jeudi 17 novembre 2016
l'histoire d'amour d'un contrebandier et d'une princesse
40 après, Carrie Fisher révèle avoir eu une aventure avec Harrison Ford pendant le tournage de Star Wars
A l'époque, Fisher était âgée de 19 ans et Ford, 33 ans, était marié (à Melissa Mathison, scénariste d'E.T.) et père de deux enfants - ce qui explique que leur aventure ait été passée sous silence jusqu'à ce jour.
http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18657820.html
mardi 30 août 2016
GENE WILDER & HARRISON FORD dans Un Rabbin au far west - 1979
Le Rabbin au Far West1 ou Un rabbin au Far West (The Frisco Kid) est un film américain réalisé parRobert Aldrich, sorti en 1979. Il met en scène un rabbin, interprété par Gene Wilder, qui doit traverser lesÉtats-Unis afin de fonder une synagogue à San Francisco. Le deuxième rôle principal est tenu par Harrison Ford. En 1850, un rabbin polonais répondant au prénom d'Avram part pour les États-Unis avec pour mission de se rendre à San Francisco afin de fonder une synagogue. À Philadelphie, il rate le bateau qui doit le mener enCalifornie et se fait aussitôt détrousser par trois bandits. Sans le sou, Avram doit traverser tout le pays. Au début de son périple, il rencontre Tommy, un braqueur de banque, qui va l'accompagner jusqu'à destination.
Initialement, d'après l'autobiographie de Gene Wilder, le rôle de Tommy devait être tenu par John Wayne. Wayne adorait le rôle et était du même coup disposé à laisser la vedette à Wilder. John Wayne refusa finalement à cause d'un salaire qu'il considérait trop bas par rapport à ses prestations habituelles
Quant àHarrison Ford, qui souhaitait retrouver les tournages américains après deux films fait en Angleterre (L'ouragan vient de Navarone (Force 10 From Navarone) etGuerre et Passion (Hanover Street)), il a accepté le rôle sous la « gentille pression » de son fils Willard qui voulait le voir en cow-boy8
jeudi 9 octobre 2014
L'OURAGAN vient de NAVARONE 17 ans après les CANONS
Dans notre série LES SUITES MAIS PAS TOUT DE SUITE???
L'Ouragan vient de Navarone (Force 10 From Navarone) est un film de guerre britannique réalisé par Guy Hamilton en 1978.
Échec public et critique lors de sa sortie, Tourné pour un coût de 10 millions de dollars, le film ne rentre pas dans ses frais au moment de sa sortie et ne rapporte que 7,2 millions de dollars. • Ce film est censé être une suite du film Les Canons de Navarone, plus encore que du roman d'Alistair MacLean qui était à la base du film. Dans cette version, les rôles de Mallory et Miller, joués par Gregory Peck et David Niven, sont repris par Robert Shaw et Edward Fox. • Steven Spielberg réutilisera, comme adversaire d'Harrison Ford, l'acteur Michael Byrne dans Indiana Jones et la Dernière Croisade en 1989. Les rescapés du commando britannique qui a réussi à détruire les canons de Navarone s'en sont sortis malgré la présence d'un traitre parmi eux. Ils croyaient celui-ci exécuté, mais il semblerait qu'il soit toujours vivant, c'est en réalité un espion allemand qui continuerait de sévir en Yougoslavie au milieu des Partisans. Mallory et Miller étant les seuls à pouvoir l'identifier, ils sont à nouveau envoyés avec une unité américaine appelée Ouragan (Force 10), conduite par le colonel Barnsby, lequel n'est pas très favorable à leur présence. Chacun des chefs d'équipe, Barnsby et Mallory, ignore la véritable mission de l'autre. Leur avion est touché, et, à l'atterrissage le commando est dispersé et décimé. Les survivants sont recueillis par des partisans qui s'avèrent être du côté des Allemands. Prisonniers, ils doivent alors convaincre les Allemands qu'ils ne sont pas des espions, pour ne pas être fusillés...
Les Canons de Navarone (The Guns of Navarone) est un film anglo-américain réalisé par J. Lee Thompson, sorti en 1961. Il est inspiré d'un roman de l'écrivain écossais Alistair MacLean.
En 1943, les forces de l'Axe tiennent la mer Égée, rendant impossible l'évacuation de deux mille soldats britanniques de l'ile de Kéros. Le détroit de Navarone, leur unique issue, est sous le feu de deux gigantesques canons installés sur l'île de Navarone. Sa ville principale, Mandrakos, est située dans le centre alors que tout au nord de l'île se trouve la forteresse abritant les canons. La seule solution des Alliés est un commando de choc composé de soldats anglais et grecs chargé de les faire sauter, au prix de grandes difficultés. Soutenus par des résistants grecs, ils réussissent leur mission, détruisant les deux canons, ce qui permet au convoi de la Royal Navy de secourir les 2 000 soldats encerclés par les Allemands. •
La partition de Dimitri Tiomkin est devenue un standard du genre et a inspiré plusieurs reprises, dont une version ska par les Skatalites en 1964, • • • • ou une version country dans le morceau Fields of Fire du groupe Big Country dans les années 1980.
lundi 5 mai 2014
RETOUR DE VACANCES POUR LE PLEIN DE SUPER
Ce qu'il ne fallait pas rater la semaine dernière.
Star Wars cast confirmed as Carrie Fisher, Harrison Ford and Mark Hamill return... and will be joined by newcomers Adam Driver, John Boyega and Daisy Ridley
- The cast of Star Wars VII was announced on Tuesday by Disney and Lucasfilm on the movie's official web site
- Star Wars vets Harrison Ford, Carrie Fisher and Mark Hamill will all reprise their roles in the film due out in 2015
- Adam Driver, John Boyega and Daisy Ridley are joining more seasoned actors Andy Serkis and Max von Sydow
- Ridley tweeted, 'Overwhelmed by all the support. This is the greatest day of my life... it's exciting!'
vendredi 4 avril 2014
EXPENDABLES 3 s'affiche
source ici
lundi 17 mars 2014
UNE BELLE BROCHETTE D'ACTEURS
jeudi 21 juin 2012
BLADE RUNNER A L'AQUARELLE
mercredi 30 novembre 2011
WITNESS
un de mes films cultes.
NB : le sous titre français "témoin sous surveillance ", en 1984, on hésitait encore à garder le titre en VO.
Aujourd'hui on ne pourrait pas dire "as tu vu la bande annonce des "homme en noir 3" ?

dimanche 3 janvier 2010
LA SAGA JONES

Il était une fois deux barbus qui rêvaient au bord d'une plage. Le premier s'appelle George. Il vient de sortir un film, mais pas des moindres. Grâce à lui, le monde entier s'est retrouvé la tête dans les étoiles, à casser du stromtroopers ou à seconder Chewbacca dans les plus délicates manoeuvres du Faucon Millénium. Le deuxième s'appelle Steven. Il a fait frémir des millions de personnes devant les Dents de la Mer ou devant Duel, fait rire des milliers d'autres devant 1941.
La science-fiction bat son plein et George sourit dans sa barbe. Tout ça, c'est un peu à cause de lui. Pourtant, son nouveau projet se déroule bien sur le plancher des vaches. Il pense à un film d'aventure à l'ancienne, avec un vrai héros, une sorte de baroudeur. Steven, qui vient de finir ses Rencontres du troisième type, voit également là l'occasion de passer à autre chose... Le script change de mains et la suite, nous la connaissons tous.

En cette année 1981, Spielberg qui n'a déjà plus grand chose à prouver auprès des producteurs, lance les premiers tours de manivelles de ce qui deviendra à la fois une trilogie culte et la référence ultime en matière de films d'aventures. Indiana Jones était né, porté par les larges épaules d'un HARRISON FORD qui, à près de 40 ans, peine encore un peu à faire décoller sa carrière, malgré Han Solo. Inutile de dire qu'il trouvera là le rôle de sa vie, rôle qu'il faut également placer dans l'histoire des Grands Désistements, puisqu'à l'origine, c'est ce bon vieux Magnum de Tom Selleck qui aurait dû porter fouet et chapeau.
Fouet ? chapeau ? Difficile de dire qui d'Henry Jones Junior ou de son look est devenu le plus célèbre. Veste en cuir, un fouet, un gros flingue et bien sûr, un éternel chapeau vissé sur le crâne (pour les chapeliers, il s'agit d'un fédora...), Indiana Jones en outre d'avoir la gueule, possède mine de rien ce qui deviendra le costume de tout apprenti baroudeur, créant une telle imagerie qu'il en devint cliché.
Les aventuriers de l'arche perdue
Les Aventuriers de l'Arche Perdue nous emmène en 1936, sur les traces de l'Arche d'Alliance et des tables de la Lois.
Au programme : méchants nazis, temples poussiéreux, pièges ancestraux, cascades ahurissantes, une bonne dose d'humour, une petite romance et un brin de nostalgie. Tous les ingrédients sont déjà là pour préfigurer l'énorme divertissement que représente la saga de l'aventurier. Tout commence au fin fond de la jungle, à la recherche d'une idole sacrée, jalousement gardée par des mécanismes sans âges et de féroces indigènes. Burroughs, vous avez dit Burroughs ? Les aventuriers de l'Arche Perdue ou près de deux heures d'aventures à l'ancienne, sortie tout droit d'un roman de Tarzan, avec son lot de voyages, de bonne humeur...
C'est invraisemblable pour ne pas dire abracadabrant, c'est gros comme des maisons, c'est pas toujours très fin... et alors ? C'est fait avec tellement de bonne humeur qu'ici, dans les Aventuriers comme dans les autres, la pilule passe et passe même très bien. Quand, légèrement couard, il règle un duel au sabre d'un coup de pétoire, on est aux anges. Quand il saute d'avion en avion, de plate-forme et plate-forme, c'est l'extase dans son fauteuil.
C'est toute la force de Spielberg, faire passer les choses les plus farfelues sans qu'on s'en aperçoive, on marche à fond et on en redemande. Les Aventuriers de l'Arche Perdue est un film énorme, où l'on en prend plein les mirettes, où l'on voit du pays, où l'on rit, l'on frissonne. Harrison Ford se fond littéralement dans son personnage, un personnage humain à défaut d'être surhumain : bagarreur, froussard (les serpents), parfois gaffeur. Un héros populaire au bon sens du terme, qui donne furieusement envie de parcourir le monde à ses côtés, voire à sa place.
Dynamique, fun, légèrement cradingue, franchement dépaysant... Les Aventuriers de l'Arche Perdue, non content de servir d'introduction à tout ce qui caractérisera la saga, est une réussite indéniable et l'un des meilleurs films du genre existant à mon goût.
On pourrait en parler des heures, évoquer la musique de John Williams, décrire les bourre-pifs d'anthologie, analyser en profondeur toutes les caractéristiques d'Indy... mais je dois garder un peu de place pour parler du deuxième volet.
deuxième aventure toute aussi savoureuse que la précédente. Aussi la plus mal-aimée des trois. Replaçons les choses : un premier épisode novateur, amusant, du pur divertissement. Le Temple Maudit est, comme toutes les trilogies, celui de la noirceur, de l'ambiguïté. Plus violent, moins manichéen, un choix osé qui fera que ce film recevra un accueil plutôt mitigé.
Alors mauvais ou pas mauvais, le Temple Maudit ? le film se révèle être un petit chef-d'oeuvre. Sombre, pervers, sanglant, profondément répugnant, le Temple Maudit est sans doute l'épisode le moins grand public et le plus violent. Spielberg le comprend vite et se lâche, partant souvent dans l'auto-parodie ou dans le cynisme. Ainsi, il n'hésite pas à nous resservir la scène du sabreur du premier épisode, mais qui se termine cette fois en pied de nez, Indy ne trouvant pas son arme. Le même Indiana Jones qui perdra encore une fois de sa superbe lorsque drogué, il en deviendra traître et violent. L'humour est toujours là, mais plus noir, plus grinçant. On se souvient de la scène du repas, anthologique, où l'on sert des plats plus épouvantables les uns que les autres. Ce qui n'était qu'un formidable divertissement devient un objet étrange et délicieusement malsain, emmené par des séquences fascinantes comme le rituel où un sorcier arrache un coeur palpitant à main nue.
Malgré tout, le Temple Maudit n'oublie pas son prologue et est bel et bien un Indiana Jones : visuellement, on en a une fois de plus pour son argent, trimballé dans les mystérieuses contrées d'Asie. Les ingrédients sont toujours là : situations inconcevables, rythme échevelé, diamants, pièges, vieilles cérémonies... mais agrémentés de passages superbement sadiques qui font de ce Temple Maudit un épisode riche et intéressant, où Indy développe une sorte de côté obscur inattendu, prouvant qu'il n'est qu'un homme avec ses travers.
Situé chronologiquement avant les Aventuriers, Le Temple Maudit est un épisode injustement boudé, plutôt à part dans la série et qui prouve que l'on peut renouveler un concept. Deux films, deux styles. Qu'en sera-t-il du troisième ?
Transition toute trouvée pour embrayer sans plus attendre vers Indiana Jones et la Dernière Croisade, troisième volet et sans doute, le volet ultime de la saga. Spielberg va loin, très loin dans le divertissement et l'aventure. Exit les sanglantes excursions du Temple Maudit, La Dernière Croisade est un retour aux sources, et se rapproche des Aventuriers de l'Arche perdue : relique biblique, vilains nazis, des pièges en veux-tu en voilà...
Mêmes recettes pour un film qui démarre sur les chapeaux de roues pour ne plus lâcher son rythme jusqu'à un final d'anthologie, basculant carrément dans le fantastique. Les vielles recettes populaires marchent à nouveau à fond, mêlant humour, grosses bastons, suspense et un zeste de romance. Inutile de répéter tout ce qui a été dit précédemment.
La Dernière Croisade se permet une jolie réflexion sur les relations père/fils. Pris dans un incendie, Indy se lamente : "nous n'avons jamais pu parler" reprochera-t-il. Et Jones Senior de répondre "Et bien parlons maintenant, qu'as-tu à me dire ? ". Junior restera muet. Lequel des deux négligea l'autre, telle est la question qui se pose...
La Dernière Croisade est sans aucun le doute le meilleur épisode de la saga, véritable BD sur grand écran, spectaculaire, gigantesque, poilante. Une véritable illustration des possibilités du cinéma, quand Hollywood produisait le rêve.
Peut-on vraiment critiquer les Indiana Jones ?
Spielberg et Lucas nous ont livré une saga culte, le rêve de tout gosse enfin mis en images. Ils ont dépoussiéré un genre, jusqu'à en recréer les codes. Casting, effet, scénario, tonalités... la trilogie représente une symbiose parfaite, où tout est cohérent, tout s'enchaîne sans heurt. On peut trouver des défauts à Indiana Jones, mais il fait partie de ces films dont on se fout éperdument des points bancals, trop occupé que l'on est à regarder l'écran pour ne pas en perdre une miette.
source :
vendredi 6 février 2009
BLADE RUNNER : LE FINAL CUT
Pour le 25e anniversaire de Blade Runner, Ridley Scott s'offre un nouveau montage ! Le réalisateur n'en est pas à son coup d'essai puisqu'un Director's Cut avait vu le jour en 1992, soit dix ans après la sortie du film en salles. On se souvient aussi qu'il existait déjà deux montages distincts dès la sortie du film en 1982, un pour le public américain et un pour le reste du monde, des versions comprenant notamment la voix off et le happy-end absents du Director's Cut. Qu'en est-il de l'intérêt de ce Final Cut, s'agit-il seulement du dernier caprice d'un éternel insatisfait ? La réponse est à la fois oui et non. Oui, car le film ne propose rien de nouveau sur le plan scénaristique et se révèle à peine plus long que la version 1992 (1h52mns49" contre 1h51mns48"). Non, car ce Final Cut bénéficie d'effets visuels retravaillés, d'images inédites mais aussi d'une toute nouvelle restauration réalisée à partir du négatif original. Le verdict ? Nous sommes tout simplement face à la version la plus aboutie de l'un des plus grands chefs d'œuvre du cinéma de science fiction.
Tout d'abord, il convient de faire une précision : ce Final Cut ne comporte aucune véritable séquence inédite. Il paraît donc inutile de s'inquiéter pour les versions doublées, la rareté des dialogues ajoutés ne justifiant effectivement pas d'un nouveau doublage. Lorsqu'elles surviennent, les répliques concernées s'intègrent admirablement au son ou au doublage de l'époque. On le constate dans la scène au cours de laquelle Bryant briefe Deckard sur l'affaire au début du film. Au moment où Deckard regarde la vidéo voyant Léon passer le test de Voigt-Kampf, on entend à présent la voix de Bryant apporter quelques précisions sur les capacités physiques du Répliquant. Sur chaque piste, on constate une petite différence de prise de son mais l'effet reste très discret. Dans la même scène, les traducteurs français en profitent pour rectifier une petite erreur de traduction, transformant le "Il y en a un qui a grillé dans un champ électromagnétique" en "Deux d'entre eux ont grillé dans un champ électromagnétique" - effectivement, il devient enfin logique qu'il ne reste plus que quatre Répliquants sur six en cavale !
Les changements se traduisent surtout par l'ajout dans des séquences déjà existantes de quelques plans supplémentaires, à quelques exceptions près puisque la première apparition de Deckard à l'écran se voit légèrement raccourcie. Lorsque le Blade Runner se lance à la recherche de Zhora (Joanna Cassidy), l'exploration du quartier s'étend sur une durée plus longue grâce à l'insertion de quelques images, notamment un plan sur des danseuses masquées. Ces images existaient déjà dans la version Workprint présentée lors des projections test avant la sortie en salles et se voient enfin intégrées au film. Il en est de même pour le rallongement du plan montrant Deckard s'enfoncer dans la foule après avoir interrogé une commerçante asiatique. Sur le papier, l'intérêt de ces ajouts peut paraître limité mais l'impact sur l'atmosphère du film est loin d'être négligeable. Non seulement ces images définissent immédiatement les lieux comme une zone de luxure (les danseuses sexy), mais elles mettent aussi l'accent sur l'atmosphère très cosmopolite du quartier, notamment grâce à une meilleure mise en valeur de la musique orientale.
Une autre séquence a subi quelques changements intéressants : celle de la licorne. L'animal extraordinaire n'apparaissait que sur un seul plan dans le Director's Cut et voit ici sa course s'étaler sur deux plans distincts. On le voit tout d'abord arriver au loin derrière les arbres, une image interrompue par un gros plan sur un Deckard rêveur, suivi du plan sur la licorne vu dans le montage de 1992. A noter que la suite de la séquence diffère elle aussi. Dans la version précédente, la rêverie était suivie d'une rupture de point de vue dans la mise en scène, Deckard apparaissant soudainement de dos, avant de se redresser pour s'intéresser aux photos. Dans la nouvelle version de la scène, on passe directement du cadrage resserré sur son visage à un gros plan sur sa main saisissant la photo, une proximité avec le personnage qui permet d'entretenir un peu plus longtemps la dimension intimiste de la scène. En d'autres termes, on ressent davantage le trouble du personnage.
Dans les scènes d'action, il s'avère particulièrement intéressant de comparer ce Final Cut à toutes les versions précédentes. On se souvient que les deux montages de 1982 différaient par la présence dans la version internationale d'images particulièrement violentes. Ainsi, le meurtre de Tyrell ne se déroulait plus hors champ comme dans la version américaine. On voyait en gros plan la tête du bonhomme se faire écrabouiller et le sang sortir des orbites. Au contraire, dans le montage américain, Ridley Scott continuait de filmer Rutger Hauer et insérait un plan sur le hibou. Dans le Final Cut, les images sanglantes sont enfin réinsérées. Même traitement pour la séquence où Pris (Darryl Hannah) attaque Deckard : comme dans la version internationale de 1982, elle ne se contente plus lui coincer la tête entre ses cuisses et de le frapper mais effectue une prise du nez. L'agonie spectaculaire de Pris s'avère elle aussi prolongée de quelques secondes.
Non content de réintégrer des images jusqu'alors invisibles par les Américains, Ridley Scott profite aussi des technologies modernes pour retravailler la lumière et les effets visuels sur certaines images. Au point que certains plans changent radicalement d'aspect. On pense notamment au gros plan sur le profil de Roy lors de sa rencontre avec Léon : non seulement le décor apparaît enfin, mais la lumière et le cadrage ont été entièrement revus afin de mettre davantage en valeur le visage du comédien. On relèvera vers la fin du métrage des modifications similaires dans la dernière séquence, sur le plan voyant Roy faire monter Deckard sur le toit, le décor se voyant au contraire assombri pour un rendu plus harmonieux. Le miracle du numérique offrant des possibilités inespérées, Ridley Scott se paie aussi le luxe d'intégrer le visage de Joanna Cassidy sur les plans montrant sa doublure passer à travers les vitres, un changement qui a nécessité la participation active de la comédienne. Mais l'image qui fera sans doute le plus parler d'elle est celle de l'envol de la colombe. Exit le plan ensoleillé sur l'immeuble lisse et clair : la scène devient entièrement nocturne et la colombe remonte gracieusement le long d'un bâtiment crasseux, un décor soudainement réaliste par rapport à la séquence qui précède.
En résumé, si ce Final Cut reste identique sur le fond à la version sortie en 1992, il s'en démarque de manière subtile par un travail visuel et sonore encore plus fouillé et par des choix artistiques discrets mais judicieux. On est en droit de rester sceptique devant cette habitude de l'auteur de retoucher éternellement ses films (même traitement pour Alien et Gladiator...), mais on est obligé de lui reconnaître par la même occasion deux grandes qualités en tant qu'artiste : le perfectionnisme, bien sûr, mais aussi la capacité à tirer parti des moyens modernes sans jamais perdre de vue l'intégrité de son œuvre. Ridley Scott a d'autre part su sélectionner le meilleur de chaque montage. Ce Final Cut de Blade Runner est donc bel et bien la version définitive, celle qui pousse l'expérience immersive et l'émotion à son maximum. Alors oui, ce Final Cut s'impose comme la version ultime, la meilleure de toutes.



































