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mardi 22 juillet 2014

ANTOINE DE CAUNES et les 3 SUISSES (pub)

Dis moi ce que tu écoutes et je te dirais comment t'habiller !
Quand Antoine Decaunes faisait de la pub pour les 3 SUISSES dans les années 90, ça donnait ça


lundi 21 juillet 2014

VINCENT LINDON Master Class - 9 juin 2011

Vincent Lindon, acteur aux milles facettes et cinéphile compulsif, revient sur près de 30 ans de carrière.


Cette Master class animée par Pascal Mérigeau a eu lieu le 9 juin 2011 au Forum des images à Paris.

le picon-citron-curaçao façon CESAR (scène culte)


C'est l'été, il fait chaud, le plein de super vous propose ses meilleurs cocktails.

César : Eh bien, pour la dixième fois, je vais te l'expliquer, le picon-citron-curaçao. 

(Il s'installe derrière le comptoir.) Approche-toi ! (Marius s'avance, et va suivre de près l'opération. César prend un grand verre, une carafe et trois bouteilles. Tout en parlant, il compose le breuvage.) 

Tu mets d'abord un tiers de curaçao. Fais attention : un tout petit tiers. Bon. Maintenant, un tiers de citron. Un peu plus gros. Bon. Ensuite, un BON tiers de Picon. Regarde la couleur. Regarde comme c'est joli. Et à la fin, un grand tiers d'eau. Voila.

Marius : Et ça fait quatre tiers.
César : Exactement. J'espère que cette fois, tu as compris. (Il boit une gorgée du mélange)
Marius : Dans un verre, il n'y a que trois tiers.

César : Mais, imbécile, ça dépend de la grosseur des tiers !
Marius : Eh non, ça ne dépend pas. Même dans un arrosoir, on ne peut mettre que trois tiers.

César (triomphant) : Alors, explique-moi comment j'en ai mis quatre dans ce verre !

Marius : Ça, c'est de l'Arithmétique.


Marius, 1926

JAMES GARNER 1928-2014


James Garner a été retrouvé mort dans sa maison de Los Angeles - L'acteur souffrait de problèmes cardiaques depuis de longues années, qui lui avaient valu plusieurs opérations en 1988 et 2008. Marié depuis 1956, il avait deux filles.

C'est John Sturges en 1963 et La Grande Evasion avec Steve McQueen qui feront connaître l'acteur américain des cinéphiles. 


James Garner a joué aussi le papy astronaute dans le film de Clint Eastwood Space Cowboys ou encore dans N'oublie jamais, de Nick Cassavetes en 2004, où il incarne le personnage joué par Ryan Gosling en plus âgé.

Mais il restera surtout dans les mémoires comme le héros du petit écran dans les séries « Maverick » et « Deux cents dollars plus les frais » en 1974. Lancé en 1957, « Maverick » est un western qui met en scène des joueurs de poker issus de la même famille. James Garner crève l'écran et vole la vedette à ses partenaires.


http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2014/07/20/l-acteur-americain-james-garner-est-mort_4460210_3382.html



source photos

Filmographie selective 1963 : La Grande Évasion (The Great Escape), de John Sturges : Flight Lt. Hendley Le Chapardeur 1966 : Grand Prix, de John Frankenheimer : Pete Aron 1994 : Maverick, de Richard Donner : Marshal Zane Cooper / Bret Maverick, Sr. 2000 : Space Cowboys, de Clint Eastwood : Tank Sullivan

Skye McCole Bartusiak 1992-2014

 La jeune comédienne connue du grand public pour avoir joué aux côtés de Mel Gibson dans le film "The Patriot" a été retrouvée sans vie dans le garage attenant à sa maison au Texas. Elle avait 21 ans.


C'est une triste nouvelle. La comédienne Skye McCole Bartusiak, qui incarnait la fille de Mel Gibson dans The Patriot, a été retrouvée sans vie dans le garage attenant de sa maison, au Texas. Elle était âgée de seulement 21 ans. D'après les médias américains, la jeune fille menait une vie sans histoires. Pour le moment les enquêteurs croient à l'hypothèse d'une mort naturelle, puisqu'il n'y avait aucune preuve qu'elle ait voulu mettre fin à ses jours. Les résultats de l'autopsie devraient être connus dans quelques jours.

Un rôle marquant à 7 ans 
Après avoir fait ses armes à la télévision, Skye McCole Bartusiak s'est fait remarquer du grand public dans The Patriot où, âgée de 7 ans, elle jouait la fille de Mel Gibson. Elle avait ému les spectateurs dans la désormais culte scène des aurevoirs avec son père. Elle a ensuite participé à de nombreux téléfilms et séries américaines. En 2003, on l'aperçoit aux côtés de Katherine Heigl dans A la conquête d'un cœur, tiré de la saga tirée des romans de Janette Oke. Elle est ensuite apparue dans Pas un mot, avec Michael Douglas et de Brittany Murphy, elle aussi décédée en 2009.


http://www.metronews.fr/culture/skye-mccole-bartusiak-la-fille-de-mel-gibson-dans-the-patriot-est-decedee/mngt!4bgNbH7ojfDYw/


MARCEL PAGNOL UN AUTEUR A LA CAMERA


Documentaire sur la vie et l'oeuvre de Marcel Pagnol.

Dix stratégies de manipulation de masses


Le linguiste nord-américain Noam Chomsky a élaboré une liste des « Dix Stratégies de Manipulation » à travers les média. Nous la reproduisons ici. Elle détaille l'éventail, depuis la stratégie de la distraction, en passant par la stratégie de la dégradation jusqu'à maintenir le public dans l'ignorance et la médiocrité. Particulièrement intéressant pour décrypter notre actualité française. Dans un autre genre, tout aussi édifiant que le livre de Naomi Klein : "La statégie du choc".

1/ La stratégie de la distraction
Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions
Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

3/ La stratégie de la dégradation
Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.
4/ La stratégie du différé
Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge
La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion
Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…

7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise
Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »
8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité
Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…
9/ Remplacer la révolte par la culpabilité
Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution!…

10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes
Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.

http://blogs.mediapart.fr/blog/diogene-junior/251010/dix-strategies-de-manipulation-de-masses
 |  Par Diogène Junior

jeudi 17 juillet 2014

SUPER BUG la série télé inspirée de la Coccinelle

Super Bug est une série télévisée allemande en douze épisodes, créée par Rudolf Zehetgruber. En France, la série a été diffusée à partir du 12 avril 1980 sur Antenne 2.  .
Cette série met en scène les aventures de deux cascadeurs, Jimmy Bondi et Aldo Regozzani, et de leur Coccinelle jaune truffée de gadgets en tous genres.
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Rudolf Zehetgruber (VF : Jacques Balutin) : Jimmy Bondi • Sal Borgese (VF : Gérard Hernandez) : Aldo Regozzani • Carl Möhner (VF : Michel Gudin) : Ivan Leskovich • Ruth Jecklin (VF : Jane Val) Gloria Bingermeier



 Cette série a été fabriquée à partir de séquences extraites des films suivants : Ein Käfer geht aufs Ganze (1971), Ein Käfer gibt Vollgas (1972), Ein Käfer auf Extratour (1973) et Das Verrückteste Auto der Welt (1975).



pour mémo
1968 : Un amour de Coccinelle (The Love Bug), de Robert Stevenson 1974 : Un nouvel amour de Coccinelle (Herbie Rides Again), de Robert Stevenson 1977 : La Coccinelle à Monte-Carlo (Herbie Goes to Monte Carlo), de Vincent McEveety 1980 : La Coccinelle à Mexico (Herbie Goes Bananas), de Vincent McEveety 1982 : Herbie, the Love Bug, de Bill Bixby, Charles S. Dubin et Vincent McEveety (série télévisée en cinq épisodes de 48 minutes) 1997 : Un nouveau départ pour la Coccinelle (The Love Bug), de Peyton Reed (téléfilm), inédit en DVD en France, dans lequel est expliquée la construction de la coccinelle. On peut aussi noter la présence d'une autre coccinelle noire et agressive. Dean Jones, alias Jim Douglas, le premier conducteur de la Coccinelle, apparaît comme artiste invité dans ce téléfilm. 2005 : La Coccinelle revient (Herbie: Fully Loaded) réalisé par Angela Robinson.

JAQUETTES VHS Made in Germany









http://www.video-museum.net/?cat=30

mercredi 16 juillet 2014

L'HOTEL DE LA PLAGE la série et le film



France 2 renoue avec les sagas estivales. Hôtel de la plage sera programmée à compter du mercredi 16 juillet à 20h45 et misera essentiellement sur la comédie. Coproduite par Laurent Ceccaldi, dont le père Daniel avait été immortalisé dans les années 1970 dans un film du même nom, la série réunit au générique Bruno Solo, Sophie Charlotte Husson, Jonathan Zaccaï et Fatima Adoum.





Chaque été, quatre familles se retrouvent à l'Hôtel de la plage. Entre petites et grandes déconvenues, rien ne se passe comme prévu. Victor, qui arrive seul avec son fils Tom, ne cache pas à ses amis qu’il traverse une petite zone de turbulences dans son couple… Cela étant, il n’est pas mécontent de se retrouver libre et "provisoirement" célibataire pour les vacances… Ben débarque à l’hôtel avec l’intention de s’installer au village pour vivre plus près de sa fille Manon, dont il souhaite avoir la garde alternée. Mais il n’a pas tout dit à Morgane, son ex. Quant à Kevin, en pleine crise de puberté, il fait une fixette sur les femmes mûres.


http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18634962.html

Le comédien et producteur squatte le petit écran tout l'été dans Hôtel de la plage, une minisérie retraçant les péripéties de quatre couples d'amis en vacances sur la côte Atlantique.

Contrairement à ses amis, Paul, votre personnage, file le parfait amour avec Samia (Fatima Adoum). Comment avez-vous réagi quand on vous a proposé le rôle ?

J'étais très mal évidemment : c'est le seul qui ne trompe pas sa femme, déjà que je ne le fais pas dans la vraie vie (RIRES) ! Plus sérieusement, c'est un personnage très touchant. Le plus fragile de la bande, celui qui va s'effondrer le plus violemment. Il souffre d'un complexe de classe, il veut montrer sa réussite. En l'espace d'un coup de fil, son monde s'écroule. On va le voir évoluer au fil des épisodes à travers les épreuves qu'il traverse. Je reviens à la comédie dramatique, un genre que j'adore.

Les films chorals, c'est aussi un genre que vous affectionnez ?

J'adore ! J'ai fait beaucoup de films de bande. C'est un cinéma dans lequel je me sens à l'aise. J'aime l'idée de jouer dans une troupe tout en essayant de défendre son personnage. Parfois, l'écriture est un peu paresseuse dans les films de groupe. Pour Hôtel de la plage, j'ai fait des propositions de réécriture. Je suis un bon dialoguiste, j'en ai écrit beaucoup dans ma vie. Depuis quelques années, je profite d'un petit statut en tant qu'acteur de télévision. On fait appel à moi pour les rôles principaux. À partir du moment où je dis OK à une histoire, c'est que j'y adhère. Pour autant, je n'adhère pas forcément à chaque mot qui est dit.

Ce statut d'acteur populaire, ça vous plaît ou ça vous chagrine ?

Bien sûr que cela me plaît ! Populaire et exigeant. Ça fait tellement longtemps que je fais ce boulot, les gens connaissent ma pomme ! Et les audiences suivent. Les téléfilms dans lesquels j'ai joué ont bien marché, le courant passe.

La série est librement inspirée de L'Hôtel de la plage, le film de Michel Lang sorti en 1978. Vous l'avez vu ?

Il m'a beaucoup marqué. J'avais 13 ans quand le film est sorti. Comme tous les ados j'ai fantasmé sur Sophie Barjac ! C'est un genre typiquement français, la comédie dramatique estivale. Prenez des films comme 15 août, Liberté-Oléron ou Un moment d'égarement, avec Jean-Pierre Marielle. Il y a quelque chose de suranné, de nostalgique. L'été agit comme un révélateur, les corps se libèrent, les enfants s'émancipent, les hommes regardent ailleurs… Il y a quelque chose de tendrement dramatique. Souvenez-vous, votre amour de vacances, c'est intense, ça vous bouleverse. Moi, ça m'a déchiré le coeur : on s'est fait de grandes promesses, on s'est écrit des lettres…

Et vous, vos vacances, vous les passez où ?

En Corse, avec ma femme et mes enfants. Le côté vacances en tribu à l'hôtel ou au camping, c'est vraiment de la composition. Quand j'étais petit, mes parents étaient plutôt du genre baroudeurs, on partait à l'aventure, c'était roots, on ne savait pas toujours où on allait dormir le soir. Moi, j'aurais adoré retourner au même endroit tous les ans, retrouver les potes, la routine.

Propos recueillis par Céline Durr (Plurimedia) pour le compte d'Orange. 
http://programme-tv.orange.fr/actualite-tv/interviews/bruno-solo-reserve-a-l-hotel-de-la-plage_45654416.html


Dans la collection MEME TITRE MAIS PAS MEME FILM
Bande Annonce - L'hôtel de la plage. par Jeannette_HermesseFeron






mardi 15 juillet 2014

PATRICK BRUEL ET SOPHIE MARCEAU AU CINEMA



Le 1er octobre prochain sortira la nouvelle Comédie romantique de Tonie Marshall, TU VEUX OU TU VEUX PAS avec Sophie Marceau, Patrick Bruel, Jean-Pierre Marielle, Alexia Barlier, François Morel, Fanny Sidney, Nicolas Carpentier, Laura Giudice, Deborah Amsens, Eric Larcin, André Wilms, Selcuk Demir
 Synopsis : Lambert, sex addict repenti, tente de se racheter une conduite en devenant… conseiller conjugal. Abstinent depuis plusieurs mois, la situation se complique lorsqu’il recrute une assistante, la séduisante Judith, dont la sexualité débridée va très vite mettre ses résolutions à rude épreuve… Le film sort le 1er octobre prochain.

Pour la petite histoire, ce film a eu droit à plusieurs titre dans la presse pendant la durée du tournage, on a pu lire  "Addicts" et "Les Missionnaires"...




 Pour la petite histoire, ils avaient déjà tourné ensemble en 1999 dans « Lost & Found » film américain oublié mais connus en France sous le titre « une fille qui a du chien »
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BERNARD GIRAUDEAU Hommage (TELERAMA)




Longtemps, il pensa mourir à 30 ans, car sa ligne de vie était courte. Après avoir dévoré l’existence de peur de manquer de temps, Bernard Giraudeau vient de fermer ses yeux outremer à 63 ans, vaincu par le cancer qu’il tenait en respect depuis une décennie. Défricheur de terres et d’expériences nouvelles, Bernard Giraudeau fut, tout à la fois, acteur, alpiniste, metteur en scène, parachutiste, militant d’Amnesty International, écrivain et homme de la mer.


Né à La Rochelle en 1947, petit-fils de cap-hornier et fils d’un militaire qui compense ses absences par des lettres d’Algérie et d’Indochine, le jeune Bernard est très tôt tenté par le grand large. Entré à l’école des mousses à 15 ans pour être mécanicien, il obtient le seul diplôme de sa vie, un brevet « diesel et turbine », puis embarque sur le Jeanne-d’Arc pour sept ans et deux tours du monde. C’est à bord de ce croiseur qu’il fait ses humanités, de ports en bistrots, de Saint-Pierre-et-Miquelon à Manille, dévorant les romans de Stevenson, Conrad et Melville. Il jette aussi, en vrac sur des carnets, ses impressions de marin. Quand on est avide de sensations, du pont aux planches, il n’y a qu’un saut. Trop peu diplômé pour devenir quartier-maître, le matelot revient à La Rochelle à 22 ans avec le sentiment de s’échouer. Et se lie à une troupe de théâtre itinérante comme on reprend la mer…

Cette année, il aurait fêté ses trente-six ans de carrière, de navigation à vue entre grand écran et théâtre, entre films populaires et cinéma d’auteur, depuis son premier rôle, en 1973, dans Deux Hommes dans la ville. Dans ce drame de José Giovanni, il interprète le fils de Gabin, un jeunot fiérot qui peste contre l’ordre établi : un premier emploi parfait pour celui qui resta toute sa vie un homme de gauche, engagé, fougueux, pas toujours commode.

Comme il fait, décidément, tout avec sérieux, il décide de découvrir le théâtre. A tant faire, le Conservatoire, il n’y a pas mieux… Il y reçoit le premier prix de comédie – à l’unanimité –, ce qui le met mal à l’aise : les récompenses, la hiérarchie, très peu pour lui. Participer au petit cirque des vanités parisiennes n’est-ce pas dérisoire quand, quelques années auparavant, on a failli étrangler une prostituée à Kobe ? C’est en 2002 qu’il révèle ce sombre épisode de sa jeunesse maritime dans le recueil de récits Le Marin à l’ancre, qui marque ses débuts d’écrivain. Il continue, ensuite, à coucher sur le papier ses souvenirs et ses rêves, au point de devenir, ces dernières années, un romancier qui compte (lire ci-­dessous). A ses yeux, cette reconnaissance littéraire vaut mieux que tous les ­césars… C’est qu’il se sent enfin apprécié pour ce qu’il est. Et non pour ce qu’il n’a jamais été : un joli cœur à faire fondre les midinettes. Malentendu provoqué, évidemment, par les succès de Viens chez moi, j’habite chez une copine, Croque la vie et à son triomphe personnel en prof d’anglais so cute dans La Boum.

D’ailleurs, en ces années 80, producteurs et spectatrices ne voient, en lui, qu’une star au regard clair, compromis parfait entre la beauté de Delon et la décontraction de Belmondo. Il accepte cette image, le temps de tourner ce qui reste son plus gros succès populaire : Les Spécialistes, de Patrice Leconte, en 1984. Mais, la même année, il change de cap : violence de Rue Barbare, de Gilles Béhat, et cynisme de L’Année des méduses, de Christopher Frank, où il incarne un dragueur caressant et antipathique. Très vite, il choisit de s’enlaidir et de s’avilir encore davantage : épave blême et imbibée dans Poussière d’ange, d’Edouard Niermans, escroc pathétique et ringard dans Vent de panique, de Bernard Stora. Deux rôles où il excelle, et où l’on sent sa jubilation à piétiner son image de beau mec…


Toujours en quête d’une nouvelle terra incognita, il passe derrière la caméra dans les années 90. Là encore, il ne choisit pas la facilité : une adaptation de L’Autre, le roman d’Andrée Chédid. Film ambitieux – un rien trop symbolique –, mais porté par un humanisme magnifique : contre toute logique, un homme est persuadé qu’un survivant gît dans les décombres qu’a provoqués un tremblement de terre. Ce survivant, c’est l’inconnu, l’autre, son « frère humain » ... Plus tard, il réalisera Les Caprices d’un fleuve, hymne à l’Afrique, suite de séquences étranges, à la lumière incandescente, à la limite du rêve éveillé…


Entre deux pièces de théâtre (Beckett ou l’honneur de Dieu, d’Anouilh, un Diderot amoral dans Le Libertin, d’Eric-Emmanuel Schmitt), il revient en force au cinéma, en 2003, dans La Petite Lili, de Claude Miller, et Ce jour-là, de Raoul Ruiz. A cette époque, il semble particulièrement heureux d’y avoir incarné un inquiétant psychopathe. Dans les interviews, il se félicitait d’« être en mer de Ruiz. Une mer qui n’est pas tranquille ».


Pourquoi des auteurs comme Sautet, Téchiné ou Pialat ne l’ont-ils jamais contacté ? Il se posait ouvertement la question, frustré de n’avoir pas pu découvrir leurs mondes. Seul François Ozon sut le découvrir. Il offrit à Giraudeau ce qui restera son meilleur rôle : un homosexuel prédateur dans Gouttes d’eau sur pierres brûlantes, d’après Fassbinder. A l’époque, on s’étonna de ce contre-emploi. A tort, car ce personnage dépressif et volcanique lui ressemblait : un homme tenaillé par l’angoisse de passer à côté de la vie. 
Guillemette Odicino





Giraudeau, l’écrivain voyageur
Bernard Giraudeau avait le goût du départ. Jamais ici, toujours ailleurs, là où on ne l’attendait pas. A 54 ans, il s’était mis à écrire. Des livres qui parlent de voyages, d’errances attentives et d’histoires volées. Son premier roman, Le Marin à l’ancre, paru en 2001, mettait en scène une bouleversante correspondance postée des quatre coins de la planète à son ami Roland, cloué sur sa chaise par une maladie. Cher amour, publié en mai, s’adresse à une femme que le narrateur n’a pas encore rencontrée, une femme rêvée à laquelle il confie le récit de ses pérégrinations au bout du monde. Tous ses romans disaient ainsi son goût de la vie, sa quête éperdue des femmes et des terres inconnues, sa volonté d’explorer le monde, sans relâche, pour « comprendre ». De livre en livre, avec l’épreuve de la maladie, perçait aussi une sagesse nouvelle, un désir de calmer le jeu, de se dépouiller de « l’homme d’avant », de se rendre disponible à l’instant présent, pour que la vie ne soit pas qu’un rêve « effleuré ». A voir les foules qui se pressaient, dans les salons et les festivals du livre où il se rendait volontiers, l’écrivain avait à l’évidence trouvé, outre la reconnaissance de la critique, celle d’un très vaste public.


Michel Abescat
http://www.telerama.fr/cinema/bernard-giraudeau-succombe-a-l-appel-du-large,47473.php

Christophe Lambert et Sophie Marceau


"Les deux acteurs s'étaient rencontrés en 2007 sur le tournage de «La disparue de Deauville», deuxième long-métrage réalisé par la comédienne, révélée par le film «La Boum» en 1980. Le couple s'était donné une nouvelle fois la réplique deux ans plus tard, dans «L'homme de chevet» d'Alain Monne, "

source de l'info

vendredi 11 juillet 2014

mercredi 9 juillet 2014

LE PRIX DE L'AMOUR




Dans la collection "films qui se ressemblent" (qui a dit remake?), je demande "Can't buy me love", petit film américain des années 80 et "Love don't cost a thing" (l'amour ne s'achète pas en VF... tiens tiens... ce n'est pas la traduction mot pour mot du film de 1980 ? il rentre donc dans la collection "même titre mais pas même film!"
  .
Ronald Miller, un jeune adolescent moyen, ne supporte plus d'être considéré comme un "looser" et décide de devenir au plus vite un garçon branché. Pour cela, il s'attache les "services" de Cindy Mancini, l'une des filles les plus populaires du lycée en même temps que son amour secret, afin qu'elle lui permette de devenir enfin à la mode. Pour une poignée de dollars et pour un mois, il se fait passer pour son petit ami et commence, peu à peu, à être -enfin- une star dans le campus. Mais rien ne va se passer comme prévu... • Patrick Dempsey (V. F. : William Coryn) : Ronald Miller • Amanda Peterson : Cindy Mancini • Courtney Gains : Ted • Seth Green : Chuckie Miller • Sharon Farrell : Mme Mancini L'amour n'a pas de prix


 .
Alvin Johnson (Nick Cannon) figure parmi les élèves les plus brillants de son école secondaire. Or, bien que sympathique et plutôt beau garçon, il est rejeté par tous les jeunes branchés du campus. Mais cette situation déprimante pourrait prendre fin grâce à la populaire Paris Morgan (Christina Milian). Ayant bousillé la voiture de sa mère dans un accident, Paris accepte qu'Alvin achète les pièces nécessaires et qu'il répare lui-même le véhicule. En échange, la jeune fille consent à se faire passer pour la petite amie de son bienfaiteur. Du coup, les autres élèves voient Alvin sous un nouveau jour, le trouvant plus cool et fréquentable. Mais cette nouvelle popularité monte à la tête de l'adolescent, qui devient arrogant et méprisant envers ses anciens amis, compromettant ainsi ses chances d'une véritable relation amoureuse avec Paris.

BERNARD GIRAUDEAU interview télé 2009

.Marin, comédien, écrivain ou pour d'autres rimes : baroudeur, acteur, auteur mais aussi cinéaste, scénariste, insatiable, infatigable sauf quand le corps dit stop et qu'arrive le temps de la maladie, des voyages intérieurs et de l'écriture. Après l'énorme succès des « Dames de nage », prix 2007 des Lecteurs de L'Express, il publie « Cher amour » (éditions Métailié), superbe roman-récit de ses dix dernières années, un brassage inattendu de voyages, théâtre, poésie et souffrances. Emission du 06/06/2009

BRESIL GAME OVER


Honte, humiliation, massacre… La presse brésilienne est sous le choc après la défaite sans appel de la Seleção face à l’Allemagne, 7-1, en demi-finale de "son" Mondial.

Le Brésil ne remportera pas sa Coupe du Monde. Est-ce l'absence de Neymar ? Celle de Thiago Silva? Dans les prochains jours, les analyses et autres commentaires ne manqueront pas pour tenter d'expliquer la déroute des Auriverde mardi soir en demi-finale de la Coupe du monde face à l'Allemagne. "Massacrés", titre le site du quotidien Folha de São Paulo. "Totalement dominé, le Brésil a subi la pire défaite de son histoire."
"La plus grande honte de l'histoire", titre le journal sportif Lance, qui parle du "chapitre le plus dramatique depuis cinquante ans", après l'humiliation du Maracanazo - la défaite en finale de la Coupe du monde face à l'Uruguay en 1950. Le journal estime que ce match contre l'Allemagne "a été une torture sans comparaison pour les fans de l'équipe brésilienne". Il parle lui-aussi d'un "massacre", et juge que l'équipe du Brésil, "méconnaissable, n'a pas existé". Il note également l'absence notable de Neymar et Thiago Silva, des absences qui "ont pesé sur l'équipe". Mais reconnaît que cette équipe d'Allemagne est "charismatique".
Erreur tactique ?
Les choix du sélectionneur Felipe Scolari pour remplacer ces deux pièces maîtresses de la Seleçao sont remis en cause. "Le Brésil s'est perdu dans tous les secteurs du jeu. La déroute sanctionne les choix de Scolari. Bernard (en lieu et place de Neymar) ? Une erreur, écrit O Estado de São paulo. Dante ? Un désastre. Quant à Hulk et Fred (les attaquants), ils seront marqués à jamais", selon le quotidien brésilien.
O Estado de São Paulo, qui titre sur la honte de Mineirao, évoque la défaite la plus honteuse du Brésil et convoque lui aussi le fantôme du Maracana (la fameuse défaite de 1950).
Désespoir
O Globo revient lui longuement sur le désespoir des supporters de la Seleçao présents à Belo Horizonte. Le quotidien de Rio décrit "la tristesse qui les a saisis au fur et à mesure des buts allemands". "Au troisième but, le stade a commencé à se vider", écrit O Globo, qui cite des supporters dépités, sous le choc. "La pire humiliation de tous les temps", souffle l'un d'eux pendant le match. "Je n'ai jamais vu ça de ma vie", bredouille un autre. "Le Brésil dort dans son camp, l'Allemagne est seule sur le terrain." "Je suis sans voix. Je ne reconnais pas la sélection. Les joueurs ont perdu leur force."

Pour le quotidien, Dilma Roussef pourrait faire les frais de cette incroyable déconvenue. Alors que dans la semaine, la presse brésilienne avait fait état de sondages favorables à une classe politique plutôt discréditée avant le Mondial - "l'effet Coupe du monde" - , la présidente Dilma Roussef, abondamment sifflée lors du match d'ouverture face à la Croatie, a de nouveau été copieusement huée à la fin de la première période.



A lire également, le portrait prémonitoire consacré par le site polonais Sport à Miroslav Klöse, "le meilleur buteur allemand est polonais". Klöse détient aujourd'hui le record toute catégorie de buts marqués en Coupe du Monde : 16 buts !

http://www.courrierinternational.com/article/2014/07/08/la-selecao-s-effondre-le-bresil-en-etat-de-choc

BERNARD GIRAUDEAU interview Libération 10 mai 2010


L’acteur et écrivain Bernard Giraudeau, 62 ans, évoque sa maladie, ses traitements et revient sur son parcours de patient.

D’abord, comment allez-vous ?
Pas trop bien en ce moment, on va voir comment les choses vont évoluer, mais cela fait partie du chemin. J’essaye d’aller comme je peux, le problème est que les traitements lourds des chimios ont tendance à vous enlever un peu de la vie. Alors, on s’interroge : si c’est pour continuer à vivre avec cette vision-là… Mais il y a toujours des lueurs, non pas d’espoir mais de bonheur, des fragments possibles, des gens qui vous entourent, qui vous aiment. Bref, il y a toujours quelque chose qui fait que si je peux encore voir ou vivre cela, ou acquérir une connaissance… Une connaissance de soi, de ce corps, là, qui, à un moment donné, se dérègle. On ne sait pas trop bien pourquoi, et on a du mal.
Cela fait près de dix ans ?
Oui et cela commence à faire long. C’est long d’être en permanence entre les mains des médecins, des radios, des scanners. L’institut Gustave-Roussy, puis Pompidou, puis l’hôpital Tenon, puis encore Pompidou. C’est long.
Et vous avez le sentiment que l’hôpital va mal, en tout cas va beaucoup moins bien aujourd’hui qu’hier…
Oui. Dans la valeur donnée aux choses, on a une médecine qui est bafouée, attaquée par les pouvoirs publics qui veulent faire des économies à tout prix. On dirait qu’ils n’ont pas la connaissance de ce qui est. On supprime des postes, il y a de moins en moins d’oncologues, et pourtant il y a de plus en plus de malades, de plus en plus de pathologies. Et en face ? De moins en moins de médecins. Ils courent d’un bureau à l’autre, ce sont des queues pour un examen, une radio. L’hôpital fait ce qu’il peut, et il le fait bien. Mais cela ne suffit pas.
C’est-à-dire ?
On soigne à la chaîne, on soigne avec des protocoles. On a beau dire que l’on soigne de plus en plus les cancers, on vous parle d’une survie à cinq ans. Cinq ans, c’est beaucoup et cela ne fait pas grand-chose. Et puis, le cancer échappe à tout le monde, aux scientifiques, aux médecins, mais il n’échappe pas au patient. Ce qui est important, c’est que les gens prennent leur responsabilité. C’est à eux, cette maladie, ce n’est pas aux médecins. Il y a des médecins qui sont totalement inconscients, je les appelle les «médecins assis». Ils sont si loin de vous, ils sont assis sur leurs connaissances, ils ont tellement peur que l’on apporte quelque chose de nouveau qui les déstabiliserait…
Cela veut-il dire que le malade a des choix à faire ?
Il y a des moments où l’on se trouve devant le mur. Qu’est-ce qu’on fait ? On y va ? Se faire opérer ou pas ? Si on ne le fait pas, on a peu de chances. Si on se fait opérer, il y a des chances que cela ne se passe pas trop mal, mais après ? Pour combien de temps ? Le vrai choix, c’est de se dire : j’arrête la chimio, j’arrête tout, puis je verrai bien. Ce que je conçois, parce que c’est extrêmement usant, fatigant, épuisant, et que l’on cherche un sens à tout ça. Tant que l’on peut réfléchir, discuter, lire, on y trouve de l’intérêt. On exprime des sentiments, on partage. Mais si on n’a plus cela, à un moment on se dit qu’il faudra peut-être aller faire un tour ailleurs.
Vous dites que vous vous y attendiez quand le cancer vous est tombé dessus…
Oui, je le savais, je m’y attendais. C’était justifié que les choses se passent comme cela. A un moment, je ne pouvais plus continuer, je voyais bien que j’allais vers quelque chose qui me rapprochait de l’abîme. Cela tenait à mon existence qui avait de moins en moins de sens, une course effrénée qui me maintenait en permanence dans un état d’angoisse, celle qui peut accompagner notre métier d’acteur. J’allais où ? Un manque de sens, de profondeur, de recherche sur l’essentiel… Et donc, le cancer est arrivé et je n’étais pas trop étonné. Mais j’ai repris, après, ce métier, avec une espèce de folie furieuse, et il a fallu que je rechute pour que je me dise : allez, stop. Allons voir dans la vie quelque chose d’autre. A un moment, j’ai eu le sentiment que c’était la mauvaise voie de continuer à vivre normalement, que ce n’était pas tout à fait juste. En tout cas pour moi. Mon corps m’a dit stop. Mais cela n’a pas encore suffi. Après mon opération, je m’étais dit que j’allais tout faire pour changer ma qualité de vie, donner plus de temps aux gens que j’aime. Mais une fois encore, cela n’a pas tenu, j’ai très vite été à nouveau aspiré. Cinq ans plus tard, je recevais le choc d’une deuxième annonce avec des métastases au poumon. J’ai eu une troisième récidive, ils m’ont enlevé notamment des côtes, on m’a mis des plaques. Et là, il fallait que je prenne ma décision. Je ne pouvais plus faire ce métier, je ne pouvais plus continuer à ce rythme… Alors oui, arrêter, c’est comme ça. Certes je peux lire des textes, je peux écrire. Mon regard sur les autres s’est aussi modifié, adouci.
Ce cancer avait, pour vous, un sens, comme un signal ?
Il a toujours un sens. C’est mon avis. Pour un homme adulte, sur le deuxième versant de sa vie, un cancer peut être un message, un questionnement. C’est souvent ce qui se passe.
Et la rechute a un sens ?
On fait l’erreur de croire que les choses sont miraculeuses. C’est en nous, ce cancer. S’il n’a pas été, je dirais… compris à la source, rien ne change vraiment. Car ce n’est pas qu’un problème de molécules, celles-ci vont nous faire guérir un temps, vous allez survivre, mais le reste ? C’est un décalage, un terrain défavorable. D’où cela vient-il ? Cela peut être plein de choses. C’est pour cela que je dis qu’il y a une nécessité pour le patient de se prendre en charge, de faire connaissance avec lui-même. Est-ce que l’on veut être aveuglé et rester sous la tutelle des médecins ? Ou est-ce que l’on veut travailler avec eux, avec son ressenti, ses sentiments, ses peurs ?
Vous avez été en conflit avec vos médecins ?
Une fois, mais c’était un conflit normal. Il s’agissait d’un traitement : je voulais essayer autre chose, une autre chimio. Autrement, non, je discute avec mes médecins, nous sommes ensemble. Là, aujourd’hui, je suis sur un traitement où cela ne bouge pas vraiment. Je ne vis plus vraiment, il va falloir faire quelque chose. J’ai deux chimios, une par perfusion et une autre par pilule, et elles m’épuisent. C’est le comble, les chimios peuvent finir par tuer le malade. Il y a une grosse fatigue, une asthénie, il y a toujours quelque chose de dérangé : la tête, les intestins…
Qu’est-ce qui vous aide ?
La méditation, la relaxation, et puis mon entourage. Ma femme, mes enfants qui sont très aimants… Vous vous rendez compte qu’il vous reste dans la vie peu de choses, mais elles sont là, importantes. Un peu de bonheur, beaucoup d’amour. C’est tout bête. Et à part ça ? Il faut être heureux avec ce que l’on a. Il faut calmer le jeu, arrêter les colères, ce qui n’est pas simple. Regarder les choses différemment, être plus aimant. Comprendre.
Et accepter d’être malade ?
Oui, si vous ne l’acceptez pas, c’est emmerdant. Mais en même temps, c’est l’histoire de chacun, certains refusent et ont guéri.
N’y a-t-il pas un risque de se dire, alors, que le cancer est un peu de la faute du patient ?
Non. Il faut voir que la vie menée durant toutes ces années n’a pas été le bon chemin. Ce n’est pas de sa faute, mais on peut commencer à comprendre que l’on est en partie responsable, de façon inconsciente, de ce qui s’est passé. Ce que l’on vit autour de nous est souvent effrayant. On accumule les bêtises. On peut avoir le sentiment que l’on est dans un train fou. Et si on ne fait rien, le premier arrêt, c’est l’hôpital. Et le second, c’est le cimetière.
D’où ce projet que vous avez : «On ira tous à l’hôpital» ?
C’est une idée de la Maison du cancer qui a été conçue par deux filles, et à l’intérieur de ce projet, j’ai fait une sorte de forum. L’hôpital ? Certains iront tôt, d’autres plus tard. Si on a un environnement plus propice, on peut retarder. Regardez ce que l’on vit autour de nous, le bruit, la pollution, le téléphone qui est comme une laisse, nous n’avons plus le temps de penser à l’autre. On ne doit pas abandonner une certaine connaissance de nos rapports avec la nature pour des acquis technologiques. Car si c’est pour vivre 100 ans en passant les dernières années à l’hôpital, ce n’est peut-être pas la peine. Les médecins le disent aussi : ils arrivent au mur. Ils guériront certains cancers, mais pour les autres, ils ne font que soigner. On ne guérit pas par la seule médecine. Et puis survivre dans quelles conditions de vie ? Tout cela est posé.
Est-ce que vous vous attendiez à un parcours aussi dur ?
Je le savais, mais aussi dur… Le plus dur est de ne pas savoir comment arriver à stabiliser cette maladie sans que cela ne devienne invivable.
Vous avez mis des limites ?
Oui, j’en ai mis. Je ne veux plus me faire opérer. J’ai déjà été tellement opéré que cela bousille. Pour les chimios, moi, cela fait deux ans. C’est une période difficile.
Le regard des autres est-il difficile ?
Il peut y avoir un schisme quand les gens ne comprennent que vous avez changé. Ils disent que vous n’êtes plus le même. Mais c’est un regard qui est mal posé. Pour ma part, c’est plus simple. On m’a proposé du travail, on m’en propose encore, c’est moi qui ai décidé d’arrêter.
La souffrance ?
La souffrance ? On a beaucoup de moyens thérapeutiques, classiques ou pas, pour la contenir. Mais la souffrance, c’est usant, c’est très usant. Au bout d’un moment, elle vous permet… de ne plus rien faire d’autre. Vous vivez en elle. La chose la plus pénible, c’est ça, c’est la fatigue. Même de parler, cela demande un effort. Manger demande un effort colossal, tous les jours. Ne pas vomir, ne pas maigrir, tout est épuisant. La fatigue, vous ne pouvez rien faire. Il y a un moment où vous avez envie d’être allongé, au calme, et puis dire au revoir… Mais comment vais-je dire au revoir ? A qui ? Comment ?
Qu’est-ce qui vous manque ?
Je suis privilégié, il ne me manque rien. J’ai beaucoup de chance, j’ai des gens qui m’aiment et je ne vis pas seul dans une chambre de bonne avec une chimio tous les jours. Il me manque simplement ma connaissance personnelle pour avancer sur un chemin qui serait plus épanouissant. Là, je suis sur un corps, je suis certain qu’il y a une force de l’esprit qui permettrait de retrouver un équilibre. Je n’ai pas de réponse, je dis simplement que je devine, je le sens, que cela me fait du bien de le faire, de méditer, d’aller vers ça, d’aller vers ce point d’équilibre. Ou simplement savoir qu’il y a un point d’équilibre, la note juste.
Eric FAVEREAU

http://www.liberation.fr/societe/2010/05/10/le-cancer-est-arrive-je-n-etais-pas-etonne_625155


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