dimanche 24 février 2013
COUP (DE TETE) DANS LES VALSEUSES 2 ?
Le film COUP DE TETE de JEAN JACQUES ANNAUD est aussi connu à l'étranger sous le titre LOS ROMPEPELOTAS 2 ! allez savoir pourquoi ?
En cherchant sur le net, LOS ROMPEPELOTAS fait référence au film de BERTRAND BLIER Les Valseuses ! une suite donc qui n'en est pas une !
source affiche : PREMIERE Année 1984
mercredi 8 février 2012
La leçon de Cinéma de JEAN JACQUES ANNAUD
Ne pas confondre postsynchro ou "synchro" avec doublage. On utilise le premier terme quand le même acteur réenregistre sa propre voix, on dit "doublage" quand un autre acteur remplace la voix de celui qui est a l'écran. Par hasard, puis par choix, j'ai toujours postsynchronisé une proportion de mes films beaucoup plus grande que celle des films de la plupart de mes collègues. Pour mon premier film La Victoire en chantant le budget était si étriqué que mon malheureux ingénieur du son avait dû s'accommoder des conditions très bruyantes du village africain où nous avions tourné. Son ouie comme le reste de ses sens étaient aussi très occupés par le gazouillis d'une très jolie jeune fille locale si bien que les dialogues étaient souvent inaudibles. Mon producteur suisse m'a tout fait refaire en postsynchro pour la version export intitulée Black and White in Color. Je le bénis. J'ai entièrement resynchronisé La Guerre du feu. Même si la langue inventée était incompréhensible, il y avait beaucoup de texte. Or, j'avais dans chaque scène des éléments perturbateurs. Ventilos pour le vent, machines à fumée pour les brouillards, buses à gaz pour les innombrables feux de toutes tailles, titre oblige, qui rendaient la bande son originale inutilisable. J'ai tout refait. Sans parler de la tribu des "Ivakas" pour laquelle Anthony Burgess et moi n'avions pas eu le temps d'inventer un dictionnaire. J'ai tourné avec des Indiens du Kenya qui disaient n'importe quoi. Je les ai doublés avec des Inuits du Grands Nord canadien qui disaient n'importe quoi. J'avais construit le monastère du Nom de la Rose sur une colline pas trop loin de Rome. C'était pratique pour les techniciens. Mais, au pied du monastère de carton, passait une autoroute et la ligne ferroviaire. On avait été repérés par un tour operator qui vendait aussi des excursions en dirigeable Goodyear au-dessus du décor. Le boudin à moteur passait vers 16 h, juste entre le train de Naples et celui de Florence. Après nous avons tourné les intérieurs à Cinecitta. Les murs et les sols de pierre étaient en bois et en plâtre. Les dalles du cloître grinçaient comme un parquet. Sean Connery avait froid et ses moon-boots hors champ faisaient "mouic-mouic" au lieu du "clac-clac" des sandales qu'il était supposé porter, en peau de chèvre de Franciscain garanti d'époque. 98 % du film a été refait en postsynchro. Seule une petite scène de Sean avec Christian Slater dans leur cellule a été sauvée en original. Pour L'Amant ma comédienne venait de Pinner, une banlieue déshéritée de Londres et elle avait un accent de zonarde. Quand à Tony Leung, le "Chinois", il baragouinais un anglais que nul, surtout lui, ne pouvait comprendre. La première s'est entièrement postsynchronisée après avoir pris des cours de prononciation chez le "voice coach" de la Reine (hihi !) et Tony m'a laissé faire son "re-voicing" avec un acteur chinois de Londres qui a imité l'original et entièrement doublé le rôle. Bon j'arrête, je sens bien que je lasse. Pour Sa Majesté Minor la proportion est moindre, sauf pour Vincent Cassel. Il a souhaité entièrement se postsynchroniser pour améliorer son jeu, pourtant excellent dès le départ. Il est vrai que Vincent a un sens du rythme inouï et qu'il retombe pile-poil dans ses mouvements de lèvres en affinant, c'est vrai, la prononciation et les nuances d'intention. Avec José, autre petit génie de la postsynchro, il s'agissait plutôt du coup classique où le texte était bouffé par des éléments indésirables : couinements de cochon hors champ, grincement des grues qui le tenait suspendu tête en bas, grattement du costume sur le micro HF, passage d'un avion ou d'un chalutier dans le lointain… José a refait 50 % de son texte. Lui aussi a amélioré, peaufiné, gagné par rapport à l'original. Une semaine de boulot de 8 h à 20 h pour nous deux, ainsi que pour Marion la jolie "directrice de synchro", son assistant, l'ingénieur du son et le perchman. Tous les acteurs y sont passés. En tout, quatre semaines pleines de travail intense, plus une semaine de raccords par petits bouts ici et là, y compris les foules (je rappelle que je tournais en Espagne et que la plupart de mes figurants jouaient en valencien, catalan, castillan…). Certains metteurs en scène, me dit-on, n'assistent pas à la postsynchro. Ils considèrent, qu'il s'agit de pure technique. Le jeu d'un acteur, les émotions qu'il dégage sont AUSSI de la technique, mais surtout cette autre chose qui nécessite à mon sens direction et motivation. Pour moi, la synchro, c'est comme un second tournage. Sauf que je suis dans le noir toute la journée, vautré sur un canapé en retenant mon souffle, au lieu de gambader dans la garrigue dans les odeurs de serpolet.
La guerre des mondes : ADR/Rythmo.
Il y a deux méthodes de postsynchro, la méthode universelle dite "ADR" et l'exception française dite "à la bande rythmo". Chacun jure que l'une est supérieure à l'autre. Je pratique les deux avec plaisir.
ADR : l'acteur redit son texte face à sa propre image projetée devant lui en sections courtes, phrase par phrase, en écoutant l'original dans un écouteur qu'il tient contre l'une de ses oreilles. Avantage : très bon synchronisme. Inconvénient : difficulté de restituer le souffle des émotions sur de si petits bouts.
Bande rythmo : l'acteur face à son image lit le texte de la scène qui défile en même temps au bas de l'écran. Le texte est écrit à la main par des calligraphistes hautement spécialisés qui ajustent la longueur de l'écriture au rythme de la prononciation qui a été détectée. L'acteur doit parler quand le mot touche une barre rouge. Inconvénient : au lieu de regarder les expressions qui étaient les siennes, l'acteur lit son texte. Synchro moins précise. Avantage : celui des pays latins. Moins de précision, mais plus de charme sur l'ensemble de l'interprétation, généralement plus cohérente sur la continuité de la scène.
lundi 12 décembre 2011
RADIO PIRATE
Une B.O. du tonnerre !
• Everybody Knows, composé et interprété par Leonard Cohen (et par Concrete Blonde)
• If It Be Your Will, composé et interprété par Leonard Cohen
• Why Can't I Fall in Love, interprété par Ivan Neville
• Stand, interprété par Liquid Jesus
• Wave of Mutilation (U.K. Surf), interprété par les Pixies
• I've Got a Secret Miniature Camera, interprété par Peter Murphy
• Kick Out The Jams, interprété par Bad Brains et Henry Rollins
• Freedom of Speech, interprété par Above The Law
• Heretic, interprété par Soundgarden
• Titanium Expose, interprété par Sonic Youth
• Me And The Devil Blues, interprété par Cowboy Junkies
• Tale O' The Twister, interprété par Chagall Guevara
• WeinerSchnitzel, interprété par Descendents
• Talk Hard, interprété par Stan Ridgway
• Fast Lane, interprété par Urban Dance Squad
• Hello Dad, I'm in Jail, interprété par Was not Was
• The Scenario, interprété par les Beastie Boys
• Love Comes in Spurts, interprété par Richard Hell & the Voidoids
samedi 19 novembre 2011
JEAN JACQUES ANNAUD parle du NOM DE LA ROSE
http://lesineditsvhs.blogspot.com/2011/09/evenement.html
Je ne suis pas un fan des commentaires audio sur dvd, mais j'avoue que lorsque c'est Jean Jacques Annaud, Patrice Leconte ou Mathieu Kassovitz, j'écoute avec un certains plaisir ces grands réalisateurs et je n'en rate pas une miette.
dimanche 9 octobre 2011
SERGIO LEONE SUR LE TOURNAGE DU NOM DE LA ROSE
lundi 27 septembre 2010
UN FILM MINOR

c'est le dernier film de JEAN JACQUES ANNAUD avec JOSE GARCIA ET VINCENT CASSEL
Soyons honnete; ce film a fait un gros bide à sa sortie.
(il y a tellement de films SUR ESTIMé, pourquoi un film ne serait il pas SOUS ESTIMé ???)
j'ai donc regardé SA MAJESTE MINOR ......
résultat :
les bons points :
LE REALISATEUR :
L'IMAGE : magnifique, signé J J ANNAUD.
l'histoire... pas terrible .. je dirai même tres con voir nul... bref Zero côté scénario...
en deux mots : ça parle de cul, de cochon et de pouvoir....
ma note : 2/5
1 point pour les acteurs
1 point pour le réalisateur
conclusion : pour apprécier les BONS films, il faut savoir apprécier les mauvais !=)
lundi 14 juin 2010
DEFINITION DE "COUP DE TÊTE"

Continuons sur le thème du football, coupe du monde oblige, ouvrons le dictionnaire à la page C .
C comme "coup de tête"
Le coup de tête (ou coup de boule en langage familier) est un coup porté à quelqu'un avec sa propre tête. Les zones touchées sont le plus souvent le visage, et notamment le nez ou le front..
- Film signé Jean Jacques Annaud de 1979 -
François Perrin est ailier dans l'équipe réserve de la ville de Trincamp, où tout est football. Lors d'un entraînement il bouscule, de façon légale, Berthier, le joueur vedette du club. Cet incident lui vaut l'exclusion d'abord de l'équipe, puis de l'usine, dont le patron est aussi le président du club.
Alors qu'il s'apprête à quitter la ville, il devient le pigeon idéal pour endosser un viol commis en réalité par Berthier. Victime d'un faux témoignage, François est mis en prison.
Au cours d'un déplacement pour un match important de la Coupe de France, le car des joueurs de l'équipe finit dans le fossé après un accident. Le Président du club fait le compte des blessés et il manque un bon joueur si l'équipe veut gagner le match. D'évidence, un homme ferait parfaitement l'affaire : François Perrin.
François est alors sorti de prison pour l'occasion et fait gagner son équipe en marquant le but de la victoire.
Il devient ainsi le héros local et, profitant de sa soudaine notoriété, François Perrin décide de se venger...
mercredi 4 février 2009
LE PAN & SCAN
A cette époque j'avais cassé ma tirelire pour acheter le plus grand et le plus perfectionné des écrans qui existaient sur le marché. Le film passait dans son format original, en scope, avec deux larges bandes noires en haut de l'écran. Un frisson me saisit. On n'y voit rien. Mes acteurs sont de la taille d'une boîte d'allumettes, leurs visages de la grosseur d'un timbre poste.









