen, de faire bouger les choses, de bousculer le sérail. C’est son pavé dans la mare !
Loin de l’image d’une grosse machine caritative liée à l’aide alimentaire, les Restos sont à l’origine d’une multitude d’initiatives d’insertion. C’était son idée ?
Les Restos, ça lui a longtemps trotté dans la tête : il fallait secouer les gens et aider ceux qui ne s’en sortaient pas. Ce n’était pas un « coup », c’était fondamentalement mûri, et typique de l’attention qu’il portait aux gens qu’on ne veut pas ou que l’on ne peut pas écouter.
Au-delà du fait de pouvoir se nourrir, l’aide alimentaire permet aux gens d’avoir un contact humain. Mais très rapidement, dès la fin de la 2e campagne, on s’est aperçu que la situation était encore plus grave quand on fermait a fermé les portes, le 31 mars. Faire de l’aide alimentaire toute l’année est impossible, car trop lourd en fric, en implication. Les restos l’hiver, c’est neuf mois de mise en route.
Par contre, la nécessité de garder le contact s’est vite imposée. Ce n’est pas en trois mois d’aide alimentaire que l’on va sortir quelqu’un de la misère.
Reprendre espoir, amener les plus précaires vers le point d’élan, en les incitant à porter un autre regard sur eux, c’est ça qui nous intéresse, pas d’aligner les paniers-repas. Nous, le record qu’on aimerait battre, c’est celui du nombre de personnes qui réintègrent chaque année la vraie vie. Et la vraie vie, ce n’est pas la misère, la violence, l’alcool, le fait de ne pouvoir ni se nourrir, ni se loger, y compris lorsqu’on a du travail !
Quand on a développé les activités d’insertion, des nostalgiques nous ont accusés de ne pas respecter les fondamentaux. C’est un réflexe bien connu : il y a ceux qui ont vu l’ours et qui sont dépositaires de ça : « J’y étais, au premier jour, j’ai vu l’ours. » Et qui veulent surtout que rien ne bouge, quitte à perdre le sens premier de la démarche. « On a fait de l’aide alimentaire, on continuera, point. » C’est pour respecter la solidarité qu’on a développé d’autres formes d’aide, comme les Jardins, les ateliers, les réhabilitations de logement, la lutte contre l’illettrisme…
La « loi Coluche », qui permet de défiscaliser à hauteur de 60 % les dons faits aux associations d’aide aux personnes en difficulté, c’est la même démarche. C’est une avancée fondamentale pour les citoyens, une façon de dire : « Je veux que mon argent aille à tel endroit. » Jusque-là, c’était une prérogative qui n’appartenait qu’à l’État.
Que dirait Coluche de la situation en France aujourd’hui ?
Je ne parle jamais pour lui. Pour ma part, il nous manque terriblement au quotidien quelqu’un qui, comme lui, a le sens des raccourcis, qui ne monte pas des usines à gaz. Des pays bougent, où les gens ont leur chance. Ici, on crève d’être hiérarchisés, « légalisés », corsetés. En France, on crève d’être vieux.
Propos recueillis par Manuel Marsetti de Passion Mutuelle
http://www.motomag.com/Interview-Coluche-Je-l-ai-toujours-5076.html#.VXWqHc_tlHw
jeudi 30 avril 2015
COLUCHE dans le feuilleton LA CLOCHE TIBETAINE

Cette mini-série met en scène l'histoire de la Croisière jaune, expédition organisée par André Citroën en 1931 et 1932 en Asie centrale, sur la route de la soie, deBeyrouth à Pékin. L'expédition, composée du groupe Pamir, parti de Beyrouth, et du groupe Chine, parti de Tien Sin, fait sa jonction à mi-chemin, après de multiples péripéties...

Cette série est une adaptation romancée de la Mission Citroën Centre Asie, avec une assez bonne base historique, et une reconstitution de qualité. Comme il est précisé dans le générique, les péripéties de l'histoire sont (pour beaucoup), imaginaires. Coluche, parfait dans le rôle d'un Cécillon gouailleur, tient un rôle dont sans doute peu de gens se souviennent.
EPISODE 1 cliquez ici pour le voir
https://www.youtube.com/watch?v=SdXuZYfN1FE EPISODE 2
EPISODE 3
EPISODE 4
EPISODE 5
EPISODE 6
EPISODE 7
vendredi 23 janvier 2015
mercredi 24 septembre 2014
dimanche 20 juillet 2014
vendredi 4 juillet 2014
COLUCHE PARLE DE FOOT AVEC PLATINI - 1984
Coluche parle de Foot avec Michel Platini en 1984
jeudi 19 juin 2014
Coluche : Putain de complot(s)
les éditions Privé publient un livre qui revient sur la thèse officielle de
l’accident. Ce serait un assassinat, mais on n’est pas sûr, commandité on ne
sait pas par qui, et pour des raisons inconnues de tous. Ou comment rapprocher
Grasse (où il se rendait) de Dallas.
Souvenez-vous, il y a vingt ans, Michel Denisot, Philippe Gildas et sa femme
Maryse sont sur un plateau de télévision. Coluche, ami des trois, vient de
mourir. C’est la seule fois que l’on verra Denisot pleurer en direct. Maryse à
son tour essuiera une larme, seul Gildas, imperturbables grandes oreilles,
restera inflexible : « Si on pleure tous, on n’y arrivera pas », déclare-t-il,
inébranlable.
Coluche, raconteur de blagues à salopette, agitateur comique numéro un d’une
époque qui n’en manquait pourtant pas, et de hautes volées : du Le Luron par-ci,
du Desproges par-là, j’en passe et des bandes sorties tout droit du
café-théâtre, qui allaient quelque temps après bronzer au soleil du succès.
Coluche, acteur césarisé pour un film surestimé, Tchao Pantin, où il
interprétait c’est vrai plutôt bien le rôle d’un pompiste humaniste au possible,
marqué mais pas désespéré, tentant de faire marcher droit un Anconina chien fou.
Coluche osait beaucoup, décapait pas mal, n’hésitait pas sur les gros mots, et
il avait bien raison. Il fut aussi de l’éclosion de Canal, celui d’André
Rousselet, une chaîne qui à ses débuts présentait un taux d’insolence et de
liberté crade qu’on n’a jamais retrouvé à la télévision depuis, malgré la
multiplication des chaînes, mais de chaînes enchaînées, photocopiées, s’imitant
les unes les autres sans oser plus rien, sans plus faire preuve d’audace. Canal
a disparu depuis la fin de "Nulle part ailleurs", et même sur le câble ou le
satellite, il est difficile de trouver quelque trace de différence que ce soit.
Tout est pareil.
Il y a vingt ans, quand Coluche est mort, le 19 juin 1986 sur sa moto, quand
la nouvelle a fait le tour de RMC et de toutes les radios, quand le pays a
compris qu’on allait un peu moins rigoler désormais, ce fut un choc. L’homme
était aimé, apprécié, chez les prolos comme chez les nouveaux riches, chez les
intellectuels (enfin certains) comme chez les bas du front. Il avait créé les
Restos du cœur, avec cette idée de redistribuer notre trop-plein (de bouffe,
d’amour) à ceux qui manquent de tout. Un succès phénoménal. La France comptait
déjà, à l’époque, une belle armée de pauvres, de démunis, de crève-la-faim.
Depuis, ça ne s’est pas arrangé.
Et puis, Coluche a eu l’idée saugrenue de se présenter à l’élection
présidentielle. Il serait le candidat BLEU BLANC MERDE, pour reprendre
l’excellente une de Hara Kiri à l’époque, qui le portraitura
assis sur le trône, le slip aux chevilles, en habit de président, ou presque. On
est en octobre 1980. Coluche se présente comme le candidat des minorités : "Je
veux être le candidat des minorités. Et les minorités ajoutées les unes aux
autres, ça fait quoi ? Je vous le donne en mille Emile ! Ca fait la majorité !"
Il fonde des comités de soutien hilarants, comme le comité Monique, « deux qui
la tiennent, trois qui la niquent. » Et il grimpe dans les sondages. Vite. Haut.
Certains politiques grincent des dents, Coluche se voit refuser certains
plateaux télé : les émissions politiques le rejettent parce qu’il est clown, les
émissions de variétés parce qu’il est candidat. La route (si j’ose dire) est
barrée pour le comique qui sera obligé de jeter l’éponge le 7 avril 1981.
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Cet épisode politique de la vie de Coluche est capital : c’est ce qui fera
naître quelques doutes, d’entrée de jeu et donc plus tard, sur la nature
accidentelle de sa mort. Bien avant l’enquête, qui aujourd’hui paraît aux
éditions Privé, des rumeurs ont circulé, selon lesquelles Coluche, devenu
encombrant pour pas mal de politiciens, aurait été plus ou moins « accidenté »
par le « pouvoir ». Mais quel pouvoir ?
Comme toujours dans ces fumeuses théories qui tendent à nous faire croire que
décidément, on nous cache beaucoup de choses, ceux qui agitent le doute n’ont
aucune certitude. Ceux qui hurlent au mensonge n’ont pas le début d’un
demi-quart de preuve pour étayer leurs accusations. Et l’on bascule, tout
naturellement, dans le domaine du phantasme. Phantasme de « politiciens » aux
ordres de quelques « officines » qui « tireraient les ficelles » et
« manipuleraient » la vérité, pour qu’elle apparaisse plus lisse, plus digeste,
plus rassurante. Phantasme d’un « pouvoir » global qui serait une sorte de grand
metteur en scène du monde moderne, et de ses guerres, et des raisons de ses
guerres, et des enjeux cachés, que personne ne connaît mais qui existent, sans
doute.
Le complot vit sa plus belle ère depuis le 11 septembre 2001. La
pulvérisation des tours jumelles de Manhattan a ouvert la boîte de Pandore.
Toutes sortes d’énergumènes sont alors soudain apparus, qu’on avait cru bien à
l’abri derrière des murs épais, et qui se sont mis à avoir des idées, à savoir
des choses, à imaginer un « ailleurs » où se situerait la vérité, la vraie. On
nous a fait le coup de l’avion qui n’avait jamais frappé le Pentagone, le coup
des Tours jumelles effondrées certes, mais pas à cause de l’impact des avions,
non, et d’ailleurs ces avions étaient-ils vraiment des avions de ligne ? On nous
a fait le coup, avant ce cirque 9/11, de la princesse Lady Di, certainement pas
morte d’un accident de la route, certainement assassinée par la Reine, peut-être
ou le Prince Charles, ou le duc de Guise. Dans toutes ces agitations-là, c’est
fou le nombre de gens qui sont prêts à « croire » : des chemises bleues avec des
longs cheveux, comme des chemises noires aux cheveux très courts, tous
« persuadés » qu’effectivement, c’est « bizarre ».
C’est un peu le Da Vinci Code tous les jours. Le best-seller de Dan Brown est
à l’image de ces temps où l’on réfléchit beaucoup et de travers : un mélange
habile de mysticisme, d’ésotérisme, de mystères d’opérette, de passages secrets,
de textes obscurs, de combinaisons multiples qui n’ont pour but que d’amener le
lecteur à comprendre qu’il y a du mensonge, et du gros, dans l’air. Que si tout
est révélé, tout, jusqu’à la chrétienté, tremblera sur ses fondations. De
l’attrape-gogos. Et ça marche.
Alors, Coluche non accidenté, disons presque « volontairement » percuté par
un camion « téléguidé », ou du moins « commandité », pourquoi pas, au point où
on en est ? Pourquoi pas ?
A l’origine de Coluche, l’accident, il y a l’enquête d’un
journaliste, Jean Depussé, mort en avril dernier, enquête reprise par un de ses
confrères, Antoine Casubolo. Depussé a retrouvé les amis de Coluche présents sur
les lieux du drame. Et vingt ans après, alors qu’ils s’étaient jusqu’ici plutôt
faits à l’idée que c’était un accident bête, selon leurs propres dires, ils se
sont mis à douter. Vingt ans après. Vingt ans de certitude, et puis d’un coup,
la révélation. Aujourd’hui, Didier Lavergne, un de ces témoins, présents sur la
route avec Coluche le jour de sa mort, se souvient que celui-ci ne roulait pas
vite, 60 kilomètres heures au maximum, que le camion n’était pas en travers de
la route, qu’ils allaient le croiser tranquillement, quand d’un seul coup
celui-ci a brusquement changé de direction : « On roulait calme, en ligne
droite, on a vu le camion, il n’était pas en travers de la route, il était de
son côté et, au moment où Michel est arrivé à sa hauteur, il a brusquement
tourné à gauche. Une manoeuvre insensée. » Coluche percute le camion, tête la
première, sans casque (« A cette époque, sur la Côte, les flics nous faisaient
pas trop chier avec ça ») et meurt quelques instants plus tard.
Alors, pourquoi ce camion a-t-il soudain viré de bord ? L’attitude du
chauffeur, juste après l’accident, alors que tous attendent les secours,
surprendra Lavergne :
« La première chose qui m’a toujours étonné, c’est l’attitude du chauffeur du
camion juste après le choc avec Coluche. Il avait un détachement incroyable
pendant les minutes où on a attendu les secours, lui, Ludovic Paris et moi. Il
ne s’est pas approché de Coluche une seule fois, il ne nous a pas parlé, il est
resté à distance, à faire les cent pas devant son camion, sans même couper le
moteur. Comme s’il ne se sentait pas concerné. »
Un chauffeur peu concerné qui commet une manœuvre insensée, voilà pour le
bizarre.
Les mobiles maintenant. Là, c’est le flou. Coluche préparait un spectacle
fumeux, paraît-il. Il aurait été prêt à se représenter pour 1988. Il aurait reçu
une balle accompagnée d’une menace de mort (la prochaine sera pour toi) quelques
jours avant l’accident. C’est à peu près tout. C’est maigre. Ca n’explique pas
qu’ « on » ait voulu dans quelque haut lieu que ce soit se débarrasser du
candidat BLEU BLANC MERDE. C’est léger.
Mais le complot se nourrit d’à peu près. D’hypothèses. De croyances. Déjà sur
les forums du Net, certains parlent de meurtre, d’assassinat, ils se disent
convaincus, sûrs, persuadés. Ils « le savaient bien ». Evidemment. On a tué
Coluche, Bérégovoy ne s’est pas suicidé, et JFK a été abattu par la CIA avec
l’aide la mafia de la Côte Est.
Légendes urbaines, mythes modernes. L’histoire n’est pas un ramassis de
vérités, ce n’est pas non plus un tissu de mensonges.
Certains sont prêts à gober n’importe quelle ânerie pour satisfaire leur
appétit de sensationnel, d’inédit ou de fantastique. Ils se défendent en
prétendant qu’ils « cherchent à comprendre ». Qu’ils ne se contentent pas
d’utiliser leur « temps de cerveau disponibles ». Qu’ils pensent par eux-mêmes.
Ils s’illusionnent : la vérité qu’ils cherchent n’existe pas, pas plus que le
mensonge qu’ils prétendent pointer.
Une chose est sûre : vingt ans après la mort du comique Coluche, on se marre
moins. Comme si, de toutes ses blagues, il avait emporté la chute.
http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/people/article/coluche-putain-de-complot-s-10539
http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/people/article/coluche-putain-de-complot-s-10539
COLUCHE vs LEDERMAN
À quelques jours du 28e anniversaire de sa mort, la justice
vient de rendre son verdict dans la guerre que se mènent son producteur Paul
Lederman d'un côté et ses fils, Romain et Marius Colucci ainsi que leur mère
Véronique Colucci de l'autre. L'AFP a appris ce mardi 4 juin auprès de son
avocat que Lederman avait obtenu un non-lieu... Un vrai coup dur pour les fils
du regretté humoriste.
Ce non-lieu fait suite à un plainte déposée en décembre 2009 par Romain,
Marius et Véornique Colucci contre Paul Lederman, pour "faux
et usage de faux" dans le cadre d'une procédure civile engagée en 1998.
Au coeur du conflit, des droits sur des enregistrements soi-disant cédés au
producteur par leur mère à la mort de l'artiste.
Coluche épouse Véronique le 16 octobre 1975. Le couple divorce le 15 mai
1981. Après son décès, Véronique cède ses droits à la société PPL pour 236 000
euros. Ces droits représentent donc tout ce qui touche à l'artiste entre la date
du mariage et celle du divorce.
Le conflit entre Marius, Romain et Paul Lederman
concerne plusieurs enregistrements que les fils pensent avoir été enregistrés
avant le mariage de leurs parents et dont les droits, par conséquent, leur
appartiennent.
Le litige porte notamment sur l'album Enregistrement public
volume 2. Pour trancher, la justice a demandé à Paul Lederman de fournir le
master (l'enregistrement original), et la société PPL en a fourni une
copie, puis l'original. Les fils de Coluche ont suspecté une manipulation de
Paul Lederman et l'ont traîné en justice pour "faux et usage de
faux".
En première instance, en juin 2012, Paul
Lederman obtient un non-lieu. Celui-ci est donc confirmé par la cour d'appel
et il est définitif : les fils de Coluche et leur mère, Véronique Colucci,
avaient formé un pourvoi en cassation qui a été jugé irrecevable la semaine
dernière.
Reste cette procédure au civil que ce non-lieu pourrait venir bouleverser. En
2010, Paul Lederman a été condamné à verser
1,1 million d'euros d'arriérés de droits d'auteurs aux fils de Coluche et à
leur mère. Une décision
dont Paul Lederman a fait appel, mais la date d'audience n'a toujours pas
été fixée.
Me Bretzner, son avocat, a fait savoir à l'AFP qu'il se félicitait de
ce non-lieu, cet "important succès pour Paul Lederman", et de souligner
qu'il "pourrait avoir une incidence sur le dossier civil". Rendez-vous
devant la cour d'appel de Paris pour la suite de ce feuilleton
judiciaire.
vendredi 7 mars 2014
20 choses sur COLUCHE DANS SCHNOCK
20 choses que vous ne saviez pas sur Coluche
révélées dans la revue Schnock
1. Contrairement à ce que disait le journal « Minute » en
1980, lors de sa campagne présidentielle, Coluche ne s’est pas fait arrêter le
22/08/1963 pour vol mais pour recel avec 2 de ses camarades qui, eux, ont
commis le vol. Leur butin ? 8 rasoirs mécaniques, 14 couteaux de poche, 6
coupe-papiers, 24 porte-clefs, 18 cuillers souvenirs, 3 blaireaux, 50 objets en
verre filé, 2 décapsuleurs, 2 vases, d’une valeur approximative de 1220 francs.
2. Coluche avait la mauvaise habitude de piquer des idées à
tout le monde. A tel point qu’à l’époque du Café de la Gare, Patrick Dewaere et
Henri Guybet lui collaient des roustes quand ils le prenaient la main dans le
sac du plagiat.
3. Coluche a copié Cloclo. C’est son ancien impresario Paul
Lederman qui nous le dit: « Je lui avais dit que Claude François avait eu
jusqu’à onze voitures. Alors, la première année que ça a marché pour lui,
Coluche s’est acheté onze voitures ! »
4. Il existe un rare cliché sur lequel figurent Miou-Miou,
Patrick Dewaere et Coluche. Prise au Café de la gare en 1969, elle a été retrouvée
dans les archives de Miou-Miou. (Voir notre document.)
5. Romain Bouteille, son ancien complice du Café de la Gare,
en garde un souvenir mitigé : « On s’entendait bien mais moi, je ne raffole pas
de Coluche. »
6. Sur le tournage des « Vécés étaient fermés de l’intérieur
», il s’est très mal entendu avec Patrice Leconte et a presque ruiné la
carrière de ce dernier en essayant de le griller auprès de la troupe du
Splendid au moment des « Bronzés ».
7. Le sketch « Le Schmilblick » est entièrement pompé sur un
sketch de Jean Yanne de 1970 dans l’émission « Les Grands Enfants », où
apparaissent les mêmes personnages du hippie, de l’homosexuel et de celui qui
n’arrive pas à prononcer correctement le mot.
8. La mythique salopette Oshkosh rayée blanc et bleu qu’il
portait à ses débuts a été inventée en 1895 aux Etats-Unis et porte son nom
d’après la ville dont elle est originaire dans le Wisconsin.
9. L’acteur Philippe Léotard, qui vécut un temps chez
Coluche, s’y adonnait à son hobby favori : la fabrication de free-base. (Le
fait de raffiner soi-même sa cocaïne, paraît-il.)
10. Un jour, le journaliste Pierre Bénichou sniffa le
contenu d’un bol de farine laissé dans la salle de bains de la maison de la rue
Gazan. (Blague imaginée par Coluche et sa compagne Fred Romano, ptdr)
11. François Mitterrand se vanta auprès de Coluche d’avoir
eu des amis algérois amateurs de marijuana.
12. Il fut héroïnomane pendant 3 ans entre 1981 et 1984. Il
commence sur le tournage du « Maître d’école » et perd 15 kg sur le film, il
n’est pas raccord sur certains plans.
13. Sur le tournage de « Tchao Pantin » c’est « la
production qui le fournissait » en stupéfiants selon son ex-compagne, Fred
Romano.
14. Pour ses rôles au cinéma il s’inspirait de grandes
actrices : « Il prenait des trucs à Michèle Morgan et Arletty. Leur manière de
parler, leurs accents, des choses très subtiles », toujours selon Romano…
15. En 1984, lors d’un dîner à l’Elysée avec François
Mitterrand, Michel Berger et Jacques Attali, il humilie le chanteur venu
présenter sa fondation « Action Ecole » chargée de la construction de puits en
Afrique, en lui coupant la parole pour parler de cul avec le président. Berger
lui en voudra jusqu’à la fin…
16. En 1984, il tourne dans un clip étrange, réalisé par Jean-Baptiste
Mondino, « Soleil Soleil » d’Ahmed Fakroun. Aucune bio n’en parle, aucune
diffusion à la télé depuis 1984, regardez-le sur Youtube, on y voit le vrai
visage du Coluche des années noires…
17. En 1985, pour « Le Jeu de la Vérité », fait unique, il a
négocié avec Patrick Sabatier pour qu’on interdise toutes questions sur son
ex-compagne, Véronique, et leurs enfants.
18. Il a créé les Restos du Coeur après avoir été condamné a
des oeuvres d’intérêt général pour injures sur un policier en 1985.
19. Il devait retrouver le chemin du music-hall à en
Septembre 1986 au Zénith de Paris, mais la veille de sa mort Paul Lederman
essaie de le joindre pour lui dire que les réservations ne sont pas bonnes.
Sans suite.
20. Toujours selon Lederman, c’est son goût pour la fumette
qui serait la cause de son accident mortel. « Il avait pris de la drogue. Pour
lui, le cannabis, c’était rien. Il a fumé, il n’avait pas la maîtrise, il est
tombé. Ça a été difficile à admettre… »
jeudi 20 février 2014
INTERVIEW DE COLUCHE par Christian HOCHE le 5 mai 1976
C'est l'histoire d'un mec, il était jeune journaliste et il
venait d'arriver à L'Express, le mec. Il s'appelait Christian Hoche. Et il était
plus connu pour ses reportages sur le Vietnam que pour ses affinités avec le
show-business. Il avait pourtant été pressenti par une célèbre maison d'édition
pour interviewer une cinquantaine de célébrités - Maurice Béjart, Antoine
Blondin, Michel Debré, Alain Krivine, Jacques Martin, etc. - sur un thème
unique: «La France telle qu'ils la voient». Le livre ne sortira jamais. Mais de
cette curieuse aventure il reste une interview, recueillie dans la maison de
Coluche, rue du Parc-Montsouris, au milieu de sa famille, entre un flipper et un
baby-foot, et parmi des amis qui ne cessent de passer. La scène se déroule le 5
mai 1976. Christian Hoche est accompagné d'un photographe indépendant, Francis
Dalsace, et du dessinateur Jacky Redon
5 mai 1976
En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/informations/inedit-la-france-selon-coluche-ce-qu-il-disait-il-y-a-vingt-ans_603108.html#Asfi17tSOMqiuKmL.99
CHRISTIAN HOCHE: Je peux prendre un cendrier?
COLUCHE: Si vous fumez, je préfère, oui!
- On y va? Le thème de l'interview, c'est donc la France et
les Français...
- Je ne suis pas vraiment au courant! Personnellement, je
suis né de mère je ne sais quoi et de père autre chose, mais je suis né à Paris
dans le XIVe, donc je suis français. Alors, qu'est-ce que c'est, la France, je
n'en sais rien! Je n'ai rien fait pour donner une image de la France. Je n'en
ai rien à foutre, ça ne m'intéresse pas!
- La France, pour vous, c'est une notion purement
géographique?
- Je ne peux pas parler de la France, je ne connais pas les
autres pays! J'aimerais pouvoir vous dire: par rapport à l'Amérique, la France,
c'est ceci ou cela... Mon seul domaine à moi, c'est la vie, je ne connais rien
d'autre...
- Alors, parlons de la vie!
- Ce qui est marrant, pour moi, c'est les traits de
caractère propres aux Français. Par exemple, ce peuple a élu président de la
République un type qui a été ministre des Finances pendant sept ans! Voilà ce
qui est incroyable! Si quelqu'un raconte une chose pareille dans une pièce de
théâtre, les gens vont dire: il charrie, il se moque de nous! On ne peut pas croire
des conneries pareilles! La connerie française est incroyable!
- D'autres exemples?
- Tiens! Hier, j'ai vu un type se jeter sous les roues d'une
voiture pour sauver un môme. La voiture a réussi à freiner. Le mec avait l'air
d'un con, et la mère gueulait parce qu'il avait bousculé son fils! Le type
s'est relevé, il voulait tuer le chauffeur! En cinq minutes, le mec a voulu
sauver une vie, au risque de la sienne, et en détruire une autre! Voilà ce qui
est fantastique. Mais je ne sais pas si c'est "français"...
Un autre exemple? L'autre jour, il y avait un mec par terre,
dans la rue, on ne savait pas ce qu'il avait, on appelle les flics. Ceux-là ont
l'habitude, ils lui demandent: "Alors, mon gars, t'es bourré?" Ils le
relèvent, le type commence à râler, si fort qu'ils commencent à lui taper sur
la gueule! Et un commerçant avait appelé les flics pour sauver le mec!
Voilà la France! Un jour, vous prenez une contravention pour
"stationnement gênant"; le lendemain, au même endroit, il y a un
parcmètre, le stationnement n'est plus gênant! Et les gens marchent! Moi,
j'attends que cela m'arrive pour faire un procès...
- Avez-vous l'impression de vivre dans un pays bête et
méchant...?
- Je n'ai aucune impression de ce type! Quand je vais à
l'étranger (seulement pour des raisons professionnelles, je m'y fais tellement
chier!), je vois que les autres vivent d'une autre façon, que parfois cela n'a
rien à voir. C'est pour cela, d'ailleurs, qu'on a tort de dire qu'on va avoir
un régime communiste, que ce sera comme en Russie, etc. C'est impossible! Les
mecs qui font de la politique font pas ce qu'ils veulent, ils font ce qu'ils
peuvent! Ils ne tirent pas les ficelles, ils sont tirés par les ficelles! Mais
c'est un autre sujet...
- Depuis Mai 68, il s'est passé beaucoup de choses en
France. C'est un point de repère, pour vous, 68?
- Démographique, oui: tous les gosses nés au lendemain de la
guerre ont provoqué en 1968 une explosion de la jeunesse, mais c'est vrai aussi
ailleurs, en Angleterre, etc. Ce qui était positif, en 68, c'est qu'on n'a pas
eu affaire à un troupeau, mais à des mecs qui s'intéressaient aux choses...
Mais est-ce qu'on peut juger? Par exemple, aujourd'hui, il y a la pilule, etc.,
et pourtant les mecs de 20 ans sont très bourgeois. Il y en a même qui se marient,
tellement ça n'est plus la mode!
- Comment voyez-vous la France dans les années à venir?
- Socialiste, cela paraît inévitable! Pour le reste, le plus
important, c'est l'évolution des moeurs. Mais cela ne va pas vite. Prenez la
drogue: si les mecs se droguent, c'est parce que c'est interdit. Alors ils se
droguent fort. Si le haschisch était autorisé, il n'y aurait aucun problème:
autoriser des cigarettes avec un petit pourcentage de hasch dedans, cela ne
ferait pas plus de mal que le tabac! Mais ce n'est pas possible à cause des
moeurs - sans cela, l'Etat le ferait, cela lui rapporterait un pognon monstre!
Il est évident que la gauche n'a pas intérêt à prendre le
pouvoir. Cela serait un merdier épouvantable. Elle le sait, d'ailleurs, elle le
fait pas! En 1968, elle aurait pu le faire, mais elle a joué le jeu du
gouvernement, uniquement pour pas prendre le pouvoir. Ce que pourrait faire la
gauche, avec tous ses militants, c'est créer un Syndicat des consommateurs de
politique. Les mecs qui seraient inscrits à ce syndicat pourraient dire, par
exemple: "Allez, puisque la vignette est un impôt ?provisoire? depuis
1956, hop, on la supprime!"
- Vous n'avez pas donné ce conseil à Mitterrand?
- Je ne l'ai jamais rencontré. Mais je suis sûr qu'il ne
marcherait pas! Il n'a pas intérêt à le faire. Lui, il fait sa carrière, il
s'en fout du reste! Il a raison, d'ailleurs. La France est le pays de la
démerde. On comprend comment marche le système, on navigue au milieu... Tiens!
Dans notre métier, le music-hall, la majorité des gens qui sont
"vedettes" sont des enfants de pauvres. C'est tellement chiant d'être
vedette, il faut vraiment avoir envie de pas retourner d'où l'on sort!
- C'est votre cas?
- Complètement! Orphelin de père, une mère avec 2 enfants à
charge, j'ai essayé de bosser, j'ai fait 14 métiers, je n'y suis pas arrivé. A
un moment, je me suis dit: je préfère être clochard que travailler. C'est à ce
moment que j'ai pu devenir artiste...
- Qu'est-ce qui a changé dans votre métier?
- Il y a des artistes qui ont fait vachement évoluer le
métier, comme Julien Clerc et plein d'autres. Le public a changé. Voyez Georges
Moustaki, qui vient, s'assoit pendant deux heures et chante des chansons pas
gaies: impossible d'imaginer cela il y a vingt ans!
- Brassens faisait cela, aussi?
- C'est pas pareil. C'était un poète. Reconnu, officiel.
Rien à voir! Il n'a pas profité des médias comme on en profite maintenant. Il a
été consacré par la scène! On ne peut pas comparer Brassens, hier, et Moustaki,
aujourd'hui...
- Vous-même, vous avez contribué à faire évoluer votre
métier?
- Je m'en fous. Si c'est le cas, tant mieux. Parce que,
finalement, quand on ne fait plus le métier, ce qui reste, c'est cela! Mais on
ne peut pas le concevoir à l'avance, on fait tout par hasard... Moi, par
exemple, je dois tout au hasard: je devais passer à la télé le soir des
élections de 1974, vers 23 heures, c'est-à-dire quand on a déjà donné les
résultats et que tout le monde est parti. Mais Mitterrand a annoncé qu'il
parlerait à 23 heures, alors les gens ont attendu. Quand je suis passé, à onze
heures moins cinq, tout le monde était encore là! Ensuite, les gens ont écrit:
pourquoi on ne le voit jamais, celui-là? Alors, on m'a revu!
- Vous avez écrit à Mitterrand pour le remercier?
- Je sais même pas où il habite!
- Auriez-vous préféré vivre à une autre époque?
- Je connais même pas l'histoire de France, comment
voulez-vous que je réponde? Probablement, non!
- Qu'est-ce qui vous agace le plus en France?
- La mauvaise foi des gens. C'est vraiment dur. En bagnole,
le type qui vous coince et fait celui qui ne vous a pas vu. On peut faire un
signe, "Excusez-moi", quoi! Un jour, j'étais à Mobylette, une bagnole
se rabat sur moi, j'engueule le mec: "Faut regarder, merde!" Le mec:
"Je vois rien, je suis bigleux, j'ai de la merde dans les yeux, qu'est-ce
que tu veux que je te dise!" J'ai compris: au fond, tout le monde conduit
comme lui! C'est parce que j'ai eu peur que j'ai engueulé ce type...
- Qu'est-ce qui vous ravit aujourd'hui?
- On vit une époque formidable! On peut se marrer de tout,
sans conséquences. On vit à l'époque de la dérision. Le Café de la Gare,
"Charlie hebdo", ou moi, on donne l'impression d'avoir inventé le
dérisoire, alors qu'on est né dedans, en fait, on s'en est servi, c'est tout!
C'est chouette! Au fait, j'espère que vous allez aussi interviewer Cavanna.
- Il vous a beaucoup inspiré?
- Il a inspiré tout le monde! "Bal tragique à Colombey,
un mort", une révolution! C'est Molière disant à Louis XIV: "Ne vous
asseyez pas là, c'est ma chaise!" Dans un journal, on ne doit rien à
personne. Moi, si je dis un truc pareil dans un sketch, il ne passe pas à la
radio, parce que les mecs se dégonflent...
- Certains sketchs ont eu du mal à passer sur les ondes?
- Oui, au début, la radio n'osait pas trop passer des choses
comme: "Qu'est-ce que c'est que ces Portugais qui viennent retirer le pain
de la bouche à nos Arabes!" Et puis Guy Lux, lui, à la télé, il l'a fait!
Il a tout passé: le CRS, un tas de choses comme cela! Pourquoi je n'ai pas
débuté chez Jacques Chancel? Parce que Chancel ne m'a pas engagé. Guy Lux, oui!
Voilà pourquoi je suis passé aussitôt pour le successeur de Fernand Raynaud,
alors que, par affinité, je descendrais plutôt de Jean Yanne ou de Raymond
Devos!
- La France en l'an 2000...?
- C'est dans combien de temps, l'an 2000? Il y a une telle
différence entre les progrès de la science et l'esprit des hommes! Ils se sont
battus pour aller sur la Lune, mais ils n'avaient rien à y foutre! Quand ils
sont arrivés là-haut, d'ailleurs, ils s'en sont aperçus. Résultat: ils n'y vont
plus. Vous voyez qu'on vit une époque formidable!
- Si vous étiez exilé à l'étranger, quel souvenir
auriez-vous de la France?
- Le climat, sans doute. Le climat est très lié au caractère
des gens...
- Montesquieu a écrit là-dessus...
- M'étonne pas: il était pas con, ce mec-là...
- Dans une île déserte, vous emporteriez des livres?
- Non, je ne sais pas répondre à cela. Lire, il faut être
habitué...
- Des disques, alors?
- "Les Quatre Saisons" de Vivaldi...
- Les oeuvres complètes de Coluche?
- Sûrement pas! Non... Un disque de Montand, les chansons de
Prévert... Je ne sais pas, je n'ai aucune crainte que cela m'arrive!
D'ailleurs, les îles désertes, cela n'existe plus, il n'y a plus que la
question qui existe!
- Dans l'immédiat, vos perspectives?
- Je vais faire dans le cinoche. Le cinéma m'intéresse plus
que le music-hall. Au cinéma, on peut tout faire!
- Votre rêve, ce n'est pas de cultiver votre jardin?
- Pas du tout! Je n'aime que le travail!
- Cela n'est pas effrayant, le succès?
- Non.
- Crevant, alors?
- Oui, mais, comme dit Romain Bouteille, "si c'était
facile, tout le monde le ferait"!
source de l'info
http://www.lexpress.fr/informations/inedit-la-france-selon-coluche-ce-qu-il-disait-il-y-a-vingt-ans_603108.html
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