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vendredi 22 novembre 2013

JFK, le film d'Oliver STONE


En 1987, Zachary Sklar, journaliste et professeur de journalisme à la Columbia University Graduate School of Journalism, rencontre Jim Garrison et commence à écrire avec lui un manuscrit dans lequel Garrison se remémore son travail sur l'enquête. À l'origine écrit comme un livre d'étude à la 3e personne, le projet se transforme en récit policier à la 1re personne[4]. Le livre On the Trail of the Assassins est finalement édité en 1988. Un exemplaire est donné un jour par l'éditrice Ellen Ray à Oliver Stone[3]. Ce dernier le lit rapidement et achète très vite les droits pour 250 000 dollars, qu'il paie lui-même. Stone rencontre ensuite Garrison et le questionne pendant 3 heures. Le réalisateur est surpris par l'attitude de Garrison et pense qu'il « a fait beaucoup d'erreurs. Il a eu confiance en beaucoup d'excentriques et a suivi beaucoup de fausses pistes ».

Oliver Stone ne souhaite cependant pas faire un film sur la vie de Jim Garrison. Il achète alors les droits du livre Crossfire: The Plot That Killed Kennedy de Jim Marrs. Le but de Stone est de faire tomber le « mythe » de la Commission Warren. Il explique que pour combattre un mythe, il faut parfois créer un contre-mythe. Stone continue de lire d'autres ouvrages sur le sujet.

En décembre 1989, alors qu'il est en pré-production de son film The Doors, Stone se rapproche des studios pour produire son film. Il rencontre alors des exécutifs de Warner Bros., qui lui proposent un film sur Howard Hughes[3]. Il leur « vend » cependant l'idée de JFK. Cela plait beaucoup au Directeur général de Warner Bros, Terry Semel, qui a déjà produit des films politiques controversés comme Les Hommes du président, À cause d'un assassinat ou encore La Déchirure

Après avoir reçu un budget de 20 millions par la Warner, Stone débute l'écriture du script avec l'aide du journaliste Zachary Sklar, qui avait aussi édité Crossfire: The Plot That Killed Kennedy de Jim Marrs. Ils mettent en commun toutes leurs recherches. Stone lui explique qu'il souhaite en faire un film d'enquête, dans la veine de Z de Costa-Gavras et Rashōmon de Kurosawa[4]. Stone explique que le titre JFK renvoie à celui de Z, comme un « code ».

Après avoir écrit un premier jet, Oliver Stone comprend que le budget du film doit être doublé. Un accord est alors trouvé avec Arnon Milchan et sa société Regency pour augmenter le budget.



Pour le rôle du district attorney Jim Garrison, Stone envoie des copies de son scénario à Kevin Costner, Mel Gibson et Harrison Ford, ces deux derniers étant ses premiers choix. Kevin Costner refuse tout d'abord la proposition. Cependant son agent Michael Ovitz, intéressé par le projet, aide le réalisateur à convaincre l'acteur d’accepter ce rôle[3].

Avant cela, Costner fait d'intenses recherches sur Garrison, allant jusqu'à le rencontrer, ainsi que ses amis et adversaires. Deux mois après avoir signé pour le rôle en janvier 1991, son film Danse avec les loups gagne sept oscars, il est alors considéré par le studio comme « bancable »



Plusieurs comédiens ont voulu participer au film en raison du sujet. Martin Sheen fait la narration, le « vrai » Jim Garrison incarne le rôle d'Earl Warren, auquel il s'était lui-même opposé. Beverly Oliver, l'un des témoins de l'assassinat, fait une apparition. Sean Stone, le fils du réalisateur, joue le rôle du fils ainé de Garrison. Plusieurs acteurs ont même décidé de renoncer à leur salaire habituel pour pouvoir paraître dans le film.

Perry R. Russo, qui a été un témoin clé des conversations entre David Ferrie, Clay Shaw et Lee Harvey Oswald, joue un petit rôle au début du film dans la séquence où Garrison et Lou regardent la couverture de l'assassinat à la télévision. Il incarne l'homme qui déclare qu'on devrait donner une médaille à celui qui a tué Kennedy.

Les deux anciennes vedettes, Walter Matthau et Jack Lemmon, jouent dans le film mais ne se rencontrent pas. Le premier interprète un membre du Congrès, le second un témoin éventuel pour Jim Garrison.

Le labrador de la famille Garrison dans le film appartenait en réalité à la romancière Anne Rice.

Dans la version director's cut, James Belushi apparaît dans le rôle d'un complice du meurtre dans une scène dans Elm Street

 LE TOURNAGE

Le tournage dure seulement 72 jours. Afin de tourner l'assassinat à la Dealey Plaza de Dallas, les producteurs dépensent 4 000 000 de dollars pour refaire la Dealey Plaza telle qu'elle était en 1963. Ils durent aussi verser une grosse somme à la ville de Dallas afin d'engager des policiers pour détourner la circulation et fermer les rues avoisinantes pendant trois semaines. Stone eut dix jours pour filmer la séquence. Il rencontra également des difficultés pour obtenir l'autorisation de filmer à l'intérieur du Texas School Book Depository. La direction l'autorisa finalement à tourner à certains moments de la journée, mais pas plus de cinq personnes ne furent admises à l'intérieur du bâtiment. Il fallut également cinq mois de négociations pour obtenir l'autorisation de transformer l'édifice tel qu'il était à l'époque[6].


Le film a suscité une grande controverse à sa sortie, plusieurs critiques accusant Oliver Stone d'avoir rajouté intentionnellement des faits. Celui-ci a publié une version annotée de son scénario où il justifie tous ses rajouts.

Le Washington Post a critiqué le film avant même la fin du tournage, reprochant à Stone de prendre une certaine liberté dans la reconstitution des faits.

Après la sortie du film, Walter Cronkite a déclaré au critique de cinéma Roger Ebert qu'il n'y avait pas un brin de vérité dedans.

Oliver Stone a montré son film aux membres du Congrès en décembre 1991. Cela a conduit à la loi de 1992 sur la Divulgation des assassinats.


 source

http://fr.wikipedia.org/wiki/JFK_(film)

lundi 23 novembre 2009

IMAGES SUBLIMINALES


IMAGES "SUBLIMINABLES" DANS LES FILMS :
L’industrie du film fait plus usage d’images subliminales qu'on ne l'imagine. surtout dans la catégorie des films d’horreurs ou des thrillers. Ces images renforcent le message du film avec les sentiments tels que la peur, l’angoisse, le malaise et le suspense. Des films tels que Psycho, l’Exorciste, Halloween, Van Helsing, JFK… contiennent ce genre d’images.
Ici la technique de l’imagerie subliminale renforce les émotions recherchées par le metteur en scène. Il joue alors avec l’inconscient pour mener le spectateur vers une émotion qui va s’amplifier grâce à ces messages perçus par notre cerveau. Le message se voit renforcé par l’utilisation d’images subliminales.
ALFRED HITCHCOCK faisait lui aussi usage d'images subliminales
pour renforcer la sensation de terreur. Déjà en 1960, il était maître
en la matière. Voyez-vous ce visage horrifié dans la paume de la
main d'ANTHONY PERKINS ?
OLIVER STONE a fait amplement usage d'images subliminales
dans le film JFK pour faire passer son message.

Voyez ici un exemple, parmi tant d'autres: le crâne symbolisant
la mort, le mal, le complot, ... Cette image renforce notre
perception de qui pourrait être le coupable ou instigateur du meurtre de Kennedy.
Ici encore, un arrêt sur image sur le viseur du fusil du prétendu assassin
de Kennedy. Au centre de l'objectif... un visage symbolisant le démon,
le mal. Ici encore, ceci afin de fortifier nos sentiments de suspicion et de haine
contre ce meurtrier encore inconnu. Belles prouesses monsieur Stone !
LE SILENCE DES AGNEAUX : L’AFFICHE

Observez bien le papillon de nuit. Vous pouvez voir sur l’abdomen de l’insecte un crâne, qui renforce le sentiment de peur et donne le ton sur l’ambiance thriller du film.
Cependant, regardez de plus près ce crâne. Il est formé par une illusion subtile. Il s’agit de sept femmes positionnées de telle façon que l’ensemble donne une autre image.

Cette représentation est inspirée de la photo culte du célèbre Philippe Halsman en 1951.

Ci dessous la photo originale de Philippe Halsman :

source : sublimal.fr
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