source de l'info
Hunger Games 4 : Philip Seymour Hoffman
en numérique le temps d’une scène cruciale
une autre annecdote :




A l'issue de la projection de Minority Report, nous rêvions tous d'écrans tactiles. Aujourd'hui, bon nombre de téléphones mobiles sont équipés de cette fonction. Au rythme où les innovations inondent le marché, les gadgets technologiques apparaissant dans Minority Report, vont-ils gagner notre quotidien avant 2054 ?
A l'heure où un système d'exploitation pour smartphones s'appelle Android et où Google a manqué de peu de commercialiser son propre téléphone sous l'appellation Nexus One (en référence à Blade Runner, un nom susceptible de séduire les admirateurs de Philip K. Dick ), il n'est pas aisé de déterminer s'il s'agit d'opérations marketing ou bien d'influences réelles d'auteurs de science-fiction visionnaires. Faisons donc un point sur les gadgets technologiques envisagés par le génial Philip K. Dick, et à partir duquel Steven Spielberg a façonné sa propre vision de Minority Report. N'oublions pas que Steven Spielberg avait réuni de nombreux experts à Santa Monica avant le début du tournage de son film, afin de créer un univers futuriste crédible en 2054.
Table basse tactile Windows
De nombreux fabricants sont parvenus à mettre au point des écrans ultrafins (de 19 pouces ou 20 pouces) flexibles, présentant l'avantage d'être écologiques. Ce type d'écran offre déjà la possibilité de lire un journal électronique, pouvant être mis à jour en permanence, au fil des actualités. Il pourrait donc devenir le journal de demain, grâce à sa grande taille et une belle qualité d'affichage électronique, permettant une lecture longue durée (à la différence des écrans rétro-éclairés d'ordinateurs par exemple).
Alors que des tablettes tactiles multimédia font leur apparition sur le marché (iPad, Surface), le MIT (Massachusetts Institute of Technology) propose un écran LCD sensible au tactile multipoint autant que les interactions sans contact telles que les pratique John Anderton (Tom Cruise) dans Minority Report. Au cœur de la dalle LCD, des capteurs sensibles à la lumière s'intercalent aux cristaux liquides produisant l'image, pour détecter les mouvements des mains, rendant ainsi possible la manipulation de certaines fenêtres ou objets en 3 dimensions à distance. De même, la plateforme G-Speak développée par la société Oblong Industries fait beaucoup penser à la technologie utilisée par Tom Cruise pour manipuler des vidéos de meurtres que Précrime est chargé de prévenir et d'éviter dans la fiction. Dans Minority Report, on voit Tom Cruise faire défiler les images à distance grâce à des capteurs situés à l'extrémité de ses doigts.

Michael Douglas avec un téléphone portable... la grande classe... à l'époque !
Publicité personnalisée
Omniprésente dans l'oeuvre de Spielberg, (même l'entreprise Précrime vante partout ses services) qu'en est-il de la publicité personnalisée dans notre quotidien ? La société Majority Report, en référence directe à Minority Report équipe les panneaux publicitaires de capteurs capables de relever la réaction des passants à la vue de l'affiche et de collecter des informations à leur sujet (sexe, âge,...). L'entreprise Quividi réalise aussi des analyses d'audience sur le même modèle. Des méthodes qui séduisent à l'étranger (Etats-Unis, Angleterre et Espagne notamment) et qui pourraient gagner l'Hexagone.
Hologrammes en 3 D
Est-ce encore de la science-fiction ? Après une interminable attente, la 3D relief rencontre logiquement un bel accueil auprès du public en France. Il n'empêche que la 3D sans lunettes fait saliver tant les geeks que les autres. On se souvient que Jessica Yellin, la correspondante de CNN, était apparue en hologramme sur un plateau télévisé situé à New York au cours d'une émission spéciale consacrée aux élections présidentielles américaines. Mme Yellin se trouvait à ce moment là à Chicago dans un studio, filmée par 40 caméras vidéo haute définition.
Depuis cette mise en scène originale, qui était en définitive qu'une simple incrustation, les hologrammes sont-ils prêts aujourd'hui à faire leur apparition dans les réunions d'entreprise ou dans les foyers ?
Lors du salon Infocomm 2009, Christie avait dévoilé l'été dernier trois modèles de projecteurs offrant une nouvelle façon de communiquer en face à face et en direct, se jouant de l'éloignement géographique. Musion Systems a mis au point un film capable de créer des images en 3 dimensions grâce à deux rayons lasers et donc de produire des hologrammes virtuels très détaillés. La reproduction propose des mouvements très fluides, à 50 images par secondes. ViZoo a mis au point un système de projection holographique qui fonctionne avec un prisme réfléchissant dont les faces sont stimulées par une partie de l'image à renvoyer. Ainsi les images donnent l'impression de flotter en l'air et on ne peut s'empêcher de penser aux hologrammes de Star Trek ou de Star Wars. Pranav Mistry, chercheur au MIT, a mis au point un système permettant de projeter des images sur n'importe quel support. Avec Sixth Sense, on pourra désormais se passer de souris ou d'écran. En cours de développement, Sixthsense est composé d'une webcam, d'un appareil photo, d'un picoprojecteur et de quatre capteurs colorés situés à l'extrémité des doigts.
Auteur Julien LOUBIERE / Source : Excessif.com
Parmi les films cultes des années 80 (et croyez-moi, j'en connais un rayon sur cette décennie), Electric Dreams fait figure de Saint Grâal. Un calice plutôt agréablement entouré : ceux qui ont aimé ce film ont également adulé, pêle-mêle, Gremlins, Indiana Jones, Le retour du Jedi, Tron , war games, SOS Fantômes....
Que raconte Electric Dreams ? C'est tout bête : Miles "Moles" Harding est un "jeune cadre dynamique", on lui conseille l'achat d'un ordinateur personnel (rappelez-vous : ce film date de 1984) Il s'exécute (sic) et achète une sorte de mauvais clône de Commodore 64. L'ordinateur va chambouler sa vie autant que sa nouvelle voisine, une parfaite princesse qui joue du violoncelle. Le tout est donc une espèce de vaudeville à la Feydeau dont l'amant ne serait pas un facteur ou un pompier, mais un computer des années 80. Et le tout est également un ovni cinématographique total.
Car malgré le bide magistral que s'est pris le film à l'époque / le film a rapporté à peine plus de deux millions de dollars. À titre de comparaison, une production modeste telle que Wargames (1983) avait rapporté 80 millions de dollars aux seuls États-Unis, tandis que Ghostbusters (1984), a rapporté quelque chose comme 280 millions de dollars dans le monde. C’est ce terrible manque de succès, dont on dit qu’il a failli être fatal à la division cinéma de Virgin, qui explique que le film n’ait même pas eu l’honneur d’une sortie en DVD à ce jour /
on ne peut pas dire qu'Electric Dreams ait été oublié. De la même façon que Tron a marqué son époque et ses relents d'anticipation de même que Wargames a fait naître une quantité incalculable de carrières de pirates informatiques (souvent tuées dans l'oeuf au vu de la complexité).
Electric Dreams mélange humour, romance et musique, juste du cinéma de divertissement grand public.

Ne crachons pas dans la soupe, ce film "certifié 80's"n'est pas un navet, "Supergirl" est bien pire mais c'est une autre histoire....
Un jeune passionné d'informatique, voulant pirater des jeux vidéos, se branche sur un ordinateur secret de l'armée américaine. Croyant être aux commandes d'un jeu virtuel, le garçon déclenche sans le savoir le compte à rebours d'une troisième guerre mondiale. 
Sorti en 1982 le TO7, premier micro ordinateur de chez Thomson, connu aussi sous le nom de UC90.001, les premières versions du TO7 furent distribués avec la ROM du prototype T9000.
Une relativement bonne machine pour l'époque équipée d'un excellent processeur 8/16 bits de chez Motorola le 6809E cadencé à seulement 1Mhz (aie!) ce qui en 82 commence déjà à être peu, avec un basic simple et complet (mais lent) de chez Microsoft, voila en trois lignes les points forts et aussi ce qui causera la perte de cette famille d'ordinateurs, car Thomson comme tout géant ne saura pas évoluer comme ses concurrents.
Dès 1983 sortirent de nouvelles machines américaines et anglaises bien plus puissantes, certaines seront équipées de plusieurs coprocesseurs (ATARI XL) , alors que Thomson mise sur la compatibilité. Les modèles se suivront et seront identiques les uns par rapport aux autres, n'apportant que du cosmétique (résolution, nombre de couleurs) alors que le cœur de la machine restait le même, et très vite les utilisateurs même équipés de la dernière version du TO9 comprendront qu'il sont les heureux possesseurs d'une BMW (par le prix) au moteur de 2CV. De plus, il faut ajouter une gestion graphique déplorable pourtant accompagnée d'une résolution supérieure à bien des concurrents, mais que faire d'un mode 320*200 lorsque que l'on doit faire avec des contraintes de proximités ( les couleurs bavent sur leurs voisines, un point dans un motif coloré apparaîtra comme une ligne) ? Bref à quelques exceptions les jeux devront se contenter d'un fond noir.
Le choix du 6809E très peu utilisé n'est pas non plus à son avantage, alors que plus 90% des micros utilisent un 6502 et dérivés ou un Z80, obligeant par la même à réécrire entièrement les programmes pour une machine distribuée que sur le marché français et aux ventes dopées par le plan informatique pour tous. Les erreurs évidentes multiples comme celui d'intégrer un stylo optique et de faire des prises joystick (d'abord des DIN type videopac !!), une option payante, font que Thomson n'a pas su analyser le marché, n'a pas compris les besoins des utilisateurs ni qui ils étaient réellement, car pendant que les parents jouaient avec un pong, les enfants s'initiaient à l'informatique

Tron fut en son temps, c'est à dire il y a déjà de cela vingt ans (que ceux dont la mâchoire pendouille devant cette prise de conscience du temps qui passe se rassure, ce n'est que le début...), un véritable OVNI dans le paysage cinématographique américain. Pourtant quand Steven Lisberger propose son histoire en1980 aux Studios Disney, le timing était parfait. En effet les héritiers de l'oncle Walt sont à cette époque complètement à la rue cherchant désespérément un second souffle tant économique qu'artistique. Les années 70 montrèrent en effet un certain déclin avec des productions tel que Robin des bois et Bernard et Bianca. Mais ce fut en ce début de nouvelle décennie que le studio touchait le fond avec Rox et Rouky. Le département film n'était pas mieux loti et peinait aussi de plus en plus à sortir des produits quelque peu originaux voir tout simplement regardables (citons en vrac Le chat qui vient de l'espace, la série des Coccinelles, Peter et Elliot le dragon, Popeye).

Tron procédait donc d'une volonté à ratisser le plus large possible pour, qui sait, obtenir à terme le filon salvateur. Ici, il s'agissait de permettre à une bande de surdoués de l'informatique d'étalonner sur grand écran leur vision du graphisme et de l'animation en utilisant la toute nouvelle puissance de calculs des ordinateurs. Il en résulte une claque visuelle encore vivace aujourd'hui et une expérience finalement concluante puisqu'elle a permis à Disney de prendre le virage de l'animation par ordinateur avec un bon wagon d'avance et de piloter à l'heure actuelle le studio le plus novateur dans le domaine à savoir Pixar.