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mercredi 21 décembre 2016

ROCK'N ROLL le nouveau film de Guillaume CANET


 , Dans la collection films qui se ressemblent, je trouve que ROCK N ROLL a beaucoup de points communs avec le premier film d' Yvan Attal "ma femme est une actrice".
le nouveau film de Guillaume CANET débarquera dans les salles de cinéma début février 2017 Guillaume Canet, 43 ans, est épanoui dans sa vie, il a tout pour être heureux.. Sur un tournage, une jolie comédienne de 20 ans va le stopper net dans son élan, en lui apprenant qu’il n’est pas très « Rock », qu’il ne l’a d’ailleurs jamais vraiment été, et pour l’achever, qu’il a beaucoup chuté dans la «liste» des acteurs qu’on aimerait bien se taper… Sa vie de famille avec Marion, son fils, sa maison de campagne, ses chevaux, lui donnent une image ringarde et plus vraiment sexy… Guillaume a compris qu’il y a urgence à tout changer. Et il va aller loin, très loin, sous le regard médusé et impuissant de son entourage.

mercredi 30 novembre 2016

PATRICK BRAOUDé dans la peau de François HOLLANDE


 En 2013, Patrick BRAOUDé avait joué le rôle de François Hollande dans un téléfilm "la dernière campagne"



 En 2016, il retrouve ce rôle en faisant une apparition dans le dernier film d'Yvan Attal "ils sont partout"
Retour sur une interview de 2012

 Patrick Braoudé explique à 20 Minutes comment il a réussi à camper François Hollande. Il y a eu un casting pour savoir qui jouerait François Hollande? Non pas vraiment. D’ailleurs moi, je n’ai pas été trop surpris d’être sollicité car pendant la campagne mes enfants m’avaient dit: «Oh mais y’a un truc, t’es pas complètement sosie mais dans l’allure générale tu ressembles à Hollande!» Cela a nécessité une grosse préparation? Il y a des détails physiques à régler. Avoir la même couleur de cheveux, les mêmes lunettes, les mêmes vêtements… Ca, c’est le boulot des maquilleuses et costumières. J’ai aussi fait un gros travail en lisant une bio d’Hollande pour le sentir. Et puis je l’ai énormément regardé. J’avais en tête son image dans tous les meetings, je savais comment il parlait, comment il se tenait! Qu’est ce qu’il y a de caractéristique chez Hollande? Ce n’est pas un personnage de gestuelle comme Sarkozy. Denis Podalydès avait pu par exemple s’appuyer sur ses tics, ses soubresauts, ses mouvements du corps dans La Conquête. François Hollande maintient son corps très droit. J’ai remarqué qu’il ne sait jamais quoi faire de ses mains. Et puis il y a son sourire… J’ai beaucoup travaillé son sourire. Sur le plateau, aviez-vous l’impression de croiser les vrais Chirac et Sarkozy? Oui. Surtout Bernadette Chirac! Pareil pour les acteurs qui jouent Stéphane Le Foll, Pierre Moscovici et Manuel Valls, j’étais curieux de savoir qui avait été retenu. J’ai trouvé cela ressemblant. J’ai aussi été épaté par le Patrick Buisson joué par Eric Emmanuel-Schmitt, on y croit complètement même si physiquement Buisson est un peu plus fin.

vendredi 13 mai 2016

ILS SONT PARTOUT le nouveau film d'YVAN ATTAL


Yvan se sent persécuté par un antisémitisme grandissant et il a l’habitude de s’entendre dire qu’il exagère, qu’il est paranoïaque. Lors de séances chez son psy, Yvan parle donc de ce qui le concerne : son identité, être français et juif aujourd’hui. Mais ces rendez-vous sont aussi et surtout une sorte de fil rouge reliant entre elles plusieurs histoires courtes qui tentent de démonter, sur le mode tragi-comique, les clichés antisémites les plus tenaces  
C'est le producteur Thomas Langmann qui a proposé à Yvan Attal de faire un film avec lui ; ce dernier a alors sauté sur l'occasion pour lui parler de Ils sont partout, un film "un peu particulier" selon le cinéaste. Le sujet n'a pas fait peur à Langmann, donnant carte blanche au metteur en scène. Attal s'est ensuite attelé à écrire le scénario avec Emilie Frèche, déjà responsable du scénario de 24 jours d'Alexandre Arcady, le film retraçant l'affaire Ilan Halimi : "Emilie Frèche s’est imposée. Elle avait déjà beaucoup travaillé sur le sujet. On a écrit ce scénario et puis tout d’un coup est arrivé la tragédie de Charlie Hebdo et l’hyper cacher. Le scénario était déjà dans les chaînes en lecture. Le jour où je suis arrivé chez France 2 pour défendre le projet, il y avait dans le bureau une télé avec la prise d’otages en direct de l’hyper cacher... Mais mon film n’est pas du tout un film d’actualité mais un film de société. Il parle du malaise que je ressens en tant que juif, dans mon pays, la France", confie le réalisateur
.  
Ils sont partout est ce qu'on appelle un film à sketches. L'intrigue est reliée par un fil rouge, celui du personnage d'Yvan confiant ses angoisses à son psy, notamment son obsession, celle de se sentir persécuté en tant que juif : "Les sketches sont là pour démonter de façon comique ces clichés antisémites mais je cherchais aussi un moyen de replacer le film dans un contexte social justement, plus réaliste de la France d’aujourd’hui et de raconter le rapport forcément passionnel que les juifs entretiennent avec l’antisémitisme. (...) Le choix des sketches s’est imposé, car d’un point de vue dramaturgique, il n’était pas possible, dans une même histoire, d’aborder tous les préjugés sur lesquels se fonde l’antisémitisme. A la fois trop nombreux et trop disparates, ils méritaient chacun d’être illustré – et démonté – dans une histoire propre", explique Yvan Attal.  
Pour Yvan Attal, il est très important de parler de la montée de l'antisémitisme et ne pas laisser ce sujet devenir tabou dans la société. En parler est une solution pour commencer à l'enrayer : "La haine anti-juive a ces dernières années violemment refait surface en France comme dans d’autres pays d’Europe, plus personne ne peut le nier. On tue aujourd’hui en France des gens parce qu’ils sont juifs ! On préfère être dans le déni ? Ne pas vouloir en parler est presque pire... (...) « Mal nommer les choses, disait Camus, c’est ajouter au malheur du monde. » Eh bien, je crois comme Camus. Je crois qu’il faut continuer à dire les choses, à les répéter inlassablement, surtout en ces temps où on veut moins les entendre – voilà pourquoi ce projet me tient tant à coeur, pourquoi il devenait nécessaire pour moi de faire ce film. Je n’ai pas l’espoir de faire changer l’avis des antisémites – mais je me dis en revanche que si je pouvais faire réfléchir les nouvelles générations ça serait déjà énorme".  
Pour interpréter les différents personnages de son film, Yvan Attal a fait appel à de nombreuses stars comme Benoît Poelvoorde, Valérie Bonneton, Dany Boon, Charlotte Gainsbourg, Grégory Gadebois, Denis Podalydès, Gilles Lellouche et François Damiens : "Je les remercie, pour leur participation, leur engagement et leur créativité. J’ai été frustré de ne tourner que quelques jours avec chacun d’entre eux. Mais la tristesse d’en voir partir un était apaisée par l’arrivée d’un nouveau ! C’est l’avantage d’un film à sketches, on peut d’un coup, sur un seul film rencontrer et travailler avec tous les acteurs qu’on aime. Il y en a quelques autres évidemment, comme il y avait d’autres clichés à traiter", confie le cinéaste.


http://www.allocine.fr/film/fichefilm-235734/secrets-tournage/

lundi 17 février 2014

YVANT ATTAL, UN OEIL DANS LE RETROVISEUR, sa vie, ses films, sa famille


Un de mes acteurs Français préférés, voici une magnifique interview d' Yvan ATTAL, réalisé par Françoise-Marie SANTUCCInext.liberation.fr , le lien est ici



Au commencement, donc…
J’aimais bien l’école, j’étais même assez bon élève. Mais en seconde j’ai lâché prise. Seconde C, première D, acteur. L’échec, l’idée même d’échouer, je n’imaginais pas ce que c’était… Quand je vois mon fils de 14 ans, je me demande comment il se projette dans l’avenir. Moi je sortais d’une adolescence magnifique et j’ai l’impression que tout était moins dur. L’angoisse est apparue lors des leçons de théâtre au cours Florent, j’avais dans les 18 ans. Je me disais : « Oui mais après ? » Et après j’ai eu une chance inouïe. Un monde sans pitié, le César du meilleur espoir, boum.



D’où veniez-vous ?
Je suis né à Tel Aviv et j’ai grandi à Créteil. Mes parents ont connu deux exodes. Originaires d’Algérie, ils ont rejoint Israël. Mon père était horloger, et sioniste, notamment parce qu’il avait subi pas mal de racisme. Puis ils sont arrivés en France. Israël reste un pays qui compte pour moi car il est dans cette situation-là, compliquée, mais si demain tout s’arrangeait je n’en aurais plus rien à foutre... Je n’ai pas d’autre pays que la France, je ne suis pas religieux, le jour de Shabbat on mange un couscous et voilà. Je me définirais comme un juif arabe. À Créteil, on avait des voisins musulmans maghrébins et la même odeur flottait dans nos cuisines. Je suis un enfant unique mais dans la cité, j’ai grandi entouré de cousins, de copains. La vie était tellement gaie…


Je regardais les films de Scorsese ou Coppola, j’admirais Pacino et son côté petit brun que j’avais aussi, que j’entretenais. Et j’étais un vrai embobineur [il rit]. Quand je vois mes enfants qui vivent dans le septième arrondissement, à Paris, je me dis que c’était bien plus marrant, ces HLM. Mais je ne renie pas mon embourgeoisement. Il était hors de question pour moi de rester à Créteil.


Après Un monde sans pitié, comment vivez-vous le succès?
On m’a proposé des choses que j’ai refusées, et qui ont marché. Les premiers rôles te poursuivant toujours un peu, j’ai joué au mec décontracté, je me suis réfugié derrière un personnage pour justifier d’être un dilettante, alors que je ne suis pas un dilettante. Ou alors plus du tout. [Ils sont rares ces mecs à la coule transformés en quadragénaires un peu flippants, parfois salauds, taciturnes, imposants même dans le silence – Rapt de Lucas Belvaux –, néanmoins séducteurs déchirés quand le rôle l’exige – les Regrets de Cédric Kahn. Ainsi suit-on l’avancée en noirceur d’Yvan Attal, d’Un monde sans pitié jusqu’à Rapt, de l’insousciance légère des eighties à la relecture ultra-moderne, glaçante et sans pitié, tiens donc, d’un drame terroristo-financier de la fin des années 70 – l’enlèvement du baron Empain.

Un monde sans pitié lui valut le César du meilleur espoir en 1990 etRapt, dix-neuf ans plus tard, des applaudissements partout, ne serait-ce que pour avoir perdu vingt kilos en deux mois, ce qui en France épate toujours (l’effet Actor’s studio). Au compteur Attal 2011, cela donne : une bonne quarantaine de films en tant qu’acteur et deux comme réalisateur, dont le faussement macho et bien balancé Ma femme est une actrice. Car Yvan Attal est aussi le compagnon de Charlotte Gainsbourg. Ils ont deux enfants (un adolescent, Ben, une petite fille, Alice), bientôt trois, avec ce bébé à venir.]


L’ambiance du cinéma français ? 
On est loin des affinités créatives à la Cassavetes, de cette magie-là. Quelque chose nous en empêche, chacun écrit dans son coin. Ce n’est pas pour autant un milieu très crade. Disons qu’il n’y a pas énormément de rivalités – ce qu’on croit au début, quand on est jeune et en colère –, mais guère de partage non plus. Avec Eric Rochant, Hippolyte Girardot et Mireille Perrier par exemple (le réalisateur et les acteurs d’Un monde sans pitié), les liens se font et se défont au fil des années.



Pour vous : être acteur ?
J’avais tourné avec Jacques Doillon il y a fort longtemps (Amoureuse, 1992), et je n’ai pas supporté. Pourquoi fallait-il enchaîner cinquante prises sans autre raison que : Dieu est sur le plateau, on lui obéit sans comprendre pourquoi… Même s’il a fait des films que j’aime, je n’ai pas changé d’avis quant à ce genre de méthode. Aujourd’hui, je ne tiendrais pas deux heures d’un régime pareil… Être acteur, c’est magnifique si c’est vivant. Et cela exige aussi de l’impudeur. On a envie de pouvoir s’ouvrir vraiment. Sauf qu’on a intérêt à savoir jusqu’où. Jouer dans Antichrist de Lars von Trier, comme l’a fait Charlotte, il fallait oser.

Moi je me suis souvent protégé, parfois un peu trop. J’en avais besoin pour ne pas péter les plombs. Je ne pense pas qu’on puisse faire ce métier sans souffrir. Au moment de Rapt, j’étais enfin content de mon travail. Mais la satisfaction ne dure pas. Ce métier engendre forcément de la frustration : il marche à l’affect, la reconnaissance, le succès. La seule chose qui permet d’en guérir, c’est d’arrêter. Et encore.


Mais vous continuez ?
Je continue de courir après le chef-d’œuvre [il sourit]. Mais y a-t-il encore de si grands films ? Oui, sauf que je ne suis pas dedans... Y croire encore, cela nécessite deux choses : ne pas être devenu cynique, ne pas être devenu l’acteur qu’on s’imaginait à la fin de l’adolescence, avec l’arrogance de cet âge-là. Au bout du compte, on se demande sans cesse – enfin, moi en tout cas : «As-tu vraiment du talent ?» Je sais que je ne suis pas Pacino, De Niro, mais je me dis parfois que si j’avais été filmé par Scorsese, Coppola, peut-être serais-je un grand acteur.



Al Pacino, justement : l’avez-vous rencontré ? 
Deux fois. La première avec Claude Berri, on était à New York et il me dit : «Viens, j’ai rendez-vous avec Pacino qui veut faire un remake de Tchao Pantin Je n’ai pas dit un mot pendant le rendez-vous, et le film ne s’est pas fait. La deuxième fois c’était l’an dernier, toujours à New York. J’y étais justement pour le voir jouer au théâtre dans le Marchand de Venise, quand je croise un copain acteur qui m’invite à un dîner donné en l’honneur de Pacino… Quand j’arrive, le copain me présente comme «the french Al Pacino», ce qui m’a bien fichu la honte. Mais Pacino a été adorable, très humble.


On a parlé cinéma, de son film sur Oscar Wilde difficile à distribuer [présenté à la Mostra de Venise ces jours-ci], de sa combativité intacte. C’était émouvant, j’étais redevenu le gamin de 13 ans qui regardait ses films en rêvant d’être acteur... Cela dit, en France, la comparaison entre nous finit par m’agacer. [Yvan Attal est aussi réalisateur. Il dit : «Faire l’acteur est quelque chose d’agréable, mais la mise en scène… C’est de la drogue dure.» Après avoir ré-inventé en deux volets sa propre histoire de couple, les affres d’un mari jaloux et les vertiges/vestiges de l’amour, soit Ma femme est une actrice puis Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants, le voilà qui vient de passer cinq ans à tenter de monter les Sabines. Cette nouvelle de Marcel Aymé publiée en 1943 raconte l’histoire d’une jeune femme de Montmartre dotée du don d’ubiquité, et qui se démultiplie dans les bras d’hommes du monde entier. Mais ces cabrioles spacio-sexo-temporelles coûtaient cher…]


Les Sabines vous tenaient à cœur ; pourquoi avoir abandonné ?
Parce que je n’ai pas pu réunir les 14 millions d’euros que le film aurait nécessité. Parce qu’il n’y a pas de cinéma indépendant en France. Et parce que le «cinéma d’auteur» se doit d’être «cheap». Or je voulais sortir des petites comédies que j’avais réalisées jusque-là, et cette très belle histoire, je le dis d’autant mieux qu’elle n’est pas de moi, aurait sûrement donné un film assez poétique… Ou comment ce qui relève du fantasme – être partout à la fois – s’avère aussi une malédiction, car cette fille, à force de coucher à l’infini, finit par se perdre. Mais les gens des studios, qui chaque année se plaignent de voir les mêmes films, n’ont pas beaucoup d’audace.



Vous n’étiez pourtant pas un débutant.
Non… Comme acteur, j’ai fait un film à plus d’un millions d’entrées (Un monde sans pitié), et comme metteur en scène, à 950 000 entrées (Ma femme est une actrice). Voilà les faits. Pas mal, mais pas assez. D’autant que le côté «cinéma d’auteur», si important en France avec des gens aussi différents que Catherine Corsini, Lucas Belvaux, Cédric Kahn, effraye les producteurs, qui se grattent la tête en regardant votre projet : «Est-ce qu’il n’irait pas nous faire un film d’auteur ?»


Je comprends parfaitement qu’il s’agisse d’une industrie, sauf qu’on s’acharne à mettre des fortunes dans des films ultra-formatés qui font des flops, au moment même où Un prophète réalise 1,5 million d’entrées. Et malgré tout : zéro évolution. Aujourd’hui encore, si vous proposez autre chose qu’une comédie, inutile d’espérer un budget supérieur à 5 millions d’euros. C’est dingue, non ?


Vous préparez un autre film, de commande cette fois-ci ?
UGC m’a proposé de tourner le remake de Humpday, une comédie américaine de Lynn Shelton sortie en 2009. C’est l’histoire de deux copains assez machos qui décident, un soir d’ivresse, de concourir à un festival de porno amateur avec un court métrage où ils couchent ensemble. Comme je joue aussi dedans, je vais me retrouver avec François Cluzet dans une chambre d’hôtel où, pendant une éternité, on va essayer de faire des trucs au lit…

Il y aura également Charlotte, Asia Argento, JoeyStarr. Et même si le scénario est prétexte aux blagues et aux quiproquos, ça ne sera pas qu’un film drôle. D’abord parce que le sujet de l’identité sexuelle me titille : j’ai été séduit par des hommes, jadis, sans n’avoir jamais franchi le pas, et je me demande où est la frontière ; aussi parce qu’avec ce film, j’ai envie de surprendre, de m’affranchir un peu de la comédie, mon terrain «naturel», et de privilégier les plans longs, peu usités dans le registre comique où tout doit aller vite. [Attal au lit avec un homme, on n’est qu’à moitié étonné. Revient en mémoire la petite frappe brune qu’il était dans Aux yeux du monde, en maillot de foot, fluet, nerveux, sexuel : un côté Après-midi de chien, Pacino français jusqu’au bout des ongles.]


Là, vous êtes très occupé ; comment vit-on quand on ne tourne pas ?
C’est compliqué. D’un côté je ne supporte pas les minauderies des acteurs et actrices qui sont très doués pour se montrer entre chaque film ; de l’autre je sais qu’il y a des risques à se faire rare. Cette image qu’on trimballe, qu’on doit gérer. Si tu refuses complètement ce jeu-là, on te repère moins, donc tu tournes moins, donc la pression est plus grande quant au film avec lequel tu «reviens». Avant, je vivais d’amour et d’eau fraîche. Là, il y a moins d’eau fraîche…


Je vais avoir un troisième enfant. Je me pose des questions. Je vois un psy. J’avais déjà consulté il y a longtemps, quand j’étais très hypocondriaque. On rit facilement mais ça n’est pas drôle. Je m’endormais en prenant mon pouls, ce genre de trucs… Mais ça s’était réglé très vite. 


Être le gendre Gainsbourg ?
Je ne sais pas quoi te dire. Oui c’est chiant les familles d’artistes, où le moindre de ses membres existe médiatiquement. Et il n’y a que des femmes… Ah, Lulu aussi. Cela dit, quand je me retrouve à manger chez ma belle-mère, c’est ma belle-mère, point [silence]. Non, le plus dur est de vivre avec Charlotte Gainsbourg… C’est de l’humour bien sûr ; enfin, pas totalement innocent [long silence].


Charlotte est proche de mes parents et il y a beaucoup de chaleur entre les deux familles, mais ce sont quand même deux univers totalement différents. Quand j’ai commencé à la fréquenter, mes parents ont mis des photos d’elle partout, les miennes avaient disparu, j’étais devenu leur gendre et elle leur fille [il sourit]. Et pourtant ils n’avaient jamais été fascinés par tout ça, avec leurs deux exodes, leur côté bien droit.

Charlotte/Yvan : avez-vous trouvé un équilibre ? Non, il n’y en a pas. Elle a un statut d’actrice, elle peut dire qu’elle a été fantastique dans ce grand grand film qu’est Antichrist. Elle a eu des succès qui nous ont forcément déséquilibrés. Moi, bon an mal an, je m’en sors. Si on a trouvé une bonne mesure, c’est dans le fait de laisser travailler l’autre comme il l’entendait. Je n’ai jamais été tenté de la garder à la maison, même si aujourd’hui je pourrais y penser [il rit ; on doute que ce soit vraiment une blague]. On n’a jamais été un couple d’acteurs, ce lien-là n’existe pas entre nous.


L’amour ?
Plus ça avance, plus tu es inquiet. J’ai compris que tout peut arriver du jour au lendemain, que tout est fragile. Quand tu es avec quelqu’un depuis un mois, tu te sens invincible, l’histoire est facile. Après vingt ans, tu as des enfants, une carrière, et puis, c’est terrible à dire, tu vieillis… Et parfois des choses viennent pervertir ta relation, ce qui peut te faire regarder en arrière, penser aux décisions prises, en concevoir des regrets. Je ne sais pas… La vie avance vite, tu as envie de comprendre après quoi tu cours, ce qui t’apaise, comment on peut se faire un peu moins mal.


La session photo se déroule bien, et vite.A chaque pose, il demande : «Pourquoi en prendre encore ?» C’est léger, ironique, à peine agaçant et même bienveillant envers les assistants qu’il a condamnés au chômage technique et qui s’amusent à voir évoluer de près ce type connu, qui semble tellement normal. Quelques semaines après, on le rappelle pour son oreille cassée, à ce point visible qu’on avait oublié de l’évoquer. Un reliquat de bagarre ? Il répond au bout de plusieurs jours et autant de messages laissés, depuis la Bretagne. Son père va mal. Sa fille est née, qui s’appelle Joe. Il reste sobre : «Les enfants, c’est là, ça vit.»

On évoque le film qu’il a tourné au Havre avec Lucas Belvaux, à sortir en février, un polar qui n’a pas l’air gai ; on parle de ses doublages de Tom Cruise (il a été sa voix française), l’identification troublante qu’il ressentait à force de re-re-voir chaque scène, notamment pour Eyes Wide Shut, et la découverte d’un acteur «étonnement fin, qui fait des choses très intéressantes». On en arrive à l’oreille. «Ah…» Il rit de son rire mi-figue mi-raisin annonçant la distance nécessaire qu’il installe entre lui et le monde – une distance raccourcie par un tutoiement quasi-systématique. «Quand je suis en grande forme, je raconte n’importe quoi, des trucs farfelus. Mais je donne de moins en moins dans le baratin... Peut-être le signe d’une vitalité en baisse ? Bon, je vais te faire une révélation : je suis né comme ça, voilà.» C’est aussi, notamment parce qu’on n’est pas sûr qu’elle soit véridique, une drôle d’histoire.

Françoise-Marie SANTUCCI
http://next.liberation.fr/cinema/2011/09/03/yvan-attal-ne-plaisante-plus_757721

mardi 2 octobre 2012

NE PAS DERANGER


Quand le cinéma français refait des films made in US. c'est pas tous les jours, le plus étonnant c'est quand même le titre " Do Not Disturb".

Ce film est le remake d'un film indépendant américain (Humpday de Lynn Shelton) primé à Sundance et à Deauville en 2009


Un soir, Jeff débarque sans prévenir chez Ben. Pour célébrer ces retrouvailles et distraire son vieux copain de sa vie rangée, Jeff l'entraîne dans une fête. Sur place, une discussion évoque un festival de porno amateur et l'idée prend vite l'allure d'un pari : Jeff et Ben coucheront ensemble sous l’œil d'une caméra. Ce n'est ni gay ni porno, ce sera de l'Art ! Le lendemain, impossible de se dégonfler. Rien ne les arrêtera, sauf peut-être la femme de Ben, l'hétérosexualité ou certaines questions mécaniques...






Juste un petit détail, le look d' Yvan Atal, y a comme un air d'alain chabat ? non ? la coupe de cheveux !


LE FILM ORIGINAL de 2009





lundi 2 juillet 2012

EMBRASSEZ QUI VOUS VOUDREZ

Ou comment résumer la belle carrière de Sophie Marceau au cinéma en quelques photos et donc quelques films...

Anthony Zimmer, un film à acheter en dvd rien que pour le making of, une grande leçon de cinéma,
sinon, le film vaut le détour pour Yvan Atal toujours aussi parfait, la fin du film est décevante par contre.

Grand film d'Alain Corneau, avec un Depadieu au sommet de sa carrière qui pour ma part s'est arrêté après Cyrano de Bergerac et 1492...


James bond ... pas le meilleur Brosman... mais c'est pas bien grave pour la belle Sophie.
un rôle comme ça, ça ne se refuse pas.

Bernard Giraudeau en prof dans la Boum...

Fanfan... mais pas la tulipe !

Christophe Lambert, très grand acteur malgré une filmographie en dent de scie.


Joyeuse Pâques, un des derniers films de Lautner, Belmondo est en forme, rien à rajouter, quand la pièce de Théatre est bonne, le film est généralement très bon (le dîner de cons, le prénom.)


Chouans de Philippe de Broca, Noiret est magnifique, comme toujours.
(ça me fait penser qu'ils ont touné ensemble dans un autre  film : "la fille de d'Artagnan"...
faudra que je le dise à mon ami du steadyblog, c'est devenu un (bon) jeu entre nous !

Claude Brasseur, le père de Vic dans La Boum 1 et 2....

De l'autre côté du lit, le titre du film est comme le couple à l'écran : improbable,
mais oh miracle, le film est une réussite.

L'étudiante, Claude Pinoteau retrouve Sophie Marceau devant sa caméra avec Vincent Lindon.
le film se regarde avec beaucoup de plaisir...


Pour Sacha, un joli film, une belle histoire, bien réalisé (pour une fois) par Alexandre Arcady.



mercredi 2 mai 2012

PRESIDENT D'UN JOUR

 deux candidats
 un débat
 deux bons films sur le même sujet


le classique d'Henri Verneuil avec Gabin et Audiard pour les dialogues

une comédie sympathique d'Yvan Reitman.

lundi 23 janvier 2012

COMME ON SE RETROUVE !


 J'ai déjà vu ta tête quelque part... mais où ?






on se connait ?



A l'occasion de la sortie en salle depuis quelques jours du dernier film avec Yvan Attal, j'en profite pour faire un point sur les acteurs qui se croisent sur les tournages...




 Clovis Cornillac & Yvan Attal dans "le serpent" et puis quelques années plus tard "dans la tourmente".


L'exemple qui vient tout de suite en tête c'est Robert de Niro & Al Pacino dans "Heat" et le dispensable "la loi et l'ordre" ainsi que  Guillaume Canet (acteur mais aussi réalisateur) qui a fait jouer François Cluzet dans ses 2 films (ne le dis à personne & les petits mouchoirs).  mais avant eux, il y a eu aussi ....


 Gérard Depardieu & Nathalie Baye dans "Le retour de Martin Guerre" et "Rive droite rive gauche".


Chabat & Charlotte Gainsbourg dans "Prete moi ta main"

et aussi dans le film de Gondry, "la science des rêves"

Bruce Willis retrouve Morgan Freeman sur RED, après Slevin


Comment oublier Paul NEw man & Robert Redford dans "Butch cassidy & le kid" et "l'arnaque".


ainsi que Belmondo & Delon dans "borsalino"
et "une chance sur deux"



Y'a aussi l'excellent Mel Gibson & Dany Glover dans MAVERICK, mais c'est un "Caméo".


J'en oublie sûrement d'autres.... ce sera l'occasion de revenir sur ce sujet très intéressant plus tard.
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