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dimanche 29 septembre 2013

LE CASSE, le film de fin de semaine




Un casse dans une riche villa de la banlieue d'Athènes. Azad, le chef des cambrioleurs, est en train d'ouvrir le coffre quand Zacharia, un policier, vient l'interrompre. Bien qu'il ne croie pas aux explications d'Azad, il quitte quand même les lieux. Après son départ, Azad s'empare d'une trentaine d'émeraudes. Un contretemps oblige les cambrioleurs à se séparer quelques jours. Azad, qui a gardé les pierres, s'aperçoit qu'il est suivi. Après une folle poursuite, il s'avère que c'est Zacharia, bien décidé à s'approprier les émeraudes, qui le traque...

Réalisateur Henri VERNEUIL Année 1971 Nationalité Français, Italien Drapeau Français Drapeau Italien Genre Action, Policier, Thriller Durée 2H00 Acteurs principaux Marc ARIAN, Jean-Paul BELMONDO, Nicole CALFAN, Dyan CANNON, Myriam COLOMBI, Jose Luis DE VILALLONGA, Raoul DELFOSSE, Robert HOSSEIN, Renato SALVATORI, Omar SHARIF

mardi 9 avril 2013

LES 80 ANS DU MAGNIFIQUE


JEAN PAUL BELMONDO, 80 ans aujourd'hui, une filmographie de rêve, il a travaillé avec les plus grands (Verneuil, De Broca, Lautner, Audiard, Gabin, Bourvil, Oury...) retour sur le (ou l'un des)  dernier(s) des géants du cinéma français.

 "Né le 9 avril 1933 à Neuilly-sur-Seine, le jeune Belmondo grandit dans une famille d'artistes. Le père, d'origine italienne, est un sculpteur reconnu. Lui rêve de faire du théâtre.

"C'est Godard qui m'a fait aimer le cinéma (…) Avant +A bout de souffle+, on m'avait tellement dit que je n'étais pas bon que je doutais", confiait en 2001 Jean-Paul Belmondo.

Ce premier grand rôle, en 1960, aux côtés de Jean Seberg, le propulse sur le devant de la scène. Lui au départ si réticent vis-à-vis du septième art devient vite une vedette. Et même, avec Alain Delon, l'un des deux monstres sacrés du cinéma français, côté masculin. Mélange de titi gouailleur à la Gabin -le héros de "Quai des Brumes" l'adoube sur le tournage d'"Un singe en hiver" : "Môme, t'es mes 20 ans !"- de pitre à la Fernandel et de jeune premier à la Gérard Philipe… il enchaîne les succès.

Acteur emblématique de la Nouvelle vague ("Moderato Cantabile", "Pierrot le fou"), il se tourne vite vers les comédies et les aventures rocambolesques où il enlace les plus belles actrices, de Catherine Deneuve à Sophia Loren en passant par Claudia Cardinale et Françoise Dorléac. Certaines deviennent ses compagnes à la ville, comme Ursula Andress et Laura Antonelli.

Passionné de boxe -gamin, il rêvait d'égaler Marcel Cerdan- il privilégie ensuite les rôles très "physiques" où il peut manier la cascade -sans doublure- et le coup de poing. C'est la période des superflics, des macho bagarreurs et des truands : "Borsalino", "Le Magnifique", "Flic ou voyou", "Le Professionnel" ou encore "L'As des as".


"On a fini par me coller une étiquette" de cascadeur alors que "moi, ce que j'ai eu envie de faire, dans ma carrière, c'est de naviguer entre Malle, Godard, Melville et des gens comme Verneuil, Deray, Lautner", confie-t-il en 2001.


Avec ses films "commerciaux", il déçoit les critiques de cinéma qui voyaient poindre un Michel Simon bis. Mais lui assume : "Je suis fier d'être une vedette populaire (…) Je ne crache pas sur l'approbation du grand public". Pendant plus de vingt ans, 48 de ses films dépassent chacun le million d'entrées… Jusqu'au "Solitaire" en 1987, son premier gros échec commercial. "Le polar de trop. J'en avais marre et le public aussi", confessera Belmondo.


Il rebondit avec le personnage truculent de Sam Lion dans "Itinéraire d'un enfant gâté" (1988). L'un de ses plus grands rôles, avec à la clef le César du meilleur acteur. Trophée qu'il refuse d'aller recevoir. Il revient alors aussi à ses premières amours : il remonte sur les planches avec "Kean" et "Cyrano" et devient le propriétaire du Théâtre des Variétés. Mais depuis 2001, ses ennuis de santé l'ont écarté des studios."
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mardi 11 janvier 2011

HENRI VERNEUIL


Henri Verneuil, de son vrai nom Achod Malakian, né le 15 octobre 1920 à Rodosto (auj. Tekirdağ, en Turquie) et mort le 11 janvier 2002 à Bagnolet, est un réalisateur et scénariste de cinéma français d'origine arménienne. Il a raconté son enfance dans ses deux derniers films formant diptyque : Mayrig et 588, rue Paradis.


En 1956, il est proposé pour l'Oscar du meilleur scénario pour le film Le Mouton à cinq pattes.
En 1973, il obtient le Prix Nessim Habif
En 1980, il est proposé pour le César du meilleur scénario pour I comme Icare.
En 1996 il obtient le César d'honneur pour l'ensemble de sa carrière.



Quelques répliques cultes « tirées » de ses meilleurs films

UN SINGE EN HIVER





100 000 DOLLARS AU SOLEIL











MELODIE EN SOUS SOL










LE CLAN DES SICILIENS




PEUR SUR LA VILLE




LES MORFALOUX




Filmographie selective :

On lui doit

• 1954 : Le Mouton à cinq pattes (+ scénariste)
• 1959 : La Vache et le Prisonnier (+ scénariste)
• 1961 : Le Président (+ scénariste)
• 1962 : Un singe en hiver
• 1963 : Mélodie en sous-sol - avec Jean Gabin, Alain Delon
• 1964 : Cent mille dollars au soleil (+ scénariste)
• 1964 : Week-end à Zuydcoote
• 1969 : Le Clan des Siciliens (+ scénariste)
• 1975 : Peur sur la ville (+ scénariste)
• 1976 : Le Corps de mon ennemi (+ scénariste)
• 1979 : I comme Icare (+ scénariste)
• 1982 : Mille milliards de dollars (+ scénariste)
• 1984 : Les Morfalous (+ scénariste)
• 1992 : Mayrig (+ scénariste)
• 1993 : 588, rue Paradis (+ scénariste)

samedi 1 août 2009

CENT MILLE DOLLARS


Aux portes du désert, Castigliano dirige une entreprise de transports routiers. Hans doit conduire un chargement clandestin de cent mille dollars au coeur de l'Afrique. L'apprenant, Rocco élimine le chauffeur, vole son véhicule et part avec sa complice. Castigliano promet alors une forte récompense à Marec s'il récupère le camion. Commence une folle poursuite...

Henri Verneuil à la réalisation, Michel Audiard à l'écriture des dialogues et le tandem Jean-Paul Belmondo/Lino Ventura à l'interprétation: un quatuor prometteur pour un film de choc. Dans le même esprit que "Les Tontons Flingueurs" ou "Les Barbouzes", "100 000 dollars au soleil", tourné en 1963, tire toute sa puissance à travers un casting aussi prestigieux que légendaire et à travers les mots toujours autant inspirés de monsieur Michel Audiard, le maître absolu des dialoguistes français, encore jamais égalé aujourd'hui. Bébél, déchaîné et très en verve, forme avec le grand Lino un duo croustillant et particulièrement explosif, le premier jouant les nouveaux riches avec talent et le second endossant le costume d'une brute épaisse et têtue, mais brave malgré tout. On retrouve aussi l'inénarrable Bernard Blier dans un petit rôle qui aurait pu être sans aucune importance, mais qui le devient grâce à une composition littéralement réjouissante de l'acteur, qui est ici au zénith de sa forme et de son art.

L'histoire, très classique, s'appuie sur une mise en scène solide et enlevée. Sous un soleil de plomb et dans un noir & blanc donnant un petit charme supplémentaire, les répliques fusent et sont débitées avec jubilation par des comédiens visiblement heureux de se trouver là, ce qui ne fait qu'ajouter au plaisir. Bref, c’est culte !

vendredi 10 juillet 2009

PEUR SUR LA VILLE


Peur sur la ville (1975), réalisé par Henri Vernueil,(France/Italie) avec Jean-Paul Belmondo (Commissaire Letellier), Charles Denner (Inspecteur Moissac),Adalberto Maria Merli (Valdeck/Minos), Giovanni Cianfriglia (Marucci), Jean François Balmer (Dallas), Henri Jacques Huet (L’amant de Nora Elmer), Léa Massari (Nora Elmer), Rosy Varte (Germaine Doizon), Germana Camanica (Pamela Sweet) . Un maniaque se faisant appeller Minos, terrorise les femmes seules en téléphonant la nuit à leur domicile, les menaçant de venir les tuer. Après le décès de Nora Elmer, tombé de sa fenêtre du 17è étage, le commissaire Letellier,chargé de cette affaire est contacté par un certain "Minos" qui dit vouloir "nettoyer" la ville en tuant toutes celles qui ont une vie dissolue. Au fur et à mesure qu'il commettra un meurtre, il enverra une partie d'une photo de lui. Bientot, il assassine une veuve, Germaine Doizon, et manque de peu de se faire alpaguer par le commissaire Letellier et son adjoint Moissac. Au cours d'une mémorable course poursuite sur les toits de Paris, il laisse derrière lui un "objet" que Letellier va s'empresser de récuperer.



Mais, alors qu'il est sur le point d'attraper le meurtrier, l'ennemi juré de Letellier, un certain Marcucci, (un truand sanguinaire à qui il doit sa rétrogradation de la brigade Anti-gang à la brigade Criminelle, suite au braquage d'une banque qui, malheureusement pour le commissaire, à finit dans un bain de sang) réapparait et le commissaire abandonne la poursuite de Minos pour ce lancer sur celle de Marcucci, qu'il tuera en légitime défense cette fois-ci après l'avoir poursuivi jusque sur le toit du métro. Revenu sur l'affaire Minos, Letellier s'apperçoit que les victimes avaient toutes plusieurs points communs: Nora Elmer et Germaine Doizon ont eu leur mari hospitalisé à l'hopital de la Trinité. Or c'est dans cet hopital que travaille l'infirmière Hélène Gramont, qui vient justement de demander, sur les conseils d'un ami infirmier nommé Valdek, la protection "rapprochée" du commissaire. Malheureusement elle se fera étrangler, elle aussi, mais entretemps, Letellier, (qui a reçu la confirmation des laboratoires de la police que l'objet perdu par Minos n'est autre qu'un oeil de verre), comprend que Minos et Valdek ne font qu'un. Il est grand temps pour Letellier donc de mettre un terme aux agissements de Minos, surtout que celui-ci vient de prendre en otage la "Reine du Porno", l'actrice Pamela Sweet ainsi que sa petite famille et qu'il menace de faire sauter l'immeuble dans lequel il s'est réfugié. C'est par la voie des airs que Letellier arrivera à ses fins.

Ce film, qui marque un tournant dans la carrière de notre Bébel nationnal, est le sixième qu'il tourna sous la direction du cinéaste Henri Vernueil ("La Française et l’amour", 1960, sketch "L"adultere", "Un singe en Hiver", tourné en 1962, "Cent mille dollars au soleil" de 1964, "Week-end à Zuydcoote" en 1964 aussi et "Le casse" réalisé lui en 1971. C'est surtout le premier ou il interprète non plus un truand ou un aventurier mais un policier (rôle qui deviendra un peu sa "marque de fabrique" pendant quelques décénies plus tard). Ici le réalisateur puise son inspiration dans les gialli (le tueur avec ses gants noirs qui tue de pauvres femmes sans défense, sous prétexte qu'elles ont une vie dépravée) et dans les poliziotto, ces films policiers typiquement transalpins des années 70 qui s’attachent à décrire, avec plus ou moins de réalisme, l'univers de la mafia et du crime, privilégiant souvent la violence par rapport à l’aspect sociologique et l’analyse psychologique, offrant ainsi des films noirs, cruels, ironiques et souvent nihilistes dans leur conclusion (la scène du début dans le bar qui fait aussi office de dortoirs pour clandestins ou encore les scènes du braquage de la banque par Marcusi, puis les scènes de poursuite du truand par Bébel, d'abord en voiture, puis plus tard sur les toits du métro, scène absolument incroyable ou notre Bébel fait lui même toutes ses cascades et prend, bien sur, d'énormes risques pour notre plus grand plaisir). Le tout est bien sur relevé par des dialogues hors pairs de Michel Audiard qui offre à Belmondo un de ses meilleurs rôles. Il est à noter que c'est sous l'influence de son "distributeur" et ami René Chateau, que Bébel va lancer le nouveau style de l'acteur-producteur. Jean-Paul Belmondo devient désormais (sur l'affiche) BELMONDO (en gros). L'affiche ne représente plus une scène du film, mais Belmondo en train de "poser". Ici, Belmondo pose avec son Hustler en pull à col roulé noir alors qu'il n'en porte jamais dans le film. C'est un gentil hommage à Steve McQueen sur l'affiche de "Bullitt". Une formule reprise quelques années plus tard par un autre grand comédien français...


Dans le film, l'acteur n'hésite pas à payer de sa personne, réalisant lui même toutes ses cascades et pas des moindres, puisqu'il court non seulement sur le toit d'un métro lancé à vive allure (la ligne 6) mais aussi qu'il fait du car crash ou de la haute voltige suspendu sous un hélicoptere au bout d'un filin, comme n'importe quel agent lambda de la brigade anti-terroriste... Des scènes incroyables (pour l'époque en tout cas) qui participeront au succès énorme du film qui réalisa la perfomrance de faire se déplacer 836 426 spectateurs sur Paris, plaçant ainsi "Peur sur la ville" parmi les meilleurs scores des films de Jean-Paul Belmondo, juste derrière " Borsalino " (ou il avait Alain Delon comme partenaire, qui déplace lui aussi pas mal les foules, il faut l'admettre!!!).

C'est bien sur Ennio Morricone qui signe la musique. Un ennio Morricone perplexe et ennuyé, parait-il, lors de la pré-projection du film, car devant la parfaite fluidité des scènes d'action, le célèbre musicien avouait à Henri Verneuil qu'il ne voyait pas très bien pourquoi il devait y rajouter de la musique. Heureusement , le réalisateur su le convaincre... Et c'est donc au siffleur Alessandro Alessandroni et à l'harmoniciste Franco de Gemini, tous deux immortels interprèètes de la bande originale de " Il était une fois dans l'ouest " qu'Ennio Morricone fit appel pour interpréter cette bande son originale qui reste désormais dans toutes les mémoires des cinéphiles.

Source : http://www.le-giallo.com


jeudi 16 avril 2009

MILLE MILLIARDS DE DOLLARS

Paul Kerjean dénonce dans les colonnes de La Tribune, le journal pour lequel il travaille, un homme politique corrompu. Ne supportant pas ces accusations, le politicien, innocent, se suicide. Kerjean, pris de remords, approfondit ses recherches et découvre que les services secrets américains sont impliqués dans l'affaire...

Henri Verneuil, en 1982, annonce le néo-libéralisme, et dénonce l'abomination qu'est la recherche du profit. patrick dewaere dans un de ses derniers rôles démontre qu'il pouvait tout jouer, les paumés, les fous, les loosers mais aussi les héros comme dans ce film.

Ce film ne néglige aucun détail pour nous expliquer comment fonctionne en 1980 une société multinationale. Toute personne devrait voir ce film même aujourd'hui car il n'a guerre vieilli grâce à une mise en scène simple et efficace.

A l'époque anticipation ! Aujourd’hui pure réalité !

Ce film visionnaire est encore d'utilité publique, Dommage

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