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lundi 20 octobre 2014
vendredi 17 octobre 2014
MARCHE A L'OMBRE A 30 ans !
Il y a 30 ans jour pour jour sortait au cinéma le film de Michel BLANC : Marche à l'ombre. Retour sur un des films français les plus cultes des années 80
Marche à l'ombre connut un important succès public avec plus de 6 millions d'entrées.
Le film a reçut deux nominations aux Césars en 1985 dans les catégories meilleure première oeuvre et meilleur espoir féminin.
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François est bon musicien, mais il a préféré faire la route en Provence ou en Grèce plutôt que de cachetonner derrière Mireille Mathieu. Son copain, Denis, est un professionnel de l'angoisse : c'est lui qui tient le gobelet lorsqu'ils font la manche.
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Un jour, François se rend compte que son talent serait mieux mis en valeur près des studios parisiens : les deux amis se retrouvent donc seuls dans la capitale avec quarante francs en poche. Heureusement, il y a Joseph, un africain qui les conduit dans un "squatt".
Heureusement, il y a Mathilde, avec qui François va vivre une histoire d'amour passionnée. Pour survivre, François accepte un "petit boulot" assez louche qui entraînera toute la bande dans un engrenage dangereux. Une aventure qui conduira les inséparables Denis et François jusqu'aux États-Unis...
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Le tournage a eu lieu en mai 1984 à Marseille (L'Estaque, port autonome de Marseille), Paris (cinéma Mac Mahon, station Porte-des-Lilas), aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle et New York (Queensboro Bridge, Times Square) Avant d'être le titre du premier film de Michel Blanc, Marche à l'ombre est un album et une chanson de Renaud composés en 1980.
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Merci Ludo !
Le LIVRE de Martine Le LURON sur son frère, interview PARIS MATCH 2013
Dans un livre, pour la première fois sa sœur Martine nomme la
maladie qui l’a emporté : le sida. Premières confidences exclusives.
Son aînée de six ans parle enfin. Le fléau porte un nom depuis
1981 seulement. Le silence sur cette «épidémie» était de rigueur, surtout en
Europe. Les premières célébrités qui l'annoncèrent provoquèrent un séisme dès
1985. Thierry était sans doute déjà atteint. Martine a attendu vingt-six ans
pour dire sa vérité et marquer ses «retrouvailles» avec le frère prodige. La
disparition de leur mère Huguette, il y a trois ans, lui a permis d'affronter
les souvenirs qui la hantent. Dans «La vie est si courte, après tout» (éd. J.C.
Lattès), son témoignage est tendre, pudique, refusant toute polémique. Comme
dans un film de famille, avec une caméra amusée, complice, elle nous fait
découvrir un enfant haut comme trois pommes et une crêpe, comme on dit à
Ploumanac'h, le village de ses aïeux, et qui deviendra immense. Thierry a
révolutionné son métier. Martine en est fière. Il brûlait les planches, mais
c'est la vie qui l'a consumé.
Les premiers symptômes d'un «cancer» sont identifiés en décembre 1985.
Pendant dix mois, Thierry va dissimuler cette «hyène» qui le ronge, mais qu'il
refuse. Plus sa santé devient une obsession pour les médias, plus il affiche un
optimisme débordant, et ces photos prises début septembre 1986 dans sa bastide
de Saint-Tropez le montrent détendu, bronzé, heureux. Une preuve qui sera
démentie deux mois plus tard. Il meurt le jour où il aurait dû remonter sur
scène. Pendant toute l'année 1986, il donne le change, affirmant qu'il a pris
quelques jours de détente chez Line Renaud à Las Vegas alors qu'il est traité
au célèbre hôpital de Bethesda, près de Washington. Parlant parfois de
bronchite, de sciatique, de méningite virale. Quand notre reporter lui demande
s'il se voit en octogénaire, il sourit: «J'aimerais finir mes jours dans les
vignes de Margaux. J'ai déjà tant sacrifié à Bacchus.» Au jeu tragique de la
vérité, Thierry imitait Le Luron.
Paris Match. Votre frère Thierry Le Luron vous a dit un jour,
un peu en plaisantant: "Tu écriras ma biographie!" C'est ce qui vous
a décidée à faire ce livre?
Martine Simon-Le Luron. Thierry est mort six mois après,
le 13 novembre 1986, et sa phrase est restée gravée dans ma mémoire. J'ai mis
un an et demi à écrire ce livre que j'ai commencé fin 2010, à ma retraite. Il
était hors de question que je le fasse tant que ma mère était vivante.
Pourquoi?
Thierry lui appartenait, en quelque sorte. A sa mort, ma mère a beaucoup
souffert. Elle était comme dans le coma, elle a fait des séjours en maison de
santé et suivi des cures de sommeil. Dans la famille, c'est sa douleur qui a
primé. La présence de ses enfants et petits-enfants n'a rien changé à sa peine,
en tout cas au début. Plongée dans sa douleur, maman n'a pas pu partager la
mienne. C'était un peu comme si je n'avais pas le droit de souffrir autant
qu'elle. J'ai dû faire mon deuil toute seule.
Vous écrivez que vous ne vous attendiez pas au décès de
votre frère, alors qu'il était à bout de forces. Son médecin, le Pr Léon
Schwartzenberg, vous avait même laissé entendre une fin très proche...
Je n'ai sans doute pas voulu comprendre. Léon Schwartzenberg m'a expliqué
que la chimio de Thierry ne marchait pas, qu'elle était trop
"légère". Mais Thierry ne voulait pas en subir une plus forte afin de
continuer à vivre normalement, à travailler. Surtout, il redoutait de perdre
ses cheveux. A la fin, il ne pouvait rien avaler de solide.
Quand avez-vous vu votre frère pour la dernière fois?
Quinze jours avant son décès, à un dîner chez le photographe Luc Fournol,
avec Jacques Chazot, Jean-Jacques Debout et Chantal Goya. Il était en pleine
forme. Il m'a dit qu'on allait faire une fête d'enfer à Noël, dans sa maison de
Saint-Tropez, avec ses neveux. Il tapait sur les journalistes qui l'enterraient
déjà. A cette époque, il quittait des dîners en disant dans un rire : "Je
file me coucher, ma tombe m'attend !" Ce soir-là, il était impossible de
deviner qu'il était très atteint. J'ai su après qu'il avait fait des efforts
surhumains devant nous. Les trois dernières semaines, son état s'est vraiment
dégradé. Il était installé au Crillon, le temps des travaux de son appartement,
rue du Cherche-Midi. La nuit de son décès, j'étais dans une pièce près de sa
chambre. Il ne voulait pas que je le voie, je l'ai entendu dire : "Non,
non..." C'était très dur pour moi, mais j'ai compris qu'il souhaitait que
personne ne voie son corps, celui "d'un enfant malade, amaigri,
méconnaissable", m'a dit son médecin. Une infirmière est sortie de la
chambre : "Il sait que vous l'aimez", ai-je entendu. J'ai quitté le
Crillon au milieu de la nuit. On m'a téléphoné à 6 heures du matin pour
m'annoncer que c'était la fin. Thierry avait été transporté à la clinique du
Belvédère, à Boulogne, où il est décédé.
Vous décrivez un frère souvent malade, enfant...
Thierry a eu plusieurs otites au cours de son premier hiver. Puis une
bronchite s'est transformée en pneumonie, le début d'une série qui durera toute
sa vie, sans parler des sinusites et autres pharyngites. A l'âge de 9 mois, il
a failli mourir d'une infection. Il fut sauvé par un antibiotique tout nouveau,
la tétracycline. Il était un survivant, doté plus tard d'une force et d'une
résistance étonnantes face à la maladie. Même sur scène, parfois "shooté"
à mort. Mon frère a pris tant de médicaments qu'il est devenu difficile de le
soigner. Les antibiotiques ne lui faisaient plus aucun effet. Il avait en
permanence avec lui une mallette de comprimés divers, il en distribuait à tout
le monde : "Tiens, prends ça, ça ira mieux !"
Enfant, il est aussi timide, il souffre de sa petite taille.
Il entrait dans ma chambre et me demandait s'il allait grandir. Il suçait son
pouce et, en plus, il était gaucher ! Mais il a tout de même été ceinture noire
de judo. Je me souviens d'un garçon timide, sauvage, observateur, silencieux.
Il usait sans cesse de stratagèmes pour attirer l'attention. Un soir, il est
arrivé à table les sourcils rasés et les cheveux aplatis. Il voulait qu'on le
regarde, qu'on l'écoute, qu'on l'admire. Et il y parvenait par la chanson et
les imitations, que ma mère ne prenait d'ailleurs pas pour quelque chose de
sérieux.
Huguette le Luron pouvait aussi être assez dure...
Thierry l'a très tôt entendue parler de lui comme d'un "surplus". Elle
ne l'avait pas désiré, même si elle a toujours ajouté qu'elle l'avait aimé dès
sa venue au monde. Mon frère va même devenir son préféré. Elle va surprotéger
ce fils, se sentant peut-être coupable.
Quels on été leurs rapports, ensuite?
Tendres ou tendus, des hauts et des bas, des petites brouilles. Il est arrivé à
maman de renvoyer le fleuriste avec les bouquets que Thierry lui envoyait pour
se faire pardonner quelque chose ! Il l'invitait aussi à déjeuner, pour se
réconcilier, et lui offrait un bijou de la place Vendôme pour la remercier du
soutien dont elle ne le priva jamais.
Elle l'a même un temps assisté, comme la mère de Claude
François...
Elle était auprès de lui à ses débuts, en 1969. Thierry avait 17 ans. Elle
s'est occupée de l'intendance de son premier appartement, rue Saint-Jacques, et
elle assurait le secrétariat, la comptabilité. Puis, à 21 ans, Thierry a
déménagé boulevard Saint- Germain, dans un endroit où l'on pouvait se perdre.
Maman préparait les réceptions, donnait des directives aux cuisines et
participait souvent aux dîners.
Vous aussi, vous avez travaillé avec votre frère?
En 1980, Thierry m'a dit : "Tu t'occupes de moi !" J'ai été
gérante d'une société de location de matériel pour spectacles, et vaguement son
agent, pendant deux-trois ans.
Comment était l'homme au travail?
Exigeant, vigilant, parfois coléreux sans être rancunier. Il accordait
rarement sa confiance. J'ai connu des ruptures professionnelles éclatantes. En
fait, Thierry ne parlait que boulot. Il avait toujours des projets, une idée
par seconde, et il fallait suivre, mettre aussitôt cette idée en chantier.
"Martine, tu n'as pas encore appelé untel?" Je répondais que je
n'étais pas dans sa tête ! Mon frère avait fait son deuil de chanter.
"Bon. Je serai le meilleur imitateur, je vais innover !" Il lisait
tous les jours une pile de journaux, récrivait ses auteurs. Il trouvait des
"trucs" nouveaux, parfois juste avant d'entrer en scène. Son métier
l'occupait entièrement. C'était peutêtre un moyen d'éviter la solitude.
Justement, votre mère estimait qu'il était malheureux.
Elle voyait un jeune homme sans vie privée, sans vacances, avec, parfois, 250
galas par an. Elle craignait pour sa santé, l'imaginait entouré de piqueassiettes
- il y en avait - et poursuivi par le fisc, ce qui n'était pas faux. Thierry
était généreux, dépensier. Maman craignait que les problèmes d'argent
s'ajoutent à ceux de la part homosexuelle de sa vie, devenue évidente pour
elle. "Thierry est malheureux, il ne se sent pas libre, répétait-elle. Il
aurait voulu avoir des enfants. Ce milieu du spectacle l'a englouti."
L'année de son décès, Thierry lui a écrit une lettre de sept pages très
émouvante. Il confiait que seule la scène l'avait rendu heureux, qu'il s'était
beaucoup battu pour arriver à ce niveau, qu'il avait très peu d'amis. Cette
lettre, je ne l'ai lue qu'une fois et l'ai mise dans le cercueil de ma mère.
La scène a rendu votre frère heureux, mais au prix de
quelles souffrances !
A 18 ans, il était rongé par le trac, même avant une répétition. Il
devenait impatient, presque odieux. Avant d'entrer en scène, il avait la bouche
pâteuse, plus du tout de salive, et se mordillait les lèvres. Après, dans sa
loge, il était méconnaissable, décomposé, hagard, livide, amaigri, angoissé,
égaré et vide. Il n'aimait pas qu'on soit là, qu'on assiste à ça. Les
débriefings étaient parfois sanglants, avec menaces de licenciement. Il a eu
dix-sept ans de carrière, il s'est donné à fond, comme si à chaque fois sa vie
en dépendait.
Votre mère était-elle fière de sa réussite?
Démesurément fière, mais elle ne l'exprimait pas vraiment. Les billets de
satisfaction étaient très rares chez elle. Elle ne débordait pas d'affection,
mais nous étions la chair de sa chair. Quelque part, nous lui appartenions.
Elle a félicité un jour son fils en lui écrivant : "Le génie de ta mère et
la voix de ton père font que ce soir une étoile brille."
De l'humour, peut-être...
Peut-être, mais ça voulait dire aussi : n'oublie pas qui est à l'origine !
Votre frère et vous-même n'évoquiez jamais vos vies privées,
alors que vous étiez très proches. Comment expliquer cela?
Nous avons toujours protégé nos territoires. On ne parlait pas de choses
sentimentales. Thierry me racontait des anecdotes très drôles sur les gens
qu'il fréquentait. Entre nous, c'était léger, agréable.
Pensez-vous, comme votre mère, qu'il était homosexuel?
J'ai su par maman qu'il avait eu une liaison avec un danseur argentin,
Jorge Lago. Moi, je le voyais souvent avec des femmes, et je sais qu'il en a
aimé deux. Alors peut-être était-il homosexuel, peut-être bi. Thierry n'a pas
communiqué sur sa vie privée, je ne vais pas m'y mettre vingt-six ans après sa
mort !
Tout de même, un jour de 1986, en mars, huit mois avant son
décès, il vous confie des choses...
On rentrait de Bretagne, en voiture. Nous étions allés avec maman
superviser les travaux de la maison de Ploumanac'h, offerte par Thierry aux
parents. A un moment, il m'a parlé pour la première fois de Jorge, de sa
disparition : "Il est mort du sida, j'ai vu sa famille, j'ai pleuré."
Il a aussi fait une allusion à cette maladie en parlant pour lui-même
d'infection, non pas de virus. Puis il m'a proposé de l'accompagner à un spectacle,
et d'aller dîner ensuite. J'ai botté en touche, en invoquant la fatigue du
voyage. Peut-être ai-je eu peur, peutêtre voulait-il m'en dire plus, peut-être
ne voulais-je pas savoir. Je l'ai beaucoup regretté. C'était presque une
réaction infantile de ma part. Si l'on ne dit pas les choses, elles n'existent
pas.
Vous parlez de Jorge ou du sida?
De cette maladie. A cette époque, j'ai même fait des recherches sur le
sida. Dans la famille, l'idée n'a effleuré personne. Maman s'est posé la
question lorsque certains journaux, après le décès de Thierry, y ont fait
référence. Mais, à ses yeux, peu importait. Son fils était mort.
Et pour vous?
Son médecin nous a avertis du cancer de Thierry qui s'est généralisé. Je
pense aujourd'hui que le sida en est peut-être la cause. Thierry était persuadé
qu'il allait s'en sortir. Il a baissé les bras les trois dernières semaines. Il
était épuisé de lutter.
« La vie est si courte, après tout », de Martine Simon-Le Luron, éd. J.C. Lattès
http://www.parismatch.com/Culture/Livres/Thierry-Le-Luron-La-verite-sur-sa-mort-228552
jeudi 16 octobre 2014
LES AVENTURIERS DE L'UNIVERS PERDU
Film SF oublié des années 80 avec un casting trois étoiles pour l'époque (Kay Lenz et Richard Hatch et Richard Hatch) -
Trois personnes sont téléportées dans une réalité parallèle, mais un
tremblement de terre se produit au moment où le transmetteur de matière est en
marche. Le trio devra se confronter à l’univers étrange et belliqueux de Vonya,
en pleine guerre meurtrière…
http://cosmofiction.unblog.fr/2014/01/04/prisoners-of-the-lost-universe-1983/
MARIE DUBOIS 1937-2014
L'actrice Marie Dubois est décédée mercredi à l'âge de 77 ans près de Pau où
elle vivait, a-t-on appris auprès de son agent Artmedia. La comédienne blonde
aux yeux bleus qui fut l'une des interprètes du cinéma d'avant-garde des années
70, est morte dans une maison de retraite de la banlieue de Pau où elle vivait
depuis 2010, a précisé le maire de Lescar, Christian Laine.
En 2013, elle
avait reçu chez elle les insignes de chevalier de la Légion d'Honneur des mains
de la ministre de la Culture d'alors, Aurélie Filippetti.
Née Claudine
Huzé le 12 janvier 1937 à Paris, Marie Dubois avait été révélée par François
Truffaut en serveuse de bar dans Tirez sur le pianiste (1959). Dès cette
époque, elle subit les premières atteintes d'une sclérose en plaques qui devait
la confiner dans un fauteuil roulant à la fin de sa vie.
Elle avait fait
ses débuts à la télévision, notamment dans Les cinq dernières minutes
(1959), puis au cinéma avec Eric Rohmer dans Le signe du lion (1959).
Marie Dubois retrouvera François Truffaut deux ans plus tard dans Jules et
Jim.
De Jean-Luc Godard (Une femme et une femme) à Roger Vadim
(La ronde), de Louis Malle (Le Voleur) à Luchino Visconti
(L'Innocent), d'Alain Resnais (Mon oncle d'Amérique) à Claude
Sautet (Vincent, François, Paul et les autres), elle a joué avec les
principaux réalisateurs de la second moitié du XXe siècle. Elle accède
réellement à la gloire grâce à son rôle de Juliette dans La Grande
Vadrouille de Gérard Oury au côté de Bourvil.
Photo bourvil Marie Dubois et Louis de Funes - lien vers la source
Libellés :
ACTRICES,
BOURVIL,
GERARD OURY,
HOMMAGE,
LOUIS DE FUNES
mercredi 15 octobre 2014
VIE SAUVAGE de Cédric KAHN,retour sur l'histoire de Xavier Fortin et ses deux fils
Le nouveau film de Mathieu Kassovitz sortira à la fin du mois. Retour sur cette histoire incroyable d'un père qui part avec ses deux enfants.
Résumé du film
Philippe Fournier, dit Paco, décide de ne pas ramener ses fils de 6 et 7 ans
à leur mère qui en avait obtenu la garde. Enfants puis adolescents, Okyesa et
Tsali Fournier vont vivre cachés sous différentes identités. Greniers, mas,
caravanes, communautés, ils vivent en communion avec la nature et leurs
animaux.
Traqués par la police et recherchés sans relâche par leur mère, ils
vivent le danger, la peur et le manque mais aussi la solidarité des amis
rencontrés sur leur chemin, le bonheur de vivre hors système, nomades et
libres.
Une cavale de onze ans à travers la France qui va forger leur
identité.
Réalisateur : Cédric Kahn
Acteurs : Mathieu Kassovitz, Céline Sallette, David Gastou, Sofiane Neveu, Romain Depret...
Production Déléguée : Les Films du Lendemain
Genres : Fiction
L'histoire vraie
En mars 2009, Xavier Fortin est condamné à deux ans de
prison, dont vingt-deux mois avec sursis. Onze and plus tôt, il avait récupéré
ses deux fils, 6 et 7 ans, chez leur mère. Il ne les ramènera jamais. Vie
Sauvage retrace les 11 années de cavale de Xavier, Shahi Yena et Okwari à
l’écart de la vie moderne et sociale. Pour son neuvième long-métrage, Cédric Kahn s’est intéressé à l’incroyable
fait divers impliquant Xavier Fortin et ses deux fils. Le tournage s’est déroulé
dans de nombreux lieux en France, à l’image de la cavale des Fortin. La petite
équipe a fait étape en Lozère, dans la montagne noire du Massif Central, dans
les Pyrénées-Orientales, à Montpellier ou encore à Carcassonne.
Xavier Fortin était recherché depuis 1998 pour avoir soustrait ses 2 fils âgés
alors de 6 et 7 ans et ½ à leur mère à l’occasion d’un droit de visite parental,
les parents avaient vécu en concubinage pendant près de 10 ans jusqu’en 1996, 2
enfants étaient nés de cette union en 1990 et 1992, dénommés respectivement
Shahi Yéna et Okwari (noms amérindiens), dans un premier temps la garde des
enfants avait été accordée au père puis lui avait été retirée et accordée à la
mère qui vivait chez ses parents dans le Var près de Saint Raphaël aux Adrets
exactement, c’est à l’occasion des vacances de Noël 1997 que Xavier prit la
décision de ne pas rendre les enfants à leur mère et de démarrer une existence
de cavale perpétuelle qui s’est terminée ce mois de Janvier 2009 lors de son
arrestation dans une ferme isolée en Haute Ariège.
En mars 2009 démarrait le procès de Xavier Fortin. En
1997, à la suite d'un grave conflit conjugal, Xavier décide de quitter sa femme
avec ses deux enfants Shani Yéna et Okwari. Pendant onze ans, tous les trois
vont vivre une étonnante cavale qui les conduira de la Normandie au Sud-Ouest,
du Vaucluse aux Cévennes pour terminer leur pénible vagabondage en Ardèche. Ce
livre-témoignage restitue leurs trois voix. Celle du père Xavier ; ses parents
sont médecins et, à dix-sept ans, il part vivre sa vie tout en faisant des
études de biologie. Avec sa compagne Catherine, ils vivent dans des roulottes,
élèvent des chevaux, des chiens, des serpents... Ils voyagent beaucoup avec
leurs enfants avant leur séparation brutale.
Celle de Shani Yéna ; l'aîné
qui lit beaucoup et profite de la nature, celle d'Okwari qui apprécie les
sciences et rêve de devenir cocher professionnel. Tous trois s'aiment et
s'affrontent. Le matin, ce sont les cours donnés par le père, un programme
normal. L'après-midi, la lecture prime et ensuite, l'école de la nature, les
animaux, les plantes, les insectes... Le soir, les amis, les découvertes et la
musique.
Mais a-t-on le droit de vivre comme cela, complètement hors
système, sans comptes à rendre à quiconque si ce n'est à soi-même ? Est-on plus
heureux, mieux dans sa peau ou des manques profonds viennent-ils fissurer ce bel
équilibre ?
Les Fortin, avec la plus intense authenticité, nous livrent le
fond de leur coeur, leurs doutes, leur fragilité bien sûr, mais surtout leur
intime certitude que le chemin de la liberté qu'ils ont pris le risque de suivre
est loin d'être le plus mauvais.
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