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mardi 23 août 2016

Les incroyables prédictions d'Isaac Asimov







http://www.lexpress.fr/culture/livre/1964-2014-les-incroyables-predictions-d-isaac-asimov_1277191.html#zLATehoaIBMpapq5.01

lundi 1 février 2016

ROOM 237 ou une interprétation sous forme d'indices cachés du film Shining de KUBRICK


 Room 237 est un film documentaire américain réalisé par Rodney Ascher en 2012. Le film propose une interprétation sous forme d'indices cachés du film Shining réalisé par Stanley Kubrick.

mardi 18 mars 2014

APOCALYPSE LA 1ere guerre mondiale



En septembre 2009, France 2 avait diffusé au cours de trois soirées le documentaire consacré à la Seconde Guerre mondiale, Apocalypse. Composé de six volets, ce documentaire avait connu en grand succès : 6,5 millions de téléspectateurs à chaque épisode diffusé.  Devant cet engouement, Isabelle Clarke et Daniel Costelle, les deux réalisateurs avaient de nouveau tenté l 'expérience deux ans plus tard avec Apocalypse Hitler. Même résultat avec 6,1 millions de curieux devant leur écran.




Ce soir sur France 2,  ils s 'attaquent à une autre événement important de notre histoire et pas des moindres, la Première Guerre mondiale. 

Chaque épisode durera 52 minutes, et une fois de plus, Mathieu Kassovitz nous narrera l 'Histoire avec des images en couleur. Et cela démarrera avec l 'hisoire de George Price, soldat canadien, l 'un des derniers tués de cette guerre qui fit 10 millions de morts chez les militaires, 9 millions chez les civils et 21 millions de blessés. La série documentaire, inédité, a été réalisée avec plus de 500 heures d 'archives. 

Interview de Isabelle Clarke et Daniel Costelle


Pourquoi ce titre, Apocalypse ?
Daniel Costelle : Etymologiquement, apocalypse signifie “révélation” en grec, ce qui définit assez bien notre propos.
Isabelle Clarke : Et le titre joue bien évidemment sur les références bibliques, avec cette idée qu’Hitler serait le cavalier de l’apocalypse, semant ruine, misère et violence sur son passage.

Quelle est l’origine d’Apocalypse ?
Isabelle Clarke : Je voudrais tout d’abord remercier du fond du coeur les auteurs, Jean-Louis Guillaud et Henri de Turenne, de m’avoir fait confiance sur une entreprise aussi importante. Leur série — mythique — Les Grandes batailles est à l’origine de ce projet.
Daniel Costelle : Patrice Duhamel voulait commémorer le soixante-dixième anniversaire du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, 3 septembre 1939 – 3 septembre 2009. Mais comment s’y prendre, aujourd’hui ? Comment raconter de manière intéressante et claire un tel conflit ? Comment témoigner de cette folie meurtrière généralisée ? Et surtout comment faire comprendre l’indicible aux jeunes générations ? Très vite, nous avons senti que ce projet allait être atypique et résolument nouveau...
Isabelle Clarke : …d’une ampleur totalement inédite, même ! Pour la première fois, une série documentaire embrasse la Seconde Guerre dans sa globalité, s’intéressant aux stratégies et enjeux géopolitiques internationaux mais aussi s’attardant sur le visage des hommes et des femmes, racontant leur quotidien. Apocalypse est une série à hauteur d’homme : on pénètre à la fois dans la tête des grands chefs et dans celle des victimes, des sans-grade. Voilà la guerre telle qu’on ne l’a jamais vue : humaine, “atroce et familière”, pour reprendre l’expression employée par Fabrice Puchault qui était responsable du projet, au commencement.

Dans sa forme même, Apocalypse représente un pari novateur et audacieux…
Daniel Costelle : Je crois que le plus important est le sens du public et de la clarté que nous nous sommes imposé dès le départ, ainsi qu’ une rigueur historique et un grand sens de l’efficacité narrative. Ce que nous savons, c’est qu’il était extrêmement compliqué de faire simple. Isabelle Clarke a voulu faire d’Apocalypse une oeuvre cinématographique. Nous avons utilisé tous les moyens modernes pour aborder l’Histoire d’une façon nouvelle. La série, constituée exclusivement d’images d’archives, a été pensée et conçue avec les outils — narratifs, technologiques — du cinéma. Les archives bénéficient ainsi d’une qualité d’image (en couleur et en Haute Définition) et de son (mixage en 5.1) tout simplement époustouflante ! De quoi convaincre tout le monde !
Isabelle Clarke : Nous nous sommes emparés des images d’archives comme si nous les avions tournées nous-mêmes, pour les intégrer dans de véritables séquences, comme une fiction (il y a près de 800 plans par épisode). La série joue ainsi sur un équilibre délicat entre le récit historique et l’émotion. Nous avons fait en sorte de maintenir en permanence ces différents niveaux de lecture en étant extrêmement rigoureux historiquement (tout a été  vérifié et re-vérifié par nos conseillers), tout en restant accessibles au plus grand nombre, intelligibles et captivants.

Comment gère-t-on un projet aussi titanesque ?
Isabelle Clarke : Je crois que tous ceux avec qui nous avons eu la chance de travailler se sont passionnés pour le projet, autant pour ce qu’il raconte que pour son aspect pharaonique, pour les défis qu’il demandait de relever. Cette confiance, cet enthousiasme collectif, nous ont portés tout au long des deux années et demie de préparation.
Daniel Costelle : Je tiens à remercier France 2 qui nous a donné les moyens d’aller au bout de ce projet démesuré. C’est là toute la raison d’être du service public. Nous avons vécu un petit miracle, comme un temps béni de la télévision.
Isabelle Clarke : Et Louis Vaudeville ! Notre producteur, qui a pris des risques insensés pour nous…
Daniel Costelle : Oui, un vrai producteur kamikaze ! Aujourd’hui, toute l’équipe de production, dirigée par Florence Sarrazin- Mounier, est récompensée de ses efforts. Notre distributeur international France Télévisions Distribution a vendu la série dans de nombreux pays, et notamment à des chaînes prestigieuses comme National Geographic International, NHK au Japon et NDR, WDR, MDR, SWR en Allemagne. Tout un symbole.

Pour la première fois, un film offre une vision globale du conflit. Quelle leçon en tirer ?
Isabelle Clarke : Ce qui frappe particulièrement, à mon sens, c’est la redoutable simultanéité de cette guerre. D’ordinaire, on se préoccupe de l’Europe, du nazisme et de l’arrivée des Américains. Ou alors les documentaires se fixent sur une bataille, un front, une période donnée. On ne se rend généralement pas compte que se jouait, en parallèle, dans le même temps, une autre guerre entre le Japon et les Etats-Unis. On ne réalise pas que, au cours de cette période, c’est l’ensemble du monde qui a sombré dans l’abîme… Nous avons voulu traduire le présent de l’Histoire, faire sentir l’incertitude d’alors. Par exemple, en 1942 personne n’imagine qu’Hitler va finir par perdre. Il y a une telle violence, un tel déchaînement, une telle démence, que tout paraît absolument inéluctable. Raconter ce glissement progressif vers la destruction, l’autodestruction du monde — 50 millions de morts, et majoritairement des civils ! — c’est le mouvement de notre film.

En même temps, Apocalypse semble portée par une sorte d’espoir…
Daniel Costelle : Dans le dernier épisode, sur les ruines de Berlin détruite, nous citons les paroles de l’écrivain allemand Klaus Mann : “La défaite en elle-même ne constitue pas une honte, au contraire. La honte nationale, l’avilissement, la décomposition et l’appauvrissement de la vie allemande, c’était le national-socialisme.” De même, à la capitulation du Japon, le ministre plénipotentiaire de l’empereur Hirohito dit : “Ce jour n’est pas un jour de deuil, mais le premier jour du Japon nouveau”. Une manière de montrer que, malgré tout cela, l’homme s’en sort.

UN APPEL VIBRANT
Vous sentez-vous une responsabilité morale ? L’envie de faire passer un message ?
Isabelle Clarke : Un message absolument pacifiste. Oui, c’est ce que j’ai voulu faire.
Daniel Costelle : Nous voyons cette série comme un appel vibrant. J’engage d’ailleurs tout le monde à lire ou relire Gaston Bouthoul, cet éminent sociologue qui a fondé la polémologie, discipline passionnante fondée sur l’étude de la guerre et des formes d’agressivité en société. “Si tu veux la paix, connais la guerre”, disait-il.
Notre ambition est là : montrer la guerre pour servir la paix.
Isabelle Clarke : D’autant que, aujourd’hui, il est indispensable de se souvenir, de lutter contre l’oubli. C’est l’oubli qui conduit au négationnisme. Mais plutôt que de parler de “devoir de mémoire”, je préfère l’expression de Simone Veil, “devoir d’histoire”.
Apocalypse participe pleinement de ce devoir.



source de l'info

lundi 25 novembre 2013

LA TRILOGIE DU MONOCLE


 
Le commandant Théobald Dromard dit Le Monocle est le personnage principal d'une trilogie de films de Georges Lautner, joué par Paul Meurisse.
 


Le Monocle noir est un film français réalisé par Georges Lautner, sorti en 1961.
 
 
 
Des hommes, nostalgiques du nazisme se réunissent au château de Villemaur, pour y rencontrer un survivant du Troisième Reich. Dans l'assemblée, il y a le commandant Dromard, avec son monocle noir.
 
 Lautner ne cache pas aujourd'hui qu'il n'aimait pas le roman de Rémy, bien plus sérieux que le film, sur lequel ce dernier devait être basé. C'est au départ uniquement pour pouvoir travailler qu'il a accepté d'en réaliser l'adaptation, mais il a réussi à contourner les exigences des producteurs et à alléger grandement les côtés sinistres du roman, en le transformant en comédie policière. • • Le film sera suivi en 1962 par L'Œil du monocle, puis en 1964 par Le Monocle rit jaune, tous deux réalisés par Georges Lautner. • Chose étonnante, le film Le Monocle noir a été diffusé en VHS (sortie en février 1997)... mais n'a à ce jour (fin 2011) encore jamais été diffusé en DVD. Une lacune surprenante car le deuxième volet de la série (L'Œil du Monocle) et le troisième volet (Le Monocle rit jaune) ont, eux, été très tôt diffusés en DVD.
 

 
 
L'Œil du monocle est un film de Georges Lautner, sorti en novembre 1962. Il a été tourné à Bonifacio en Corse-du-Sud. 1962.

 Les services secrets anglais et soviétiques envoient leurs espions aux trousses d'un Allemand, Hektor Schlumpf, qui veut récupérer une cargaison d'archives et d'or, immergée au large de la Corse depuis 1944. Mais Schlumpf est déjà protégé par les services français, représentés par le commandant Dromard, en échange de papiers compromettants pour les nations alliées pendant la guerre.
 
 






Le Monocle rit jaune est un film de Georges Lautner, sorti en 1964.



Le commandant Dromard, alias "Le Monocle", est chargé par les services secrets français d'enquêter sur des attentats qui visent le personnel et les installations de la recherche atomique mondiale. Le Colonel, chef de Dromard, lui désigne deux suspects, un homme, un certain Bergourian et une femme. Accompagné du sergent Poussin, il surveille un suspect en prenant le bateau vers Hong Kong. Bergourian y est assassiné dès sa descente du bateau. La femme ne semble pas étrangère à cet assassinat... Frédéric de Lapérouse, attaché au consulat, les loge chez un ancien légionnaire, Elie Meyeritsky. Dromard découvre que les attentats sont le fait d'une secte qui veut lutter contre le péril atomique par la violence, dont la prochaine cible serait un porte-avions atomique américain qui doit faire escale en rade de Hong Kong. Ils finissent par démasquer le maître de la secte, le banquier Oscar Hui, et à l'éliminer après de nombreuses péripéties et divers combats au pistolet, arme que Le Monocle utilise d'une façon assez originale.


• Troisième film de la trilogie du Monocle, après Le Monocle noir et L'Œil du Monocle • Georges Lautner se déclara particulièrement choqué par l'attitude méprisante que Paul Meurisse afficha à l'égard de sa partenaire Barbara Steele tout le long du tournage. L'acteur en effet avait manifestement mal apprécié que la part italienne de la production l'oblige à partager l'affiche avec une comédienne spécialisée dans le cinéma d'épouvante. Pour cette raison, Lautner se jura par la suite de ne jamais plus retravailler avec lui. •

Marcel Dalio, qui dans ce film joue le rôle d'un Juif qui chante J'irai revoir ma Normandie, fera une prestation comparable dans Les Aventures de Rabbi Jacob, où, tenant le rôle titre, il chante aussi J'irai revoir ma Normandie dans le taxi qui l'amène à l'aéroport de New York. •

• Lino Ventura fait une courte apparition clin d'œil (caméo), tout comme Paul Meurisse en fit une à la fin des Tontons Flingueurs.

• À noter que l'actrice Renée Saint-Cyr était... la propre mère du réalisateur Georges Lautner. Dans ce film, il lui offre la première d'une série de onze rôles pour lui permettre de poursuivre sa carrière commençant à s'essouffler. À partir de son petit rôle dans Le Monocle rit jaune, mis à part quelques très rares exceptions, elle ne jouera pratiquement plus que dans des films de son fils jusqu'à la fin de sa carrière d'actrice en 1992.

vendredi 22 novembre 2013

JFK : LA THEORIE DE LA BALLE MAGIQUE


La théorie de la balle unique (également appelée « théorie de la balle magique » par ses détracteurs) est un des éléments fondant les conclusions de la Commission Warren relatives à la culpabilité d'un assassin unique dans l'assassinat du Président Kennedy.
 

 La théorie a pour la première fois été émise par Arlen Specter, un collaborateur de la Commission Warren (après devenu sénateur des États-Unis). Elle postule qu'une balle unique, identifiée comme « Pièce à conviction 399 de la Commission Warren » (ou CE399) a causé l'ensemble des blessures non fatales subies par le Président John Kennedy et par le Gouverneur John Connally au cours de l'assassinat du Président. La théorie est importante parce que les deux hommes semblaient avoir été blessés en même temps ou en tout cas dans un espace de temps insuffisant pour qu'un tireur unique, compte tenu du type d'arme (une carabine à verrou), puisse tirer deux fois. Le House Select Committee on Assassinations (HSCA) de 1979 confirma la plausibilité de cette théorie. http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_de_la_balle_unique

JFK, la version officielle


"Que s'est-il passé ce 22 novembre 1963, sur Dealey Plaza à Dallas ? Un demi-siècle après le meurtre de John Fitzgerald Kennedy, les circonstances de sa mort continuent d'alimenter les fantasmes. Selon la version officielle, étayée par des faits incontestables, Lee Harvey Oswald, ex-Marine de 24 ans, est l'auteur des coups de feu qui tuèrent le 35e président des Etats-Unis. Mais plusieurs éléments de terrain viennent troubler les tenants de la théorie du complot...."

Cliquer sur le lien pour regarder le documentaire :  JFK : La preuve d'une conspiration .

Cliquer sur le lien pour regarder le documentaire :  L'Assassinat de JFK - Les dossiers de Jim Garrison .

http://tempsreel.nouvelobs.com/le-dossier-de-l-obs/20131114.OBS5514/infographie-assassinat-de-jfk-quel-complot.html

samedi 26 octobre 2013

LOUIS DE FUNES : UN JOUR UN DESTIN



Près de trente ans après sa mort, des millions de téléspectateurs suivent encore Louis de Funès dans les scènes mythiques de «La Grande Vadrouille». Derrière le masque de l'humour, on découvre une personnalité complexe. Sur les plateaux, l'acteur était influencé par son épouse Jeanne. Il était aussi un père de famille angoissé à l'idée que sa carrière puisse s'arrêter. Car Louis de Funès a attendu de nombreuses années avant de devenir une star du cinéma comme Bourvil, l'autre génie de l'humour. Des images d'archives, des témoignages de ses proches et de ses partenaires à l'écran permettent de revenir sur le parcours tumultueux de cet homme tourmenté.



Louis de Funès nous a quitté il y trente ans. Jamais un acteur comique français n'a connu une popularité aussi forte, une estime du public inaltérée, malgré les décennies passées depuis sa disparition. A travers des interviews de personnalités l'ayant côtoyé ou des inconditionnels de l'acteur, ce document retrace sa carrière lente et discrète, jusqu'à la gloire fulgurante au milieu des années 60. Du «Gendarme de Saint-Tropez» à «Rabbi Jacob», en passant par «Le Corniaud» et «La Grande Vadrouille», sa gestuelle, ses mimiques et son rythme de jeu inimitable en ont fait un des génies comiques français du XXe siècle. Bernard Lecoq, Laurent De Funès, Mylène Demongeot, Vladimir Cosma, Frédéric Lopez, Michel Galabru, Claude Gensac, Chantal Ladesou, Christophe Dechavanne, et bien d'autres encore témoignent...

mardi 26 mars 2013

LES DOCUMENTS INTERDITS de Jean Teddy Filippe


Un (faux) documentaire diffusée sur Arte à la fin des années 80, un grand moment de télévision que je n'ai jamais revu depuis mais disponible sur youtube , il est rester gravé dans ma mémoire tout ce temps. voici quelques infos que j'ai trouvé sur internet.



Des documents vidéos de différentes formes, amateur ou professionnels, nous révèlent des évènements surnaturels et mystérieux…

Ces 13 faux documentaires s'appuyant sur de prétendus phénomènes surnaturels ou inexpliqués ont été "rassemblés" par Jean-Teddy Filippe entre 1986 et 1989. La supercherie a été révélée après la diffusion du dernier épisode par Jean-Claude Carrière ; le but du réalisateur était de démontrer le pouvoir de la télévision et la facilité avec laquelle un documentaire aux allures amatrices peut avoir de l'impact sur la conscience populaire


Jean Teddy Filippe a d'abord réalisé de nombreux films publicitaires (et remporté de nombreux prix) avant de se consacrer entièrement à la fiction. Arrivé en télévision par hasard, ses séries « fantastiques » « Les rendez-vous manqués« (1985), qui deviendront pour Arte « Les Documents Interdits » (1988-1991) connaîtront un succès mondial et une rare longévité. – « ses Documents Interdits sont à l’origine d’une incroyable quantité de péloches de ces 20 dernières années, en particulier [Rec], dont l’un des segments de ces Documents…, sur le mode « reportage télé dans une maison-mystère » est la genèse absolue (pour être poli)…(…) du Projet Blair Witch à Paranormal Activity, son influence discrète est hallucinante ! Un homme de grand talent, qui aurait pu enchaîner avec une tripotée de suites mais s’est arrêté à 13 films (…) Rurik Sallé - M 02016 - Mad Movies



1989. Voilà que débarque à la télévision sans la moindre explication la vidéo ci-dessous. En quelques minutes, nous pouvons y voir les bases de ce que Jean-Teddy Filippe poussera à son paroxysme durant 12 épisodes ensuite. La légende était créée, et au-delà du formidable canular, Les Documents Interdits allaient permettre à des centaines de spectateurs de retenir une leçon : dans le petit écran, tout n’est pas vrai…


Il faut revenir à une époque où Internet n’en est qu’à ses premiers balbutiements. Youtube, le téléchargement de vidéos, les fakes de masse n’existent pas encore. Nous sommes au sortir de la Guerre Froide et Aux Frontières du réel n’est pas loin. Sur un canal voisin, TF1 s’apprête à diffuser Mystère, aux nombreux points communs avec l’imposture de Jean-Teddy Filippe…

 
La série a été produite par l’INA puis distribuée par MBA Films et ARTE France/La Sept. C’est France 2 (Antenne 2 à l’époque) qui aurait diffusé dans son journal l’épisode (sorte de pilote) ci-dessous, avant que la chaîne franco-allemande commande les 12 opus que nous connaissons*. L’idée est de mettre le spectateur face à une réalité fictive, présentée comme vraie.

 

Pour cela, Jean-Teddy Filippe utilise tous les éléments qui constitueront la charte formelle de la série. La puissance évocatrice est rendue intense grâce à l’utilisation de formats domestiques ou semi-professionnels. Caméras vidéos familiales, films 8 mm, image détériorée, le tout nous donne à voir un simili-amateurisme sur la plupart des épisodes. Les courts-métrages ne sont pas montés, les mouvements sont brusques, il arrive que l’appareil tombe, qu’il soit face au soleil et ne laisse rien voir.



Mais nous ne pouvons évoquer cette « série » sans penser au commentaire omniprésent sur toute la durée des épisodes. La voix multiplie les détails avec une précision incroyable, souvent anodins, pour nous mettre petit à petit dans une certaine confiance et de nous prouver la véracité de l’histoire. Certains points informatifs, tels les noms des personnages ou les lieux son masqués derrière des bips sonores accentuant encore un peu plus l’authenticité des récits. Monocorde et entrecoupé de silences, le commentaire accentue l’angoisse et l’immersion du spectateur dans ces aventures. Mieux, c’est parfois grâce à cette voix que nous « voyons », quand celle-ci déclare au détour d’un zoom « et maintenant, regardez bien… cela n’a duré qu’une seule seconde. « Celle-ci arrive à nous manipuler en nous indiquant les détails à ne pas manquer.



Revenons au mot « voir », qui constitue la question mise en exergue par les épisodes. A vrai dire, nous ne voyons pas grand chose. Nous croyons voir, nous pensons discerner, mais nous ne voyons rien réellement, si ce n’est que de l’inexplicable.


Douze épisodes seront alors diffusés. Douze petits modules variés faisant appel au folklore populaire et exotique. Les expériences en Sibérie, les chamanes d’Amérique du sud, les monstres marins, les maisons hantées, etc. On pensera bien évidemment au Projet Blair Witch, qui s’est certainement inspiré de ces douze histoires, malgré le fait que les commentaires du film de Daniel Myrick et Eduardo Sánchez soient intradiégétiques, alors que chez Jean-Teddy Filippe, le commentaire soit extradiégétique.

 
Nous en arrivons ainsi à un autre thème des épisodes : la censure. Cette voix rajoutée devient alors le confident d’un lourd secret. La présence d’images d’apparence prohibées accentue la proximité avec le spectateur. D’ailleurs une question n’est jamais résolue : qui se cache derrière cette voix ? Une puissance officielle ? Un groupuscule cherchant à révéler la vérité ? Un journaliste télé ?

A l’époque, la télévision cherchait le lisse, le beau, et pas encore le scandale. Comme pour pirater les ondes, Les Documents interdits posent donc les questions de l’artifice audiovisuel, et peuvent être définis comme du « mondo fantastique et non racoleur ». Il faut bien comprendre que les épisodes étaient diffusés sans explication. Il faudra attendre la fin du dernier épisode pour que la supercherie soit révélée au public.

1. Les Plongeurs (4 min 23 s). Une indiscrétion d’ambassade lève le voile sur une terrifiante réalité.

2. L’Enfant (6 min 55s). L’étrange vie de Peter, vue à travers les documents filmés par son père…

3. Les Fantômes (8 min 33 s). Jusqu’au territoire de « Ceux que l’on ne nomme pas ».

4. Le Naufragé (7 min). Le journal de bord du seul rescapé du naufrage du Véga, témoin d’un phénomène surnaturel.

5. Le Pique-nique (5 min). Le seul film amateur sur l’évènement de Roaxaca Zone.

6. L’Extra-terrestre (6 min 11 s). Le secret sur l’échange de Takohamo.

7. Le Cas Ferguson (13 min 22 s). La dernière nuit d’une des équipes du « At Once ».

8. Le Soldat (3 min 59 s). Sicile, un jour de juillet 1943…

9. Les Crown filment les Young (9 min 43 s). Une longue vie d’archives… le quartier, le voisin, son meurtre…

10. Le Fou du carrefour (8 min 25 s). Le document que Tibor Nagy jura avoir filmé, lors de son enlèvement par un vaisseau extra-terrestre.

11. La Sorcière (5 min). La reconstitution partielle d’un mystérieux évènement.

12. La Sibérie (9 min 28 s). À propos de quelques oubliés de la guerre froide.

13. L'Examen (19 min 3 s). La découverte de 110 bobines Super 8 ayant pour objet la surveillance d'une famille est-allemande. Cet épisode, postérieur aux 12 épisodes précédents, fut réalisé en 2010 à l'occasion des 20 ans de la chaîne Arte.


source de l'information wikipédia et http://www.1kult.com/2010/12/24/documents-interdits-jean-teddy-filippe/  

mercredi 5 septembre 2012

BERNARD GIRAUDEAU UN JOUR UN DESTIN

Deux ans après la disparition du comédien à l'âge de 63 ans, Laurent Delahousse lui consacre un numéro inédit de son émission. A découvrir sur France 2 ce mercredi 5 septembre, à 22h25.



Ce numéro d'Un jour, un destin revient sur le destin singulier de cette personnalité complexe. Il est émaillé de témoignages de ses frère et sœur, d'acteurs tels Gérard Lanvin ou Richard Bohringer, du réalisateur Patrice Leconte.

mardi 27 mars 2012

ABYSS

Le réalisateur canadien de "Titanic", James Cameron, est devenu le premier homme à explorer en solo pendant plusieurs heures, à bord d'un mini sous-marin, le site le plus profond connu de la croûte terrestre, dans la fosse des Mariannes (océan Pacifique), par plus de 10 km de fond.


James Cameron a été "la première personne au monde à avoir jamais touché le fond, seul, du site le plus profond de la croûte terrestre à un record de 10.898 m (35.756 ft), le lundi 26 mars à 7h52 heure locale, ou dimanche 25 mars à 17h52 heure de Washington" (21h52 GMT), a annoncé dimanche à Washington le groupe américain spécialisé dans la géographie et les sciences.

Le précédent record remonte à 1960 Le précédent record de plongé remonte au 23 janvier 1960, quand le lieutenant de la Navy américaine Don Walsh et l'océanographe suisse Jacques Piccard avaient plongé à bord du bathyscaphe militaire américain Trieste dans la fosse des Mariannes et atteint la croûte terrestre à -10.916 mètres. Mais ils n'avaient pu rester que 20 minutes dans un univers obscurci par la vase. L'expédition fera l'objet d'un documentaire en 3-D diffusé en salles et sur la chaîne de télévision de la National Geographic, publié dans le magazine et servant de base à des programmes éducatifs. http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/monde/pacifique-en-images-james-cameron-plonge-a-plus-de-10-km-de-profondeur-27-03-2012-1647627.php

mardi 25 octobre 2011

Maintenant, l'apocalypse



Deux ans après l'immense succès d'Apocalypse, la 2e Guerre mondiale (17 millions de téléspectateurs en moyenne), Isabelle Clarke et Daniel Costelle se lancent, toujours sur France 2, dans le récit de la « résis­tible ascension » de Hitler, comme dirait Brecht. Deux films documentaires de 54 minutes (La Menace, suivi du Führer), diffusés ce soir l'un après l'autre, qui s'inscrivent dans la continuité d'Apocalypse, la 2e Guerre mondiale dans les méthodes de travail comme dans le traitement.


 
Douze « recherchistes » internationaux (français, allemands, anglo-saxons, tchèque et italien) ont collecté des images d'époque, dont 30 % d'inédites, des photos et des journaux pendant un an dans une centaine de cinémathèques et de fonds privés du monde entier. Comme pour le premier volet, les réalisateurs ont voulu restituer aux images d'archives leurs couleurs d'origine.

« Le noir et blanc reste une amputation de l'image originelle, estime Daniel Costelle. Nous avons à l'heure actuelle les moyens techniques et scientifiques pour analyser une image noir et blanc et retrouver les couleurs présentes au moment de la prise de vue. » De même les documents ont-ils été resonorisés.

Les nombreuses archives inédites comme les films tournés par la maîtresse de Hitler, Eva Braun, donnent une vision du chef nazi différente ; on découvre - et l'impression est parfois dérangeante - un Hitler plus « humain » que celui que l'on voit habituellement, silhouette lointaine vociférant.



Surtout, on commence l'histoire du monstre bien avant 1934, à sa naissance en 1889 dans la bourgade autrichienne de Braunau am Inn, d'un agent des douanes et de sa jeune cousine. On a un aperçu de ses jeunes années qui forgent son caractère et son ambition politique.

L'idée étant de répondre à la question qui hantait Clarke et Costelle après le premier volet d'Apocalypse : « Comment cet Autrichien venu de nulle part a-t-il réussi à conquérir l'Allemagne ? Sur quel terreau a-t-il semé la haine et la violence ? » Parmi les explications, les auteurs d'Apocalypse retiennent la crise économique qui frappe une Allemagne à genoux et qui, selon eux, n'est pas sans rappeler celle que traverse l'Europe aujourd'hui. Ils mettent aussi en exergue les talents de communicant et de propagandiste de Hitler et de ses sbires.

Étonnantes images que celles de la campagne électorale où l'on voit le futur dictateur, coiffé d'un casque en cuir, sillonner le pays en avion - une première en Europe - à la rencontre de ses électeurs. Effrayantes vues de ces retraites aux flambeaux avec les SS et les SA devant des foules fanatiques.

Tout cela est passionnant, à l'exception des commentaires incessants de Mathieu Kassovitz et du ton parfois inutilement mélodramatique (on sait toute l'horreur de l'époque). D'autres volets d'Apocalypse sont en préparation pour France 2. Isabelle Clarke et Daniel Costelle vont remonter le temps pour raconter la Première Guerre mondiale (diffusion prévue en 2014) et la guerre froide.
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