mardi 18 octobre 2011
lundi 13 décembre 2010
PAIN & CHOCOLATS : NINO MANFREDI & LE CINEMA ITALIEN


Une tragi-comédie de la grande époque du cinéma comique italien. Nino Garofoli (Nino Manfredi) vit de boulots misérables dans une ville suisse, parmi d’autres immigrés italiens tout aussi démunis matériellement et moralement. Par un dimanche de printemps, il s’accorde une détente dans un parc, mais une mauvaise surprise l’attend, et ce ne sera pas la dernière…
"Pain et chocolat" - Nino Manfredi
La séquence, qui se passe de description (et qui aurait assurément gagné à rester en version originale), donne le ton du film : le drame y côtoie sans cesse le rire.

Hommage obligé au cinéma italien, et à Nino Manfredi trop peu connu en France.
Il était le dernier survivant d'une génération d'acteurs comiques très populaires en Italie puis à l'étranger et encensés comme l'incarnation du génie national italien pour l'art de la comédie
Ces comédies italiennes des années 70, dans lesquelles s’illustraient Vittorio Gassman, Nino Manfredi, Ugo Tognazzi, Alberto Sordi, étaient drôles et cruelles et manifestaient un sens aigu de l’autodérision. 
source : wikipédia pour Nino Manfredi
mercredi 11 août 2010
GAINSBOURG LE FILM

Le film explore son itinéraire artistique, du jeune homme épris de peinture à la consécration de sa musique dont l'avant-gardisme en a fait une véritable icône de la culture française. Mais aussi la complexité de sa vie adulte à travers ses amours tumultueuses.
Shebam ! Pow ! Blop ! Wiizzz !
Gainsbourg (vie héroïque) est le premier long métrage de Joann Sfar. Né en 1971 à Nice, celui-ci était jusqu'alors connu comme auteur de bandes dessinées, signant (seul ou au sein d'un collectif) plus de 150 albums en dix ans. Sa série la plus fameuse est Le Chat du rabbin, dont les premières aventures ont été publiées en 2002. Côté vidéo, sa bd Le Petit vampire a été adaptée en dessin animé pour le petit écran, et on lui doit le clip de la chanson de Thomas Fersen Hyacinthe, primé à Annecy en 2006 (il a également collaboré avec le groupe Dionysos, pour des pochettes ou des clips). Parallèlement à Gainsbourg (vie héroïque), Sfar a travaillé à l'adaptation du Chat du rabbin en film d'animation, un long métrage (coréalisé par Antoine Delesvaux), dont la sortie est prévue en juin 2010.
Jeunesse et Genèse
Serge Gainsbourg fait partie de l'imaginaire de Joann Sfar depuis son plus jeune âge : "Dans les disques et les magazines de ma maman, Gainsbourg était partout. J'ai grandi entouré de ça (...) Adolescent, je me suis mangé l'intégrale de Gainsbourg. Je l'écoutais en dessinant. J'aimais l'idée qu'il ait voulu dessiner et qu'il n'y soit pas parvenu, qu'il ait été en recherche d'amour et de légitimité vis-à-vis de la France comme je l'étais moi, avec ma famille mi-russe mi-algérienne." Il signe alors une adaptation en bande dessinée de Evguénie Sokolov, le seul roman de l'Homme à tête de chou. "Je suis arrivé à Paris trois mois après la mort de Gainsbourg. Je susi allé rue de Verneuil, j'ai jeté ma BD sur Sokolov dans la boite aux lettres et je suis parti." Il s'est ensuite intéressé à un artiste bien plus obscur, le peintre bulgare Pascin. "J'ai fait autour de Pascin ce que je ne m'autorisais pas encore à faire autour de Gainsbourg." En 2006, lorsque le producteur Marc du Pontavice, fan de son travail de dessinateur (notamment sur Pacsin), lui proposera de réaliser un film, Sfar lancera l'idée d'un long métrage sur Serge Gainsbourg, en précisant : Ce ne sont pas les vérités de Gainsbourg qui m'intéressent mais ses mensonges."
Looking for Serge
La première idée de Joann Sfar a été de confier le rôle de Serge Gainsbourg à... la fille de celui-ci, Charlotte Gainsbourg. D'abord séduite, elle a finalement décliné cette proposition. Le réalisateur a ensuite pensé à Mathieu Amalric (qui a passé des essais), mais a renoncé à cette deuxième piste en raison de la trop grande notoriété du comédien.
Sans état d'âme, Eric
Le rôle de Serge Gainsbourg est interprété par un comédien peu connu du grand public, Eric Elmosnino. Né en 1964, il s'est fait un nom sur les planches, décrochant le Molière de la révélation théâtrale en 2002 pour Léonce et Léna. Au cinéma, on l'a aperçu dans des films d'Olivier Assayas (L'Heure d'été), Bruno Podalydès (il était le clochard de Bancs publics (Versailles rive droite)) ou Valeria Bruni Tedeschi (Actrices). Quelques semaines avant la sortie de Gainsbourg (vie héroïque), il était à l'affiche du Père de mes enfants. "Ca me plaisait qu'Eric ne connaisse pas Gainsbourg, ça voulait dire qu'il ne serait pas écrasé par ce personnage. Et dès le premier essai, j'ai aimé sa décontraction et son humour", note Joann Sfar.
Signalement : yeux bleus, cheveux châtains...
Il a fallu rencontrer 400 jeunes comédiennes, entre la France et la Grande-Bretagne, avant de trouver celle qui incarnerait Jane Birkin : Lucy Gordon. Cet ancien mannequin était apparue auparavant dans Les Poupées russes et Spider-Man 3. Le 20 mai 2009, alors que les professionnels découvraient à Cannes les premières images de Gainsbourg (vie héroïque), la comédienne, née en 1980, mettait fin à ses jours, par pendaison. Dans une séquence troublante du film, elle interprète la chanson Le Canari est sur le balcon, morceau méconnu qui figure sur le même album que le légendaire Je t'aime moi non plus, et dans lequel il est question du suicide d'une jeune femme : "Avant d'ouvrir le gaz elle pense à son canari / Avant d'en finir une fois pour toutes avec la vie..."
Trompettes de la renommée...
Joann Sfar fait une apparition dans son film : c'est lui qui joue le rôle de Georges Brassens sur scène...
Doug Jones, une bonne "Gueule"
Pour rendre compte visuellement de la complexité de son personnage (le côté Docteur Jekyll et Mr. Hyde", titre d'une chanson, ou l'opposition Gainsbourg/Gainsbarre), Joann Sfar a inventé un personnage, baptisé La Gueule, tel un étrange Gemini Cricket, qui apparait régulièrement pendant le récit et dialogue avec Serge Gainsbourg. Derrière le masque de La Gueule, on retrouve Doug Jones, comédien américain habitué des monstres : cet ancien contorsionniste incarne Pan dans Le Labyrinthe de Pan de Guillermo Del Toro et Abe Sapien dans Hellboy et Hellboy II du même réalisateur. Et dès 1992, il était grimé en clown dans Batman, le défi de Tim Burton.
Pan... dans la Gueule !
Les maquillages et effets spéciaux ont été confiés à David Martí et Montse Ribé, lauréats d'un Oscar en 2007 pour leur travail sur Le Labyrinthe de Pan de Guillermo Del Toro. Ce sont eux qui ont conçu La Gueule, mais aussi La Patate, "une caricature en 3 dimensions d'un Juif sortant d'uen affiche antisémite", comme l'explique Marti. C'est Montsé Ribé qui s'est glissée dans ce "costume" encombrant : "elle avait 50 kilos à porter, deux fausses jambes en plus des siennes, et elle devait marcher, courir, danser sans perdre l'équilibre."
Le physique et le figuré
David Martí explique qu'au départ, Joann Sfar souhaitait que le personnage de Gainsbourg ait une apparence moins réaliste : "Il avait imaginé un Gainsbourg à la Dick Tracy, très anguleux, avec un nez et des oreilles exagérées, vraiment protubérants. Une sorte de copie humaine de La Gueule. On luia dit que allait nuire au jeu de l'acteur, que le personnage perdrait en crédibilité et que les spectateurs auraient plus de mal à s'attacher à lui (...) Finalement, on a opté pour des légères prothèses sur le nez et les oreilles, qui ne faisaient pas d'Eric Elmosnino une caricature de Gainsbourg." Pour la période Gainsbarre, trois à quatre heures de maquillage étaient nécessaires : "Eric arrivait à 4 heures du matin pour être prêt dans les temps."
Jane Birkin, à bon conte...
C'est Jane Birkin qui a souhaité que sous le titre du film figure la mention "Un conte de Joann Sfar", pour insister sur le fait que les dialogues et les situations ne sont pas forcément authentiques, même s'il est question de personnes qui ont réellement existé.
Il était une fois...
Le chef opérateur Guillaume Schiffman explique son travail sur ce film : "Nous sommes partis sur l'idée qu'on allait faire un conte, où il y a des créatures, des choses du domaine du ressenti et une histoire tout sauf linéaire. On voulait rendre l'esprit d'une époque sans s'y référer forcément et que le film soit totalement ancré dans un réel qui autorise le fantastique (...) Quand Bardot est allongée nue sur le lit, je voulais qu'elle soit belle mais pas belle comme elle était dans la réalité. A un moment, je pense que les gens ont besoin d'imagerie (...) Elle n'était évidemment pas dans une lumière comme ça, belle et dorée. Elle ne dormait certainement pas là non plus. Mais comme comme un tableau à ce moment-là, un instant figé (...) Avec le chef opérateur, nous avons décidé de construire des décors petits et bas de plafond pour créer de l'irréalité, accentuer l'atmosphère du conte (...) Il y avait une volonté de faire une belle image, de mêler le conte et le réel, mais il ne fallait pas que ce soit au détriment de l'histoire."
Réferences
Christian Marti, chef-décorateur (un poste-clé pour un film pareil, qui couvre plusieurs époques), parle de ses inspirations et des indications de Joann Sfar : "Il m'a d'abord donné des peintures russes ainsi que des fims comme Nosferatu de Murnau, Les Enfants du paradis de Carné et Amarcord de Federico Fellini en guise de référence. De mon côté, j'ai aussi visionné des films expressionnistes, vu et revu Rebecca de Hitchcock, je me suis inspiré des collages de Prévert et, surtout, des textes des chansons de Gainsbourg." Certains décors (l'appartement des parents de Gainsbourg, son atelier) ont été contruits dans les studios d'Epinay-sur-Seine, l'appartement de Dali a été reconstitué dans l'Abbaye de Royaumont.
C'est le Nord !
Les séquences censées se dérouler en Jamaïque (pour évoquer la période reggae de Gainsbourg) ont en fait été tournées... dans le Nord de la France ! "C'était marrant de filmer Kingston à Berck dans le Nord de la France, même s'il faisait froid, ils ont planté des poteaux télégraphiques en rang d'oignons et un machino déplaçait les palmiers en pots pour qu'ils soient toujours dans le champ", se souvient Eric Elmosnino.
Eh bien, chantez maintenant !
Le compositeur Olivier Daviaud a fait appel à des chanteurs reconnus pour interpréter certains morceaux. il explique ces choix : "Sur Nazi rock, je cherchais un groupe qui pusise faire du rock'n'roll et susciter le malaise. C'était fait pour Dionysos. Pour Love on the beat, j'avais besoin d'un beatbox humain, de bruitages, de cri, de miaulements, qui alalient encore plus loin dans la violence que ce qu'a fait Bambou. Nosfell répondait à tous les critères. En ce qui concerne Aux armes et caetera, j'ai demandé à K2R Riddim, qui est pour moi la meilleure section rythmique de reggae en France, et à Tyrone Downie, le clavier de Bob Marley, de m'accompagner (...) Pour Qui est in, qui est out, j'ai fait appel à Jeanne Cherhal et Emily Loizeau (...) Les musiciens du groupe Zone libre sont intervenus sur L'Hôtel particulier parce qu'on voulait du rock pur et dur (...) Et Gonzales a interprété les deux tiers des morceaux au piano de Gainsbourg (...) Mais les mains qui jouent du piano à l'image sont les miennes." A noter que les frères jacques sont incarnés par les membres d'un groupe de musiciens et humoristes d'aujourd'hui : le Quatuor. Et signalons que le Canadien Gonzales, excentrique touche-à-tout comme Gainsbourg, a produit deux albums de Jane Birkin et chanté en première partie de Juliette Gréco...
En avant la musique !
La partition de Gainsbourg (vie héroïque) est signée Olivier Daviaud, compositeur et arrangeur qui a travaillé entre autres avec Jacques Higelin et le groupe Dionysos. Ces derniers apparaissent d'ailleurs dans le film, accompagnant Gainsbourg lors de l'interprétation de Nazi rock. A noter que les comédiens du film, comme Eric Elmosnino (qui a suivi 4 mois de caoching musical) ou Laetitia Casta chantent avec leur propre voix dans le film. "Il y a plus de 60 moments musicaux dans le film, ça me laissait de la marge. Je me suis réapproprié leschansons de Gainsbourg et pour les musiques additionnelles, j'ai créé des compositions dans lesquelles j'ai injecté des éléments de l'univers musical de Gainsbourg."
Un beau gosse pour Fréhél...
Ami de Joann Sfar, dessinateur de bande dessinateur devenu lui aussi réalisateur (Les Beaux gosses), Riad Sattouf joue un petit rôle dans le film, celui du gigolo aux bras de Fréhel-Yolande Moreau.
Le cas Katerine
Boris Vian a les traits de Philippe Katerine. Celui-ci a déjà fait l'acteur, pour les frères Larrieu ou Cédric Kahn, mais il est surtout connu comme chanteur. Héritier de Vian ou Gainsbourg pour son côté dandy, il a connu un succès d'estimer bien avant de remporter les faveurs du public... Et lui aussi a fait chanter des actrices : Anna Karina et Arielle Dombasle.
Gainsbourg a du (Des)chien...
On compte pas moins de trois ex-Deschiens dans Gainsbourg (vie héroïque) : Yolande Moreau, mais aussi François Morel et Philippe Duquesne...
Coulloud, de Jane à Marilou
La jeune comédienne qui interprète la coiffeuse Marilou, prénom de la jeune femme qui est au coeur de l'album L'Homme à tête de chou, est Chloé Coulloud, une actrice révélée par le film La Tête de maman en 2007. Elle y incarnait une adolescente tourmentée... et fan inconditionnelle de Jane Birkin !
Un endroit pour Verlant
Le journaliste Gilles Verlant, biographe de Serge Gainsbourg a été consulté pendant la préparation du film... dans lequel il fait une apparition, dans le rôle d'un flic !
mardi 16 février 2010
METROPOLIS la version intégrale
SECRET DE TOURNAGE
Metropolis est un film de science-fiction produit pendant la courte période de la République de Weimar. Réalisé en 1927 par le réalisateur autrichien Fritz Lang, le film est muet et en noir et blanc.
Le film connut de nombreux problèmes. Thea von Harbou, la femme de Fritz Lang et co-scénariste, était déjà proche des nazis et influença le scénario, notamment en l'orientant plus vers une « collaboration de classes » que vers une « lutte des classes ». Puis, le film subit diverses censures selon les pays. De 210 minutes initialement (3h30), il ne restait plus que 80 minutes (1h20) lorsque le compositeur Giorgio Moroder décida de le ressortir en 1984, colorisé et accompagné d'une nouvelle bande son à laquelle participent des groupes célèbres comme Queen ou Adam and the Ants ; certains crièrent au scandale devant ce « massacre » de l'œuvre.
Un grand travail de recherche fut fait, en rassemblant les diverses versions (dont certaines retrouvées dans des collections particulières), et une version noir et blanc rénovée de 153 minutes (2h33), avec une bande son neuve mais plus classique, sortit en 1995 pour les cent ans du cinéma. Cette version contient quelques photographies de tournage recadrées pour combler des scènes manquantes.
Le 3 juillet 2008, la fondation Murnau, propriétaire des droits du film, annonce que la quasi-totalité des scènes manquantes, environ 25 minutes de film, ont été retrouvées chez un particulier à Buenos Aires.
Brève analyse
Le réalisateur met en scène un monde rempli d’oppositions. Premièrement celui des classes sociales (les dirigeants et les dirigés), le plaisir et le travail, le pouvoir et l’obéissance, etc. « Métropolis » ne sera jamais un film dépassé car il traite de la question sociale, celles des inégalités. Fritz Lang illustre l’échelle sociale, dans la mégapole, plus on se trouve haut, plus on est puissant et vice versa. Il s’aide en parallèle de l’histoire de la tour de Babel. Le spectateur est amené à se poser des questions telles que: « Métropolis tombera-t-elle comme la tour de Babel? Subira-t-elle le même sort?» Fritz Lang comme dans d’autres de ses films use de la méthode du clair/obscur, nous indiquant ainsi les moments les plus sombres du film. Une scène est assez spectaculaire à ce chapitre-là et c'est sur le plan dramatique; la poursuite dans les catacombes de Maria par Rotwang, le savant fou. Le jeu des ombres accentue la peur de la jeune femme et le niveau dramatique. Pour lui la gestuelle de ses personnages est très importante, ça nous aide à différencier les deux Maria. Ce qui fait la différence entre la vraie Maria et la fausse, ce sont les mouvements saccadés de cette dernière, son maquillage sombre autour des yeux. C’est ce qui fait ressortir la démence du personnage. Il y a dédoublement de la personnalité, la pureté et la démence. Présence du thème de la folie, quand à la fin, le savant ne fait plus la différence entre Maria et Hel (son ancien amour). La foule a aussi une importance primordiale, sans elle rien ne fonctionnerait mais il est impossible de se passer des dirigeants. A l’inverse d’Eisenstein qui lui, montre bien qu’à la fin de sa révolution des peuples il n’y a pas de conciliation entre les ouvriers et le gouvernement au pouvoir. La fin de Métropolis s’arrête sur la conciliation entre les deux opposants. C’est plutot « une collaboration de classes » qu’une « lutte des classes ».
Metropolis : une superproduction
Environ 7 million de Marks soit 15 millions de francs (valeur en francs 1926) furent nécessaires pour réaliser Metropolis.
Environ 620 kilomètres de pellicule furent utilisés.
Une cinquantaine d'automobiles
25 000 hommes
11 000 femmes
250 enfants
Le nombre de figurants est énorme. La plupart d'entre eux étaient des chômeurs.
Influences...
Metropolis est un des premiers films de science-fiction, dont l'histoire et les images ont influencé toute la production ultérieure.
Le commissariat de Blade Runner est la copie conforme (angle de vue compris) d'une des tours de Metropolis.
Le dessin animé Le Roi et l'Oiseau fourmille de références à Metropolis, notamment l'oppression du peuple de la ville basse et la présence d'un robot.
Dans l'univers de Superman, la ville principale se nomme Metropolis.
On reconnaîtra les ouvriers qui descendent vers les machines dans les écoliers à la chaîne de Pink Floyd The Wall
Fritz Lang représente des voitures volantes (bien avant Retour vers le futur ou Le Cinquième Élément), ainsi qu'un androïde (robot humanoïde). Le design de C-3PO dans La Guerre des étoiles possède un troublante ressemblance avec celui-ci.
De même la séquence où Rotwang, l'inventeur, donne au robot l'apparence de Marie a été recyclée par le Rocky Horror Picture Show.
La scène de fin au sommet de la cathédrale a été reprise par Tim Burton pour son premier Batman avec le combat entre le héros et le Joker.
Les développeurs de BioShock, jeu vidéo plébiscité par la critique, se sont fortement inspirés de l'œuvre de Lang pour créer leur ville sous-marine, Rapture.
Pour la petite histoire, Fritz Lang s'est lui-même inspiré du film soviétique de science-fiction Aelita de Yakov Protazanov, sorti en 1924, qui n'est autre que l'adaptation d'un roman d'Alexei Tolstoï.
La série de manga de Yukito Kishiro Gunnm, reprend cette dialectique : Zalem (correspondant à la ville haute) la cité supérieure où vit l'élite dans le luxe et une insouciance sous contrôle et, au pied de cette cité volante, Kuzutetsu (correspondant à la ville basse) où l'intrigue se met en place dans ses bas-fonds. D'ailleurs, Gally, l'héroine, se nomme Aelita dans un de ses rêves ainsi que dans la version américaine.
Dans un autre genre, le clip musical Que sera de Wax Tailor reprend les scènes de Metropolis, tout comme le clip de Radio Gaga de Queen.
... et différences
Ne pas confondre avec Metropolis, film d'animation japonais de Rintaro, adapté d'un manga d'Ozamu Tezuka, qui se veut un hommage à l'œuvre de Fritz Lang. Pour réaliser son manga, Tezuka s'inspirera directement des photogrammes du film.
Bandes originales
Nonobstant la musique originale de Gottfried Huppertz, de nombreux artistes ont voulu donner leur propre vision musicale de Metropolis. Ces bandes originales alternatives peuvent être jouées live ou enregistrées et diffusées avec une édition spéciale du film :
Giorgio Moroder dans un style rock new wave en 1984
Martin Matalon dans un style musique électroacoustique en 1995
Loïc Pierre en 1996
Peter Osborne en 1998
Kevin Saunders Hayes en 2000
Jeff Mills dans un style musique techno en 2001
Art Zoyd dans un style free jazz/musique électronique en 2002
source :
http://www.movizdb.com
jeudi 7 janvier 2010
THE GAME

Nicholas Van Orton, homme d'affaires avisé, reçoit le jour de son anniversaire un étrange cadeau que lui offre son frère Conrad. Il s'agit d'un jeu. Nicholas découvre peu à peu que les enjeux en sont très élevés, bien qu'il ne soit certain ni des règles, ni même de l'objectif réel. Il prend peu à peu conscience qu'il est manipulé jusque dans sa propre maison par des conspirateurs inconnus qui semblent vouloir faire voler sa vie en eclats.
Rarement un film n'a semblé aussi embrouillé et soudainement aussi limpide. Une petite maladresse que l'on pardonne rapidement tant l'ambiance paranoïaque de l'ensemble atteint des sommets d'efficacité dans un univers typiquement Hitchcockien dans sa narration autant que dans ses complications (femmes mystérieuses aux entrées et sorties théâtrales, ennemis invisibles, spectateur collé aux basques du héros et largué du reste de l'intrigue) et ses débuts de résolutions (magouilles diverses, trahisons multiples, manipulation psychologique à des fins purement crapuleuses). Autant de pièces d'un puzzle empeloté qu'on nous demandera de remettre dans l'ordre, à nous spectateurs, avec ces indices de départ aussi gros que le sont l'affiche d'origine et le générique.
The Game, basculant du polar noir vers le magnifique drame familial, met sans doute à dos son public avec un happy end fortement appuyé, mais ô combien nécessaire pour rester fidèle à son message. Malgré ce certains tendent à faire croire, Fincher évite la facilité de l'issue noire vers la pertinence du cinéma dont The Game s'impose comme une géniale parabole. Celle des frissons, de l'angoisse et autres peurs factices, remèdes aux maux de la banalité dont on sort indemne puisqu'une petite claque nous est parfois nécessaire lorsqu'elle arbore les allures de tours de magie. Un de mes films de chevet, grandiose ! un pur chef d’œuvre
dimanche 15 novembre 2009
LES INCORRUPTIBLES

L’énorme succès à la fois public, critique et artistique des Incorruptibles propulsa la carrière de COSTNER et Andy GARCIA, et relança la carrière cinématographique de Brian De PALMA. Un pur chef d'oeuvre.
vendredi 7 août 2009
AMADEUS

La mode actuelle étant aux versions longues, on peut craindre les pires débordements. Déjà, que des Seigneur des Anneaux ou des Danse avec les Loups atteignent allègrement les 3h45 alors même qu'ils sont déjà un peu longs, c'est ennuyeux, mais depuis on a vu des versions longues d'un peu tout. C'est à la mode. C'est fashion. Et c'est à triple tranchant : le film devient encore plus génial (Podium, Abyss), se voit ajouter des éléments sans déséquilibrer le montage original (JFK, Aliens), ou est simplement trop long
Amadeus version longue bénéficie d'un nouveau doublage même si Luq Hamet reprends son rôle de Mozart (il a dû s'emmerder comme un rat mort pour refaire un doublage identique), mais globalement tout est moins bon en VF.
La version ainsi rallongée ne possède presqu'aucune scène supplémentaire mauvaise. Les acteurs sont toujours bons, mais le problème, c'est que 99% de ces plans de plus ne sont que des réalisations visuelles de tout ce que le spectateur devinait dans la version cinéma et le montrer est une sorte d'insulte à l'intelligence du public massif qui a plébiscité le premier montage.
Pour ceux qui n'ont pas eu la chance d'être touchés par la grâce depuis 84, voir ce film est toujours une très belle expérience, tant les acteurs sont fabuleux, la musique importante et certaines scènes simplement parfaites, mais ces scènes rajoutées transforment un grand chef-d'oeuvre du 7ème art en... biographie d'un compositeur classique, ce qui est très exactement ce que Milos Forman voulait éviter, comme il le dit lui-même dans le documentaire.
A l'époque, il disait que cette version cinéma était la version director's cut.
Version cinéma
D'ailleurs, cette version "courte" (et définitive si vous voulez mon avis) vous offre la VF d'origine fort bien mixée, et c'est son seul et unique bonus.
Cette version française présente sur le montage cinéma est mythique.
Côté Saliéri, Jean Topart, LA voix française inséparable du film et des souvenirs, plus efficace que jamais . Côté Mozart, Luq Hamet qui rend encore plus pathétique le rire ignoble de Tom Hulce. Les deux réunis ont autant de force en audio que les acteurs d'origine en vidéo.



