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jeudi 6 août 2015

L'autre vie de Richard Kemp


Voici un film de 2013 que je découvre que maintenant ! il n'est jamais trop tard., 
Ce film me fait penser BIS de Dominique Farrugia mais on n'est plus dans la comédie !
 il me fait surtout penser  à la série anglaise LIFE ON MARS. 

 Alors que le Commandant de Police Richard Kemp enquête sur un meurtre, d'étranges similitudes lui rappellent le Perce-Oreille, un tueur en série qu'il a traqué en vain au début de sa carrière. Son seul témoin est Hélène Batistelli. Mais un événement mystérieux renvoie Kemp vingt ans en arrière, en mai 1989, à la veille du premier meurtre commis par le Perce-Oreille.
Kemp tente à nouveau d’empêcher les meurtres d'avoir lieu, mais un jeune flic lui complique la tâche : cet inspecteur ambitieux n'est autre que lui-même, vingt ans plus tôt... Hélène, qui ignore encore tout de lui, va alors croiser son chemin


Le metteur en scène Germinal Alvarez s'est souvent demandé comment cela se passerait si l'on était projeté dans son propre passé. L'idée de revivre les évènements n'a cessé d'évoluer dans sa tête : "Je me suis imaginé en août 2001 à New York, avec la conscience des événements à venir : comment sauver les futures victimes du 11 septembre ? Tenter de prévenir et convaincre les autorités, en étant le plus précis possible sur la date, l'heure des impacts, le nombre de morts ? Bien sûr on ne m'aurait pas cru ! Puis quand les événements se seraient produits en tout point conformes à mon témoignage, je serais devenu le principal suspect". 

A partir de là, il tenait le concept de son thriller fantastique. L'Autre vie de Richard Kemp est le premier film de Germinal Alvarez. Auparavant, il a mis en scène plusieurs courts métrages, comme "Jour Blanc", et réalisé un documentaire pour la télévision, "Eva, la robe de grenade". Il a également participé à la réalisation en 2007 de la série d'animation Skyland diffusée sur France 2. le film a été tourné à différents endroits. 

Le quartier Mériadeck à Bordeaux est ainsi devenu une ville. Mais comme l'histoire est censée se dérouler en bord de mer, la base sous-marine de La Pallice, près de La Rochelle et le pont de l'Ile de Ré se sont alors ajoutés aux décors, pour donner l'impression d'un seul et même ensemble. 

Jean-Hugues Anglade interprète le personnage de Richard Kemp en 2010 comme en 1989. Une performance qui correspond à ce que souhaitait le réalisateur. "J’avais en tête, dès la conception du projet, que le même acteur jouerait les deux Kemp avec vingt ans d’écart", explique Germinal Alvarez. La magie du maquillage a fait le reste.

mardi 25 septembre 2012

LES MAITRES DE L'UNIVERS AU CINEMA

Entretien avec le producteur Edward R PRESSMAN au sujet du film LES MAITRES DE L'UNIVERS. paru dans L'ECRAN FANTASTIQUE.

vendredi 13 juillet 2012

RETOUR VERS LE FUTUR POUR LES NULS

Comment expliquer à ma fille de 8 ans la trilogie RETOUR VERS LE FUTUR ?
elle a bien aimé le 1, elle a surtout bien compris l'histoire, pour le 2, c'est une autre affaire !
"papa, pourquoi marty on le voit deux fois dans le film ?"


http://scifitakeover.com/2012/04/28/back-to-the-future-timeline/

mercredi 8 février 2012

DEPARDIEU FAIT VOLTE FACE



Une machine infernale précipite un médecin dans la tête d'un dangereux psychopathe.



un faux air de volte face...  en 1994



mardi 4 octobre 2011

SI J'AVAIS UN MARTEAU

Ciné Zine A LA MEDIATHEQUE DE POITIERS,  DU 4 OCTOBRE AU 26 NOVEMBRE 2011 -

DU CINEMA DE GENRE, DU FANZINE, DES AFFICHES DE FILMS IMPROBABLES,  DEMANDEZ LE PROGRAMME !



lundi 28 juin 2010

PREDICITIONS


Pour fêter l'anniversaire d'une école, une cérémonie est organisée au cours de laquelle une capsule temporelle contenant des messages écrits par des enfants 50 ans auparavant est déterrée et ouverte. Chaque enfant emporte chez lui un message, mais celui du petit Caleb est illisible, car il s'agit d'une suite incohérente de chiffres.D'abord amusé, son père, statisticien, essaye de trouver une signification. Horrifié, il découvre peu à peu que chaque séquence de chiffres correspond à la date exacte d'une catastrophe récente. Lorsqu'il comprend que les 3 dernières séquences prophétisent des cataclysmes à venir, une course contre la montre commence.


Le film est tres bon les 3/4 du temps, nicolas CAges trouve un de ses meilleurs roles depuis pas mal d'années (faut dire que vu les navets qu'il a tournés depuis quelques temps, c'était plutôt facile de faire mieux (ghost rider . banckock dangerous)... bref, le film d'ALEX proyas est magnifique, les effets spéciaux sont bluffants mais l'histoire avec les extra terrestre, ça plombe l'ensemble, ça joue la facilité, j'ai trouvé sur le moment que les scénaristes ne s'était pas foulés, alors qu'ils avaient une histoire d'enfer (le début)... bref, un peu déçu par la fin... dommage, un film qui mérite une seconde chance peut être ?


jeudi 13 août 2009

UN JOUR SANS FIN


n 1992, Bill Murray et Harold Ramis sont connus du grand pu­blic pour leurs rôles de ghost­bus­ters dans SOS Fan­tômes (1984) et sa suite (1989). Le pre­mier est déjà au­teur de nom­breux scé­na­rios (dont ceux des deux films en ques­tion), et est passé trois fois der­rière la ca­mé­ra pour si­gner des co­mé­dies un peu be­nêtes : Le golf en folie (avec Bill Mur­ray), Bon­jour les va­cances (avec Chevy Chase) et Club Pa­ra­dis (avec Robin Williams). Mais rien ne per­met de pré­sa­ger que les deux hommes li­vre­ront avec Un jour sans fin l'un des meilleurs films des an­nées 90. A peu de choses près, l'étin­celle au­rait pu ne pas se pro­duire : Ramis hé­si­ta entre dif­fé­rents ac­teurs (Steve Mar­tin, Tom Hanks, Chevy Chase, John Travolta) avant de se ré­soudre à confier le rôle prin­ci­pal à Bill Mur­ray, et leurs concep­tions op­po­sées du scé­na­rio les amena à se fâ­cher gra­ve­ment à l'issue du tour­nage.

Phil Connors (Bill Mur­ray) est un pré­sen­ta­teur météo égo­cen­trique et mé­pri­sant, char­gé de cou­vrir le tra­di­tion­nel ‘jour de la mar­motte‘ (‘ground­hog day', le titre ori­gi­nal) dans la pe­tite ville de Pun­x­su­taw­ney. Es­cor­té de son ca­mé­ra­man Larry (Chris El­liott) et sur­tout de sa nou­velle pro­duc­trice Rita (Andie Mac­Do­well), Phil compte bien pas­ser le moins de temps pos­sible sur place. Mal­heu­reu­se­ment pour lui, il se re­trouve pri­son­nier d'une boucle tem­po­relle, et se ré­veille tous les ma­tins au même en­droit pour vivre la même jour­née...

In­con­tes­ta­ble­ment, l'his­toire pré­sente des al­lures de conte. A la ma­nière du Scrooge de Charles Di­ckens (dont Bill Mur­ray a d'ailleurs in­car­né une ver­sion mo­derne dans Fan­tômes en fête), Phil est un homme seul qui n'aime per­sonne, en­fer­mé dans un ré­seau de cer­ti­tudes dont la plus te­nace est la croyance que per­sonne ne mé­rite son at­ten­tion, son res­pect ou son af­fec­tion. Ce ca­rac­tère ré­so­lu­ment aso­cial four­nit au film ses res­sorts les plus co­miques : confron­té au sur­na­tu­rel de sa si­tua­tion, la pre­mière ré­ac­tion du héros (une fois la pa­nique pas­sée) est d'en pro­fi­ter comme un gros sa­gouin, en pur égoïste jouis­seur.


Si le cy­nisme laisse pro­gres­si­ve­ment la place à la mo­rale, ce n'est pour­tant pas pour sa­tis­faire la norme hol­ly­woo­dienne en dépit de tout bon sens : passé par une phase de dé­pres­sion, le héros réa­lise petit à petit que son bon­heur passe par celui des autres, et qu'il ne tient qu'à lui de trans­for­mer sa jour­née pour­rie en jour­née de rêve. Il ap­pren­dra éga­le­ment que sé­duire une femme n'est pas une science exacte... Après avoir tra­ver­sé une in­croyable série de gags ex­plo­rant im­pi­toya­ble­ment les li­mites du concept de la jour­née sans len­de­main.


jeudi 4 juin 2009

HIGHLANDER


Nous arrivons du fond des temps,
cheminant silencieusement à travers les siècles,
menant en secret maintes vies, luttant pour être là,
à l'heure de l'assemblée,
quand les derniers se battront jusqu'au dernier.
Personne n'a jamais su que nous étions parmi vous...
jusqu'à maintenant...


1536, deux clans écossais s'affrontent dans une guerre sanglante. Au cours des combats, Connor MacLeod est mortellement blessé par le cruel Kurgan mais il survit. Effrayés, les membres de son clan chassent le miraculé. Commence alors une errance infinie pendant laquelle il rencontre Juan Sanchez Ramirez, un aristocrate égyptien âgé de plus de vingt-quatre siècles. C'est ainsi que le guerrier écossais comprend qu'il fait partie lui aussi de la race des Immortels et que seule la décapitation peut le tuer. Il lui faut alors résister et traverser les siècles jusqu'au jour du rassemblement final, où l'un deux pourra conquérir le « prix », un pouvoir dont personne ne sait rien. C'est dans le New York de 1986 que MacLeod prépare le combat qui fera de lui le dernier des Immortels.

En premier lieu quelle est la différence entre les deux montages ?


La plus significative est la première scène où MacLeod, plongé dans l'assistance violente d'un match de catch, repense à une bataille écossaise. Le premier duel dans le parking s'éternise un peu trop (l'adversaire de MacLeod se déplace en enchaînant les salto arrières) et celui du XVIIIème siècle (où MacLeod se fait trouer la peau de multiples fois) se termine par la mort du valet tué par son maître d'un coup de revolver dans le dos. Ensuite au moment du bannissement, les coups portés à Connor sont plus nombreux et plus violents. Son cousin Dugal le frappe furieusement au visage. Angus intervient en lui rappelant leur lien de parenté. Autre scène visible : le lendemain après avoir passé la nuit ensemble, Brenda désormais au courant de toute l'histoire des Immortels, quitte MacLeod au zoo sous le regard de Kurgan qui assiste à toute la scène. On apprend ainsi comment il retrouve Brenda chez elle le soir même où il l'enlève pour la folle balade. Quelques dialogues sont rajoutés par ci par là comme l'adieu de Connor à Rachel faisant référence à leur rencontre avec le célèbre « It's a kind of magic ». Enfin, le duel final dure un peu plus longtemps également. Quelques scènes bonus qui ne changent rien à la dramaturgie du film. Certaines scènes présentes dans le montage américain restent cependant inédites à ce jour en zone 2 mais dispos en laserdisc (MacLeod et Kastagir prenant un pot, MacLeod laissant Brenda ausculter son sabre...)

1985, le début de l'ère du clip. Russell Mulcahy est un réalisateur australien de clips vidéos en vogue et a déjà signé la mise en scène de plus de 400 clips pour notamment Elton John, Rod Stewart et surtout Duran Duran avec Wild Boys qui lui vaut une réputation internationale. Il se lance dans le long-métrage avec Derek and Clive Get the Horn, comédie britannique mettant en scène Dudley Moore et Peter Brook. Mais la comédie n'est pas le genre qui inspire Mulcahy et il se lance rapidement dans une nouvelle aventure en revenant en Australie, avec un film de genre aujourd'hui quasi culte comme Highlander, Razorback, où des ruraux affrontent un sanglier gigantesque. Deux ans après ce succès, il est appelé pour réaliser Highlander. La suite est aujourd'hui connue.


Ce qui frappe en revoyant Highlander c'est que tout ce qui semblait innovant à l'époque nous apparaît aujourd'hui délicieusement kitsch. Le scénario de Gregory Widen tient rudement bien la route et n'a rien perdu de son originalité mais c'est évidemment du côté de la réalisation qu'Highlander a vieilli. Des éclairages bleutés traversant les carreaux aux jeux d'ombres, Mulcahy réalise un film BD à la manière d'un clip vidéo pop, soutenu par la voix envoûtante de Freddie Mercury et la sublime musique de Michael Kamen. La première partie du film (quasiment aucun dialogue durant le premier quart d'heure) enchaîne les tics inhérents aux clips vidéos mais le cinéaste se calme petit à petit pour se concentrer sur ce qui fait partie intégrante de la réussite du film, l'histoire d'amour et son héros romantique.

Christophe Lambert (ici crédité sous le prénom de Christopher), après le succès mondial de Greystoke et l'énorme succès en France de Subway qui lui vaut le César du meilleur acteur, explose littéralement avec Highlander, sa prestation sincère et touchante participant grandement à la réussite du film. Rarement l'étrange regard de l'acteur aura été si bien exploité. Son accent français très prononcé rajoute au mysticisme du personnage, à son côté intemporel, qui a traversé les siècles et tous les pays du monde. Lambert prouve quel formidable comédien il peut être quand il ne se fourvoie pas dans des navets cosmiques. Les scènes se déroulant en Ecosse comme le bannissement, la rencontre avec Sean Connery et l'histoire d'amour entre MacLeod et Heather (jusqu'à la mort de celle-ci) sont les plus belles du film.

Mulcahy prend le temps à travers des allers-retours passé et présent pour développer le personnage de MacLeod et montrer un personnage immortel mais malheureux, anxieux, triste et solitaire. L'immortalité ne fait pas le bonheur et c'est ce qui rend le personnage humain avant tout. Sean Connery (qui a eu 7 jours de tournage) n'a pas grand chose à faire pour imposer sa présence, il est tout simplement sublime. Face à Christophe Lambert, Clancy Brown incarne le bad guy, tout en cruauté et bestialité. Son duel avec Sean Connery dans la tour carton-pâte reste mythique ainsi que la petite balade en voiture dans New York qu'il offre à Roxanne Hart à la fin du film. Quant à cette dernière, le spectateur a beau savoir que MacLeod traverse les siècles, on ne peut s'empêcher d'être aussi troublé qu'elle dans sa quête et lorsqu'elle découvre la véritable nature de Nash. Un personnage complexe à travers lequel les spectateurs tentent de se faire une idée du personnage de MacLeod.

Highlander avait agit comme un électrochoc dans le paysage cinématographique des années 80. Véritable révolution visuelle et narrative, la réalisation de Mulcahy enchaîne les morceaux de bravoure qui ont depuis été maintes et maintes fois plagiés. Sa réalisation n'avait rien encore des films stroboscopiques d'un Tony Scott ou d'un Michael Bay et on comprenait encore ce qui se passait sous nos yeux. Créativité, plans inédits (le plan d'ouverture) et stylisés (les scènes du Quickening donnent toujours le frisson), originalité, débordant d'imagination et d'inventivité (les transitions entre les époques sont d'une rare beauté visuelle), casting impeccable, violent, drôle (le duel au XVIIIème siècle) et scénario au cordeau, Highlander est un film culte qui a certes vieilli mais bien vieilli. L'épopée voit ses racines ancrées dans la mythologie classique et le plaisir du spectateur reste intact plus de vingt ans après.

Comme les personnages se tuent à dire dans le film « Il ne peut en rester qu'un », si vous ne devez voir qu'un seul des films de la saga, ne passez pas à côté d'Highlander, oeuvre culte qui a marqué plusieurs générations.

samedi 21 février 2009

MAD MAX

Sur les autoroutes désertées d'une Australie méconnaissable, une guerre sans merci oppose motards hors-la-loi et policiers Interceptor, qui tentent de triompher de la vermine au volant de voitures aux moteurs surgonflés.

Censuré à sa sortie il est évident que ce film possède de nombreuses scènes qui peuvent atteindre les âmes sensibles. Le montage dynamique est également l'une des sources principales de l'extraordinaire énergie qui se dégage de l'oeuvre de George Miller. Le metteur en scène se sert également de l'imagination du spectateur afin de rendre certaines séquences plus perturbantes. En éffet, Miller se sert la plupart du temps du pouvoir de suggestion qui se révèle plus efficace que dans les moments d'horreur.


"Mad Max" acquit au file du temps le statut de film culte et ceux pour de nombreuses et bonnes raisons. Ce film faisait partie des films pour adultes "interdits" pour nous ados, comme l'était ROLLERBALL à l'époque.

mardi 17 février 2009

HANCOCK


LE FILM DE LA SEMAINE EN DVD
En fait je suis assez mitigé sur ce film ; Les effets spéciaux sont bien réussis... et à part ça ? Après une première partie originale et provocatrice (et des scènes très drôles) , le film retombe malheureusement dans les conventions du film de super-héros, sans oublier les petites incohérences qui plombent le film (peut être la faute au montage de la version cinéma, une version longue existe). Quant à la révélation au sujet du personnage de Charlize Théron et de son vrai rôle dans cette histoire... cela m'a paru être une coïncidence trop énorme et assez artificielle, qui semble avoir été collée pour faire rebondir un scénario écrit sur un ticket de métro. Du coup, j'ai regardé cette seconde partie d'un oeil plutôt distrait. Voici un article pour tout savoir sur la version longue :

Le premier rajout au montage intervient juste après la séquence d'introduction où Hancock capture trois bandits coréens et plante leur voiture en haut d'un building. Dans la version vue au cinéma, nous découvrions dans la scène qui suivait Will Smith dans un bar, se saoulant en regardant les infos où il est dénoncé pour sa destruction de l'autoroute au cours de l'opération. Le montage montrait également une vieille dame assise au bar, tournant la tête régulièrement dans sa direction avec un regard réprobateur. Hancock lui lançait alors un « Je vais visser mon pied dans ton cul ! » bien expéditif. Fin de la scène, nous passions alors directement à l'introduction du personnage de Jason Bateman, essayant de vendre son concept bienfaiteur à une industrie pharmaceutique.

Cette scène de bar a fait l'objet d'un remontage intégral, occultant une sous-intrigue complète, la scène suivante ayant été littéralement supprimée ! Premier détail mais ayant tout de même son importance :
Hancock ne fait pas que se soûler, il dessine sur une serviette en papier. Un petit détail, qui, même sans explication supplémentaire, nous permettra de moins être surpris de le voir orner de dessins tous les murs de sa cellule en prison plus tard (ce qui arrivait un peu comme un cheveu sur la soupe dans le montage cinéma).

Mais venons-en au principal : pendant que
Hancock regarde les infos, arrive une jolie jeune fille accompagnée de ses copines. Celle-ci le reconnait et s'approche de lui pour lui parler. A noter qu'on voit le reflet de la fille dans le miroir derrière Will Smith dans l'avant dernière capture, reflet qui a été numériquement effacé de la version cinéma puisqu'elle n'était plus présente dans le montage : Très comique jusqu'ici, la scène commence à changer de ton, Hancock essayant de s'excuser pour ce qui c'est passé, sur un ton réellement gêné :

La fille partant aux WC complètement abasourdie, voire effrayée,
Hancock continue ses explications en cherchant ses mots et la rejoint derrière la porte des toilettes pour lui proposer une balade romantique dans les airs : Quelques secondes après, il se rend compte qu'il parle dans le vide et qu'elle s'est enfuie par la fenêtre des WC :

Hancock sort et la voit partir en voiture. Il réalise une nouvelle fois que sa différence l'exclu complètement, même des filles les plus superficielles : Et voilà comment une scène vire d'un ton comique à un ton dramatique, intimiste. La suite reprend exactement là où continuait la version cinéma, avec l'introduction du personnage de Jason Bateman :

L'arrivée de
Hancock en prison nous était montrée par un plan sur un car enchaîné avec Will Smith faisant ses premiers pas à l'intérieur même de l'enceinte. Cette fois-ci, le plan sur le car est prolongé, dévoilant les prisonniers attachés les uns aux autres descendre du car, Hancock en tête. En marchant devant eux, il ne sentira tellement pas la résistance des autres qu'il les entraînera dans une chute.Un gag très rapide, vu dans la bande-annonce du film mais absent au cinéma, dont les images sont entrecoupées de quelques plans où l'on voit Hancock se faire tirer le portrait par l'administration pénitentiaire. Outre la réintégration du fameux gag, ces tous petits rajouts donnent un rythme légèrement plus cohérent nous amenant vers les scènes de prison au lieu de nous y propulser directement. Une introduction qui respire mieux !
Dans la version cinéma, Hancock lançait un disque pour couper la main du preneur d'otage dans la banque, laquelle tenait un détonateur qui une fois lâché aurait entraîné l'explosion des 4kgs de C4 attachés à chaque otage. Un démembremant suggéré par le cri du bad guy superposé au plan où Hancock tient la main et la remet au chef de police. Soit une petite ellipse qui faisait son effet comique. Le monteur aura donc rattrapé une coupe en utilisant un ressort comique, mais dans la version d'origine le cri tombait sur un plan de grue à l'extérieur de la banque, descendant sur des policiers se demandant bien ce qui se passe :


Hancock sort alors tranquillement de la banque, suivi par des dizaines d'otages courant vers la police pour être sauvé. La scène devient donc un acte héroïque. Pourquoi avoir coupé ses plans ? La réponse est évidente à la vision du résultat : on voit bien plus longtemps Hancock marcher avec la main décapitée, avec une allure nonchalante conférant à son acte beaucoup plus de froideur. Assurément une coupe et un rajout de ressort comique pour calmer la censure et s'assurer d'une interdiction aux moins de 13 ans au lieu de celle aux moins de 16...

On rentre ici dans le domaine des coupes les plus marquées du film, celles qui nuisaient à la narration générale et qui pourtant dans l'absolu ne font que quelques dizaines de seconde. Curieusement, toutes ces scènes sont liées au personnage de
Charlize Theron, lequel est bien plus développé.

La première scène concernée est celle de la soirée, où autour d'une table les trois personnages principaux (
Hancock, Mary - Charlize Theron, Ray - Jason Bateman) dînent ensemble. Dans la version cinéma, Hancock racontait comment il s'était réveillé 80 ans plus tôt dans un hopital à Miami, complètement amnésique. Il finissait par conclure qu'il devait être un "bel enfoiré" avant son amnésie puisque absolument personne n'est venu le réclamer à l'hopital ou à la police.

La scène s'arrêtait exactement à ce moment là. La version inédite propose une bonne minute supplémentaire, où l'on voit d'abord un plan sur
Mary en train de pleurer (pour nous faire croire qu'elle trouve son histoire triste) et Ray songeur alors qu'il était rigolard jusque là.


Hancock renchérit alors, expliquant que la personne l'accompagnant ce soir là devait depuis être morte. Mary fond en larmes, ce qui attire l'attention de Ray. Un échange de regard avec Hancock après, elle lui dira "Je suis désolée." pour ce qui lui est arrivé... Tout ceux qui ont déjà vu le film comprendront la réelle signification de ces paroles, indécelable il est vrai pour ceux qui le découvrent (une des grandes forces du scénario).


La scène était suivie d'une autre petite, inutile à distinguer du lot, où
Hancock remontait Ray saoûl dans sa chambre, le portant jusque sur son lit. Dans la version inédite, Jason Bateman voit son dialogue prolongé, comparant Hancock à un hot dog. Rien de très important, mais la réintégration de ces plans rend le montage plus cohérent, Ray passant du dessus au dessous de ses draps dans la version cinéma sans aucune explication !
Le montage de cette scène a été horriblement raccourci dans la version cinéma, la rendant totalement expéditive ! On trouve même au sein de cette scène un plan qui avait été retourné pour le montage.

Après avoir bordé Ray dans son lit, Hancock redescend dans la cuisine où Mary fait la vaisselle. La scène commence cette fois-ci par un plan de mary triturant son alliance, à nouveau pour nous faire croire qu'elle commence à avoir des sentiments pour Hancock. Ce qui est une fausse impression que seuls ceux ne connaissant pas le film ressentiront... La tension monte à travers des silences entre Hancock et Mary. Suivaient alors deux plans, le premier auquel le dialogue de la version longue disparaissait :

Dans la version longue, ces deux derniers plans n'y sont pas. A la place, la tension continue de monter puisque les deux mais de
Hancock et Mary se rapprochent : Mary va jusqu'à toucher la main de Hancock, devinant sa blessure (que nous ne verrons jamais !) à travers sa manche : Retour à la version cinéma :

C'est parti pour le baiser ! Expédié en une seconde dans la version cinéma, il prend près de 20 secondes dans la version longue. On commence par un plan où
Hancock se rapproche d'elle, qui de son côté feint de regarder ailleurs : On retrouve enfin la version cinéma : Retour final à la version cinéma, avec le fameux plan où Mary révèle sa vrai identité en envoyant valdinguer Hancock dans la rue, à travers les murs :

Une scène qui gagne donc énormément en tension dans la version inédite, n'expédiant pas un développement primordial du personnage de
Charlize Theron dans l'histoire. De plus, on ne comprenait rien du rebondissement dans la version cinéma, tandis qu'ici il devient beaucoup plus clair ! Une nouvelle preuve qu'un montage aéré, prenant son temps, aide une meilleure narration de l'histoire.
La scène qui suit a encore une fois été entièrement charcutée au montage et proposait même une version alternative dans sa version cinéma, un choix assez incompréhensif. Rien en effet dans les intentions de réduire l'interdiction aux USA ne justifiait ce choix...

Dans la version cinéma,
Hancock donnait rendez-vous à 16h chez lui à Mary pour qu'elle lui explique son identité. Celle-ci débarquait alors par les airs, ne disait rien en arrivant et rentrait directement chez lui :

Surprise ! Dans la version inédite,
Mary n'arrive plus par les airs mais en voiture ! La scène prend beaucoup plus son temps, Mary faisant face à Hancock quelques secondes, lui demandant sèchement de poser ses questions tout de suite. Et de quitter Los Angeles dans la foulée !
Retour à la version cinéma :
Mary rentre dans la caravane pour la suite de la conversation (qui en était donc le début au ciné). Le plus étrange est que l'on se retrouve par la suite devant une aberration de montage dans les deux versions ! Les deux plans très rapides qui suivent sont présents à la fois dans le montage cinéma et l'inédit.

Le premier plan montre
Mary retourner vers sa voiture alors qu'elle est venue par les airs dans le montage cinéma : Et le deuxième, une seconde après, montre Hancock s'enfuir par les airs dans un plan large montrant que la voiture n'est pas là. Dernier rajout du montage inédit et encore une fois il faudra bien se souvenir de la version cinéma pour le distinguer. Il s'agit à nouveau d'une réintégration de plans permettant au montage d'être plus cohérent et à la narration d'être plus fluide.

Après l'affrontement titanesque entre
Hancock et Mary dans les rues de L.A., ils finissent devant le building où Ray réalisait une présentation. Dans la version cinéma on comprenait tout juste qu'il les voyait et comprenait que quelque chose clochait chez sa femme. Dans la version inédite, le rajout de nombreux plans sur Ray et sur Hancock et Mary comprenant qu'il les a vu, permet à la narration d'être beaucoup plus claire. Au passage, le dialogue entreMary et Hancock est prolongé d'une phrase où ce dernier lui affirme qu'elle est la plus belle chose qu'il ait vu de sa vie. La scène se termine par un joli fondu à l'aide de la neige qui tombe et devient une tempête.


Conclusion :
On ne trouve réellement qu'une scène inédite dans ce nouveau montage de Hancock, lequel bénéficie au passage de nombreux rajouts dans le montage assurant une meilleure fluidité de la narration, plus de cohérence et plus de développement du personnage de Charlize Theron (lequel en avait bien besoin).OUI, cette version est meilleure que celle vue au cinéma.NON, elle ne résout pas tous les problèmes du film, certains passages souffrant encore de coupes que l'on soupçonne encore bien présente. De plus la fin du film avait été retournée quelques semaines avant sa sortie au cinéma et elle n'a pas changé d'une miette dans ce nouveau montage. Le DVD et le Blu-Ray étant labellisés "Unrated cut" et non "director's cut", on peut espérer dans les prochaines années que Peter Berg livrera son véritable montage d'origine...

dimanche 15 février 2009

FREQUENCE INTERDITE

Après s'être fait lar­guer par sa co­pine, John Sul­li­van (Jim Ca­vie­zel) dé­terre une vieille malle ayant ap­par­te­nu à son père, Frank Sul­li­van (Den­nis Quaid), pom­pier mort dans l'exer­cice de ses fonc­tions en 1969. Dans cette an­ti­qui­té, il re­trouve une an­cienne radio que Franck uti­li­sait ré­gu­liè­re­ment. En la met­tant en marche, John va en­trer en contact in­ex­pli­ca­ble­ment avec père 30 ans plus tôt...
Pour­quoi elle est in­ter­dite, la fré­quence ? Hein ? La force des adap­ta­tions fran­çaises reste sou­vent étrange, sans fon­de­ment, comme pour ce Fre­quen­cy qui s'af­fuble en VF d'un beau qua­li­fi­ca­tif qui le fe­rait presque pas­ser pour un film d'es­pion­nage.
Fre­quence In­ter­dite amène une chouette idée sur le thème des pa­ra­doxes tem­po­rels : un moyen de conver­ser à des époques dif­fé­rentes, ici par le biais d'une radio. Bien sûr, si John va vite uti­li­ser ce moyen pour re­cons­ti­tuer sa fa­mille, il va vite ame­ner des ca­tas­trophes, ce qui fera place à une in­trigue po­li­cière à deux vi­tesses : dans le pré­sent et dans le passé.
Et le plus éton­nant est que l'en­quête tient la route, si on ou­blie la fa­ci­li­té dans les pa­ra­doxes tem­po­rels et les quelques in­vrai­sem­blances (en de­hors du fait qu'ils conversent à 30 ans d'in­ter­valle, bien sûr).

Film à voir !=)



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